Affichage des articles dont le libellé est politique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est politique. Afficher tous les articles

jeudi 8 janvier 2015

"JE SUIS CHARLIE" : UN MIMETISME RASSURANT... OU PAS

C'est un peu à contrecœur que je publie une note sur l'environnement des attentats contre le journal satirique Charlie Hebdo. Comme tout le monde, j’ai trouvé ces mouvements de foule spontanés impressionnants. Je les ai trouvés également inquiétants, car les gens ne savaient pas encore ce qui s’était exactement passé qu’ils étaient déjà absorbés par l’émotion. On vend au public un spectacle auquel il ne prend nullement part et instantanément le simple spectateur s'identifie, comme s’il était lui-même en face de l’attentat : il pleure, et, pénétrant dans un état de sidération, oublie tout esprit critique, toute vigilance, pourtant fort utile dans une situation où des terroristes rôdent.

C'est par l'un de ces correspondants émus que je fus averti hier, en début d’après-midi, qu’un attentat s’était produit. Mon interlocuteur, comme soudainement privé de tout jugement et endoctriné dans une secte, n’a pu me faire partager que le hashtag "#JeSuisCharlie". Et, telle la psalmodie répétée dans la foulée d'un prêtre ou un gourou, ce leitmotiv hypnotique qui stipule que je est un autre (la définition même de l'aliénation) essaima toute la soirée, toute la nuit, et encore le lendemain, partout, sur des édifices municipaux, dans les transports, sur des panneaux publicitaires, en France comme à l'étranger. Et gare à celui qui tardait à rallier ce mouvement ! Il convenait en effet de dispenser cet évangile de vive voix et promptement, pour montrer sa compassion, ainsi que pour pouvoir dire plus tard que, dans une vie sans relief, nous construisîmes tout de même un moment d'histoire : nous étions là, dans la rue ou sur twitter, ce 7 septembre 2015, nom de Dieu !... Les médias sociaux, devenus la source principale de conditionnement des esprits, savent à présent bien exploiter le besoin compensatoire qu’ont des êtres trop rationnels dans leur travail et trop isolés, de se retrouver et de se livrer à des manifestations brutes d’affects.

Parallèlement aux badauds, les politiques y sont allés de leur Marseillaise, et ont répondu à l'appel des manifestations, au nom de la liberté de la presse, et de la liberté tout court, la république en danger etc. A leur élan sincère s'est ajouté l'instinct opportuniste et déjà, cet après-midi, la volonté d'unité nationale, se brisant sur les récifs du pragmatisme partisan pour refluer vers l'utopie, a disloqué l'espoir d'une alliance œcuménique entre PS, UMP, FN et autres sensibilités, lors de la marche prévue dimanche.

lundi 16 juin 2014

QUAND SORAL VEUT ÊTRE CALIFE A LA PLACE DU CALIFE

La première émission d'ERTV, une interview live du président d'Egalité et Réconciliation, Alain Soral, fut une synthèse dans son genre, pour reprendre le mot d'Audiard...

Côté décorum, pas de souci pour les aficionados, toujours même dominante rouge, pas sur le canapé mais sur le polo cette fois (ça fait un poil plus snob que le t-shirt et un peu plus sportif ; ce qui n'empêche que vous avez pris de la bedaine, président ; comment ça faut pas le dire crétin ? A vos ordres chef !). A noter que depuis plusieurs mois, Soral semble très attiré par le rouge et ses symboles mitoyens : polo rouge ici, couverture rouge du livre avec la personnalité de gauche Eric Naulleau en fin d'année dernière, mise en avant de plus en plus prononcée du philosophe cher à une partie de l'extrême-gauche, Michel Clouscard, dans ses conseils de lecture, commentaires d'actualité, et même sur l'image de fond du site ER où son portrait photographique en milieu de page est plus grand que celui de De Gaulle, éloge du socialisme de "troisième voie" de Sorel (terme quasi homonyme avec "Soral"), et aujourd'hui relativisation de la dictature nord-coréenne. Chercherait-il à faire oublier sa période "mystico-barressienne" et "catholique néo-traditionnaliste", pour estomper sa réputation d'agitateur d'extrême-droite, et cela opportunément avant le verdict de ses procès ?

Toujours est-il que Soral se lâche durant 2 heures et nous livre un florilège de ses convictions profondes. Comme lors de ses précédentes "vidéos mensuelles" ("trimestrielles" serait à présent plus exact), il y affirme vouloir éviter de nouveaux jugements. Pas fou. On pariera pourtant, à l'écouter parler de Fourest et de quelques autres, que la liste de ses procès ne manquera pas de s'allonger. Mais ce qui m'intéresse, ce sont les contradictions de plus en plus évidentes de sa ligne. Voici deux points qui ont particulièrement retenu mon attention :

1) 1:26:40. Après avoir craché sur le principe même de la banque, Soral se lance dans une palinodie qui ferait se pâmer tous les "Dr Jekyll et Mister Hyde" de la politique et autres Jérôme Cahuzac. Il réfléchit en effet aux moyens de mettre en place un système bancaire parallèle. Tout en avouant que, du moins au départ (?), il serait nécessaire de créer une banque, à l'image des autres. Quel grand écart ! La banque de l'équipe Soral, ce serait, si l'on se souvient de la dichotomie ironique des Inconnus, une sorte de bon chasseur, contre le mauvais chasseur incarné par toute autre banquier "non dissident". On imagine avec amusement l'argumentaire de vente : "Vous êtes dissident ? Vous n'avez plus envie de cautionner le système bancaire, ses sbires, ses traîtres et ses catins ? Rejoignez la vraie dissidence bancaire ! Chez nous, l'usure est également pratiquée, les placements rémunérés aux mêmes taux qu'ailleurs, mais ce n'est pas pareil car nous sommes une bonne banque, avec des vrais morceaux de dissidents 100% français antisionistes dedans !"

