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jeudi 9 février 2012
ET LA SYRIE INVENTA LA RÉBELLION PERPÉTUELLE
Comment une rébellion réprimée dans le sang peut-elle durer depuis 1 an, sans discontinuer ? Dans 6 mois, nos médias officiels, aussi péremptoires qu'absents du terrain syrien, continueront de s'indigner dans un concert de violons : "Le régime massacre encore son peuple !" De quel peuple s'agit-il d'ailleurs ? Est-ce vraiment "son peuple" ? Un peuple formidablement tenace, et même inconscient, défiant les chars et faisant passer ses revendications sociales avant la vie de ses femmes et enfants ? N'a-t-on pas plutôt affaire à un afflux constant d'allogènes, constitués de mercenaires, de soldats et de civils, payés par la Ligue arabe pour semer le chaos dans un état laïc, et in fine incriminer Bachar Al-Assad ?
samedi 4 février 2012
POURQUOI LA RUSSIE ET LA CHINE NE PEUVENT PAS LÂCHER LA SYRIE
A moyen terme, l’objectif de l'Occident au Moyen-Orient est
de s’emparer du verrou eurasiatique, c'est-à-dire de l’Iran. Pour pouvoir le
contrôler demain, il faut commencer par le rendre inoffensif aujourd’hui, en
bombardant ses sites nucléaires. Car lorsque le pays possédera l’arme atomique,
il ne sera plus possible de l’envahir militairement.
Mais avant de neutraliser
ces fameux sites, il faut isoler l’Iran en le découplant de son allié chiite,
la Syrie. Or l’actuelle absence de consensus diplomatique au sujet de la Syrie fait
ressortir les véritables enjeux géopolitiques derrière le maintien de l’arc
chiite : c’est à un duel à distance entre l’Est (Russie et Chine) et
l’Ouest que nous assistons dans le bras de fer au Conseil de sécurité de l’ONU.
La possession de la bombe par l’Iran redessinerait significativement les cartes
stratégiques en leur donnant une physionomie multipolaire. Ce qui entraverait largement le projet
occidental d’imposer une gouvernance mondiale et un monde unipolaire sur lequel
la fausse monnaie dollar règnerait en maître. On comprend mieux alors pourquoi la Russie et la Chine doivent soutenir à tout prix leurs alliés objectifs de la Caspienne...
vendredi 3 février 2012
POURQUOI LA SYRIE DOIT ÊTRE SOUMISE AVANT D'ATTAQUER L'IRAN
Comme chacun sait, l’Iran est le verrou
eurasiatique et le trait d’union terrestre et stratégique entre l’Europe,
l’Asie, le monde arabe et l’Afrique. Qui apprivoise l’Iran et les pétromonarchies
peut contrôler le détroit d’Ormuz (et mettre la main sur 40% de
la production de pétrole de la planète), mais aussi occuper un poste avancé
face à la Russie et aux pays émergents qui cherchent de nouvelles sources énergétiques au Moyen-Orient.
Maintenus de longue date dans
l’opposition par des manœuvres occidentales (voir notamment Sheikh Imran Hosein
à ce sujet), les musulmans sunnites syriens ont un compte à régler avec l’Iran d'Ahmadinejad qui a armé contre eux le régime de Bachar Al-Assad et la minorité alaouite. On comprend mieux alors pourquoi Israël et ses alliés ont intérêt à favoriser l’accession au pouvoir
des Sunnites s’ils souhaitent isoler l’adversaire iranien.
Côté syrien, le départ d’Assad romprait potentiellement le lien Syrie-Iran, ainsi que l'unité autoritaire du régime nationaliste en place. Comme en Libye, la destitution du « tyran » rendrait le pays plus facilement manipulable par la sentinelle orientale de l’ONU qu’est la Ligue arabe, en le fragilisant politiquement et économiquement sous couvert d’instaurer une démocratie de façade.
Symétriquement, l’Iran esseulé comme jamais, radicaliserait sa doctrine chiite (de facto ou par un effet de loupe médiatique) à des fins défensives, justifiant des frappes israéliennes ciblées et préventives sur ses présumés sites de recherche nucléaire. Une opportunité d'autant plus facile à saisir que les couloirs aériens seraient dégagés au-dessus de la nouvelle Syrie "libre" et pacifiée.
Côté syrien, le départ d’Assad romprait potentiellement le lien Syrie-Iran, ainsi que l'unité autoritaire du régime nationaliste en place. Comme en Libye, la destitution du « tyran » rendrait le pays plus facilement manipulable par la sentinelle orientale de l’ONU qu’est la Ligue arabe, en le fragilisant politiquement et économiquement sous couvert d’instaurer une démocratie de façade.
