Il est tellement confortable, pour ne pas dire juteux, pour
nos gouvernements, de faire peur aux gens avec la menace terroriste (aussi réelle que financée,
aiguillonnée, réactivée et parfois fantasmée par le pouvoir), qu’il n’y a aucune raison de la
voir s’arrêter. Y compris après avoir déployé tout ce que l’imagination
parlementaire pourra prévoir d’arsenal législatif, préventif (censure) ou
répressif. Je vous prédis d’ores et déjà qu’après un retour aux préoccupations
économiques, le sujet reviendra sur la table avant la fin de l’année, et qu’on
parlera encore abondamment de terrorisme (musulman ou non) et d’antisémitisme. Et cette année
2015, comme on le craint depuis deux semaines, verra une réduction importante
des libertés, notamment de la liberté d'expression sur internet (au nom de la sécurité et de... la garantie des libertés - bel enfumage !). Pourquoi ? Parce que Mein Kampf
entre dans le domaine public le 1 janvier 2016 et que, en admettant même qu’on
ait encore accru paroxystiquement la peur et l'hostilité à toute
forme de régime autoritaire ressemblant de près, et surtout de loin, au fascisme ou à l’hitlérisme,
il ne serait pas judicieux pour le pouvoir de laisser proliférer un tel ouvrage
sur les réseaux sociaux...
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mercredi 21 janvier 2015
samedi 2 novembre 2013
OTAGES LIBÉRÉS D'ARLIT ET "RAVISSEURS" : LA JURISPRUDENCE BEN LADEN
Le joueur d’échecs que je suis considère les hommes
politiques comme des joueurs d’échecs en puissance, qui ne manœuvrent jamais
sans réfléchir aux conséquences, aux « coups d’après ». Comment notre gouvernement a-t-il pu donner ou faire donner par un intermédiaire, 20 millions d’euros pour
libérer les otages, alors que notre pays est ruiné ? Et s’il pouvait le
faire, pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt ? Dans la foulée des révélations du Monde, Areva est citée comme
possible financier de l’opération, mais l’entreprise elle-même aurait-elle
attendu, et aurait-elle agi sans feu vert, contrepartie ni aide du gouvernement
français ? Coïncidence, Hollande était au plus bas dans les sondages. Apparaître
comme un libérateur de compatriotes français pouvait effectivement le relancer,
quitte à prendre le risque, cyniquement, d’entretenir le terrorisme international
et encourager d’autres prises d’otages dans le futur.
Toutefois, il existe aussi un scénario plus vicieux, plus machiavélique, qui consiste à appliquer la « jurisprudence Ben Laden, agent de la CIA ». Si l’on considère que les « ravisseurs » sont en réalité des indicateurs en lien étroit, permanent, avec les services secrets français, voire directement des agents rémunérés par telle officine hexagonale, alors le problème économique est résolu, puisque les 20 millions d’euros restent dans le « circuit », et reviennent, d’une manière ou d’une autre, dans les caisses de la France. Ou du moins dans celles de nos gouvernants…
Toutefois, il existe aussi un scénario plus vicieux, plus machiavélique, qui consiste à appliquer la « jurisprudence Ben Laden, agent de la CIA ». Si l’on considère que les « ravisseurs » sont en réalité des indicateurs en lien étroit, permanent, avec les services secrets français, voire directement des agents rémunérés par telle officine hexagonale, alors le problème économique est résolu, puisque les 20 millions d’euros restent dans le « circuit », et reviennent, d’une manière ou d’une autre, dans les caisses de la France. Ou du moins dans celles de nos gouvernants…
jeudi 17 janvier 2013
STRATÉGIE DU CHAOS : L'ALGÉRIE EST BIEN LA PROCHAINE SUR LA LISTE
La cible de l’intervention au Mali était bien l’Algérie comme nous le supputions il y a quelques jours. Prochain pays sur la liste, après la Syrie, à être déstabilisé afin que son régime nationaliste tombe et soit remplacé par des islamistes labellisés, plus ou moins « modérés » selon la terminologie oligarchique. Aqmi a été armée et formée pendant des mois par des officines françaises, et financée par les mêmes pays (monarchies du Golfe) qui soutiennent la France dans ce conflit. Après la Tunisie, la Libye, la Syrie, la France semble bien
poursuivre sa stratégie du chaos. Suite à son enlisement programmé et prévisible, nos dirigeants gagent que les effets de notre impopularité croissante en Algérie (et dans la communauté algérienne de France) fourniront, une fois encore, une diversion opportune à la faillite du système bancaire et financier. Ainsi, après quelques bavures et endoctrinements islamistes, les populations locales se retourneront légitimement, comme c’est presque toujours le cas dans ce genre de situation, contre le néo-impérialisme de l’ancien colon, nourrissant tensions et attentats. Le résultat sera une guerre civile au bled et peut-être dans nos banlieues, qui précipitera à terme, non le terrorisme (fabrication infiniment malléable et donc éternelle), mais l’actuel régime militarisé algérien. Avant l'étape suivante du processus...
