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mardi 16 août 2011
ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE : LES 10 ANS...
Commémoration décennale des attentats du 11 septembre 2001. Une messe sera donnée à Manhattan, avec GW Bush dans le rôle du prêcheur et Obama dans celui de l'âne. Les familles des victimes pleureront les agneaux sacrifiés. Le tout dans une atmosphère recueillie, d'une spontanéité tout hollywoodienne. Avertissement : les inquisiteurs, CIA et FBI, vous observeront pour vérifier que chez vous aussi vous êtes bien en train de pleurer. Pour la quête, soyez généreux si vous ne voulez pas être étiquettés "terroristes" – le Patriot Act n'est pas encore levé ! Amen.
lundi 30 mai 2011
SOLDES PRINTANIERS
Après la démission de MAM, de DSK puis de Georges Tron de leurs fonctions respectives, voici que sont visés dans la même journée : Nicolas Sarkozy accusé de "crimes contre l'humanité" par maîtres Dumas et Vergès ; le ministre de la Défense Gérard Longuet qui aurait, selon les Inrocks, bénéficié des largesses du régime de Ben Ali fin 2006 ; Christine Lagarde, la ministre de l'Economie et candidate au poste de DG au FMI, soupçonnée d'abus d'autorité et de pouvoir par l'homme d'affaires Jean-Marie Kuhn, en plus de l'affaire Tapie ; un ancien ministre qui, selon Luc Ferry, aurait été surpris dans une orgie sexuelle avec des enfants à Marrakech ; la ministre de l'Apprentissage Nadine Morano qui aurait fait renvoyer une employée de magasin à l'issue d'un accrochage au Printemps de Nancy.
vendredi 13 mai 2011
PAKISTAN : LA CONTRE-OFFENSIVE DES TALIBANS
L'attentat qui a fait 80 morts au Pakistan intrigue l'opinion. Les talibans sont-ils à ce point affaiblis qu'ils ne peuvent plus agir au-delà de leurs pays de résidence ? Laissons une analyse aussi superficielle à la presse bobo.
¨Plus sérieusement : "Pourquoi un tel agenda ? Pourquoi ressusciter maintenant le fantôme de Ben Laden puis l'engloutir aussitôt ? Pourquoi un attentat pakistano-pakistanais ?" Deux grands scénarios possibles :
¨Plus sérieusement : "Pourquoi un tel agenda ? Pourquoi ressusciter maintenant le fantôme de Ben Laden puis l'engloutir aussitôt ? Pourquoi un attentat pakistano-pakistanais ?" Deux grands scénarios possibles :
- Les talibans sont instrumentalisés par la même puissance qui a voulu faire croire que Ben Laden avait été tué début mai 2011, dans le but d'accréditer la thèse d'une complicité terroriste du Pakistan. Par l'attentat, ils font croire au monde qu'ils ont une revanche à prendre contre un état qui leur aurait promis l'asile avant de les trahir.
- Les talibans ne roulent que pour eux-mêmes mais veulent effectivement se venger du Pakistan qui aurait "vendu" leur leader aux Etats-Unis.
lundi 9 mai 2011
DÉBUT DE L’ÈRE "POST-BEN LADEN"
Ouverture de la chasse aux sorcières "pakistanaises", dans la grande tradition impérialo-paranoïaque américaine. Selon les officiels de la Maison Blanche, l'exécutif du Pakistan aurait connu l'emplacement du leader d'Al Qaida, sans les en informer. Les déclarations d'Obama, qui se multiplient pour traquer les complices éventuels et autres appuis cachés de Ben Laden au sein du gouvernement pakistanais, nous rappellent la voix de GW Bush "Les Etats-Unis déclarent la guerre aux terroristes, à leurs alliés, à ceux qui les cachent ou ne les condamnent pas".
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samedi 7 mai 2011
BEN LADEN SE MATE À LA TÉLÉVISION
Non, vous n'assistez pas à une immersion dans le quotidien du Père Noël... CBS News a diffusé ce samedi 7 mai 2011 l'une des vidéos supposément trouvées dans l'ultime repaire d'Oussama Ben Laden. Le Pentagone affirme que la scène a été tournée à Abbottabad entre octobre et novembre 2010. Alors s'agit-il véritablement de l'ennemi public n°1 des Etats-Unis, ou bien d'une nouvelle mascarade et d'un petit vieux anonyme dans une maison de retraite ? De quand date réellement ce document ?
