Il est tellement confortable, pour ne pas dire juteux, pour
nos gouvernements, de faire peur aux gens avec la menace terroriste (aussi réelle que financée,
aiguillonnée, réactivée et parfois fantasmée par le pouvoir), qu’il n’y a aucune raison de la
voir s’arrêter. Y compris après avoir déployé tout ce que l’imagination
parlementaire pourra prévoir d’arsenal législatif, préventif (censure) ou
répressif. Je vous prédis d’ores et déjà qu’après un retour aux préoccupations
économiques, le sujet reviendra sur la table avant la fin de l’année, et qu’on
parlera encore abondamment de terrorisme (musulman ou non) et d’antisémitisme. Et cette année
2015, comme on le craint depuis deux semaines, verra une réduction importante
des libertés, notamment de la liberté d'expression sur internet (au nom de la sécurité et de... la garantie des libertés - bel enfumage !). Pourquoi ? Parce que Mein Kampf
entre dans le domaine public le 1 janvier 2016 et que, en admettant même qu’on
ait encore accru paroxystiquement la peur et l'hostilité à toute
forme de régime autoritaire ressemblant de près, et surtout de loin, au fascisme ou à l’hitlérisme,
il ne serait pas judicieux pour le pouvoir de laisser proliférer un tel ouvrage
sur les réseaux sociaux...
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mercredi 21 janvier 2015
dimanche 11 janvier 2015
LA FRANCE, UN PAYS DE MOUTONS ET DE CRETINS
Je serai bref car je crois que nous en avons assez soupé comme cela des "Je Suis Charlie" depuis quatre jours. La grande manifestation nationale, et notamment parisienne, de ce 11 janvier 2015, dont le motif réel reste d'ailleurs équivoque au vu du spectre politique qui la composait (UMP, PS, Merkel, Juncker, Cameron, Rajoy, Netanyahu, Abbas, des représentants de la Turquie, des Etats-Unis etc.), aura donc réuni près de 4 millions de personnes. Tous ces Français mobilisés pour défendre la liberté de réaliser des dessins obscènes et provocateurs (et non celle d'expression évidemment bornée par les lois et dogmes laïco-républicains) et acclamer des pompiers-pyromanes, seront-ils aussi nombreux demain pour manifester contre le TAFTA, l'austérité, les plans de licenciement, et d'autres problèmes concrets ? J'en doute. Mais il est vrai que dessiner est plus important que manger...
lundi 16 juin 2014
QUAND SORAL VEUT ÊTRE CALIFE A LA PLACE DU CALIFE
La première émission d'ERTV, une interview live du président d'Egalité et Réconciliation, Alain Soral, fut une synthèse dans son genre, pour reprendre le mot d'Audiard...
1) 1:26:40. Après avoir craché sur le principe même de la banque, Soral se lance dans une palinodie qui ferait se pâmer tous les "Dr Jekyll et Mister Hyde" de la politique et autres Jérôme Cahuzac. Il réfléchit en effet aux moyens de mettre en place un système bancaire parallèle. Tout en avouant que, du moins au départ (?), il serait nécessaire de créer une banque, à l'image des autres. Quel grand écart ! La banque de l'équipe Soral, ce serait, si l'on se souvient de la dichotomie ironique des Inconnus, une sorte de bon chasseur, contre le mauvais chasseur incarné par toute autre banquier "non dissident". On imagine avec amusement l'argumentaire de vente : "Vous êtes dissident ? Vous n'avez plus envie de cautionner le système bancaire, ses sbires, ses traîtres et ses catins ? Rejoignez la vraie dissidence bancaire ! Chez nous, l'usure est également pratiquée, les placements rémunérés aux mêmes taux qu'ailleurs, mais ce n'est pas pareil car nous sommes une bonne banque, avec des vrais morceaux de dissidents 100% français antisionistes dedans !"
Côté décorum, pas de souci pour les aficionados, toujours même dominante rouge, pas sur le canapé mais sur le polo cette fois (ça fait un poil plus snob que le t-shirt et un peu plus sportif ; ce qui n'empêche que vous avez pris de la bedaine, président ; comment ça faut pas le dire crétin ? A vos ordres chef !). A noter que depuis plusieurs mois, Soral semble très attiré par le rouge et ses symboles mitoyens : polo rouge ici, couverture rouge du livre avec la personnalité de gauche Eric Naulleau en fin d'année dernière, mise en avant de plus en plus prononcée du philosophe cher à une partie de l'extrême-gauche, Michel Clouscard, dans ses conseils de lecture, commentaires d'actualité, et même sur l'image de fond du site ER où son portrait photographique en milieu de page est plus grand que celui de De Gaulle, éloge du socialisme de "troisième voie" de Sorel (terme quasi homonyme avec "Soral"), et aujourd'hui relativisation de la dictature nord-coréenne. Chercherait-il à faire oublier sa période "mystico-barressienne" et "catholique néo-traditionnaliste", pour estomper sa réputation d'agitateur d'extrême-droite, et cela opportunément avant le verdict de ses procès ?