mercredi 14 novembre 2012
AFFAIRE MERAH : DU RÉCIT MENSONGER A L'ISLAMOPHOBIE BANALISÉE
Comme nous l’avons déjà suggéré ici au début de l’affaire,
Mohamed Merah n’a certainement jamais existé tel qu’on ne le présente. Les faits mêmes suffiraient à étayer cette
hypothèse. Après la soi-disant confession du tueur de Toulouse, la mise en
avant opportune dans les médias d’une sœur hystérique et d’un frère progressiste,
Abdelghani (déluge d’interviews, livre-témoignage à charge contre un substrat
familial prétendument inculte et antisémite), sert là encore à crédibiliser le
récit, à défaut d’avoir capturé vivant Merah. Compenser l’absence de dépouille
du mini Ben Laden français pour couvrir les services et parachever le plan de
diabolisation de l’islam, nécessite de cultiver le mirage sur le long terme.
Dans ce processus, le FN et les identitaires qui pensent se démarquer, ne font que tenir le rôle que le système a voulu pour eux. Copé et une partie de la gauche laïcarde feignent de dénoncer l'islamation plus fortement que naguère, afin d'inciter les patriotes et nationalistes à radicaliser leurs positions jusqu’à l’amalgame et la caricature de l’Oumma. Ainsi, les coups de force qui se croient subversifs, tels que les occupations de mosquées, évitent surtout aux partis républicains traditionnels de faire le grand écart idéologique et, accessoirement, de salir leurs mains et leur conscience.
Au final, cet unisson médiatico-politique instaure un climat ambiant suffisamment délétère, psychotique, et islamophobe, pour occulter l’incapacité des partis politiques à résoudre la crise économique ainsi que ses vrais responsables.
Dans ce processus, le FN et les identitaires qui pensent se démarquer, ne font que tenir le rôle que le système a voulu pour eux. Copé et une partie de la gauche laïcarde feignent de dénoncer l'islamation plus fortement que naguère, afin d'inciter les patriotes et nationalistes à radicaliser leurs positions jusqu’à l’amalgame et la caricature de l’Oumma. Ainsi, les coups de force qui se croient subversifs, tels que les occupations de mosquées, évitent surtout aux partis républicains traditionnels de faire le grand écart idéologique et, accessoirement, de salir leurs mains et leur conscience.
Au final, cet unisson médiatico-politique instaure un climat ambiant suffisamment délétère, psychotique, et islamophobe, pour occulter l’incapacité des partis politiques à résoudre la crise économique ainsi que ses vrais responsables.
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lundi 9 juillet 2012
MOHAMED MERAH : "LA MORT JE L'AIME COMME VOUS AIMEZ LA VIE" (DOCUMENT SONORE MADE IN TF1)
d
Alors que l'opinion n'en parlait plus, que certains l'avaient presque oublié, voilà que TF1 exhume le cas Merah, du fin fond de la torpeur estivale et des creux d'audience du début juillet (ceci explique peut-être cela, audimat oblige).