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BEN LADEN SUR GRAND ÉCRAN : SCÈNE OU CÈNE ?
La seule vision de la capture de Ben Laden que les Etats-Unis ont à nous offrir est à la fois indirecte et imaginaire ; un jeu de voyeurs en abîme "Nous regardons Barack Obama, Hilary Clinton et les autres officiels qui eux-mêmes regardent un écran qui est censé révéler le spectacle qu'un Seal observe par sa caméra".
Cette photo qui a déjà fait le tour des tabloïds, n'est pas une preuve en soi. C'est un énième effet spécial, dans la grande tradition hollywoodienne. Du sang, des larmes, de l'action, de l'émotion, montrée ou suggérée ; un cocktail hyper-calorique et indigeste tel plusieurs hamburgers au milieu du ketchup, de fromage, et de deux pains aussi mous que bourratifs. Cette scénographie, campée avec la solennité biblique de la Cène, réunit autour d'une table de la Maison Blanche les apôtres de l'Ordre Nouveau...
Le plan du "Père" Bush se réalise pas à pas, épurant le monde, lavant les consciences, balayant les obstacles.
Le plan du "Père" Bush se réalise pas à pas, épurant le monde, lavant les consciences, balayant les obstacles.
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jeudi 5 mai 2011
LES ÉTATS-UNIS ENCORE MAÎTRES DU MONDE
L'intervention des États-Unis au Pakistan était illégale, tant du point de vue des modalités et de la finalité, que de l'ingérence dans un pays étranger auquel les Américains n'avaient pas déclaré la guerre. Obama n'a pas rompu avec le Patriot Act de GW Bush, il l'a parachevé. Intervention illégale aux yeux du droit international, mais "justifiée" pour la majorité de notre classe politique française. Car lorsque les États-Unis décrètent qu'une mesure est légitime pour leur intérêt et leur morale, les autres pays se prosternent. Dans l'allocution qu'il a tenue quelques heures après la mort de Ben Laden, Obama a déclaré "Nous avons prouvé que lorsque les Etats-Unis veulent quelque chose, ils peuvent le faire". Paul Quilès, ancien ministre de la Défense français a réagi à ces propos par un lapidaire "Terrifiant !"
Voilà en effet le sens qu'on peut attribuer, rétrospectivement à "Yes we can !" Les maîtres du monde sont encore là. Ils s'imposent plus que jamais par leur mauvaise foi et leur lâcheté, comme en atteste ce tableau grotesque de Navy surarmés et surentraînés, tirant sur un Ben Laden désarmé. Ils ont certainement dû confondre un homme avec le Diable pour avoir la gâchette si facile. Et surtout, la tentation de la vengeance était trop forte. A ce titre, Obama a inventé le concept de "légitime défense nationale" : le simple fait que Ben Laden puisse respirer quelque part, constituait déjà une menace, pis, une agression effective pour le peuple américain. Face à ce terrorisme d'état, tacitement accepté par les autres nations, sachez que Big Brother peut, à n'importe quel moment, envoyer chez vous un commando et vous tuer sur-le-champ au nom de leur intérêt.
Voilà en effet le sens qu'on peut attribuer, rétrospectivement à "Yes we can !" Les maîtres du monde sont encore là. Ils s'imposent plus que jamais par leur mauvaise foi et leur lâcheté, comme en atteste ce tableau grotesque de Navy surarmés et surentraînés, tirant sur un Ben Laden désarmé. Ils ont certainement dû confondre un homme avec le Diable pour avoir la gâchette si facile. Et surtout, la tentation de la vengeance était trop forte. A ce titre, Obama a inventé le concept de "légitime défense nationale" : le simple fait que Ben Laden puisse respirer quelque part, constituait déjà une menace, pis, une agression effective pour le peuple américain. Face à ce terrorisme d'état, tacitement accepté par les autres nations, sachez que Big Brother peut, à n'importe quel moment, envoyer chez vous un commando et vous tuer sur-le-champ au nom de leur intérêt.