Symétriquement, l’Iran esseulé comme jamais, radicaliserait sa doctrine chiite (de facto ou par un effet de loupe médiatique) à des fins défensives, justifiant des frappes israéliennes ciblées et préventives sur ses présumés sites de recherche nucléaire. Une opportunité d'autant plus facile à saisir que les couloirs aériens seraient dégagés au-dessus de la nouvelle Syrie "libre" et pacifiée.
samedi 28 janvier 2012
CENSURE VIRTUELLE ET CHAOS RÉEL
2012 commence très fort. Pas avec une révolution démocratique comme l’année précédente, mais avec une contre-révolution virtuelle.
Les Etats-Unis reprennent ainsi la main, ou plutôt continuent l'agenda totalitaire de la gouvernance mondiale (terme officiellement autorisé depuis la "jurisprudence Attali", merci Jacques :), en cadenassent progressivement les échanges numériques tout en espérant s'insinuer dans le marché chinois : fermeture de megaupload, censure modulable (et donc subjective et négociable) de twitter pour plaire aux régimes politiques en place…
Les Etats-Unis reprennent ainsi la main, ou plutôt continuent l'agenda totalitaire de la gouvernance mondiale (terme officiellement autorisé depuis la "jurisprudence Attali", merci Jacques :), en cadenassent progressivement les échanges numériques tout en espérant s'insinuer dans le marché chinois : fermeture de megaupload, censure modulable (et donc subjective et négociable) de twitter pour plaire aux régimes politiques en place…
La nation qui reste la 1e puissance mondiale, prépare le terrain à une action forte et généralisée. Elle sème insidieusement des graines de guerre civile et de chaos pour pérenniser sa suprématie. L’objectif : renforcer le conflit de civilisations jusqu'à la 3e guerre mondiale. Tout est déjà en place, à commencer par la scène maritime face à l’Iran et quelques éléments terrestres en Syrie, et j'ajouterais si j'étais plus vicieux, la fin programmée de la zone euro.
L'argument entendu dix fois dans les médias : "Les échanges mondiaux sont tellement imbriqués que les Etats-Unis et la Chine n'auraient aucun intérêt à espérer la déstabilisation de l'Union européenne puisque cela leur porterait également préjudice". Cela serait recevable si les Etats-Unis n'avaient pas à leur disposition une stratégie de renflouement économique plus rapide et efficace... Qui connaît les modalités d'entrée en guerre des Etats-Unis depuis Pearl Harbor sait à quoi je fais allusion.
Ce que je sais d'ores et déjà c'est que j'ai choisi mon camp : je ne ferai rien pour attiser une guerre absurde (pléonasme ?) et je ne combattrai pas pour des intérêts d'une dynastie oligarchique. Leur conflit néo-impérialiste, ils pourront se le mettre au cul. J'aime les valeurs les plus nobles de mon pays, et ces valeurs ne sont ni le mensonge ni la sauvagerie. Français, je ne me prostituerai au sens littéral ni pour des blancs, ni pour des noirs, ni pour des jaunes, ni pour personne.
Ce que je sais d'ores et déjà c'est que j'ai choisi mon camp : je ne ferai rien pour attiser une guerre absurde (pléonasme ?) et je ne combattrai pas pour des intérêts d'une dynastie oligarchique. Leur conflit néo-impérialiste, ils pourront se le mettre au cul. J'aime les valeurs les plus nobles de mon pays, et ces valeurs ne sont ni le mensonge ni la sauvagerie. Français, je ne me prostituerai au sens littéral ni pour des blancs, ni pour des noirs, ni pour des jaunes, ni pour personne.
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lundi 7 novembre 2011
SHIMON PERES FACE AU NUCLÉAIRE IRANIEN : "NOUS COMPTONS SUR NOS ALLIÉS"
Pas de réaction tonitruante côté américain (prévisible), en revanche un accueil particulièrement frais côté français. Le chef de la diplomatie française Alain Juppé, sans doute l'un des plus arabophiles membres du gouvernement Fillon, a ainsi immédiatement mis en garde Israël contre une situation qui serait "totalement déstabilisatrice pour la région". Israël et les Etats-Unis iront-ils au bout de leur stratégie ? Si un conflit éclatait en Iran, la France y resterait-elle étrangère ? Cramponnez-vous à vos accoudoirs, les comédiens se préparent pour le dernier acte. [Crédit photo : AFP/Gali Tibbon]
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