Rentré d'une balade dominicale hier soir, je me mets devant la télévision peu avant 20 heures et allume France 2. Actu pauvre, un fait divers en boîte de nuit ouvre la messe de Laurent Delahousse. Je zappe sur TF1 et, ô stupeur ! Chazal annonce un soi-disant enregistrement inédit du tueur de Toulouse et Montauban. Le son est d'une qualité médiocre, gâché par du souffle et du bruit de fond, mais suffisamment précis pour entendre le timbre déterminé autant que le langage bafoué ribériste, caricatural d'un beur djihadiste que les médias tiennent à tout prix à nous vendre. Les "wesh t'as vu" fricotent avec des fautes de syntaxe en rafale. Emmanuel Chain producteur de l'émission Sept à huit dans laquelle un extrait a d'abord été passé, explique ce choix de diffusion, qui semble inutilement polémique et blessant pour les familles de victimes, par la nécessité d'informer et de lever les doutes qui planaient encore sur cette affaire (tu m'étonnes !)
Lorsqu'on lui en demande davantage, l'homme se réfugie derrière une autre priorité journalistique : le secret des sources. Commode. Le document est circonstancié au minimum, n'ayant de valeur que si l'on en accorde aux propos du retranché. N'importe qui aurait pu finalement se faire passer pour Merah, imiter grossièrement un accent de maghrébin et feindre le cynisme comme dans le présent document. "Un enregistrement exclusif fourni par TF1". Connaissant le passif de la première chaîne française en matière d"'investigations sérieuses" on est effectivement en droit de se poser des questions sur son authenticité et sa finalité.
Tout peut être vendu aux consommateurs français, ce sont de bons clients, d'autant que "plus le scoop est gros plus il passe". L'important pour les médias est de fournir un récit auxquels une majorité de téléspectateurs "gogos" non seulement pourra adhérer mais désirera sincèrement adhérer. Pour celui qui veut y croire, l'échange téléphonique, véritable immersion dans un film de truands à l'américaine, aurait donc eu lieu durant les 32 heures de siège avec un ancien contact policier de Merah. La police des polices a d'ailleurs ouvert hier une enquête afin de découvrir dans quelles conditions cet enregistrement confidentiel a pu ainsi fuiter.
Simple recherche d'audimat ? Pas sûr. Un autre motif idéologique et politique existe. Dis-moi qui est derrière TF1 et le Figaro (qui a rapidement mis en ligne sur youtube des extraits du dialogue), et dis-moi quels sont leurs intérêts face au "monde arabo-musulman grand public" et je te donnerais la réponse. Jean-Jacques Bourdin s'est lui aussi empressé de diffuser à 7h10 sur RMC les moments clés de la conversation. En se justifiant immédiatement : "Cela fera taire les théories du complot qui se sont développées depuis mars, sur une éventuelle manipulation policière ou une responsabilité d'Israël (...) C'est la preuve que Merah a bien existé et qu'il n'avait vraiment rien d'admirable". Les médias essaient de nous vendre un début de psychose antisémite en France en continu depuis trois mois, et ce testament phonique ressemble à un parachèvement, la fermeture de la boucle. Seulement, à l'inverse des élucubrations, certaines rumeurs basées sur des faits fragmentés mais exceptionnels ainsi que sur l'expérience et la raison, ne sont jamais totalement infondées.
Merah serait-il donc ce fanatique froid et calculateur, impavide, à la mode de Hollywood, cet affreux arabe islamiste de réseau, qui prétend explicitement agir pour le compte d'un cadre d'Al-Qaïda ? En réalité, au grand dam de TF1, du Figaro et de RMC, le soi-disant entretien de Merah s'avère plus suspect que convaincant. La polémique et le conspirationnisme sont bel et bien relancés. Merci, à qui de droit...
Alors que l'opinion n'en parlait plus, que certains l'avaient presque oublié, voilà que TF1 exhume le cas Merah, du fin fond de la torpeur estivale et des creux d'audience du début juillet (ceci explique peut-être cela, audimat oblige).
