Il est tellement confortable, pour ne pas dire juteux, pour
nos gouvernements, de faire peur aux gens avec la menace terroriste (aussi réelle que financée,
aiguillonnée, réactivée et parfois fantasmée par le pouvoir), qu’il n’y a aucune raison de la
voir s’arrêter. Y compris après avoir déployé tout ce que l’imagination
parlementaire pourra prévoir d’arsenal législatif, préventif (censure) ou
répressif. Je vous prédis d’ores et déjà qu’après un retour aux préoccupations
économiques, le sujet reviendra sur la table avant la fin de l’année, et qu’on
parlera encore abondamment de terrorisme (musulman ou non) et d’antisémitisme. Et cette année
2015, comme on le craint depuis deux semaines, verra une réduction importante
des libertés, notamment de la liberté d'expression sur internet (au nom de la sécurité et de... la garantie des libertés - bel enfumage !). Pourquoi ? Parce que Mein Kampf
entre dans le domaine public le 1 janvier 2016 et que, en admettant même qu’on
ait encore accru paroxystiquement la peur et l'hostilité à toute
forme de régime autoritaire ressemblant de près, et surtout de loin, au fascisme ou à l’hitlérisme,
il ne serait pas judicieux pour le pouvoir de laisser proliférer un tel ouvrage
sur les réseaux sociaux...
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mercredi 21 janvier 2015
dimanche 11 janvier 2015
LA FRANCE, UN PAYS DE MOUTONS ET DE CRETINS
Je serai bref car je crois que nous en avons assez soupé comme cela des "Je Suis Charlie" depuis quatre jours. La grande manifestation nationale, et notamment parisienne, de ce 11 janvier 2015, dont le motif réel reste d'ailleurs équivoque au vu du spectre politique qui la composait (UMP, PS, Merkel, Juncker, Cameron, Rajoy, Netanyahu, Abbas, des représentants de la Turquie, des Etats-Unis etc.), aura donc réuni près de 4 millions de personnes. Tous ces Français mobilisés pour défendre la liberté de réaliser des dessins obscènes et provocateurs (et non celle d'expression évidemment bornée par les lois et dogmes laïco-républicains) et acclamer des pompiers-pyromanes, seront-ils aussi nombreux demain pour manifester contre le TAFTA, l'austérité, les plans de licenciement, et d'autres problèmes concrets ? J'en doute. Mais il est vrai que dessiner est plus important que manger...
samedi 2 novembre 2013
OTAGES LIBÉRÉS D'ARLIT ET "RAVISSEURS" : LA JURISPRUDENCE BEN LADEN
Le joueur d’échecs que je suis considère les hommes
politiques comme des joueurs d’échecs en puissance, qui ne manœuvrent jamais
sans réfléchir aux conséquences, aux « coups d’après ». Comment notre gouvernement a-t-il pu donner ou faire donner par un intermédiaire, 20 millions d’euros pour
libérer les otages, alors que notre pays est ruiné ? Et s’il pouvait le
faire, pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt ? Dans la foulée des révélations du Monde, Areva est citée comme
possible financier de l’opération, mais l’entreprise elle-même aurait-elle
attendu, et aurait-elle agi sans feu vert, contrepartie ni aide du gouvernement
français ? Coïncidence, Hollande était au plus bas dans les sondages. Apparaître
comme un libérateur de compatriotes français pouvait effectivement le relancer,
quitte à prendre le risque, cyniquement, d’entretenir le terrorisme international
et encourager d’autres prises d’otages dans le futur.
Toutefois, il existe aussi un scénario plus vicieux, plus machiavélique, qui consiste à appliquer la « jurisprudence Ben Laden, agent de la CIA ». Si l’on considère que les « ravisseurs » sont en réalité des indicateurs en lien étroit, permanent, avec les services secrets français, voire directement des agents rémunérés par telle officine hexagonale, alors le problème économique est résolu, puisque les 20 millions d’euros restent dans le « circuit », et reviennent, d’une manière ou d’une autre, dans les caisses de la France. Ou du moins dans celles de nos gouvernants…
Toutefois, il existe aussi un scénario plus vicieux, plus machiavélique, qui consiste à appliquer la « jurisprudence Ben Laden, agent de la CIA ». Si l’on considère que les « ravisseurs » sont en réalité des indicateurs en lien étroit, permanent, avec les services secrets français, voire directement des agents rémunérés par telle officine hexagonale, alors le problème économique est résolu, puisque les 20 millions d’euros restent dans le « circuit », et reviennent, d’une manière ou d’une autre, dans les caisses de la France. Ou du moins dans celles de nos gouvernants…
mercredi 14 novembre 2012
AFFAIRE MERAH : DU RÉCIT MENSONGER A L'ISLAMOPHOBIE BANALISÉE
Comme nous l’avons déjà suggéré ici au début de l’affaire,
Mohamed Merah n’a certainement jamais existé tel qu’on ne le présente. Les faits mêmes suffiraient à étayer cette
hypothèse. Après la soi-disant confession du tueur de Toulouse, la mise en
avant opportune dans les médias d’une sœur hystérique et d’un frère progressiste,
Abdelghani (déluge d’interviews, livre-témoignage à charge contre un substrat
familial prétendument inculte et antisémite), sert là encore à crédibiliser le
récit, à défaut d’avoir capturé vivant Merah. Compenser l’absence de dépouille
du mini Ben Laden français pour couvrir les services et parachever le plan de
diabolisation de l’islam, nécessite de cultiver le mirage sur le long terme.