Pas sérieux. Le principe de réalité qui lui est si cher, le rattrapera et il sera obligé, comme les autres, de pratiquer le prêt à intérêt, autrement sa "banque" (ou son substitut d'un autre nom) s'effondrera. En outre, ses hésitations à répondre à la question de l'intervieweur prouvent d'ores et déjà son embarras. Comment faire avaler cette (énorme) pilule à ceux qui lui font encore confiance ? La manière, il l'ignore encore, mais il aime son indépendance économique, quitte à insister lourdement sur son parcours de mec libre mais pas du tout individualiste, très collectiviste au contraire (Soral nous gratifie dans sa vidéo d'une anaphore, "improvisée" bien sûr, basée sur le "nous", réponse au "moi" de Hollande). Il l'aime autant qu'il déteste la discrimination et le communautarisme. Conjuguer le sectarisme d'une banque qui se tient délibérément à l'écart des autres (chez nous, on ne mélange pas les torchons et les serviettes !), avec les discours universalistes, nationalistes et anti-communautaristes, va exiger de lui une adresse qu'il n'est pas encore sûr de posséder... 

2) Sa fantasmatique et sa verve mises en ébullition par près de deux heures de monologue (comme d'hab'), débordent sur une confidence bien mousseuse, que dis-je une confidence, une bombe dont la sincérité m'a scotché lorsque j'ai compris qu'il ne s'agissait pas d'une forfanterie. A 1:48:42, Soral donnant son opinion sur les jeux de hasard qui le "dégoûtent", nous jure que "quand je prendrais le pouvoir, car je finirais par le prendre un jour, je remettrais tout ça bien en place". Qu'il tente ou non un rétropédalage ultérieur, comme au sujet du financement de la liste antisioniste en 2009, le message à destination du gouvernement et surtout de ses fans est passé. Soral se rêve dictateur, ou du moins un "Poutine à la française" comme le titrait il y a quelques mois le site internet de son association. C'est beau de rêver... Cependant, et sans même rire de vos délires de grandeur, on peut légitimement s'interroger derechef sur votre cohérence, Mr Soral. Vous vous disiez républicain, démocrate, défenseur de la souveraineté nationale et populaire, et dorénavant vous ne voulez plus demander son avis au peuple, mais directement prendre le pouvoir. Et comment vous y prendriez-vous ? En organisant un coup d'Etat ? Et ensuite, en vous faisant plébisciter dans le césarisme, ou bien plus simplement en décrétant autoritairement qu'une majorité de Français vous a choisi (et tant pis pour la vérité dont vous vous prétendez le chantre) ? Tout cela est évidemment une impasse, et soit Soral a le cerveau en surchauffe, soit il espère abuser de la crédulité de certains. Ah ! elle est belle cette "dissidence"...


samedi 1 décembre 2012

LIBERTÉ D'EXPRESSION : CES VÉRITÉS QUI DÉRANGENT LE NOUVEL OBS

"Le mariage est avant tout l’union d’un homme et d’une femme, destinée à fonder une famille". Ce rappel sémantique aux fondements anthropologiques et historiques (Littré, Dictionnaire de l'Académie française, Petit Robert) a semblé bousculer la conception libertaro-socialiste d’une journaliste du Nouvel Obs que je ne nommerai pas. Verdict : "nous ne pouvons pas accepter votre contribution". La désinformation décomplexée !

A-t-elle censuré (moins politiquement correct que "modéré" mais plus exact) mon article consciemment, afin de ne pas déplaire à sa hiérarchie ? Ce serait d'ailleurs étonnant de la part d'un prétendu véhicule de tribunes libres et éclectiques. Elle s'en défend, évidemment, prétextant "un débat sensible" qui réclame davantage de prudence et de faits circonstanciés (on a l'impression de trahir un secret d'Etat ou d'asséner un propos aux conséquences lourdes pour la nation française, voire pour la galaxie !). Mais peut-être l’a-t-elle rejeté selon des mécanismes inconscients, tous ces journalistes conditionnés et formés à la pensée de gauche, n’ayant même pas besoin d’être recadrés pour servir l’oligarchie.

Certaines vérités de bon sens deviennent trop dangereuses ; la lessiveuse médiatique, à fortiori celle qui constitue le relais officiel du pouvoir, est alors là pour jouer son rôle de Pravda, en lavant les consciences, en filtrant et en bloquant systématiquement les tribunes susceptibles de contrarier les idéologies et projets de ses commanditaires. Cette même personne n'en était pas à son coup d'essai, elle qui refusa mon article affirmant que Marine Le Pen pouvait arriver au second tour de la présidentielle. Au nom des sacro-saints sondages !

En réalité, elle n’accordait d’importance aux sondages préélectoraux que parce qu’ils étaient favorables à son champion Hollande. Autrement, elle en aurait relativisé la portée ("Oh les sondages, on leur fait dire ce qu’on veut, et puis ils peuvent se tromper comme ce fut le cas en 2002 !"). Les chiffres restent un outil privilégié de manipulation sophiste ; le journaliste partial et de mauvaise foi un artisan des victoires électorales. Ce cas concret illustre très bien l’emploi tendancieux, à tous les niveaux, d’enquêtes reprises en boucle pour habituer l’opinion à la configuration classique gauche vs droite, décourager les scénarios alternatifs en les taxant de fantasme, et permettre finalement aux sondages de contribuer largement au résultat du scrutin. Tout cela est vieux comme le monde, et nous sommes, je le constate autour de moi, de moins en moins dupes.

samedi 17 novembre 2012

DÉCRYPTAGE : POURQUOI LE SYSTÈME VEUT POLIR L'IMAGE DE LE PEN

La gauche qui a tous les pouvoirs, politiques et médiatiques, avance ponctuellement des pions pour discréditer ou au contraire faire monter le Front national, comme le fit Mitterrand. Il semblerait ainsi que le livre Le Pen, une histoire française de Péan et Cohen, qui réhabilite partiellement Jean-Marie Le Pen (notamment en doutant de ses actes de torture présumés en Algérie), réponde à ce dernier objectif : flatter l’électorat du parti frontiste pour diviser la droite. Mais pas seulement.