Rentré d'une balade dominicale hier soir, je me mets devant la télévision peu avant 20 heures et allume France 2. Actu pauvre, un fait divers en boîte de nuit ouvre la messe de Laurent Delahousse. Je zappe sur TF1 et, ô stupeur ! Chazal annonce un soi-disant enregistrement inédit du tueur de Toulouse et Montauban. Le son est d'une qualité médiocre, gâché par du souffle et du bruit de fond, mais suffisamment précis pour entendre le timbre déterminé autant que le langage bafoué ribériste, caricatural d'un beur djihadiste que les médias tiennent à tout prix à nous vendre. Les "wesh t'as vu" fricotent avec des fautes de syntaxe en rafale. Emmanuel Chain producteur de l'émission Sept à huit dans laquelle un extrait a d'abord été passé, explique ce choix de diffusion, qui semble inutilement polémique et blessant pour les familles de victimes, par la nécessité d'informer et de lever les doutes qui planaient encore sur cette affaire (tu m'étonnes !)
Lorsqu'on lui en demande davantage, l'homme se réfugie derrière une autre priorité journalistique : le secret des sources. Commode. Le document est circonstancié au minimum, n'ayant de valeur que si l'on en accorde aux propos du retranché. N'importe qui aurait pu finalement se faire passer pour Merah, imiter grossièrement un accent de maghrébin et feindre le cynisme comme dans le présent document. "Un enregistrement exclusif fourni par TF1". Connaissant le passif de la première chaîne française en matière d"'investigations sérieuses" on est effectivement en droit de se poser des questions sur son authenticité et sa finalité.
Tout peut être vendu aux consommateurs français, ce sont de bons clients, d'autant que "plus le scoop est gros plus il passe". L'important pour les médias est de fournir un récit auxquels une majorité de téléspectateurs "gogos" non seulement pourra adhérer mais désirera sincèrement adhérer. Pour celui qui veut y croire, l'échange téléphonique, véritable immersion dans un film de truands à l'américaine, aurait donc eu lieu durant les 32 heures de siège avec un ancien contact policier de Merah. La police des polices a d'ailleurs ouvert hier une enquête afin de découvrir dans quelles conditions cet enregistrement confidentiel a pu ainsi fuiter.
Simple recherche d'audimat ? Pas sûr. Un autre motif idéologique et politique existe. Dis-moi qui est derrière TF1 et le Figaro (qui a rapidement mis en ligne sur youtube des extraits du dialogue), et dis-moi quels sont leurs intérêts face au "monde arabo-musulman grand public" et je te donnerais la réponse. Jean-Jacques Bourdin s'est lui aussi empressé de diffuser à 7h10 sur RMC les moments clés de la conversation. En se justifiant immédiatement : "Cela fera taire les théories du complot qui se sont développées depuis mars, sur une éventuelle manipulation policière ou une responsabilité d'Israël (...) C'est la preuve que Merah a bien existé et qu'il n'avait vraiment rien d'admirable". Les médias essaient de nous vendre un début de psychose antisémite en France en continu depuis trois mois, et ce testament phonique ressemble à un parachèvement, la fermeture de la boucle. Seulement, à l'inverse des élucubrations, certaines rumeurs basées sur des faits fragmentés mais exceptionnels ainsi que sur l'expérience et la raison, ne sont jamais totalement infondées.
Merah serait-il donc ce fanatique froid et calculateur, impavide, à la mode de Hollywood, cet affreux arabe islamiste de réseau, qui prétend explicitement agir pour le compte d'un cadre d'Al-Qaïda ? En réalité, au grand dam de TF1, du Figaro et de RMC, le soi-disant entretien de Merah s'avère plus suspect que convaincant. La polémique et le conspirationnisme sont bel et bien relancés. Merci, à qui de droit...
jeudi 22 mars 2012
NICOLAS SARKOZY L'A ENFIN SON PATRIOT ACT A LA FRANÇAISE !