Dans ce processus, le FN et les identitaires qui pensent se démarquer, ne font que tenir le rôle que le système a voulu pour eux. Copé et une partie de la gauche laïcarde feignent de dénoncer l'islamation plus fortement que naguère, afin d'inciter les patriotes et nationalistes à radicaliser leurs positions jusqu’à l’amalgame et la caricature de l’Oumma. Ainsi, les coups de force qui se croient subversifs, tels que les occupations de mosquées, évitent surtout aux partis républicains traditionnels de faire le grand écart idéologique et, accessoirement, de salir leurs mains et leur conscience.
Au final, cet unisson médiatico-politique instaure un climat ambiant suffisamment délétère, psychotique, et islamophobe, pour occulter l’incapacité des partis politiques à résoudre la crise économique ainsi que ses vrais responsables.
Dans ce processus, le FN et les identitaires qui pensent se démarquer, ne font que tenir le rôle que le système a voulu pour eux. Copé et une partie de la gauche laïcarde feignent de dénoncer l'islamation plus fortement que naguère, afin d'inciter les patriotes et nationalistes à radicaliser leurs positions jusqu’à l’amalgame et la caricature de l’Oumma. Ainsi, les coups de force qui se croient subversifs, tels que les occupations de mosquées, évitent surtout aux partis républicains traditionnels de faire le grand écart idéologique et, accessoirement, de salir leurs mains et leur conscience.
Au final, cet unisson médiatico-politique instaure un climat ambiant suffisamment délétère, psychotique, et islamophobe, pour occulter l’incapacité des partis politiques à résoudre la crise économique ainsi que ses vrais responsables.
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mardi 30 octobre 2012
L'AVENIR DU FN : UN PARI ÉTAYÉ PAR DES FAITS
Le FN sera absorbé par la
droite et non l’inverse. Au mieux, et comme le prédisait Zemmour, une fusion se
réalisera, qui estompera ce qu’il restait encore de différences au parti
frontiste en voie de normalisation. Je disais, dès mars, que la surenchère
« islamophobe » était une lame de fond qui nuirait au bateau Marine
et la ferait échouer à la présidentielle. L'histoire me donna raison. Car en dépit du relatif enthousiasme affiché par ses cadres le dimanche 22 avril, les résultats du FN, en progression médiocre au regard des scores de 1995 et 2002 (même pondérés par la participation), furent finalement décevants compte tenu de la concurrence incroyablement inefficace et impopulaire (désamour record pour le Président sortant, challenger moqué au sein de son propre camp, candidats de micro-partis sans moyens ni projet décent).
Pour ce qui est de la suite des réjouissances, Florian Philippot ne restera pas dans cette physionomie
du FN mariniste. Soit il le quittera pour s’allier à Dupont-Aignan, moins
sectaire et plus cohérent sur la manière de combattre le véritable ennemi, soit il créera, comme Bruno Megret avant lui, un mouvement
dissident pour s’affranchir d’une dynastie Le Pen (Jean-Marie, Marine, Marion)
qui bloquera son ascension personnelle et lui refusera à coup sûr la présidence du parti.
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mercredi 21 mars 2012
"PAS D'AMALGAME !" LORSQUE LA NUANCE EST DÉJÀ OUTRANCE
Mohamed Merah, "Français d'origine algérienne, moudjahid pro-palestinien", prétendument proche d'Al-Qaïda, est le principal suspect des tueries de Montauban et Toulouse. L'homme est cerné, seul dans son domicile assiégé par le RAID depuis plusieurs heures, et déjà de dangereuses erreurs de communication prolifèrent. De Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris, de Prasquier président du CRIF, et de quelques humanistes de bonne volonté, sur les réseaux sociaux et la télévision.