En pleine campagne pour la présidence de l’UMP, cette stratégie revêt un autre intérêt pour nos gouvernants et leurs auxiliaires : inciter les militants pro-Copé à se détourner de leur champion et à prendre leur carte au FN, libérant la voie au Hollande de droite, Fillon. En choisissant le député de la seconde circonscription de Paris comme adversaire principal en 2017, la gauche pérennise la structure et les codes traditionnels de l’échiquier politique français, composé d’une gauche modérée (ou "molle" diront certains), d’une droite modérée, et d’une soi-disant menace fasciste en embuscade, contre laquelle l’union sacrée des républicains sera alors possible et requise.

Le livre qui se veut "la première enquête sérieuse et sans parti pris sur Le Pen et les siens" (dixit l'éditeur Laffont) complète l'oeuvre de normalisation du FN en prêtant à son fondateur des aventures homosexuelles. Ce piège est là soit pour l'inciter à s'en défendre violemment (auquel cas il sera taxé d'homophobie), soit pour montrer que, sous ses airs réactionnaires, traditionnels et virils, ce parti, plus délicat qu'on ne l'aurait imaginé, est bien ancré dans son époque et donc parfaitement respectable.

jeudi 8 novembre 2012

NETANYAHU "EN MEETING A TOULOUSE", "PAS CORRECT" (FRANÇOIS HOLLANDE)

"Netanyahu était venu faire campagne en France on le savait. Son déplacement était prévu en deux temps à Toulouse, recueillement puis discours [...] Comme j'étais là, il a un peu resserré son discours, mais ce n'était pas bien de transformer cette cérémonie en meeting électoral [...] Il n'a pas été correct" (François Hollande, 4 novembre 2012, dans l'avion vers Beyrouth, propos recueillis par Le canard enchaîné et confirmés par l'AFP).

Si même l'Indolent de la République le dit, au risque de se brouiller avec son allié hébreu et de passer pour un antisémite... On attend avec impatience la réaction du CRIF, de Bernheim et de la diplomatie israélienne...

Après Obama et Sarkozy qui déclaraient en off en avoir marre de Netanyahu, voilà Hollande qui leur emboîte le pas après seulement 6 mois de mandat. Ça promet !

lundi 29 octobre 2012

LA VÉRITABLE RAISON AUX INSULTES PUBLIQUES DE MÉLENCHON ENVERS UN SYMPATHISANT FN

Quelle mouche a donc piqué Mélenchon pour qu'il s'énerve ostensiblement contre un citoyen, fût-il de sensibilité FN ? On sait son penchant pour l'outrance dès qu'une caméra se présente et il est le premier à reconnaître non sans malice qu'il "manipule" les médias et qu'il aime la comédie. Mais de là à traiter sur un marché un citoyen de "gros imbécile" et de "crétin"...

Sa colère admet vraisemblablement trois principales causes : montrer qu’il incarne le seul véritable camp populaire et populiste, rassurer sur ses alliés sur sa combativité face au FN (facile quand on est entouré de gardes du corps), inciter ses sympathisants à l’imiter et à ruer sans crainte dans les brancards du parti frontiste.

Ainsi, son rôle objectif dans le théâtre politique hexagonal est encore et toujours de compléter à gauche l’œuvre de division interconfessionnelle et raciale de Copé, en poussant les sympathisants des deux partis dits « extrémistes » à s’entre-déchirer. En empêchant les couches populaires de prendre conscience de leurs ennemis communs, banksters et technocrates européens, puis de s'unir contre eux, il sert le système et pérennise l’idéologie ultralibérale.


Mélenchon très agressif envers un sympathisant... par warrant

dimanche 22 avril 2012

MARINE LE PEN TROISIÈME : DU PLAISIR DE TENIR UN PRÉSIDENT PAR LES PARTIS INTIMES

sarkozy,hollande,mlp,fn,front,national,front de gauche,ps,socialiste,ump,droite,populaire,fillon,françois,rachida,dati,ipsos,harris,csa,twitter,tf1,élection,présidentielle,2012,22 avril,22avril,6 mai,6mai,megret,bruno,jean-marie,mélenchon,melenchon,jean-luc,europe,euro,extrême-droiteLes jeux sont faits pour le premier tour. Le prochain président français sera encore un pantin européiste, élu "par défaut" ou par dépit. Porté par les espoirs et la colère, et portant un modèle rance et insidieux, il ne pourra sauver son mandat qu'en facilitant une guerre, civile ou à l'étranger.

Derrière les 27.5-29.5% de Hollande, les 25.5-27.5% de Sarkozy sont en soi inquiétants. Loin du "désaveu" clamé collectivement par des socialistes auto-satisfaits, le score de l'ennemi public n°1 de la presse, de la gauche et de la rue, est étonnement élevé. Le socle droitier mais surtout influençable des Français a été très indulgent envers le président sortant.