Toujours est-il que Soral se lâche durant 2 heures et nous livre un florilège de ses convictions profondes. Comme lors de ses précédentes "vidéos mensuelles" ("trimestrielles" serait à présent plus exact), il y affirme vouloir éviter de nouveaux jugements. Pas fou. On pariera pourtant, à l'écouter parler de Fourest et de quelques autres, que la liste de ses procès ne manquera pas de s'allonger. Mais ce qui m'intéresse, ce sont les contradictions de plus en plus évidentes de sa ligne. Voici deux points qui ont particulièrement retenu mon attention :
Pas sérieux. Le principe de réalité qui lui est si cher, le rattrapera et il sera obligé, comme les autres, de pratiquer le prêt à intérêt, autrement sa "banque" (ou son substitut d'un autre nom) s'effondrera. En outre, ses hésitations à répondre à la question de l'intervieweur prouvent d'ores et déjà son embarras. Comment faire avaler cette (énorme) pilule à ceux qui lui font encore confiance ? La manière, il l'ignore encore, mais il aime son indépendance économique, quitte à insister lourdement sur son parcours de mec libre mais pas du tout individualiste, très collectiviste au contraire (Soral nous gratifie dans sa vidéo d'une anaphore, "improvisée" bien sûr, basée sur le "nous", réponse au "moi" de Hollande). Il l'aime autant qu'il déteste la discrimination et le communautarisme. Conjuguer le sectarisme d'une banque qui se tient délibérément à l'écart des autres (chez nous, on ne mélange pas les torchons et les serviettes !), avec les discours universalistes, nationalistes et anti-communautaristes, va exiger de lui une adresse qu'il n'est pas encore sûr de posséder...
2) Sa fantasmatique et sa verve mises en ébullition par près de deux heures de monologue (comme d'hab'), débordent sur une confidence bien mousseuse, que dis-je une confidence, une bombe dont la sincérité m'a scotché lorsque j'ai compris qu'il ne s'agissait pas d'une forfanterie. A 1:48:42, Soral donnant son opinion sur les jeux de hasard qui le "dégoûtent", nous jure que "quand je prendrais le pouvoir, car je finirais par le prendre un jour, je remettrais tout ça bien en place". Qu'il tente ou non un rétropédalage ultérieur, comme au sujet du financement de la liste antisioniste en 2009, le message à destination du gouvernement et surtout de ses fans est passé. Soral se rêve dictateur, ou du moins un "Poutine à la française" comme le titrait il y a quelques mois le site internet de son association. C'est beau de rêver... Cependant, et sans même rire de vos délires de grandeur, on peut légitimement s'interroger derechef sur votre cohérence, Mr Soral. Vous vous disiez républicain, démocrate, défenseur de la souveraineté nationale et populaire, et dorénavant vous ne voulez plus demander son avis au peuple, mais directement prendre le pouvoir. Et comment vous y prendriez-vous ? En organisant un coup d'Etat ? Et ensuite, en vous faisant plébisciter dans le césarisme, ou bien plus simplement en décrétant autoritairement qu'une majorité de Français vous a choisi (et tant pis pour la vérité dont vous vous prétendez le chantre) ? Tout cela est évidemment une impasse, et soit Soral a le cerveau en surchauffe, soit il espère abuser de la crédulité de certains. Ah ! elle est belle cette "dissidence"...
mardi 27 août 2013
VOUS N'AVEZ PAS CONNU LA SECONDE GUERRE MONDIALE ? SEANCE DE RATTRAPAGE AVEC LA TROISIEME !
Nous y voilà. "Enfin" serais-je tenté de dire, depuis le temps qu'on en parlait. La semaine dernière, BHL l'avait fortement suggéré (un marqueur fort, cf "jurisprudence libyenne"), le Monde l'avait affirmé, aujourd'hui le Nouvel Obs confirme ; autant dire que tous les relais médiatiques du régime Hollande sont certains que la guerre contre la Syrie est inévitable. Les opinions sont préparées, le matériel est en place, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, et la France s'apprêtent à nous lancer dans une troisième guerre mondiale. La plupart d'entre nous n'aurons pas connu les deux précédentes, et nos parents juraient que l'Union européenne nous préserverait d'un nouveau conflit d'ampleur. Erreur : nous aurons nous aussi le triste honneur d'assister à un embrasement général, plus ou moins conscient et désiré, selon le degré de responsabilité dans les sphères du pouvoir atlantophile.
Alors bien sûr, vous me direz "les Syriens ne nous ont rien demandé, ils ne nous ont rien fait non plus". D'autant que, interrogés dans la rue, une majorité des habitants de Damas soutient Bachar al-Assad. Ils ne verraient presque pas où est le problème, et ils continuent à nier l'hypothèse d'une intervention militaire occidentale "Impossible !" Pourtant si. C'est acté. Navires de guerre au large des cotes. L'assaut est juste une "question de temps" selon des sources proches d'Obama et selon la quasi totalité des médias. L'intérêt objectif de cette nouvelle coalition ? Préserver l'intérêt de Syriens soi-disant "gazés" ? Non puisque l'enquête de l'Onu n'est pas encore terminée et que, même si des armes chimiques avaient été utilisées, il serait bien difficile d'en attribuer la responsabilité à Damas plutôt qu'aux "rebelles" islamistes sous contrôle étranger. Tout le monde a en tête les manipulations pour l'Irak, ainsi que l'engrenage des pertes civiles. Un intérêt pour les Occidentaux ? Pas davantage. Tous sont endettés et aucun n'a d'intérêt stratégique ni économique dans la région. D'ailleurs, Obama avait mis un point d'honneur à rompre avec le bellicisme de son prédécesseur par principe et pour rétablir les comptes de sa nation. Enfin, l'armée syrienne, bien que diminuée après tous ces mois de luttes intestines, est plus organisée que ne l'était l'armée libyenne, et peut compter sur le soutien indéfectible de la Russie et de la Chine, ainsi que sur l'appui de l'Iran, du Hezbollah, voire de l'Egypte. Globalement, personne ne comprend rien à l'intérêt d'un tel clash des titans, pas même les géopoliticiens au nez habituellement creux, tels que Bassam Tahhan, Frédéric Ancel ou Antoine Sfeir, ou le journaliste Thierry Meyssan, résidant sur place, à Damas.