L'impossibilité de distinguer le bon du mauvais larron
Chacun met en garde contre l'amalgame entre l'islamisme radical dont l'assassin présumé se revendique et l'Islam en général. Or, nuancer présuppose que la différence n'est pas évidente et qu'il y a besoin de le faire. La vérité c'est que le crime d'enfants n'a rien à voir avec la religion musulmane, de quelque "doctrine" que ce soit. Égorger des êtres humains n'est pas de l'extrémisme religieux mais de l'impiété, de l’irréligion. Le seul point commun entre "monstre" et "musulman" est la lettre initiale. Cette ambiguïté va s'ajouter à la méfiance naturelle d'une majorité de gaulois envers les "barbus". L'inconscient collectif fonctionne bien plus sur le choc et la peur que sur la rationalité. Pour beaucoup de Français, puisque la précision est requise pour définir la respectabilité du musulman, tout adepte, réel ou supposé, sera un terroriste potentiel. Nos extrémistes et racistes cocardiers n'en demandaient pas tant. "A qui profite le crime ?" Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire... du moins dans les médias traditionnels.
Un acte froid et politique
Ce crime n'est pas "religieux" mais politique, n'en déplaise à certains officiels qui refusent "tout amalgame politique entre la situation au Moyen-Orient et cet assassinat". On les comprend. Car reconnaître une telle causalité reviendrait à avouer la responsabilité effective des politiques néo-impérialistes et néo-colonialistes dans cette tragédie nationale. D'aucuns penseront "on récolte ce qu'on sème". D'autres esprits complotistes ou clairvoyants (choisissez votre terme), diront que ce fait divers, rapidement identifié comme un acte terroriste par tous les médias internationaux, n'était pas seulement prévisible, mais souhaité, voire prévu par le système...
L'impossibilité de distinguer le bon du mauvais larron
Chacun met en garde contre l'amalgame entre l'islamisme radical dont l'assassin présumé se revendique et l'Islam en général. Or, nuancer présuppose que la différence n'est pas évidente et qu'il y a besoin de le faire. La vérité c'est que le crime d'enfants n'a rien à voir avec la religion musulmane, de quelque "doctrine" que ce soit. Égorger des êtres humains n'est pas de l'extrémisme religieux mais de l'impiété, de l’irréligion. Le seul point commun entre "monstre" et "musulman" est la lettre initiale. Cette ambiguïté va s'ajouter à la méfiance naturelle d'une majorité de gaulois envers les "barbus". L'inconscient collectif fonctionne bien plus sur le choc et la peur que sur la rationalité. Pour beaucoup de Français, puisque la précision est requise pour définir la respectabilité du musulman, tout adepte, réel ou supposé, sera un terroriste potentiel. Nos extrémistes et racistes cocardiers n'en demandaient pas tant. "A qui profite le crime ?" Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire... du moins dans les médias traditionnels.
Un acte froid et politique
Ce crime n'est pas "religieux" mais politique, n'en déplaise à certains officiels qui refusent "tout amalgame politique entre la situation au Moyen-Orient et cet assassinat". On les comprend. Car reconnaître une telle causalité reviendrait à avouer la responsabilité effective des politiques néo-impérialistes et néo-colonialistes dans cette tragédie nationale. D'aucuns penseront "on récolte ce qu'on sème". D'autres esprits complotistes ou clairvoyants (choisissez votre terme), diront que ce fait divers, rapidement identifié comme un acte terroriste par tous les médias internationaux, n'était pas seulement prévisible, mais souhaité, voire prévu par le système...
mercredi 14 mars 2012
NICOLAS "LE PEN" SARKOZY : "STIGMATISE L'ISLAM, PAS LE LIBÉRALISME !"
Nicolas Sarkozy n'ignorait pas le tollé que ses propositions protectionnistes allaient rencontrer. Il prit le risque car il souhaitait en mesurer l'impact sur l'opinion et les sondages français. Toutefois, il a sous-estimé l'effet d'une telle réorientation de campagne, sur le plan diplomatique.
D'abord, l'entourage d'Angela Merkel fit la moue. Puis hier, ce furent le Wall Street Journal et le député libéral ex-premier ministre belge Guy Verhofstadt au Parlement européen, qui taclèrent allègrement le Président français, jusqu'à le qualifier de "Nicolas Le Pen". Sarkozy, le vrai représentant de l'extrême-droite française ? Pas faux. Les observateurs étrangers sont souvent plus lucides que la majorité de nos compatriotes.