Les sondages semblent avoir vu juste pour la classement et les taux des différents candidats. Dont acte. Jean-Luc Mélenchon récolte un taux correct, dans sa moyenne des sondages de ces deux derniers mois, au-dessus de 11%, mais loin derrière la bête noire qu'il s'était choisie, Marine Le Pen. Pour sa première participation à une élection présidentielle, la candidate-présidente du Front national réalise en effet 18-20%, mieux que les 17% de son père en 2002. Rappelons toutefois que Bruno Megret, frontiste dissident et candidat à cette même élection, avait réalisé au-delà de 2% ; ce qui, en votes cumulés, plaçait le positionnement "extrême-droite" aux alentours de 19%. Pas lieu pour la gauche de s'affoler ni même pour le FN de crier "victoire". Il peut faire mieux, mais ce résultat est évidemment prometteur pour la quadra Marine Le Pen, ses idées et son parti.
Le racolage de l'UMP et de Nicolas Sarkozy envers la candidate frontistes et son électorat va s'intensifier dans l'entre-deux tours. Une fois n'est pas coutume, l'arbitre ne sera pas centriste mais mariniste, Bayrou n'ayant obtenu que 9% des suffrages, un taux deux fois plus faible que lors de sa précédente participation. Les appels du pied ont d'ailleurs commencé sur les différents plateaux de télévision. Ainsi, Guillaume Peltier sur TF1 saluait le score cumulé du bloc de droite en incluant les voix de Marine Le Pen, pendant que Rachida Dati disait "comprendre la souffrance" des électeurs du Front national.
Marine Le Pen délivrera ses consignes de vote lors de la fête de Jeanne d'Arc le 1e mai. Elles seront "blanches", vraisemblablement. D'ici là, attendons-nous à souper de discours poussifs et vains sur la réduction de l'immigration et de l'insécurité. Après tout, un président menteur ne se refait pas et, craignant les cases tribunal et prison, espère bien tromper les électeurs du FN une nouvelle fois pour l'emporter le 6 mai. L'anti-sarkozysme n'a pas encore gagné.

mardi 17 avril 2012

MA CONSIGNE DE VOTE DE PREMIER TOUR ? DÉTRUIRE L'UMPS

Vous êtes encore indécis, 6 jours avant le premier tour de l'élection présidentielle ? Vous avez du mérite ! Car vous parvenez à résister au matraquage des journalistes et éditocrates qui étalent depuis des semaines leurs certitudes dans les médias, au mépris de toute déontologie et de la démocratie. Alors puisque cette campagne n'est qu'une farce, un mensonge supplémentaire de la société du spectacle, rions un peu.

Ma consigne : si vous vous sentez plutôt humaniste, votez Bayrou ; si vous vous sentez d'abord patriote, votez Marine Le Pen. Les deux options que je vous propose sont les seules susceptibles de faire mentir ces courtisans poudrés, mais surtout de détruire l'UMPS en désorganisant leurs rangs respectifs défaits et en discréditant tout "vote utile républicain" au second tour. En particulier, que l'UMP appelle à voter Hollande contre Marine Le Pen, ou que le PS appelle à voter Sarkozy contre elle, et cette collusion contre-nature et illégitime démasquera au grand jour ceux qui se présentent faussement comme les deux grandes forces de l'alternance politique.

dimanche 25 mars 2012

LES AVEUX POST-MORTEM DE MOHAMED MERAH

Puisque le portrait du monstre semble encore laisser indifférents certains esprits chagrins, les médias militants en rajoutent dans la description horrifiante, assumant pleinement leur rôle d'essoreuse des consciences. Ainsi découvre-t-on aujourd'hui dans le JDD de nouvelles révélations susceptibles de jeter un surcroît d'oppobre sur le tueur de Montauban et Toulouse, mais aussi d'interroger.

Merah, le symétrique génocidaire de Breivik ?

D'abord, on apprend que Merah aurait été pire qu'un monstre : un potentiel criminel contre l'humanité. Interrogé par les policiers du Raid durant la négociation, il aurait en effet exprimé un seul regret, celui "d'avoir manqué la rentrée des classes de l'école juive" durant laquelle il aurait pu tuer plus d'enfants. La source policière mentionnée par le journal, ajoute que le meurtrier prétendait éprouver "un plaisir infini à tuer" et, loin d'être un kamikaze, voulait continuer son oeuvre destructrice pour pouvoir "toucher et filmer ses victimes". En somme, Merah serait la caricature d'un tueur aussi froid que génocidaire.

Mohamed, bras armé d'un mystérieux commanditaire

Le JDD, toujours selon les enquêteurs, précise que l'homme n'aurait pas suivi un "entraînement collectif en camp" — ce qui contredit les allégations d'un porte-parole des talibans pakistanais cité par Reuters — mais une formation sur mesure pour le conditionner physiquement et moralement à commettre ses crimes. Un gourou-instructeur qui, en lui enjoignant de sévir sur le territoire français, aurait été de fait le commanditaire des attentats. Interrogé sur de possibles complicités ou influences familiales, Mohamed se serait empressé de mettre hors de cause son frère Abdelkader en qui il n'avait pas "confiance". Il aurait en revanche affirmé aux policiers être un "autodidacte de l'Islam" qui aurait étudié le Coran seul en prison.

Cela accréditerait la deuxième ou la troisième hypothèse que je formulais dans mon article précédent. Observons la suite des informations distillées et restons critique. Car ces "aveux post-mortem" ne sont peut-être pas les derniers, et ils charieront avec eux un torrent de mensonges et d'approximations prompts à nourrir la paranoïa ambiante et la stigmatisation ethnico-confessionnelle. Gageons que nous aurons le droit demain à l'exhumation d'un véritable testament satanique, écrit ou oral, une synthèse du Mal absolu...

samedi 24 mars 2012

MOHAMED MERAH : LES TROIS SCÉNARIOS QUE LES MÉDIAS VOUS CACHENT

1) L'incurie de l'exécutif :

C'est la principale piste dialectique que les médias dits "d'investigation" explorent. La plus vraisemblable lorsqu'on considère les faits en surface, sans remettre en cause le CV officiel de Mohamed Merah. Le tueur présumé de Toulouse serait donc le fruit d'un environnement pour le moins délétère : un jeune désoeuvré et faible, un MacBeth maghrébin pris dans l'engrenage de la délinquance, se radicalisant sous l'influence de certains préceptes salafistes jusqu'au terrorisme.