Alors comment expliquer que les Etats-Unis recherchent ce conflit, dont chacun mesure le risque d'escalade évident vers une guerre mondiale, en dépit de la modération fallacieuse d'un Barack Obama qui joue le naïf ("Nos attaques, depuis la mer, seront ciblées et ne dureront que 2 jours") ? Ben voyons, prend-nous pour des cons aussi. Un seul missile américain entre les frontières souveraines de cette grande nation arabe qu'est la Syrie et tout s'enchaînera très vite. L'intérêt de prendre un tel risque s'explique pour partie par une logique de diversion et de fuite en avant ("une guerre bien saignante pour ne plus parler de l'incurie des gouvernements à résoudre les crises économiques, pour remettre les gens au boulot et pour réaliser l'union sacrée autour du chef de l'Etat"), et pour partie par l'intérêt d'Israël de résoudre radicalement les négociations avec les Palestiniens en décapitant le Hezbollah et autres menaces régionales pour sa sécurité (cf lobbying intense d'AIPAIC).
Obama aurait pu écouter la voix de son peuple qui, dans un sondage récent, désapprouve largement toute intervention militaire en Syrie (9% seulement y sont favorables). Il a choisi d'écouter une autre voix, celle du premier lobby états-unien. Répondre à la question "Qui profitera à terme de cette guerre ?" permet de répondre à "Qui contrôle les Etats-Unis ?" Quant à nos gouvernants français, qu'ils suivent ou entraînent le mouvement, une chose est certaine c'est qu'ils se soucient bien peu de l'intérêt des peuples, syriens comme français. Même l'indécis Bayrou s'est prononcé contre cette guerre, tandis que Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, plusieurs députés UMP, et les Front de gauche Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon ("ce serait une erreur gigantesque") requièrent en urgence une consultation du Parlement. Hélas, nous pouvons prévoir qu'ils ne seront pas entendus. Le doigt est déjà dans l'engrenage et la lénification de l'inique triumvirat Obama-Cameron-Hollande ("les frappes ne dureront que 2 ou 3 jours") n'est là que pour faire de nous une future grenouille ébouillantée, en nous habituant progressivement à la nécessité d'une guerre longue, d'une guerre d'usure, par réchauffements graduels...
Alors bien sûr, vous me direz "les Syriens ne nous ont rien demandé, ils ne nous ont rien fait non plus". D'autant que, interrogés dans la rue, une majorité des habitants de Damas soutient Bachar al-Assad. Ils ne verraient presque pas où est le problème, et ils continuent à nier l'hypothèse d'une intervention militaire occidentale "Impossible !" Pourtant si. C'est acté. Navires de guerre au large des cotes. L'assaut est juste une "question de temps" selon des sources proches d'Obama et selon la quasi totalité des médias. L'intérêt objectif de cette nouvelle coalition ? Préserver l'intérêt de Syriens soi-disant "gazés" ? Non puisque l'enquête de l'Onu n'est pas encore terminée et que, même si des armes chimiques avaient été utilisées, il serait bien difficile d'en attribuer la responsabilité à Damas plutôt qu'aux "rebelles" islamistes sous contrôle étranger. Tout le monde a en tête les manipulations pour l'Irak, ainsi que l'engrenage des pertes civiles. Un intérêt pour les Occidentaux ? Pas davantage. Tous sont endettés et aucun n'a d'intérêt stratégique ni économique dans la région. D'ailleurs, Obama avait mis un point d'honneur à rompre avec le bellicisme de son prédécesseur par principe et pour rétablir les comptes de sa nation. Enfin, l'armée syrienne, bien que diminuée après tous ces mois de luttes intestines, est plus organisée que ne l'était l'armée libyenne, et peut compter sur le soutien indéfectible de la Russie et de la Chine, ainsi que sur l'appui de l'Iran, du Hezbollah, voire de l'Egypte. Globalement, personne ne comprend rien à l'intérêt d'un tel clash des titans, pas même les géopoliticiens au nez habituellement creux, tels que Bassam Tahhan, Frédéric Ancel ou Antoine Sfeir, ou le journaliste Thierry Meyssan, résidant sur place, à Damas.