Cette petite sortie, plus ou moins discutable et crédible du chef de l'Etat, nous révèle également le degré de tolérance de nos partenaires européens et atlantistes à la droitisation. "Oui à l'extrême-droite sur le plan sociétal, oui au ralentissement de l'immigration musulmane, mais Non ! aux entraves à la libre circulation européenne et donc au libéralisme économique". Attendons de voir comment Sarkozy et l'UMP réagiront à ce recadrage...
D'abord, l'entourage d'Angela Merkel fit la moue. Puis hier, ce furent le Wall Street Journal et le député libéral ex-premier ministre belge Guy Verhofstadt au Parlement européen, qui taclèrent allègrement le Président français, jusqu'à le qualifier de "Nicolas Le Pen". Sarkozy, le vrai représentant de l'extrême-droite française ? Pas faux. Les observateurs étrangers sont souvent plus lucides que la majorité de nos compatriotes.
Cette petite sortie, plus ou moins discutable et crédible du chef de l'Etat, nous révèle également le degré de tolérance de nos partenaires européens et atlantistes à la droitisation. "Oui à l'extrême-droite sur le plan sociétal, oui au ralentissement de l'immigration musulmane, mais Non ! aux entraves à la libre circulation européenne et donc au libéralisme économique". Attendons de voir comment Sarkozy et l'UMP réagiront à ce recadrage...
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vendredi 17 février 2012
REPORTAGE HUMANITAIRE ORIENTÉ : DE L'ART D'INSTRUMENTALISER LES PEURS
Dans la série "C'est pas que ça m'enchante, mais faut bien le faire sinon personne d'autre le fera", je ne peux m'empêcher de faire remarquer le programme hyper-tendancieux et subliminal de l'émission "Envoyé spécial" de ce jeudi 16 février 2012. Je n'ai pas la télévision, mais scrute les opinions que s'en font les internautes sur twitter et youtube. Intrigué par des tweets suintant violemment le dégoût, je pris soin de vérifier le programme du soir sur la chaîne et de visionner quelques extraits sur youtube. Le contenu est racoleur (comme d'hab' depuis 20 ans finalement) et propice à la libération émotionnelle, entre révolte politisée et catharsis, histoire de bien se purifier avant la fin de semaine. Voici l'ordre, vraisemblablement pas fortuit, des reportages :
1) "La viande dans tous ses états" présente un amalgame qui relève au mieux de l'incompétence, au pire de la malhonnêteté intellectuelle, entre abattage rituel et égorgement économique. Tollé des commentateurs sur le site de France2.
2) "Femmes de ménages : les nouveaux domestiques". On notera la transition implicite insidieusement imprimée dans l'inconscient des téléspectateurs (en l'occurrence pas que de la ménagère de moins de 50 ans), particulièrement réceptif avant d'aller se coucher : Viande + femmes de ménages = femmes traitées comme de la viande.
3) "Egypte : la révolution va-t-elle changer la condition des femmes ?" L'esprit continue sa reconstitution logique et vient chatouiller la zone reptilienne. "Où veulent-ils en venir ? Femmes-viande + Egypte islamique = la civilisation musulmane est barbare". Nous y voilà.
Suis-je paranoïaque ? Vérifions le programme de la semaine dernière. Sujet : "Islam, au nom de la peur". Ok...
Je ne sais si je suis plus effrayé par le contenu, certes dramatique de ces reportages, ou par le réflexe aussi pavlovien qu'ulcéré du public adepte du robinet télévisuel. Ce conditionnement manifeste (on sait qui nomme les dirigeants du service public) est destiné à nous accoutumer dès aujourd'hui à un choc accru de civilisations, et à légitimer demain l'affrontement souhaité avec l'Iran et les terres arabes de résistance à la mondialisation. Après tout, les médias ne sont pas qualifiés de quatrième pouvoir par hasard...
1) "La viande dans tous ses états" présente un amalgame qui relève au mieux de l'incompétence, au pire de la malhonnêteté intellectuelle, entre abattage rituel et égorgement économique. Tollé des commentateurs sur le site de France2.
2) "Femmes de ménages : les nouveaux domestiques". On notera la transition implicite insidieusement imprimée dans l'inconscient des téléspectateurs (en l'occurrence pas que de la ménagère de moins de 50 ans), particulièrement réceptif avant d'aller se coucher : Viande + femmes de ménages = femmes traitées comme de la viande.