Cette parfaite incarnation de l'ennemi public de notre république, semble à postériori renvoyer dos-à-dos un certain laxisme de gauche et les tragiques dysfonctionnements d'un appareil judidiciaire incapable de faire appliquer les lois existantes. Ce scénario devrait, en toute logique, appeler une sanction pour le pouvoir en place : départ immédiat ou, à défaut, défaite cuisante le mois prochain dans les urnes.

2) Le mensonge et la construction du parfait bouc émissaire :

Selon ce scénario, le CV de l'assassin, bourré d'incohérences, serait sujet à caution, invalidant totalement ou partiellement la thèse des "défaillances lourdes" du suivi policier. Son "parcours" aurait été inventé de toutes pièces ou romancé, quitte à sacrifier temporairement la réputation de certaines institutions, telles que la DCRI. En pleine période électorale, nos autorités chargeraient ainsi son portrait d'antécédents islamistes et terroristes, pour créer une psychose en France et justifier le renforcement d'une politique de droite sécuritaire. Objectif : assurer la réélection de l'actuel chef de l'Etat en captant les voix du FN.

3) La manipulation triangulaire et la stratégie du faux drapeau :

Le scénario tabou par excellence. Ni réelles défaillances policières, ni mensonge relatif à son itinéraire : Mohamed Merah aurait été instrumentalisé, payé et encouragé par certains réseaux internationaux, avec la bienveillance des milieux politiques et d'affaires, pour accentuer les tensions ethnico-confessionnelles en France. L'objectif d'un tel chaos étant d'installer, grâce à la vitesse des amalgames, un climat de paranoïa et de détestation généralisée envers les musulmans, comme terreau des futures croisades contre les nations arabo-musulmanes, rétives à céder leur souveraineté et leurs ressources naturelles au nouvel ordre mondial.

samedi 18 février 2012

COMMENT MARINE LE PEN TOMBE DANS LE PIÈGE DE L'UMP

Depuis des mois, par intermittence, l'UMP défie le FN sur son terrain de prédilection : l'identité et la sécurité. Pour l'opinion, les deux revers d'une même médaille. Systématiquement, le FN et sa présidente, se sentant légitimement concurrencés, répliquent à leur insolent rival. Dans tous les cas, le parti frontiste tombe, paradoxalement, dans un piège de débutant.

Sa riposte est trop douce ? L'UMP serine que le FN n'a rien inventé et que ses propositions sont déjà pleinement assumées par le parti majoritaire. Sa riposte est trop radicale ? L'UMP en profite pour se différencier d'un parti qu'elle juge outrancier, "anti-républicain", et compte sur la communauté médiatique pour amplifier les accusations de fascisme. Son verbe se joint aux piques puériles des uns et des autres ? Elle se laisse phagocyter en gommant sa spécificité.

Au final, tandis que les enjeux économiques et géopolitiques sont largement occultés, Marine Le Pen participe, à son corps défendant, au succès présent et futur des conservateurs. En reprenant en chœur le credo de droitisation voulu par l'UMP, elle normalise un peu plus dans le débat public les politiques sécuritaires de droite et aussi, par émulation électoraliste, de gauche sociale-démocrate. A ce jeu, le "système" sera toujours plus malin et efficace qu'elle.

Dommage pour elle de gâcher aussi naïvement ses chances de remporter une élection majeure. Mais surtout, dommage de voir un candidat de plus renoncer à la seule voie susceptible de restaurer la grandeur nationale : le rassemblement. La division est un poison, et il n'y a plus guère que François Bayrou qui le sache.

vendredi 10 février 2012

RÉFÉRENDUMS SARKOZY : INDIGNES, INDÉCENTS, INCONSTITUTIONNELS, INOPÉRANTS

Deux. C'est le nombre de référendums de la honte proposés par un chef de l'Etat à bout de souffle, impuissant et sans imagination. Faire voter les Français ? Heureuse idée. Les thèmes ? "Faut-il obliger les demandeurs d'emploi à accepter un travail ou une formation" et un autre sur le droit d'expulser les étrangers délinquants.

Cela est indécent, car il existe des priorités nationales sur lesquelles nos compatriotes auraient aimé être consultés (la réforme des retraites, la sortie du nucléaire, la règle d'or, les traités européens).

Cela est aussi potentiellement contraire à l'esprit et à la lettre de la Constitution, et on peut parier que si Nicolas Sarkozy allait au bout de sa démarche, il se ferait une nouvelle fois tancer par les Sages. Ceux-ci lui rappelleraient que le référendum ne doit pas être instrumentalisé pour opposer des catégories de Français les unes aux autres (actifs en emploi / demandeurs d'emploi, nationaux / étrangers).

Enfin, cela serait inopérant, puisqu'on ne peut pas forcer un chômeur à prendre un travail qui n'existe pas ! Quant à la formation, il serait difficile de demander à un ingénieur de se reconvertir en gogo-dancer, ou réciproquement ; d'autant qu'il y a de moins en moins d'argent public pour assurer la formation et son suivi (objectif d'économies).

Reste cette impression de déjà vu : la démagogie UMP s'adresse une nouvelle fois à l'émotionnel des Français les plus influençables et non à leur raison, et, à deux mois de la présidentielle, tente d'aguicher le vote FN par des clins d'oeil aussi éhontés qu'indignes.

mercredi 1 février 2012

FRANÇOIS HOLLANDE ENFARINÉ : CLAIRE SEGUIN EXPLIQUE SON GESTE PAR LE DÉSESPOIR



On connaissait l'"entartage", voici venue une nouvelle forme d'agression : l'"enfarinage".

Invité par la Fondation Abbé-Pierre pour parler du "contrat social pour le logement" dont il est cosignataire, François Hollande fut victime cet après-midi d'un geste malheureux, qui aurait pu prêter à rire s'il n'avait été provoqué par le désespoir. L'"agresseur", Claire Seguin, femme en colère de 45 ans, ancienne enseignante de l'Education nationale, et auteur du blog Un micro sous votre oreiller, fut rapidement évacuée par le service d'ordre et conduite dans une loge pour s'expliquer. Quelques journalistes présents recueillirent sa confession sur fond de difficultés personnelles, jusqu'à ce qu'une injonction fut donnée de l'isoler. Porte close. Fin de l'acte.