Game over et pas de jugement pour le jeune Mohamed Merah. Le tueur présumé de Toulouse a été "neutralisé" par le Raid à l'issue d'un assaut épique et de 32 heures de suspens, devenant de fait un tueur avéré. Ce qu'on sait pour l'instant, c'est que l'homme serait mort au sol, dehors, après avoir sauté de la fenêtre de son appartement du rez-de-chaussée, vraisemblablement abattu par une balle de la police après avoir "présenté une forte résistance et usé 300 cartouches".
Le Président, solennel, salue le Raid et fait taire les rumeurs...
L'enquête sera chargée de lever le voile (sans jeu de mot), sur son passé, afin de vendre à l'opinion un portrait un tant soit peu crédible. Mais déjà, pour faire taire les critiques naissantes, notamment des proches de Hollande, quant aux possibles défaillances des services de renseignement qui suivaient le "djihadiste" supposé, Nicolas Sarkozy a tenu à reprendre l'initiative publiquement et significativement. Durant une courte allocution élyséenne, il a ainsi reconnu en creux que les failles du système judiciaire et préventif concernant l'anti-terrorisme appelaient des réformes immédiates.
Avant de convoquer le candidat Sarkozy pour corriger ses lacunes
Montant la tension d'un cran, il a souhaité en particulier pénaliser tous ceux qui pourraient dorénavant diffuser ou participer à la propagande de l'extrémisme, notamment de l'islam radical : sanction de la consultation de sites Internet qui encouragent les actes terroristes et l'endoctrinement islamiste, interdiction du prosélytisme djihadiste dans le milieu carcéral et de séjour dans des camps d'entraînement en Afghanistan ou au Pakistan...
L'occasion rêvée de justifier le cap "à droite toute !"
"Que ne l'a-t-il fait plus tôt ?" pourrait-on se demander. La réponse est peut-être à chercher du côté de l'analogie idéologique entre Nicolas Sarkozy et celui qui fut (ou reste) son modèle... Souvenons-nous que lorsque George Bush Jr voulait justifier le renforcement de sa politique sécuritaire, il instrumentalisa (pour ne pas dire plus...) les attentats du 11 septembre 2001 pour faire voter le Patriot Act. Certaines mesures ne peuvent en effet passer dans l'opinion et au Parlement qu'après un traumatisme national suffisant...
Le Président, solennel, salue le Raid et fait taire les rumeurs...
L'enquête sera chargée de lever le voile (sans jeu de mot), sur son passé, afin de vendre à l'opinion un portrait un tant soit peu crédible. Mais déjà, pour faire taire les critiques naissantes, notamment des proches de Hollande, quant aux possibles défaillances des services de renseignement qui suivaient le "djihadiste" supposé, Nicolas Sarkozy a tenu à reprendre l'initiative publiquement et significativement. Durant une courte allocution élyséenne, il a ainsi reconnu en creux que les failles du système judiciaire et préventif concernant l'anti-terrorisme appelaient des réformes immédiates.
Avant de convoquer le candidat Sarkozy pour corriger ses lacunes
Montant la tension d'un cran, il a souhaité en particulier pénaliser tous ceux qui pourraient dorénavant diffuser ou participer à la propagande de l'extrémisme, notamment de l'islam radical : sanction de la consultation de sites Internet qui encouragent les actes terroristes et l'endoctrinement islamiste, interdiction du prosélytisme djihadiste dans le milieu carcéral et de séjour dans des camps d'entraînement en Afghanistan ou au Pakistan...
L'occasion rêvée de justifier le cap "à droite toute !"