3) "Egypte : la révolution va-t-elle changer la condition des femmes ?" L'esprit continue sa reconstitution logique et vient chatouiller la zone reptilienne. "Où veulent-ils en venir ? Femmes-viande + Egypte islamique = la civilisation musulmane est barbare". Nous y voilà.
Suis-je paranoïaque ? Vérifions le programme de la semaine dernière. Sujet : "Islam, au nom de la peur". Ok...
Je ne sais si je suis plus effrayé par le contenu, certes dramatique de ces reportages, ou par le réflexe aussi pavlovien qu'ulcéré du public adepte du robinet télévisuel. Ce conditionnement manifeste (on sait qui nomme les dirigeants du service public) est destiné à nous accoutumer dès aujourd'hui à un choc accru de civilisations, et à légitimer demain l'affrontement souhaité avec l'Iran et les terres arabes de résistance à la mondialisation. Après tout, les médias ne sont pas qualifiés de quatrième pouvoir par hasard...
jeudi 9 février 2012
ET LA SYRIE INVENTA LA RÉBELLION PERPÉTUELLE
Comment une rébellion réprimée dans le sang peut-elle durer depuis 1 an, sans discontinuer ? Dans 6 mois, nos médias officiels, aussi péremptoires qu'absents du terrain syrien, continueront de s'indigner dans un concert de violons : "Le régime massacre encore son peuple !" De quel peuple s'agit-il d'ailleurs ? Est-ce vraiment "son peuple" ? Un peuple formidablement tenace, et même inconscient, défiant les chars et faisant passer ses revendications sociales avant la vie de ses femmes et enfants ? N'a-t-on pas plutôt affaire à un afflux constant d'allogènes, constitués de mercenaires, de soldats et de civils, payés par la Ligue arabe pour semer le chaos dans un état laïc, et in fine incriminer Bachar Al-Assad ?
dimanche 5 février 2012
COMMENT LES "ATLANTISTES" VIENNENT DE PROUVER LEUR IMPLICATION DANS LES MASSACRES EN SYRIE
Il suffit parfois d'un "non" pour que les masques tombent. Gauthier Rybinski, envoyé spécial de France 24 pour la Conférence internationale sur la sécurité qui se tient aujourd'hui à Munich, vient d'avouer qu'un ordre du jour relatif au monde arabe avait été planifié : "le Nouveau Moyen-Orient". Comment les membres et organisateurs pouvaient-ils à ce point être persuadés que la Russie et la Chine s'abstiendraient (comme face à la résolution 1973 sur la Libye), plutôt que de poser leur veto ? La seule explication d'un tel optimisme, est qu'ils savaient que des évènements, préparés eux aussi, placeraient les diplomates russes et chinois au pied du mur et qu'ils ne pourraient pas s'opposer à une intervention militaire en Syrie. Quels évènements auraient pu être préparés à cette fin, si ce n'est des attaques ou contre-attaques particulièrement sanglantes, comme celles que le pays a vécu à Homs ces trois derniers jours ?...
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mercredi 30 novembre 2011
ISLAM : QUAND LA FOI REVERDIT EN AUTOMNE
"Zonard" : banlieusard basané désœuvré ; à ne pas confondre avec un musulman.
Libye, Tunisie, Egypte, Maroc, tous submergés par la vague verte de l'Islam à des degrés divers. Après que les bobos et pseudo-humanistes ont loué le printemps arabe ("Vous reprendrez bien un Ferrerro Rocher... les soirées de l'ambassadeur sont toujours un succès"), ils se découvrent une tentation droitifuge au fur et à mesure que les voiles et autres charia se rapprochent de la patrie de Charles Martel. Sans comprendre leurs leaders et idéologues qui relativisent un automne musulman hier encore décrit comme une terrible menace, ils saisissent au moins une chose : "Soisic, tu ne penses pas qu'on devrait attendre encore avant de réserver pour l'Egypte ou la Tunisie ? C'est bien beau leurs élections, mais cette démocratie-là moi je dis non ! C'était quand même plus sûr quand il y avait des dictateurs".
Vous ne manquerez pas de voir fleurir cette interrogation : "C'est quoi l'Islam modéré ?" ; répondez par "C'est quoi un juif laïc ?"