Alors comment expliquer que les Etats-Unis recherchent ce conflit, dont chacun mesure le risque d'escalade évident vers une guerre mondiale, en dépit de la modération fallacieuse d'un Barack Obama qui joue le naïf ("Nos attaques, depuis la mer, seront ciblées et ne dureront que 2 jours") ? Ben voyons, prend-nous pour des cons aussi. Un seul missile américain entre les frontières souveraines de cette grande nation arabe qu'est la Syrie et tout s'enchaînera très vite. L'intérêt de prendre un tel risque s'explique pour partie par une logique de diversion et de fuite en avant ("une guerre bien saignante pour ne plus parler de l'incurie des gouvernements à résoudre les crises économiques, pour remettre les gens au boulot et pour réaliser l'union sacrée autour du chef de l'Etat"), et pour partie par l'intérêt d'Israël de résoudre radicalement les négociations avec les Palestiniens en décapitant le Hezbollah et autres menaces régionales pour sa sécurité (cf lobbying intense d'AIPAIC).
Obama aurait pu écouter la voix de son peuple qui, dans un sondage récent, désapprouve largement toute intervention militaire en Syrie (9% seulement y sont favorables). Il a choisi d'écouter une autre voix, celle du premier lobby états-unien. Répondre à la question "Qui profitera à terme de cette guerre ?" permet de répondre à "Qui contrôle les Etats-Unis ?" Quant à nos gouvernants français, qu'ils suivent ou entraînent le mouvement, une chose est certaine c'est qu'ils se soucient bien peu de l'intérêt des peuples, syriens comme français. Même l'indécis Bayrou s'est prononcé contre cette guerre, tandis que Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, plusieurs députés UMP, et les Front de gauche Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon ("ce serait une erreur gigantesque") requièrent en urgence une consultation du Parlement. Hélas, nous pouvons prévoir qu'ils ne seront pas entendus. Le doigt est déjà dans l'engrenage et la lénification de l'inique triumvirat Obama-Cameron-Hollande ("les frappes ne dureront que 2 ou 3 jours") n'est là que pour faire de nous une future grenouille ébouillantée, en nous habituant progressivement à la nécessité d'une guerre longue, d'une guerre d'usure, par réchauffements graduels...
lundi 4 mars 2013
CHÔMAGE : REFORMEZ-VOUS QU'Y DISAIT L'BON HOLLANDE...
"Il n'y a pas d'exigence plus forte pour le gouvernement que la lutte contre le chômage". Le diagnostic était bon, dommage que les remèdes soient aussi vains. Ne pouvant retenir les emplois, ne disposant plus de souveraineté
suffisante pour jouer sur les leviers monétaires et budgétaires, et n’ayant pas
assez de crédibilité pour tenir tête aux Etats-Unis et aux pays émergents, l’exécutif
français, en la personne de François Hollande, nous ressort l’urgence d’une
politique de flexi-formation obligatoire des demandeurs d’emploi, semblant ignorer
qu’elle n’a pas permis de relancer les indicateurs économiques sous la mandature précédente (c'est le moins qu'on puisse dire). Les
chômeurs ne souffrent pas, pour la plupart, d’un manque de formation, mais d’un
manque de perspectives pertinentes et décentes. Alors, sauf à vouloir faire le jeu du
patronat (ne surtout pas le toucher, autrement que superficiellement ou apparemment !), cette
politique produira les mêmes effets qu’hier et restera socialement
sous-optimale.
Le gouvernement social-libéral rêverait que les demandeurs d’emploi, tels le facteur travail des modèles micro-économiques, s’adaptent au marché, sans avoir besoin de remettre en cause les traités européens, l’euro et la mondialisation. Hélas pour son futur bilan, la réalité est plus complexe et les travailleurs n’acceptent pas si facilement d’être formés et reformés, bringuebalés de stages en CDD, traités comme des marchandises et de simples variables d’ajustement. Il pourra bien multiplier les déclarations volontaristes et les formations proposées par Pôle Emploi, cela ne n’endiguera pas les délocalisations et donc ne résorbera pas le chômage. Comme l’Etat ne peut plus s’endetter davantage ni demander un surcroît d’efforts de solidarité aux actifs, on peut aisément en déduire que notre cher Président, loin d’être responsable et honnête, nous conduit dans une impasse dont la seule vertu sera d’exposer au grand jour et au grand public les incohérences et mensonges grossiers du système.
Le gouvernement social-libéral rêverait que les demandeurs d’emploi, tels le facteur travail des modèles micro-économiques, s’adaptent au marché, sans avoir besoin de remettre en cause les traités européens, l’euro et la mondialisation. Hélas pour son futur bilan, la réalité est plus complexe et les travailleurs n’acceptent pas si facilement d’être formés et reformés, bringuebalés de stages en CDD, traités comme des marchandises et de simples variables d’ajustement. Il pourra bien multiplier les déclarations volontaristes et les formations proposées par Pôle Emploi, cela ne n’endiguera pas les délocalisations et donc ne résorbera pas le chômage. Comme l’Etat ne peut plus s’endetter davantage ni demander un surcroît d’efforts de solidarité aux actifs, on peut aisément en déduire que notre cher Président, loin d’être responsable et honnête, nous conduit dans une impasse dont la seule vertu sera d’exposer au grand jour et au grand public les incohérences et mensonges grossiers du système.