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mardi 3 mai 2011
BEN LADEN : SES OBSÈQUES MARITIMES SELON LES GUIGNOLS DE L'INFO
Ben Laden, inhumé ou immergé mais dans le respect des préceptes musulmans du "Coran pour les nuls". Une parodie qui n'est dépassée que par la vérité qu'on nous cache (Les Guignols de l'Info, Canal Plus, 03/05/2011).
MORT DE BEN LADEN : 48 HEURES POUR UNE MISE EN SCÈNE
02/05/2011. 07h GMT. Attention mesdames et messieurs, enturbannés et déturbannés, Barack Obama et tous les médias du monde ont annoncé cette nuit la mort de l'ennemi public n°1 (le bouc-émissaire conscient, inconscient, factice ou réel, bref "le prétexte"), j'ai nommé Oussama Ben Laden. Que ceux que cela fait pleurer de rire ne s'inquiètent pas, ils ne seront pas les seuls. L'info aurait pu tomber un 1e avril, ça n'aurait pas été moins crédible ... J'y reviendrai sans aucun doute, le temps d'intégrer le mensonge abyssal, d'un mensonge dans le mensonge, afin, je l'espère, d'y voir plus clair ...
02/05/2011. 10h GMT. On annonce que le "corps" de Ben Laden a été immergé (la mer est à plus de 1000 km du lieu de son assassinat présumé). Pas de procès et, à priori, plus aucune preuve officielle de sa dépouille ... Pourquoi jeter son corps dans la mer ? Ont-ils peur qu'il puisse ressusciter ? Plus sérieusement, pourquoi auraient-ils fait cela s'ils n'avaient rien à se reprocher ?
02/05/2011. 10h GMT. On annonce que le "corps" de Ben Laden a été immergé (la mer est à plus de 1000 km du lieu de son assassinat présumé). Pas de procès et, à priori, plus aucune preuve officielle de sa dépouille ... Pourquoi jeter son corps dans la mer ? Ont-ils peur qu'il puisse ressusciter ? Plus sérieusement, pourquoi auraient-ils fait cela s'ils n'avaient rien à se reprocher ?
02/05/2011. 19h15 heure de Paris. La séquence des évènements me procure le sentiment d'une logique confuse. La date de "l'assassinat" de Ben Laden ne me semble pas fortuite, mais je ne parviens pas encore à rassembler les morceaux du puzzle pour former un tableau cohérent : accord Hamas-Fatah, vidéo et chantage d'Aqmi pour libérer les otages au Niger, attentats au Maroc, répression syrienne, campagne électorale d'un Obama jusqu'à hier fragilisé politiquement et d'un dollar en perte de vitesse, approche des dix ans des attentats du 11 septembre ...
03/05/2011. "La diffusion des photos de Ben Laden mort doit être retardée jusqu'à ce que les réactions se calment" (Levin, pdt de la commission à la Défense de la haute chambre du Congrès). Voilà j'attendais un argument de ce type ! La stratégie idoine pour donner l'impression aux gens que les autorités américaines sont de bonnes volontés : pour transcrire leur pensée "Nous pourrions montrer la dépouille de Ben Laden, mais, hélas, comme l'annonce de sa mort exacerbe déjà les tensions au Moyen-Orient; nous allons temporiser et nous réservez le droit de diffuser". Comme le calme n'est pas prêt de revenir, il est probable qu'on ne voit jamais les prétendues photos et qu'ils trouvent toujours une raison de les dérober à notre regard♦
03/05/2011. "La diffusion des photos de Ben Laden mort doit être retardée jusqu'à ce que les réactions se calment" (Levin, pdt de la commission à la Défense de la haute chambre du Congrès). Voilà j'attendais un argument de ce type ! La stratégie idoine pour donner l'impression aux gens que les autorités américaines sont de bonnes volontés : pour transcrire leur pensée "Nous pourrions montrer la dépouille de Ben Laden, mais, hélas, comme l'annonce de sa mort exacerbe déjà les tensions au Moyen-Orient; nous allons temporiser et nous réservez le droit de diffuser". Comme le calme n'est pas prêt de revenir, il est probable qu'on ne voit jamais les prétendues photos et qu'ils trouvent toujours une raison de les dérober à notre regard♦
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jeudi 10 février 2011
LA MARCHE DE L'HISTOIRE S’ARRÊTERA-T-ELLE AUX MARCHES DE L'AFRIQUE ?