"Que ne l'a-t-il fait plus tôt ?" pourrait-on se demander. La réponse est peut-être à chercher du côté de l'analogie idéologique entre Nicolas Sarkozy et celui qui fut (ou reste) son modèle... Souvenons-nous que lorsque George Bush Jr voulait justifier le renforcement de sa politique sécuritaire, il instrumentalisa (pour ne pas dire plus...) les attentats du 11 septembre 2001 pour faire voter le Patriot Act. Certaines mesures ne peuvent en effet passer dans l'opinion et au Parlement qu'après un traumatisme national suffisant...
mercredi 21 mars 2012
"PAS D'AMALGAME !" LORSQUE LA NUANCE EST DÉJÀ OUTRANCE
Mohamed Merah, "Français d'origine algérienne, moudjahid pro-palestinien", prétendument proche d'Al-Qaïda, est le principal suspect des tueries de Montauban et Toulouse. L'homme est cerné, seul dans son domicile assiégé par le RAID depuis plusieurs heures, et déjà de dangereuses erreurs de communication prolifèrent. De Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris, de Prasquier président du CRIF, et de quelques humanistes de bonne volonté, sur les réseaux sociaux et la télévision.
L'impossibilité de distinguer le bon du mauvais larron
Chacun met en garde contre l'amalgame entre l'islamisme radical dont l'assassin présumé se revendique et l'Islam en général. Or, nuancer présuppose que la différence n'est pas évidente et qu'il y a besoin de le faire. La vérité c'est que le crime d'enfants n'a rien à voir avec la religion musulmane, de quelque "doctrine" que ce soit. Égorger des êtres humains n'est pas de l'extrémisme religieux mais de l'impiété, de l’irréligion. Le seul point commun entre "monstre" et "musulman" est la lettre initiale. Cette ambiguïté va s'ajouter à la méfiance naturelle d'une majorité de gaulois envers les "barbus". L'inconscient collectif fonctionne bien plus sur le choc et la peur que sur la rationalité. Pour beaucoup de Français, puisque la précision est requise pour définir la respectabilité du musulman, tout adepte, réel ou supposé, sera un terroriste potentiel. Nos extrémistes et racistes cocardiers n'en demandaient pas tant. "A qui profite le crime ?" Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire... du moins dans les médias traditionnels.
Un acte froid et politique
Ce crime n'est pas "religieux" mais politique, n'en déplaise à certains officiels qui refusent "tout amalgame politique entre la situation au Moyen-Orient et cet assassinat". On les comprend. Car reconnaître une telle causalité reviendrait à avouer la responsabilité effective des politiques néo-impérialistes et néo-colonialistes dans cette tragédie nationale. D'aucuns penseront "on récolte ce qu'on sème". D'autres esprits complotistes ou clairvoyants (choisissez votre terme), diront que ce fait divers, rapidement identifié comme un acte terroriste par tous les médias internationaux, n'était pas seulement prévisible, mais souhaité, voire prévu par le système...
L'impossibilité de distinguer le bon du mauvais larron
Chacun met en garde contre l'amalgame entre l'islamisme radical dont l'assassin présumé se revendique et l'Islam en général. Or, nuancer présuppose que la différence n'est pas évidente et qu'il y a besoin de le faire. La vérité c'est que le crime d'enfants n'a rien à voir avec la religion musulmane, de quelque "doctrine" que ce soit. Égorger des êtres humains n'est pas de l'extrémisme religieux mais de l'impiété, de l’irréligion. Le seul point commun entre "monstre" et "musulman" est la lettre initiale. Cette ambiguïté va s'ajouter à la méfiance naturelle d'une majorité de gaulois envers les "barbus". L'inconscient collectif fonctionne bien plus sur le choc et la peur que sur la rationalité. Pour beaucoup de Français, puisque la précision est requise pour définir la respectabilité du musulman, tout adepte, réel ou supposé, sera un terroriste potentiel. Nos extrémistes et racistes cocardiers n'en demandaient pas tant. "A qui profite le crime ?" Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire... du moins dans les médias traditionnels.
Un acte froid et politique
Ce crime n'est pas "religieux" mais politique, n'en déplaise à certains officiels qui refusent "tout amalgame politique entre la situation au Moyen-Orient et cet assassinat". On les comprend. Car reconnaître une telle causalité reviendrait à avouer la responsabilité effective des politiques néo-impérialistes et néo-colonialistes dans cette tragédie nationale. D'aucuns penseront "on récolte ce qu'on sème". D'autres esprits complotistes ou clairvoyants (choisissez votre terme), diront que ce fait divers, rapidement identifié comme un acte terroriste par tous les médias internationaux, n'était pas seulement prévisible, mais souhaité, voire prévu par le système...
mardi 16 août 2011
ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE : LES 10 ANS...