mardi 22 janvier 2013
MALI : MÉDIAMENSONGES ET TRAPPE À PAUVRETÉ
La guerre contre le terrorisme est toujours un prétexte. Au Mali, l'oligarchie euro-mondialiste, via le gauleiter France, est intervenue afin de poursuivre sa stratégie de mainmise sur le continent. Dès
qu'un dirigeant menace, non pas de tuer son peuple comme la propagande le fait croire, mais de s'émanciper des multinationales et de la tutelle bancaire, financière, et
donc à terme politique et culturelle, des occidentaux, ceux-ci interviennent militairement. Pour
conserver ou accroître leur contrôle des matières premières et de l'énergie
dont l'Afrique regorge, ils la déstabilisent de l'intérieur, installent un chaos durable, en guerroyant contre un ancien allié diabolisé, en poursuivant les islamistes ou au contraire en les favorisant, comme ce fut le cas en Libye, en
Tunisie et en Égypte. Feignant ensuite de
superviser la transition démocratique, ils justifient l'ancrage de leurs forces
armées et de leurs entreprises (exploitation d'uranium, de pétrole, de gaz...), et placent au pouvoir un potentat plus corrompu et docile que le précédent, qui ne manquera pas de les gratifier de tarifs préférentiels. Sous des motifs fallacieux, ils parviennent donc à annihiler tout début d'indépendance et simultanément court-circuiter les velléités hégémoniques du concurrent commercial chinois. Éviter la prise de conscience, au sens marxiste du terme, et, finalement,
diviser pour mieux régner, voilà des maximes appliquées partout, et la
politique africaine des superpuissances n'y fait pas exception. Je constate
donc que l'Afrique reste prisonnière de sa cruelle trappe à pauvreté : son sol
est fertile, mais, exploitée par les pays étrangers, trop pauvre dès lors pour
consommer ses propres fruits, elle s'avère incapable d'en faire profiter les
autochtones.
Rares sont les politiques européens, lucides et courageux, qui dénoncent fermement l'intervention au Mali et en exposent les véritables raisons. Raison de plus pour saluer les "couilles" incroyables d'un député indépendant belge, Laurent Louis, qui, de sa monarchie parlementaire, assène les vérités que ses homologues de notre soi-disant exemple démocratique français, aidés de leurs complices des médias, se gardent bien d'avouer.
jeudi 17 janvier 2013
STRATÉGIE DU CHAOS : L'ALGÉRIE EST BIEN LA PROCHAINE SUR LA LISTE
La cible de l’intervention au Mali était bien l’Algérie comme nous le supputions il y a quelques jours. Prochain pays sur la liste, après la Syrie, à être déstabilisé afin que son régime nationaliste tombe et soit remplacé par des islamistes labellisés, plus ou moins « modérés » selon la terminologie oligarchique. Aqmi a été armée et formée pendant des mois par des officines françaises, et financée par les mêmes pays (monarchies du Golfe) qui soutiennent la France dans ce conflit. Après la Tunisie, la Libye, la Syrie, la France semble bien
poursuivre sa stratégie du chaos. Suite à son enlisement programmé et prévisible, nos dirigeants gagent que les effets de notre impopularité croissante en Algérie (et dans la communauté algérienne de France) fourniront, une fois encore, une diversion opportune à la faillite du système bancaire et financier. Ainsi, après quelques bavures et endoctrinements islamistes, les populations locales se retourneront légitimement, comme c’est presque toujours le cas dans ce genre de situation, contre le néo-impérialisme de l’ancien colon, nourrissant tensions et attentats. Le résultat sera une guerre civile au bled et peut-être dans nos banlieues, qui précipitera à terme, non le terrorisme (fabrication infiniment malléable et donc éternelle), mais l’actuel régime militarisé algérien. Avant l'étape suivante du processus...
samedi 1 décembre 2012
LIBERTÉ D'EXPRESSION : CES VÉRITÉS QUI DÉRANGENT LE NOUVEL OBS
"Le mariage est avant
tout l’union d’un homme et d’une femme, destinée à fonder une famille".
Ce rappel sémantique aux fondements anthropologiques et historiques (Littré, Dictionnaire de l'Académie française, Petit Robert) a semblé bousculer la conception libertaro-socialiste d’une
journaliste du Nouvel Obs que je ne nommerai pas. Verdict : "nous ne pouvons pas accepter votre contribution". La désinformation décomplexée !
A-t-elle censuré (moins politiquement correct que "modéré" mais plus exact) mon article consciemment, afin de ne pas déplaire à sa hiérarchie ? Ce serait d'ailleurs étonnant de la part d'un prétendu véhicule de tribunes libres et éclectiques. Elle s'en défend, évidemment, prétextant "un débat sensible" qui réclame davantage de prudence et de faits circonstanciés (on a l'impression de trahir un secret d'Etat ou d'asséner un propos aux conséquences lourdes pour la nation française, voire pour la galaxie !). Mais peut-être l’a-t-elle rejeté selon des mécanismes inconscients, tous ces journalistes conditionnés et formés à la pensée de gauche, n’ayant même pas besoin d’être recadrés pour servir l’oligarchie.