Réaction de la "victime" détendue : "C'est un acte irresponsable". François Hollande, en homme prétendument de gauche, aurait pu demander à converser avec cette femme, pour comprendre et calmer son courroux. Il n'en fit rien. Cet épilogue est très révélateur de sa conception technocratique et carriériste de la social-démocratie. Bien loin d'user d'empathie, le tartufe PS tira ridiculement vanité de la situation, se victimisant au passage : "Ce sont les risques du métier. Je les assume". Comme quoi, il n'y a pas que l'UMP qui regorge de courage...

De la décadence du pouvoir et de ses symboles : JFK aura eu le droit à un assassin, George W. Bush à un lanceur de pantoufles, Nicolas Sarkozy à un entarteur, et François Hollande à une "enfarineuse". C'est peut-être ça finalement la justice : avoir un bourreau à sa mesure.

samedi 7 janvier 2012

GOUVERNEMENT À CRAN : ARRÊT-MALADIE COLLECTIF PRÉVU POUR MAI 2012

sarokzy,ump,droite,besson,président,ministre,injure,insulte,procès,politique,gouvernement,fillon,censure,liberté,expression,2012,vote,scrutin,centre,modem,ps,socialiste,hollande,françois,nadine,morano,économie4 mois avant le premier tour de scrutin présidentiel. Le gouvernement travaille pour nous (officiellement), mais fait campagne officieusement, et l'heure n'est plus à la critique. Un ministre de type "beauf opportuniste" vient de me bloquer sur tweeter. Attention, ça rigole plus. En fait si, ça rigole. Je ris parce que je sais que cette personne sera la première jetée dans les oubliettes de l'Histoire... si toutefois elle échappe à sa place naturelle, à savoir une décharge publique !

Au cas où certains représentants élus l'ignoreraient, tous les citoyens ne sont pas acquis à leur cause. Que nos ministres aillent demander ce que pensent d'eux les classes populaires qui peinent à faire tourner l'économie... Car non, messieurs du gouvernement, la vie ne se limite pas au cocon politique, et tout le monde n'est pas député. Beaucoup n'ont que la tribune Internet pour exprimer leur colère fort légitime.
sarokzy,ump,droite,besson,président,ministre,injure,insulte,procès,politique,gouvernement,fillon,censure,liberté,expression,2012,vote,scrutin,centre,modem,ps,socialiste,hollande,françois,nadine,morano,économie
Sans être moi-même un fanatique des injures que je trouve trop passionnées pour être précises, je comprends cependant la véhémence de certains de mes camarades internautes. L'irrespect et la condescendance que beaucoup de politiques témoignent à leurs administrés justifient amplement la myriade d'injures argotiques qui s'abat sur leur tête, autant que ces idolâtres, hérétiques et pervers, qui selon la Bible méritèrent leur châtiment divin. Dans ces cas-là, il est préférable de faire profil bas, plutôt que de se perdre en procès ridicules et totalitaires qui sont autant de taches sur les valeurs de notre démocratie, et qui ne font que durcir les critiques ultérieures. Lorsqu'on est une personnalité politique, on se doit d'assurer dans son action pour la collectivité et, à défaut, d'assumer ses erreurs et son incurie patente ! Hélas le fair-play se perd, comme chacun sait...

Dans la même veine, le "sale mec", qu'aurait prononcé François Hollande imitant Nicolas Sarkozy, est-il choquant ? Oui, il l'est, parce qu'un premier magistrat de France qui a tout piétiné, à commencer par l'honneur de sa fonction et son devoir d'exemplarité (un comble pour un héraut autoproclamé de la "république irréprochable"), et traité un citoyen de "pauvre con", mériterait une épithète bien plus tranchante, à la hauteur de sa prime offense ! Il n'est toutefois pas exclu que quelques associations enclenchent la machine judiciaire, pour demain demander réparation, au nom de la République, à l'impudent n°1 qui ne sera plus protégé par son immunité...

jeudi 3 novembre 2011

RÉFÉRENDUM GREC : L'ESPOIR DÉMOCRATIQUE MORT-NÉ AU LENDEMAIN DE LA FÊTE DES MORTS

J'ai hésité à écrire cette note, mais le péché d'orgueil autant que la tentation ont été trop forts. C'est en effet avec une certaine délectation (et une pensée émue et pas du tout ironique pour la "démocratie participative référendaire", quoi que...) que je constate aujourd'hui le mutisme assourdissant des bobos idéalistes qui avant-hier s'érigeaient en champions du vox populi. Il est vrai le tableau avait tout plaire : l'agora grecque, berceau de la démocratie, montrant l'exemple au monde entier par l'initiative solitaire pour le moins courageuse de son Premier ministre, Georges Papandréou.

Et puis cet après-midi, voilà-t-y-pas qu'nos chers indign... pardon, "inspirés", connurent le deuxième effet kiss cool : la découverte du pragmatisme ! "Quoi ? Comment ? Papandréou renonce au référendum ?! Les pressions ont dû être trop fortes, ça n'est pas possible autrement !"
grèce,grecs,papandréou,crise,dette,sarkozy,merkel,france,allemagne,nicolas,angela,fillon,baroin,juppé,eurozone,euro,monnaie,fn,marine,le pen,front national,barroso,draghi,etats-unis,usa,obama,plane,vote de confiance,parlement,volte-face,banques
Exposons donc aux crédules la dure réalité. Papandréou, filou jusqu'au bout, a tenté un coup de bluff, pour deux raisons de politique intérieure. Premièrement, pour monnayer le retrait du référendum contre le vote de confiance parlementaire et, subséquemment, son maintien à la tête du gouvernement. Deuxièmement, pour renégocier des conditions de l'accord de Bruxelles, dans le sens notamment d'un surcroît d'aides aux banques grecques.

