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mercredi 27 juillet 2011

HALLALI SUR SARKOZY !

La gauche ne perd jamais une occasion de tacler Nicolas Sarkozy et de le couvrir de fange. Et finalement de tous les maux possibles. Le musulman est peut-être le bouc-émissaire d’une certaine droite, mais l’actuel chef de l’Etat français est le bouc-émissaire des partis d’opposition. Nous dirons que c’est de bonne guerre. Néanmoins, l’électeur doit savoir que toutes ces manœuvres ne sont pas motivées par la recherche de l’intérêt général, mais par celle d’un intérêt particulier : la quête de suffrages.

Chaque proposition raisonnable du président est pervertie dans son intention, jusqu’à lui prêter des calculs qui n’ont pas lieu d’être. Dernière sortie en date, le débat sur l’opportunité de la règle d’or. On comprend qu’un début d’austérité chagrine le parti socialiste, mais on ne peut pas avancer indéfiniment contre le bon sens et la mesure. Hallali sur Sarkozy ! Et la meute de petits suiveurs âpres à la curée de se ruer sur l’animal ! Non, l’union sacrée souhaitée par Sarkozy autour de ce thème, relayée depuis peu par son cousin ennemi, François Bayrou, n’est pas — comme l’affirme la phalange la plus paranoïaque et machiavélique du PS — un piège tendu à la gauche, mais une nécessité si l’on ne veut pas connaître demain le sort de la Grèce ou des Etats-Unis.

samedi 19 février 2011

LA TARENTELLE PRÉSIDENTIELLE

Nicolas Sarkozy veut rouvrir un début national sur la laïcité, focalisé sur la place de l'Islam en France. Il apparaît comme une aveuglante évidence que son intention n'est pas de résoudre ce qu'il qualifie de "problème pour la France", susceptible de mettre en péril nos principes républicains. Le refus du sectarisme inversé fait à présent l'objet d'un consensus apolitique. On s'y plie, bon gré mal gré, à gauche comme à droite. Toutefois, les dérives que le chef de l'Etat, ses amis et conseillers en communication stigmatisent, ne concernent que quelques minorités, voire quelques centaines d'individus sur le territoire.

Le président sait qu'il est confronté à d'autres priorités, et que ses concitoyens attendent de lui davantage de zèle dans le volet économique et social de son action. Il en a bien conscience quand il manifeste son intention de lutter contre tous les intégrismes, sans pouvoir et sans vouloir totalement s'en donner les moyens. La vérité c'est qu'il rentre dans cette thématique en poursuivant une stratégie électoraliste, bien plus qu'idéologique : il est catastrophé par les sondages d'opinion de plus en plus favorables à Marine Le Pen et, craignant de ne pas être réélu, il ne sait plus quoi trouver pour plaire aux électeurs du Front national.

Ce qui l'empêche de dormir n'est pas l'hypothétique percée de l'extrémisme religieux en France, mais celle, réelle, de mouvements politiques désignés à la vindicte publique comme "extrémistes". En creux, il livre un combat contre lui-même et contre les innombrables lacunes de son gouvernement. Se défausser sur un bouc émissaire, quel qu'il soit, est l'aveu de son impuissance à convaincre. Le plus grand fléau qui ait jamais existé, c'est la c*******.