Certaines vérités de bon sens deviennent trop dangereuses ; la lessiveuse médiatique, à fortiori celle qui constitue le relais officiel du pouvoir, est alors là pour jouer son rôle de Pravda, en lavant les consciences, en filtrant et en bloquant systématiquement les tribunes susceptibles de contrarier les idéologies et projets de ses commanditaires. Cette même personne n'en était pas à son coup d'essai, elle qui refusa mon article affirmant que Marine Le Pen pouvait arriver au second tour de la présidentielle. Au nom des sacro-saints sondages !
En réalité, elle n’accordait d’importance aux sondages préélectoraux que parce qu’ils étaient favorables à son champion Hollande. Autrement, elle en aurait relativisé la portée ("Oh les sondages, on leur fait dire ce qu’on veut, et puis ils peuvent se tromper comme ce fut le cas en 2002 !"). Les chiffres restent un outil privilégié de manipulation sophiste ; le journaliste partial et de mauvaise foi un artisan des victoires électorales. Ce cas concret illustre très bien l’emploi tendancieux, à tous les niveaux, d’enquêtes reprises en boucle pour habituer l’opinion à la configuration classique gauche vs droite, décourager les scénarios alternatifs en les taxant de fantasme, et permettre finalement aux sondages de contribuer largement au résultat du scrutin. Tout cela est vieux comme le monde, et nous sommes, je le constate autour de moi, de moins en moins dupes.
A-t-elle censuré (moins politiquement correct que "modéré" mais plus exact) mon article consciemment, afin de ne pas déplaire à sa hiérarchie ? Ce serait d'ailleurs étonnant de la part d'un prétendu véhicule de tribunes libres et éclectiques. Elle s'en défend, évidemment, prétextant "un débat sensible" qui réclame davantage de prudence et de faits circonstanciés (on a l'impression de trahir un secret d'Etat ou d'asséner un propos aux conséquences lourdes pour la nation française, voire pour la galaxie !). Mais peut-être l’a-t-elle rejeté selon des mécanismes inconscients, tous ces journalistes conditionnés et formés à la pensée de gauche, n’ayant même pas besoin d’être recadrés pour servir l’oligarchie.
Certaines vérités de bon sens deviennent trop dangereuses ; la lessiveuse médiatique, à fortiori celle qui constitue le relais officiel du pouvoir, est alors là pour jouer son rôle de Pravda, en lavant les consciences, en filtrant et en bloquant systématiquement les tribunes susceptibles de contrarier les idéologies et projets de ses commanditaires. Cette même personne n'en était pas à son coup d'essai, elle qui refusa mon article affirmant que Marine Le Pen pouvait arriver au second tour de la présidentielle. Au nom des sacro-saints sondages !
En réalité, elle n’accordait d’importance aux sondages préélectoraux que parce qu’ils étaient favorables à son champion Hollande. Autrement, elle en aurait relativisé la portée ("Oh les sondages, on leur fait dire ce qu’on veut, et puis ils peuvent se tromper comme ce fut le cas en 2002 !"). Les chiffres restent un outil privilégié de manipulation sophiste ; le journaliste partial et de mauvaise foi un artisan des victoires électorales. Ce cas concret illustre très bien l’emploi tendancieux, à tous les niveaux, d’enquêtes reprises en boucle pour habituer l’opinion à la configuration classique gauche vs droite, décourager les scénarios alternatifs en les taxant de fantasme, et permettre finalement aux sondages de contribuer largement au résultat du scrutin. Tout cela est vieux comme le monde, et nous sommes, je le constate autour de moi, de moins en moins dupes.
jeudi 22 novembre 2012
VERS UNE COERCITION ACCRUE DE L'OFFRE DE TRAVAIL ?
Mon courriel du 21 novembre 2012 à RMC, lu à 6h50 par Jean-Jacques Bourdin. Thème : "Faut-il que la France, à l'instar de l'Allemagne, contraigne davantage les chômeurs à prendre les emplois qu'on leur propose ?"
jeudi 22 mars 2012
OFFICIALISATION DU NWO EN FRANCE (RIP)
"Aidez-moi à construire la France qui entraînera le monde sur la voie d'un nouvel ordre mondial" (Nicolas Sarkozy, discours de Strasbourg sur 'l'Europe Forte' 22/03/2012)"
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dimanche 12 février 2012
LORSQUE BRÛLE LE BERCEAU DE LA DÉMOCRATIE...
Athènes : rues, banques, bibliothèque nationale, démocratie en proie aux flammes... métaphore et symptôme de ce que l'ultra-libéralisme et ses relais européens sont en train de faire subir à la démocratie. Ce soir c'est là, en Grèce, dans la plus vieille nation occidentale, que le peuple libère sa colère et son désespoir face au plan d'austérité soumis au vote du Parlement. Cela marquera-t-il le réveil des citoyens européens face au diktat de la troïka et à l'extorsion légale par le gonflement de la dette ?
vendredi 10 février 2012
RÉFÉRENDUMS SARKOZY : INDIGNES, INDÉCENTS, INCONSTITUTIONNELS, INOPÉRANTS
Deux. C'est le nombre de référendums de la honte proposés par un chef de l'Etat à bout de souffle, impuissant et sans imagination. Faire voter les Français ? Heureuse idée. Les thèmes ? "Faut-il obliger les demandeurs d'emploi à accepter un travail ou une formation" et un autre sur le droit d'expulser les étrangers délinquants.