Audacieuse mais contre-productive, une telle manœuvre ne fait évidemment que discréditer encore un peu plus Papandréou. A tel point que le chef de l'opposition grecque, Antonis Samaras, réclame ce soir sa démission — une requête de bonne guerre autant que légitime.

Où en sommes-nous à l'heure actuelle et qu'en sera-t-il demain ?

grèce,grecs,papandréou,crise,dette,sarkozy,merkel,france,allemagne,nicolas,angela,fillon,baroin,juppé,eurozone,euro,monnaie,fn,marine,le pen,front national,barroso,draghi,etats-unis,usa,obama,plane,vote de confiance,parlement,volte-face,banquesBien malin qui pourrait le dire, puisque chaque jour réserve son lot de revirements. Nicolas Sarkozy est apparu, cet après-midi à la conférence de presse du G20, encore plus fatigué que la veille. Portant physiquement les stigmates du combat affreusement complexe contre la crise économique et politique, il a seriné son dogme de nécessaire sauvegarde de l'euro. Quitte à user d'un sophisme elliptique pour tenter de préserver sa propre crédibilité, argument de campagne pour la présidentielle de 2012. "L'euro est au cœur de l'Europe. Et donc faire imploser la zone euro, ce serait faire imposer l'Europe". Pas convaincu ? C'est normal.

Toujours est-il que ce n'est pas ce soir que la Grèce et l'Europe sortiront de l'impasse. Mathieu Plane, l'économiste médiatique de l'OFCE, rappela tout à l'heure sur France 24, qu'un départ de la Grèce, à fortiori non concerté, ne serait un service pour personne ; ni pour elle, ni pour nous. En économie ouverte, des engagements politiques et financiers mulilatéraux ne peuvent pas se détricoter rapidement et de façon indolore. D'ailleurs, seule une naïveté béate et inconséquente aurait pu résumer le référendum à une pure victoire démocratique, en oubliant que les Grecs auraient à choisir en creux entre la peste et le choléra.

Un accord est passé à l'unanimité, après des mois de négociation, voulue en particulier par le Parlement et le gouvernement grecs ; il convient de s'y tenir, par respect pour les Grecs et les partenaires européens. Si l'on n'en veut pas, on ne le signe pas. Papandréou vient subitement de s'en souvenir, qui vend ce soir le vote du Parlement comme celui de la seule représentation nationale légitime. Et sinon, quoi d'autre de concret au programme du G20 ?

jeudi 20 octobre 2011

CRISE ET BUDGET : APPEL À L'UNION SACRÉE

Le temps n'est plus au clivage droite-gauche. La formule n'est pas galvaudée : au contraire, elle n'a jamais été plus appropriée. Car, tandis que le monde politique et financier s'inquiète de la dégradation des notes souveraines et de la fébrilité boursière, notre classe politique hexagonale peine à s'accorder.

hollande,sarkozy,le pen,marine,ump,ps,socialiste,fn,front national,gauche,droite,crise,dette,finances,publiques,budget,banques,agences de notation,moody's,fitch,s&p,centre,modem,bayrou,merkel,angela,allemagne,souveraineté,monétaire,budgétaire "Messieurs de l'UMP, balayez les premiers !"

Plutôt que de lister et chiffrer les dépenses d'un programme qui n'est pas encore décidé par le parti socialiste, l'UMP ferait mieux de prouver son sens des responsabilités. Le pragmatisme commande aujourd'hui d'accepter les propositions de tous bords. Que l'exécutif organise une table ronde avec toutes les sensibilités politiques et cela ne pourra que rassurer la France, ses partenaires, mais aussi les investisseurs. A défaut d'être une condition suffisante de stabilisation des marchés, c'est du moins une condition nécessaire.

hollande,sarkozy,le pen,marine,ump,ps,socialiste,fn,front national,gauche,droite,crise,dette,finances,publiques,budget,banques,agences de notation,moody's,fitch,s&p,centre,modem,bayrou,merkel,angela,allemagne,souveraineté,monétaire,budgétaireLa dette, l'éternelle patate chaude

En face, lorsqu'une partie de la gauche propose une pure relance keynésienne, elle flatte l'électeur contemporain mais fait montre d'une inconséquence larvée, en reportant le règlement de la dette sur nos enfants, petits-enfants, et générations suivantes. Le principal que nous n'aurons pas payé devra l'être par nos descendants, renchéri d'une charge de la dette exponentielle. En outre, davantage de dépenses publiques signifiera demain et après-demain plus d'impôts et donc moins de consommation, d'investissement, de production, de croissance et d'emploi.

Après le temps des comparaisons, celui de la raison

hollande,sarkozy,le pen,marine,ump,ps,socialiste,fn,front national,gauche,droite,crise,dette,finances,publiques,budget,banques,agences de notation,moody's,fitch,s&p,centre,modem,bayrou,merkel,angela,allemagne,souveraineté,monétaire,budgétaire  Ne nous laissons pas aveugler par les comparaisons. Oui, d'autres nations industrialisées font moins bien que nous. Non, nous n'avons pas le plus fort taux d'endettement public. Simplement, nous n'avons plus suffisamment de contreparties de croissance face à la dette. Et de ce point de vue, d'autres nations rentabilisent et transforment bien mieux l'endettement que nous. Dont acte. La rigueur n'est pas une préoccupation accessoire. Que la médication soit concertée ou non (fédéralisme européen effectif ou, à l'inverse, dirigisme et alliances européennes d'états-nations), le présidentiable qui ne fera pas de la question de la stabilité et du sérieux budgétaires sa priorité pour 2012, sera un inconscient ou un démagogue. Peut-être les deux.

hollande,sarkozy,le pen,marine,ump,ps,socialiste,fn,front national,gauche,droite,crise,dette,finances,publiques,budget,banques,agences de notation,moody's,fitch,s&p,centre,modem,bayrou,merkel,angela,allemagne,souveraineté,monétaire,budgétaireLe couple franco-allemand sauvera-t-il la zone euro ?