Le web a servi d'accélérateur et de vecteur de la prise de conscience d'un certain retard économique, social et politique. Il a permis à ces gens de mesurer le chemin que leur pays avait encore à parcourir, avant de pouvoir discuter d'égal à égal avec les nations démocratiques. On peut s'interroger sur un autre phénomène qui se développe parallèlement sur notre vieux continent, à savoir cette forme de reflux démocratico-capitaliste, pardonnez-moi ce syncrétisme. Comme si l'Europe et l'Afrique se trouvaient à deux points d'inflexion de leurs évolutions respectives, et que ces civilisations se croisaient. L'une croule sous un excès de liberté et d'ouverture économique, l'autre étouffe par le manque de libertés individuelles.
La France se sent vieillissante, à bout de souffle, ayant épuisé le stock de promesses que l'Europe tentait de lui vendre. Elle comprend de plus en plus que les institutions européennes et le libre-échange lui ont nui puisqu'autre chose. Et elle a certainement perdu une partie de son identité après avoir dilué ses frontières péniblement acquises et abdiqué sa souveraineté monétaire dans cet amalgame qu'est devenue la communauté européenne. Initialement, la nouvelle institution devait apporter des gages de paix politique et de stabilité économique durables. Contrat très partiellement rempli. Nos politiciens ont s'échiner à défendre l'euro, le peuple n'est plus dupe. La monnaie unique aura été un pari pascalien perdu.
Car disons-le, les démiurges de l'euro, leurs épigones, et parfois leurs émules béats, n'avaient aucune certitude que l'euro pourrait être le facteur d'une cohésion monétaire supranationale européenne suffisamment forte pour relancer notre compétitivité face au dollar. Cette monnaie impériale et impérieuse se voulait le pilier, le ciment de l'Europe fédérale. C'était sans compter là encore sur d'autres résistances, celles d'esprits gaulois qui, tels Astérix et Obélix, n'ont de cesse que de résister encore et toujours à l'« envahisseur ». Non, nous ne sommes pas aussi dociles que le peuple américain. L'orgueil est souvent discutable, mais il arrive parfois que la fierté témoigne d'un esprit critique encore vivace, d'un instinct de survie qui se prolonge jusqu'aux tréfonds de notre encéphale, de notre cœur et des pores de notre peau.
La France est la France. En dépit de toutes ses contradictions (ou peut-être grâce à elle), elle mérite mieux qu'une image d'Epinal au verso d'une monnaie européenne, ou qu'un statut d'atome au sein d'une entité brouillonne et indistincte. Non, le capitalisme dont les E.-U. se sont faits le héraut exportateur et le champion impérialiste durant tout le XXe siècle n'est pas une panacée, et à présent ceci n'est plus un secret pour personne. Dans ces conditions, n'est-ce pas criminel, oui criminel, que de continuer l'Europe comme une mauvaise imitation de la nation américaine, elle-même en profonde crise identitaire et économique ? Une Europe qui fait se succéder au chaos du début du XXe siècle un autre chaos, n'est pas une Europe qui a rempli sa mission. C'est un mensonge qu'il faut abroger et sur lequel nous devons construire et reconstruire un autre modèle.
La France se sent vieillissante, à bout de souffle, ayant épuisé le stock de promesses que l'Europe tentait de lui vendre. Elle comprend de plus en plus que les institutions européennes et le libre-échange lui ont nui puisqu'autre chose. Et elle a certainement perdu une partie de son identité après avoir dilué ses frontières péniblement acquises et abdiqué sa souveraineté monétaire dans cet amalgame qu'est devenue la communauté européenne. Initialement, la nouvelle institution devait apporter des gages de paix politique et de stabilité économique durables. Contrat très partiellement rempli. Nos politiciens ont s'échiner à défendre l'euro, le peuple n'est plus dupe. La monnaie unique aura été un pari pascalien perdu.