Vous ne manquerez pas de voir fleurir cette interrogation : "C'est quoi l'Islam modéré ?" ; répondez par "C'est quoi un juif laïc ?"
mardi 31 mai 2011
GUÉANT, PALADIN DE LA NORMALISATION
"Se sentir bien en France". L’intention est bonne. Les moyens et leurs conséquences seraient plus discutables. Dans une tribune du Monde de mercredi, le ministre de l’Intérieur fait ainsi prévaloir l’assimilation à l’intégration des immigrés. "Assimilation" le mot périlleux. Banni même il fut un temps. Dans les années 80, certains enseignants poussaient des cris d’orfraie en l’entendant prononcer par d'impudents élèves. 2011. Une page s’est tournée. Guéant délaisse la morale humaniste pour le pragmatisme. "Il double le FN à droite, une fois de plus !" s’insurge la gauche. La droite répond que ce sont eux, socialistes en tête, les vrais populistes qui refusent de voir la réalité en face, déforment et instrumentalisent les propos, tentent de s’affirmer comme force d’opposition idéologique à défaut d’exister par des projets réalistes. Ping-pong interminable. Dépassons la critique électoraliste et examinons de plus près les propos de Claude Guéant afin de démêler la vérité et le fantasme.
"La France est un pays ouvert, mais elle n’a pas vocation à accueillir des étrangers pour en faire des chômeurs. A cet égard, je pense qu’il est urgent d’adapter notre politique en matière d’immigration du travail à la réalité économique et sociale de notre pays."
Le sieur Guéant, maître de l’ellipse et du raccourci, tenterait-il de rapiécer l’habit républicain en y cousant une équation de couleur frontiste "plusieurs millions d’étrangers = autant de chômeurs" ? Des dizaines d’études et témoignages de chercheurs ont durant ces deux derniers mois rappelé que l’immigration du travail n’a pas un caractère artificiel mais nécessaire et adaptatif : le marché recourt à l’immigration légale pour ses propres besoins d’emplois saisonniers et qualifiés. De fait, la marge de manœuvre des politiques dans le domaine de l’immigration légale est faible. Donc non, la France n’accueille pas des étrangers pour en faire des chômeurs. En outre, elle n’a guère besoin de populations allogènes pour crouler sous les déséquilibres frictionnels et structurels du marché du travail. Et puis voyons Claude, n’oubliez pas que les immigrés ne peuvent pas, comme vous le prétendez, à la fois prendre le travail que des français pourraient occuper et en même temps faire exploser les chiffres du chômage. Un peu de cohérence s’il vous plaît, à moins que votre désir le plus fou soit bien de faire élire Marine en 2012…
Quelle forme prendrait donc "l’adaptation" dont parle le ministre ? La réponse, rimée, se résume en un mot, "assimilation" :
"La France doit offrir à ceux à qui elle ouvre les bras, les conditions d’une intégration voire d’une assimilation réussie […] Les immigrants doivent être fiers d’être accueillis sur le territoire français et se fondre dans un destin collectif […] Ils doivent épouser notre culture, adopter notre façon de vivre et nos valeurs cardinales."
Et la valse des raccourcis vertigineux de continuer. Pour combattre les difficultés économiques et sociales patentes des derniers arrivés, Claude Guéant croît pertinent d’invoquer les mânes de Jules Ferry et de répondre sur le terrain culturel. "Donnant-donnant. La France vous fait confiance. En contrepartie, vous lui devez allégeance culturelle." D’abord, nous ne sommes pas en dictature. La vocation républicaine de la France n’est pas de contraindre les sensibilités ni les modes de vie individuels. C’est heureux car à ce jeu-là, je serais en droit, au nom de mes ancêtres, d’exiger des amateurs de MacDo et d’anglicismes ridicules qui gangrènent notre nation de marcher au pas, et de s’affranchir de ce qui, selon moi, avilit notre héritage chéri. Le fait est que je dois composer avec eux, comme avec tout le monde. Alors bien sûr, on peut concevoir que la tolérance et la protection des libertés puissent chagriner les nostalgiques de l’Ancien Régime, cependant ce qu’on demande à chacun, immigré légal ou indigène, c’est de se soumettre à la loi et non à un rêve. Merci au ministre de l’Intérieur de nous rappeler expressément son incapacité chronique à faire respecter cet impératif.
Allons plus loin, quels sont selon lui les outils de cette assimilation ?
"[…] l’apprentissage de la langue française, de l’Histoire de France, des règles du vivre ensemble qui sont les nôtres et plus largement de tout ce qui fait notre identité."
"La France est un pays ouvert, mais elle n’a pas vocation à accueillir des étrangers pour en faire des chômeurs. A cet égard, je pense qu’il est urgent d’adapter notre politique en matière d’immigration du travail à la réalité économique et sociale de notre pays."
