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dimanche 12 février 2012
LORSQUE BRÛLE LE BERCEAU DE LA DÉMOCRATIE...
Athènes : rues, banques, bibliothèque nationale, démocratie en proie aux flammes... métaphore et symptôme de ce que l'ultra-libéralisme et ses relais européens sont en train de faire subir à la démocratie. Ce soir c'est là, en Grèce, dans la plus vieille nation occidentale, que le peuple libère sa colère et son désespoir face au plan d'austérité soumis au vote du Parlement. Cela marquera-t-il le réveil des citoyens européens face au diktat de la troïka et à l'extorsion légale par le gonflement de la dette ?
jeudi 9 février 2012
ET LA SYRIE INVENTA LA RÉBELLION PERPÉTUELLE
Comment une rébellion réprimée dans le sang peut-elle durer depuis 1 an, sans discontinuer ? Dans 6 mois, nos médias officiels, aussi péremptoires qu'absents du terrain syrien, continueront de s'indigner dans un concert de violons : "Le régime massacre encore son peuple !" De quel peuple s'agit-il d'ailleurs ? Est-ce vraiment "son peuple" ? Un peuple formidablement tenace, et même inconscient, défiant les chars et faisant passer ses revendications sociales avant la vie de ses femmes et enfants ? N'a-t-on pas plutôt affaire à un afflux constant d'allogènes, constitués de mercenaires, de soldats et de civils, payés par la Ligue arabe pour semer le chaos dans un état laïc, et in fine incriminer Bachar Al-Assad ?
mardi 31 janvier 2012
SI TU NE VIENS PAS À LAGARDÈRE...
Bienvenue sur mon nouveau blog politique destiné à mes lecteurs en provenance du site nouvelobs.com (dont l'intégralité du contenu antérieur sera progressivement exporté) et à tous les autres !
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Après les révolutions arabes en 2011 propulsées par un réel souffle de liberté, nous voici fixés sur le calendrier 2012 : l'année sera celle du reflux des libertés.
Le processus débuta par l'application de la loi martiale aux Etats-Unis, largement occultée par les médias français, avant de continuer par une reprise en main de l'Internet. Le but ? Réduire au silence la démystification et empêcher certaines prises de conscience collectives sur l'injustice des conflits mondiaux.
Pour que les ficelles ne soient pas trop apparentes, il convenait d'établir un échéancier et une progressivité. D'abord habituer en douceur les internautes par la régulation, en prétextant une défense des droits d'auteur (fermeture de Megaupload), avant de passer à une censure sélective (twitter), et peut-être demain généralisée au nom de la lutte contre le terrorisme. Les Américains sont déjà à la manœuvre, et la France, devenue une annexe servile de la 1e puissance mondiale, leur emboîtera le pas.
Gageons en effet que ce ne sont pas les menaces islamistes présumées qui manqueront, lorsque une opération de faux drapeau ou une fausse maladresse occidentale aura conduit à l'embrasement de la Syrie et de l'Iran. Si le conflit sera physique aux Proche et Moyen-Orient, il sera économique, culturel et moral ici ; chacun sera placé devant ses responsabilités par la coterie médiatico-politique et se verra proposer une alternative cornélienne "pro-occident chrétien ou pro-arabomusulman ?" Ne tombons pas dans le piège. Refusons un tel choix contraire aux intérêts et aux valeurs de la République française.
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Après les révolutions arabes en 2011 propulsées par un réel souffle de liberté, nous voici fixés sur le calendrier 2012 : l'année sera celle du reflux des libertés.
Le processus débuta par l'application de la loi martiale aux Etats-Unis, largement occultée par les médias français, avant de continuer par une reprise en main de l'Internet. Le but ? Réduire au silence la démystification et empêcher certaines prises de conscience collectives sur l'injustice des conflits mondiaux.
Pour que les ficelles ne soient pas trop apparentes, il convenait d'établir un échéancier et une progressivité. D'abord habituer en douceur les internautes par la régulation, en prétextant une défense des droits d'auteur (fermeture de Megaupload), avant de passer à une censure sélective (twitter), et peut-être demain généralisée au nom de la lutte contre le terrorisme. Les Américains sont déjà à la manœuvre, et la France, devenue une annexe servile de la 1e puissance mondiale, leur emboîtera le pas.