Nombre de regards seront braqués dimanche sur le prochain sommet européen. N'attendons pas son issue pour nous souvenir des bégaiements de l'Histoire. Le début du siècle passé nous a révélé l'escalade à laquelle pouvait conduire la conjonction de l'instabilité politico-monétaire et de la crise de confiance bancaire. Rappelons sans relâche à nos dirigeants qu'ils n'ont pas le droit d'être suicidaires.

jeudi 8 septembre 2011

FRANÇOIS HOLLANDE VOTE LE PLAN DE RIGUEUR "PAR ERREUR" !

Certains députés regretteraient parfois la transparence des comptes rendus de scrutin. Le plan de rigueur du gouvernement vient en effet d'être entériné par 155 députés UMP et... 2 socialistes : Jérôme Cahuzac, et François Hollande par délégation ! Comment est-ce possible ? "Une erreur de bouton". Ca ne s'invente pas !

Alors de deux choses l'une. Ou bien il ne s'agit pas d'une erreur, mais d'un sabotage ou d'une trahison inconsciemment désirée. Du genre "Je suis tellement copain avec la droite, que mon doigt a été irrésistiblement attiré par la voie du OUI". Ou alors c'est une bourde fâcheuse que l'empressement pourrait expliquer. A moins qu'il ne faille y voir une hésitation révélatrice de l'état d'esprit de Jérôme Cahuzac.

Toujours est-il que pour un socialiste, à fortiori président de la Commission des finances de l'Assemblée Nationale — excusez du peu — ça la fout franchement mal. Première réaction à chaud d'un député, celle de Lionel Tardy (UMP) : "Ca ne fait pas sérieux". Tu m'étonnes.

Ces politiques sont élus et rémunérés pour conduire notre destin national, et lors d'un vote de première importance, ils ne sont même pas fichus d'actionner un simple bouton. Je n'ose imaginer la difficulté qu'ils auront à redresser le pays si les Français leur accordent malgré tout leur confiance en 2012. Cependant, il m'est d'avis que les électeurs, eux, ne commettront pas avec leur bulletin une maladresse analogue...

vendredi 26 août 2011

CURE FILLON : TRIPLE ZÉRO MENTION INUTILE

fdfdfdf.jpg
 "Pathétique", "pusillanime" et surtout "inutile". Voilà les adjectifs qui me viennent à l'esprit pour qualifier le paquet de mesures hésitantes, sermonnées hier par François Fillon, ce croque-mort de rock opéra, ce fossoyeur de progrès en service commandé pour son maître. Michaël Darmon sur itélé ("Carte blanche" du 25/08/2011), journaliste du "premier cercle" sarkozyste, l'a confirmé : cette conférence était un plan de com' décidé lors de concertations aoûtiennes entre le chef de l'Etat, et les ministres respectivement de l'Economie et du Budget, François Baroin et Valérie Pécresse. On comprend mieux pourquoi le Premier ministre ne croyait pas lui-même en la pertinence d'une semi-cure d'austérité qui ne dit pas son nom, et qui est déjà perçue par certains comme le début de la fin pour l'équipe en place.

Vous savez, ces vendeurs de soda à la sauvette installés à l'entrée d'un parc à thème depuis la taxe voulue par le chef du gouvernement, cette équipe de poseurs d'une conscience filiale incomparable, prêts à défendre leur cap droitier néo-libéral quelle que soit la tourmente économique et sociale. Des aveugles qui courent, tout sourire, sur le bord d'un précipice rédhibitoire.

eeerr.jpgD'abord, la ministre chargée de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle, Nadine Morano, qui étrennait hier soir la nouvelle mouture d'Elysée 2012 sur itélé, et rappelait, quitte à ressasser lourdement, les légendaires vertus du sarkozysme volontariste : en cas d'attaque, la défense dictée par les éléments de langage élyséen ("Il y a eu la crise !") ; en cas d'insistance journalistique, la mauvaise foi éhontée ("Avec les socialistes la dette aurait été encore plus creusée !").

Simultanément ou presque, on a eu le droit à Xavier Bertrand le prudent ministre du Travail qui avait préféré devancer l'appel en annonçant lui-même les nouveaux chiffres accablants (euphémisme) du chômage. On aurait presque pu croire en sa contrition, si un rappel à l'ordre de sa hiérarchie, ou son propre instinct de survie, ne lui avait pas soufflé un indécent "Je suis optimiste". Une formule dont l'esprit fut relayé ce matin par Nathalie Kosciusko-Morizet dans Bourdin & Co sur RMC. La ministre de l'Ecologie, relativisant la catastrophe, tenta une ultime anesthésie des esprits éveillés : "Au premier semestre 2011, l'emploi industriel a progressé pour la première fois depuis 10 ans !"

Quant au "plan" lui-même, de Fillon ou d'on ne sait plus qui exactement (peu importe pour le peuple en souffrance !), je vous épargne la liste exhaustive des critiques qui se sont abattues de toutes parts, telles des flèches enflammées sur un camp de fortune déjà très entamé par ses propres incohérences et atermoiements funestes. En vrac et presque à l'unisson, la rue, les médias et les tribunes politiques ont fustigé "le rafistolage", "le colmatage", "les propositions insuffisantes", "le report du chantier de la dépendance", "la vision court-termiste" d'une politique où "ce sont encore les petits qui paient, tandis que les plus riches ne vont supporter qu'une saignée fiscale de 3%" etc. En bref et en prévision, entre la rigueur, le chômage, la réduction des postes d'enseignant, et la rentrée syndicale, l'automne s'annonce décidément très "chaud"♦