Cela est indécent, car il existe des priorités nationales sur lesquelles nos compatriotes auraient aimé être consultés (la réforme des retraites, la sortie du nucléaire, la règle d'or, les traités européens).
Cela est aussi potentiellement contraire à l'esprit et à la lettre de la Constitution, et on peut parier que si Nicolas Sarkozy allait au bout de sa démarche, il se ferait une nouvelle fois tancer par les Sages. Ceux-ci lui rappelleraient que le référendum ne doit pas être instrumentalisé pour opposer des catégories de Français les unes aux autres (actifs en emploi / demandeurs d'emploi, nationaux / étrangers).
Enfin, cela serait inopérant, puisqu'on ne peut pas forcer un chômeur à prendre un travail qui n'existe pas ! Quant à la formation, il serait difficile de demander à un ingénieur de se reconvertir en gogo-dancer, ou réciproquement ; d'autant qu'il y a de moins en moins d'argent public pour assurer la formation et son suivi (objectif d'économies).
Reste cette impression de déjà vu : la démagogie UMP s'adresse une nouvelle fois à l'émotionnel des Français les plus influençables et non à leur raison, et, à deux mois de la présidentielle, tente d'aguicher le vote FN par des clins d'oeil aussi éhontés qu'indignes.
Cela est indécent, car il existe des priorités nationales sur lesquelles nos compatriotes auraient aimé être consultés (la réforme des retraites, la sortie du nucléaire, la règle d'or, les traités européens).
Cela est aussi potentiellement contraire à l'esprit et à la lettre de la Constitution, et on peut parier que si Nicolas Sarkozy allait au bout de sa démarche, il se ferait une nouvelle fois tancer par les Sages. Ceux-ci lui rappelleraient que le référendum ne doit pas être instrumentalisé pour opposer des catégories de Français les unes aux autres (actifs en emploi / demandeurs d'emploi, nationaux / étrangers).
Enfin, cela serait inopérant, puisqu'on ne peut pas forcer un chômeur à prendre un travail qui n'existe pas ! Quant à la formation, il serait difficile de demander à un ingénieur de se reconvertir en gogo-dancer, ou réciproquement ; d'autant qu'il y a de moins en moins d'argent public pour assurer la formation et son suivi (objectif d'économies).
Reste cette impression de déjà vu : la démagogie UMP s'adresse une nouvelle fois à l'émotionnel des Français les plus influençables et non à leur raison, et, à deux mois de la présidentielle, tente d'aguicher le vote FN par des clins d'oeil aussi éhontés qu'indignes.
mercredi 8 février 2012
SARKOZY ET HOLLANDE POSENT ENSEMBLE AU DÎNER DU CRIF
Ce n'est pas cela qui va réconcilier les Français avec la politique. UMP et PS finissent toujours par se retrouver, main dans la main, au dîner annuel du Crif. Et avant de se quitter, une belle photo symbolique en trio avec Richard Prasquier, le président du Crif, histoire de rassurer certains lobbys. Tout est dit...
lundi 6 février 2012
CLÉMENCEAU RÉPOND À CLAUDE GUÉANT À TRAVERS LES ÂGES
Georges Clémenceau répond au discours de Jules Ferry sur la colonisation (30 juillet 1885, Chambre des députés) :
Voilà en propres termes la thèse de Monsieur Ferry, et l'on voit le gouvernement français exerçant son droit sur les races inférieures en allant guerroyer contre elles et les convertissant de force aux bienfaits de la civilisation. Races supérieures ! Races inférieures c'est bientôt dit ! Pour ma part, j'en rabats singulièrement depuis que j'ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande parce que le Français est d'une race inférieure à l'Allemand. Depuis ce temps, je l'avoue, j'y regarde à deux fois avant de me retourner vers un homme et vers une civilisation, et de prononcer : homme ou civilisation inférieurs." (...)
"+Les races supérieures ont sur les races inférieures un droit qu'elles exercent, et ce droit, par une transformation particulière, est en même temps un devoir de civilisation.+
Voilà en propres termes la thèse de Monsieur Ferry, et l'on voit le gouvernement français exerçant son droit sur les races inférieures en allant guerroyer contre elles et les convertissant de force aux bienfaits de la civilisation. Races supérieures ! Races inférieures c'est bientôt dit ! Pour ma part, j'en rabats singulièrement depuis que j'ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande parce que le Français est d'une race inférieure à l'Allemand. Depuis ce temps, je l'avoue, j'y regarde à deux fois avant de me retourner vers un homme et vers une civilisation, et de prononcer : homme ou civilisation inférieurs." (...)
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dimanche 5 février 2012
LA MINUTE DE MONSIEUR CYNIQUE : POURQUOI LE VETO SINO-RUSSE EST UNE BONNE NOUVELLE POUR LA FRANCE
Le veto de la Russie et de la Chine au Conseil de sécurité de l’Onu prouve que ces deux pays sont suffisamment sûrs de leur puissance et de leurs intérêts en Syrie, pour ne pas craindre l’opprobre international. En dépit du chantage, des accusations de complicité active, malgré toutes les images de massacres qui inondent les médias depuis plusieurs jours, ils ne se sont pas laissé impressionner.