Gageons en effet que ce ne sont pas les menaces islamistes présumées qui manqueront, lorsque une opération de faux drapeau ou une fausse maladresse occidentale aura conduit à l'embrasement de la Syrie et de l'Iran. Si le conflit sera physique aux Proche et Moyen-Orient, il sera économique, culturel et moral ici ; chacun sera placé devant ses responsabilités par la coterie médiatico-politique et se verra proposer une alternative cornélienne "pro-occident chrétien ou pro-arabomusulman ?" Ne tombons pas dans le piège. Refusons un tel choix contraire aux intérêts et aux valeurs de la République française.
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samedi 19 février 2011
LIBYE, YÉMEN, BARHEIN : L'EMBRASEMENT
Reportages : Al Jazeera et CNN (02/19/2011).
Musique : "Walk With Me In Hell" live (Lamb of God).
Le 19 février, la Libye, le Yemen et le Barhein hurlaient sur une symphonie rougeoyante de flammes et de sang. 5 mois se sont écoulés, et on ne sait toujours pas quelle mélodie sera jouée demain.
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mardi 25 janvier 2011
RÉVOLTE TUNISIENNE ET CONFUSION FRANÇAISE
Fi des critiques démagogiques et des généralisations pessimistes : « Tous des pourris ! Ils ont tout faux ! » On peut toujours considérer le verre à moitié plein comme étant à moitié vide. Les évènements récents tunisiens le démontrent parfaitement et on a vite entendu s'élever la voix des soi disant spécialistes, politologues et chroniqueurs de tous poils, pour dénoncer une « honte » institutionnelle. J'ai l'audace de proposer une interprétation différente du sens des faits.
La valse-hésitation des dirigeants politiques français qui accueillaient hier Ben Ali en ami, et aujourd'hui lui tournent le dos, prouvent, selon moi, à quel point le peuple reste fondamentalement maître de son destin lorsqu'il prend conscience de sa propre légitimité. Le changement d'attitude de notre classe politique dans cette affaire est le résultat même de la volonté souveraine du peuple tunisien. Tant qu'il appréciait son régime, nos gouvernements étaient bienveillants à l'égard de l'exécutif tunisien. Lorsque le vent a tourné et que le peuple a désavoué et renversé le régime, son principal leader en fuite face aux révoltes est devenu, de facto, un ingrat lâcheur, un dictateur avouant sa nature liberticide.
Plutôt que d'interpréter hâtivement le comportement de nos autorités comme un acte de couardise ou un calcul politique, je parlerais de pragmatisme. Qu'elles aient manqué de clairvoyance, oui. Mais comment reprocher à la diplomatie française sa prudente diplomatie ? A-t-elle entravé l'action du peuple ? Non, le résultat est là. Pour l'avenir de ce peuple courageux, l'histoire est bel et bien en marche. Prenons-en de la graine.
La valse-hésitation des dirigeants politiques français qui accueillaient hier Ben Ali en ami, et aujourd'hui lui tournent le dos, prouvent, selon moi, à quel point le peuple reste fondamentalement maître de son destin lorsqu'il prend conscience de sa propre légitimité. Le changement d'attitude de notre classe politique dans cette affaire est le résultat même de la volonté souveraine du peuple tunisien. Tant qu'il appréciait son régime, nos gouvernements étaient bienveillants à l'égard de l'exécutif tunisien. Lorsque le vent a tourné et que le peuple a désavoué et renversé le régime, son principal leader en fuite face aux révoltes est devenu, de facto, un ingrat lâcheur, un dictateur avouant sa nature liberticide.
Plutôt que d'interpréter hâtivement le comportement de nos autorités comme un acte de couardise ou un calcul politique, je parlerais de pragmatisme. Qu'elles aient manqué de clairvoyance, oui. Mais comment reprocher à la diplomatie française sa prudente diplomatie ? A-t-elle entravé l'action du peuple ? Non, le résultat est là. Pour l'avenir de ce peuple courageux, l'histoire est bel et bien en marche. Prenons-en de la graine.
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