Quelle forme prendrait donc "l’adaptation" dont parle le ministre ? La réponse, rimée, se résume en un mot, "assimilation" :
"La France doit offrir à ceux à qui elle ouvre les bras, les conditions d’une intégration voire d’une assimilation réussie […] Les immigrants doivent être fiers d’être accueillis sur le territoire français et se fondre dans un destin collectif […] Ils doivent épouser notre culture, adopter notre façon de vivre et nos valeurs cardinales."
Et la valse des raccourcis vertigineux de continuer. Pour combattre les difficultés économiques et sociales patentes des derniers arrivés, Claude Guéant croît pertinent d’invoquer les mânes de Jules Ferry et de répondre sur le terrain culturel. "Donnant-donnant. La France vous fait confiance. En contrepartie, vous lui devez allégeance culturelle." D’abord, nous ne sommes pas en dictature. La vocation républicaine de la France n’est pas de contraindre les sensibilités ni les modes de vie individuels. C’est heureux car à ce jeu-là, je serais en droit, au nom de mes ancêtres, d’exiger des amateurs de MacDo et d’anglicismes ridicules qui gangrènent notre nation de marcher au pas, et de s’affranchir de ce qui, selon moi, avilit notre héritage chéri. Le fait est que je dois composer avec eux, comme avec tout le monde. Alors bien sûr, on peut concevoir que la tolérance et la protection des libertés puissent chagriner les nostalgiques de l’Ancien Régime, cependant ce qu’on demande à chacun, immigré légal ou indigène, c’est de se soumettre à la loi et non à un rêve. Merci au ministre de l’Intérieur de nous rappeler expressément son incapacité chronique à faire respecter cet impératif.
Si tout le monde n’a pas de travail en France, certains hauts fonctionnaires d’Etat ne chôment pas, mus qu’ils sont par une conscience nationale qui abolit les frontières de leur champ de compétence. En cas de défection du ministre de l’Education Nationale, pas de panique : Claude Guéant assurerait la relève au pied levé, les mains propres et le front haut. Seulement, il n’existe pas d’hyper-ministre, et les présomptueux qui ont voulu endosser cet habit s’en sont fiévreusement séparés comme d’une tunique de Déjanire. Surtout, l’épigraphe ci-dessus ne peut nous abstraire du problème principal, de ce qui fait l’indignité de notre nation : la négation par une majorité de français d’origine de leurs propres racines. Qu’est-ce qui fait "l’identité française", messieurs du gouvernement ? Vous ne le savez pas, et ne pouvez répliquer que par le constat d’échec des politiques sécuritaires et éducatives… Bon courage à vous pour la traversée du désert qui vous attend après 2012. Le peuple s’efforcera de supporter le mandat d’un socialiste, à moins que dans l’intervalle il ne ressuscite ou n’invente une manière de se délivrer de ses chaînes. [Photo : Reuters / Daniel Joubert]
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samedi 14 mai 2011
L'UMP SE LAISSERA-T-ELLE GANGRENER PAR LE RACISME ?
La secrétaire d'Etat à la jeunesse, Jeannette Bougrab, a quitté précipitamment une réunion UMP qui se tenait aujourd'hui à Besançon, après qu'un militant ait lâché "Y en a marre des bougnoules !" Le point de départ était une critique du deux poids deux mesures "une mosquée a été construite à Strasbourg tandis que la cathédrale manque de fonds pour sa rénovation !" Le parti majoritaire, dont les rangs se sont encore desserrés cet après-midi suite à l'indépendance du parti radical, risquerait bien de voir son propre électorat imploser et Marine Le Pen monter, monter, monter.
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mardi 3 mai 2011
BEN LADEN : SES OBSÈQUES MARITIMES SELON LES GUIGNOLS DE L'INFO
Ben Laden, inhumé ou immergé mais dans le respect des préceptes musulmans du "Coran pour les nuls". Une parodie qui n'est dépassée que par la vérité qu'on nous cache (Les Guignols de l'Info, Canal Plus, 03/05/2011).
lundi 4 avril 2011
GUÉANT : "L'ACCROISSEMENT DU NOMBRE DE MUSULMANS POSE PROBLÈME"
Audio : Claude Guéant au micro d'Europe1.
"Trop, c'est trop !" Entend-on partout. Oui, trop c'est trop... mais de quel côté se trouve l'excès ? Crier haro sur le baudet est une stratégie habituelle des partis d'opposition, autant qu'un fond de commerce pour des médias d'information qui ne reculent devant aucune bulle communicationnelle susceptible de créer le buzz. Et le martèlement de reprendre : "C'est un scandale, nous allons porter plainte contre le ministre ! C'est indigne ! Il est même désavoué par son parti !"