Commémoration décennale des attentats du 11 septembre 2001. Une messe sera donnée à Manhattan, avec GW Bush dans le rôle du prêcheur et Obama dans celui de l'âne. Les familles des victimes pleureront les agneaux sacrifiés. Le tout dans une atmosphère recueillie, d'une spontanéité tout hollywoodienne. Avertissement : les inquisiteurs, CIA et FBI, vous observeront pour vérifier que chez vous aussi vous êtes bien en train de pleurer. Pour la quête, soyez généreux si vous ne voulez pas être étiquettés "terroristes" – le Patriot Act n'est pas encore levé ! Amen.
mercredi 1 juin 2011
ET LES ÉTATS-UNIS INVENTÈRENT LA VIRTUALITÉ RÉELLE
Attention ça ne rigole plus sur le front américain. Vous pensiez que seuls Ben Laden et consorts pouvaient voir débarquer chez eux des commandos de Seals ? C’était sans compter sur une nouvelle règle du jeu. Les États-Unis viennent en effet d’élargir la portée du "Patriot Act" en annonçant qu’ils répondront à toute cyberattaque comme à n’importe quel acte terroriste dirigé contre le pays ou ses intérêts. En tant qu’offensés, ils se réserveront ainsi le choix des armes : diplomatiques, économiques ou militaires. "Dans le respect des règles internationales" affirme la Maison Blanche (ouf), avant de préciser “qui prévalent dans les conflits armés” (damned nous sommes cuits !)
Toujours à la pointe du progrès, les États-Unis envisagent donc de justifier, quand bon leur semble et, disons-le, en toute impunité, une équivalence entre assauts virtuels et militaires. Un responsable de l’armée a d’ailleurs confié au Wall Street Journal qu’en cas d’atteinte au réseau électronique, le ministère de la Défense pourrait riposter par l’envoi d’un missile. Sur la maison d’un particulier ?! Une telle hypothèse est si peu raisonnable, qu’elle en devient parfaitement américaine. Que l’impérialisme économique s’essouffle chez l’oncle Sam, et c’est le protectionnisme offensif qui surgit du chapeau.
Bluff ? Arme de dissuasion de nouvelle génération ? Instrument machiavélique pour redorer son leadership stratégique (imaginez les conséquences internationales d’un false flag cybernétique made in USA) ? Une chose est sûre, c’est que depuis le début du mois de mai, Obama est passé à la vitesse supérieure et, à l’instar de la France, pointe l’année 2012 dans sa ligne de mire. Il compte bien être réélu et il sera difficile pour le monde de l’ignorer.
Toujours à la pointe du progrès, les États-Unis envisagent donc de justifier, quand bon leur semble et, disons-le, en toute impunité, une équivalence entre assauts virtuels et militaires. Un responsable de l’armée a d’ailleurs confié au Wall Street Journal qu’en cas d’atteinte au réseau électronique, le ministère de la Défense pourrait riposter par l’envoi d’un missile. Sur la maison d’un particulier ?! Une telle hypothèse est si peu raisonnable, qu’elle en devient parfaitement américaine. Que l’impérialisme économique s’essouffle chez l’oncle Sam, et c’est le protectionnisme offensif qui surgit du chapeau.
Bluff ? Arme de dissuasion de nouvelle génération ? Instrument machiavélique pour redorer son leadership stratégique (imaginez les conséquences internationales d’un false flag cybernétique made in USA) ? Une chose est sûre, c’est que depuis le début du mois de mai, Obama est passé à la vitesse supérieure et, à l’instar de la France, pointe l’année 2012 dans sa ligne de mire. Il compte bien être réélu et il sera difficile pour le monde de l’ignorer.
vendredi 13 mai 2011
PAKISTAN : LA CONTRE-OFFENSIVE DES TALIBANS
L'attentat qui a fait 80 morts au Pakistan intrigue l'opinion. Les talibans sont-ils à ce point affaiblis qu'ils ne peuvent plus agir au-delà de leurs pays de résidence ? Laissons une analyse aussi superficielle à la presse bobo.