Car disons-le, les démiurges de l'euro, leurs épigones, et parfois leurs émules béats, n'avaient aucune certitude que l'euro pourrait être le facteur d'une cohésion monétaire supranationale européenne suffisamment forte pour relancer notre compétitivité face au dollar. Cette monnaie impériale et impérieuse se voulait le pilier, le ciment de l'Europe fédérale. C'était sans compter là encore sur d'autres résistances, celles d'esprits gaulois qui, tels Astérix et Obélix, n'ont de cesse que de résister encore et toujours à l'« envahisseur ». Non, nous ne sommes pas aussi dociles que le peuple américain. L'orgueil est souvent discutable, mais il arrive parfois que la fierté témoigne d'un esprit critique encore vivace, d'un instinct de survie qui se prolonge jusqu'aux tréfonds de notre encéphale, de notre cœur et des pores de notre peau.
La France est la France. En dépit de toutes ses contradictions (ou peut-être grâce à elle), elle mérite mieux qu'une image d'Epinal au verso d'une monnaie européenne, ou qu'un statut d'atome au sein d'une entité brouillonne et indistincte. Non, le capitalisme dont les E.-U. se sont faits le héraut exportateur et le champion impérialiste durant tout le XXe siècle n'est pas une panacée, et à présent ceci n'est plus un secret pour personne. Dans ces conditions, n'est-ce pas criminel, oui criminel, que de continuer l'Europe comme une mauvaise imitation de la nation américaine, elle-même en profonde crise identitaire et économique ? Une Europe qui fait se succéder au chaos du début du XXe siècle un autre chaos, n'est pas une Europe qui a rempli sa mission. C'est un mensonge qu'il faut abroger et sur lequel nous devons construire et reconstruire un autre modèle.
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mardi 25 janvier 2011
RÉVOLTE TUNISIENNE ET CONFUSION FRANÇAISE
Fi des critiques démagogiques et des généralisations pessimistes : « Tous des pourris ! Ils ont tout faux ! » On peut toujours considérer le verre à moitié plein comme étant à moitié vide. Les évènements récents tunisiens le démontrent parfaitement et on a vite entendu s'élever la voix des soi disant spécialistes, politologues et chroniqueurs de tous poils, pour dénoncer une « honte » institutionnelle. J'ai l'audace de proposer une interprétation différente du sens des faits.
La valse-hésitation des dirigeants politiques français qui accueillaient hier Ben Ali en ami, et aujourd'hui lui tournent le dos, prouvent, selon moi, à quel point le peuple reste fondamentalement maître de son destin lorsqu'il prend conscience de sa propre légitimité. Le changement d'attitude de notre classe politique dans cette affaire est le résultat même de la volonté souveraine du peuple tunisien. Tant qu'il appréciait son régime, nos gouvernements étaient bienveillants à l'égard de l'exécutif tunisien. Lorsque le vent a tourné et que le peuple a désavoué et renversé le régime, son principal leader en fuite face aux révoltes est devenu, de facto, un ingrat lâcheur, un dictateur avouant sa nature liberticide.
Plutôt que d'interpréter hâtivement le comportement de nos autorités comme un acte de couardise ou un calcul politique, je parlerais de pragmatisme. Qu'elles aient manqué de clairvoyance, oui. Mais comment reprocher à la diplomatie française sa prudente diplomatie ? A-t-elle entravé l'action du peuple ? Non, le résultat est là. Pour l'avenir de ce peuple courageux, l'histoire est bel et bien en marche. Prenons-en de la graine.
La valse-hésitation des dirigeants politiques français qui accueillaient hier Ben Ali en ami, et aujourd'hui lui tournent le dos, prouvent, selon moi, à quel point le peuple reste fondamentalement maître de son destin lorsqu'il prend conscience de sa propre légitimité. Le changement d'attitude de notre classe politique dans cette affaire est le résultat même de la volonté souveraine du peuple tunisien. Tant qu'il appréciait son régime, nos gouvernements étaient bienveillants à l'égard de l'exécutif tunisien. Lorsque le vent a tourné et que le peuple a désavoué et renversé le régime, son principal leader en fuite face aux révoltes est devenu, de facto, un ingrat lâcheur, un dictateur avouant sa nature liberticide.
Plutôt que d'interpréter hâtivement le comportement de nos autorités comme un acte de couardise ou un calcul politique, je parlerais de pragmatisme. Qu'elles aient manqué de clairvoyance, oui. Mais comment reprocher à la diplomatie française sa prudente diplomatie ? A-t-elle entravé l'action du peuple ? Non, le résultat est là. Pour l'avenir de ce peuple courageux, l'histoire est bel et bien en marche. Prenons-en de la graine.
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