On se calme, on met en veille la paranoïa trente secondes, et on se contente de réécouter les propos, dans le contexte, en se souvenant que le locuteur possède une double casquette : ministre de l'Intérieur et des cultes sur le territoire de la République. Que dit-il ? "Il y a davantage de musulmans aujourd'hui que lors du vote de la loi sur la laïcité en 1905". C'est un fait. Propos révoltant ? Non, à moins bien entendu qu'énoncer un fait soit révoltant. "Cet accroissement pose problème CAR nous n'avons pas suffisamment de mosquées actuellement pour accueillir les fidèles". Deuxième fait. Choquant ? Même en m'adonnant à un furieux brainstorming, là encore il me semble que rappeler un fait n'a rien de répréhensible. Y-a-t-il une maladresse ? Même pas -- pour une fois, diront les mauvaises langues. On ne peut repérer une maladresse qu'en éludant, sciemment ou non, la fin de sa phrase "[...] il n'y a pas suffisamment de lieux de prière".
Dans la lignée de ces procès d'intentions, il sera bientôt interdire de simplement prononcer les mots "musulmans", "Islam", "mosquée", peut-être ensuite interdira-t-on aussi les mots "christianisme", "judaïsme", histoire de faire bonne mesure, et pourquoi ne pas prolonger l'intégrisme républicain jusqu'à s'offusquer d'entendre parler de "laïcité" et de "religion" ? Tout cela finira par s'arrêter car les modes changent et parfois c'est heureux.
samedi 19 février 2011
LA TARENTELLE PRÉSIDENTIELLE
Nicolas Sarkozy veut rouvrir un début national sur la laïcité, focalisé sur la place de l'Islam en France. Il apparaît comme une aveuglante évidence que son intention n'est pas de résoudre ce qu'il qualifie de "problème pour la France", susceptible de mettre en péril nos principes républicains. Le refus du sectarisme inversé fait à présent l'objet d'un consensus apolitique. On s'y plie, bon gré mal gré, à gauche comme à droite. Toutefois, les dérives que le chef de l'Etat, ses amis et conseillers en communication stigmatisent, ne concernent que quelques minorités, voire quelques centaines d'individus sur le territoire.
Le président sait qu'il est confronté à d'autres priorités, et que ses concitoyens attendent de lui davantage de zèle dans le volet économique et social de son action. Il en a bien conscience quand il manifeste son intention de lutter contre tous les intégrismes, sans pouvoir et sans vouloir totalement s'en donner les moyens. La vérité c'est qu'il rentre dans cette thématique en poursuivant une stratégie électoraliste, bien plus qu'idéologique : il est catastrophé par les sondages d'opinion de plus en plus favorables à Marine Le Pen et, craignant de ne pas être réélu, il ne sait plus quoi trouver pour plaire aux électeurs du Front national.
Ce qui l'empêche de dormir n'est pas l'hypothétique percée de l'extrémisme religieux en France, mais celle, réelle, de mouvements politiques désignés à la vindicte publique comme "extrémistes". En creux, il livre un combat contre lui-même et contre les innombrables lacunes de son gouvernement. Se défausser sur un bouc émissaire, quel qu'il soit, est l'aveu de son impuissance à convaincre. Le plus grand fléau qui ait jamais existé, c'est la c*******.
Le président sait qu'il est confronté à d'autres priorités, et que ses concitoyens attendent de lui davantage de zèle dans le volet économique et social de son action. Il en a bien conscience quand il manifeste son intention de lutter contre tous les intégrismes, sans pouvoir et sans vouloir totalement s'en donner les moyens. La vérité c'est qu'il rentre dans cette thématique en poursuivant une stratégie électoraliste, bien plus qu'idéologique : il est catastrophé par les sondages d'opinion de plus en plus favorables à Marine Le Pen et, craignant de ne pas être réélu, il ne sait plus quoi trouver pour plaire aux électeurs du Front national.
Ce qui l'empêche de dormir n'est pas l'hypothétique percée de l'extrémisme religieux en France, mais celle, réelle, de mouvements politiques désignés à la vindicte publique comme "extrémistes". En creux, il livre un combat contre lui-même et contre les innombrables lacunes de son gouvernement. Se défausser sur un bouc émissaire, quel qu'il soit, est l'aveu de son impuissance à convaincre. Le plus grand fléau qui ait jamais existé, c'est la c*******.
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