¨Plus sérieusement : "Pourquoi un tel agenda ? Pourquoi ressusciter maintenant le fantôme de Ben Laden puis l'engloutir aussitôt ? Pourquoi un attentat pakistano-pakistanais ?" Deux grands scénarios possibles :
¨Plus sérieusement : "Pourquoi un tel agenda ? Pourquoi ressusciter maintenant le fantôme de Ben Laden puis l'engloutir aussitôt ? Pourquoi un attentat pakistano-pakistanais ?" Deux grands scénarios possibles :
- Les talibans sont instrumentalisés par la même puissance qui a voulu faire croire que Ben Laden avait été tué début mai 2011, dans le but d'accréditer la thèse d'une complicité terroriste du Pakistan. Par l'attentat, ils font croire au monde qu'ils ont une revanche à prendre contre un état qui leur aurait promis l'asile avant de les trahir.
- Les talibans ne roulent que pour eux-mêmes mais veulent effectivement se venger du Pakistan qui aurait "vendu" leur leader aux Etats-Unis.
jeudi 5 mai 2011
LES ÉTATS-UNIS ENCORE MAÎTRES DU MONDE
L'intervention des États-Unis au Pakistan était illégale, tant du point de vue des modalités et de la finalité, que de l'ingérence dans un pays étranger auquel les Américains n'avaient pas déclaré la guerre. Obama n'a pas rompu avec le Patriot Act de GW Bush, il l'a parachevé. Intervention illégale aux yeux du droit international, mais "justifiée" pour la majorité de notre classe politique française. Car lorsque les États-Unis décrètent qu'une mesure est légitime pour leur intérêt et leur morale, les autres pays se prosternent. Dans l'allocution qu'il a tenue quelques heures après la mort de Ben Laden, Obama a déclaré "Nous avons prouvé que lorsque les Etats-Unis veulent quelque chose, ils peuvent le faire". Paul Quilès, ancien ministre de la Défense français a réagi à ces propos par un lapidaire "Terrifiant !"
Voilà en effet le sens qu'on peut attribuer, rétrospectivement à "Yes we can !" Les maîtres du monde sont encore là. Ils s'imposent plus que jamais par leur mauvaise foi et leur lâcheté, comme en atteste ce tableau grotesque de Navy surarmés et surentraînés, tirant sur un Ben Laden désarmé. Ils ont certainement dû confondre un homme avec le Diable pour avoir la gâchette si facile. Et surtout, la tentation de la vengeance était trop forte. A ce titre, Obama a inventé le concept de "légitime défense nationale" : le simple fait que Ben Laden puisse respirer quelque part, constituait déjà une menace, pis, une agression effective pour le peuple américain. Face à ce terrorisme d'état, tacitement accepté par les autres nations, sachez que Big Brother peut, à n'importe quel moment, envoyer chez vous un commando et vous tuer sur-le-champ au nom de leur intérêt.
Voilà en effet le sens qu'on peut attribuer, rétrospectivement à "Yes we can !" Les maîtres du monde sont encore là. Ils s'imposent plus que jamais par leur mauvaise foi et leur lâcheté, comme en atteste ce tableau grotesque de Navy surarmés et surentraînés, tirant sur un Ben Laden désarmé. Ils ont certainement dû confondre un homme avec le Diable pour avoir la gâchette si facile. Et surtout, la tentation de la vengeance était trop forte. A ce titre, Obama a inventé le concept de "légitime défense nationale" : le simple fait que Ben Laden puisse respirer quelque part, constituait déjà une menace, pis, une agression effective pour le peuple américain. Face à ce terrorisme d'état, tacitement accepté par les autres nations, sachez que Big Brother peut, à n'importe quel moment, envoyer chez vous un commando et vous tuer sur-le-champ au nom de leur intérêt.
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