L’obstination de ces deux pays nous rappelle qu’ils ne sont pas aussi assoupis que le dossier libyen avait pu le laisser penser. Leur abstention face à la résolution 1973 sur la Libye ne procédait pas de l’indifférence mais d’un calcul : ils ont laissé faire en espérant que l’OTAN se discréditerait en Libye, voire que les Etats-Unis s’y enliseraient comme dans un nouveau Vietnam.
L’obstination de ces deux pays nous rappelle qu’ils ne sont pas aussi assoupis que le dossier libyen avait pu le laisser penser. Leur abstention face à la résolution 1973 sur la Libye ne procédait pas de l’indifférence mais d’un calcul : ils ont laissé faire en espérant que l’OTAN se discréditerait en Libye, voire que les Etats-Unis s’y enliseraient comme dans un nouveau Vietnam.
La guerre froide n’est pas terminée, et le bloc de l’Est n’a pas abandonné ses ambitions géopolitiques. Nous devrions prendre exemple sur ces dirigeants lucides et responsables, qui se comportent de façon souveraine, comme des chefs qui font primer l’intérêt de leur nation sur toute autre considération. Ils savent pertinemment que la communauté internationale ne va pas leur pardonner leur veto et va leur reprocher d’avoir du sang sur les mains, mais ils ont compris qu’il y avait bien plus important pour eux.
La population civile, hélas, aurait été décimée, certainement davantage, si l’OTAN était intervenue en Syrie. Plutôt que de céder à des geignements stériles, certains bobos bisounours feraient mieux de se réjouir : il existe encore des contre-pouvoirs affirmés face aux Etats-Unis, et le monde a peut-être une chance de ne pas devenir un ensemble unipolaire régi par une gouvernance mondiale.
La population civile, hélas, aurait été décimée, certainement davantage, si l’OTAN était intervenue en Syrie. Plutôt que de céder à des geignements stériles, certains bobos bisounours feraient mieux de se réjouir : il existe encore des contre-pouvoirs affirmés face aux Etats-Unis, et le monde a peut-être une chance de ne pas devenir un ensemble unipolaire régi par une gouvernance mondiale.
COMMENT LES "ATLANTISTES" VIENNENT DE PROUVER LEUR IMPLICATION DANS LES MASSACRES EN SYRIE
Il suffit parfois d'un "non" pour que les masques tombent. Gauthier Rybinski, envoyé spécial de France 24 pour la Conférence internationale sur la sécurité qui se tient aujourd'hui à Munich, vient d'avouer qu'un ordre du jour relatif au monde arabe avait été planifié : "le Nouveau Moyen-Orient". Comment les membres et organisateurs pouvaient-ils à ce point être persuadés que la Russie et la Chine s'abstiendraient (comme face à la résolution 1973 sur la Libye), plutôt que de poser leur veto ? La seule explication d'un tel optimisme, est qu'ils savaient que des évènements, préparés eux aussi, placeraient les diplomates russes et chinois au pied du mur et qu'ils ne pourraient pas s'opposer à une intervention militaire en Syrie. Quels évènements auraient pu être préparés à cette fin, si ce n'est des attaques ou contre-attaques particulièrement sanglantes, comme celles que le pays a vécu à Homs ces trois derniers jours ?...
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samedi 4 février 2012
POURQUOI LA RUSSIE ET LA CHINE NE PEUVENT PAS LÂCHER LA SYRIE
A moyen terme, l’objectif de l'Occident au Moyen-Orient est
de s’emparer du verrou eurasiatique, c'est-à-dire de l’Iran. Pour pouvoir le
contrôler demain, il faut commencer par le rendre inoffensif aujourd’hui, en
bombardant ses sites nucléaires. Car lorsque le pays possédera l’arme atomique,
il ne sera plus possible de l’envahir militairement.
Mais avant de neutraliser
ces fameux sites, il faut isoler l’Iran en le découplant de son allié chiite,
la Syrie. Or l’actuelle absence de consensus diplomatique au sujet de la Syrie fait
ressortir les véritables enjeux géopolitiques derrière le maintien de l’arc
chiite : c’est à un duel à distance entre l’Est (Russie et Chine) et
l’Ouest que nous assistons dans le bras de fer au Conseil de sécurité de l’ONU.
La possession de la bombe par l’Iran redessinerait significativement les cartes
stratégiques en leur donnant une physionomie multipolaire. Ce qui entraverait largement le projet
occidental d’imposer une gouvernance mondiale et un monde unipolaire sur lequel
la fausse monnaie dollar règnerait en maître. On comprend mieux alors pourquoi la Russie et la Chine doivent soutenir à tout prix leurs alliés objectifs de la Caspienne...
jeudi 2 février 2012
INA-BIBLIOTHÈQUE DU CONGRÈS : VERS UNE CONSOLIDATION RAMPANTE DE L'ALLIANCE ATLANTIQUE
Voici une information de l'AFP dont le traitement restera vraisemblablement anecdotique dans nos principaux médias hexagonaux. L'Institut national de l'audiovisuel (INA) et la Bibliothèque du Congrès américain viennent de signer une convention d'échanges de 500 documents audiovisuels numérisés. Pas n'importe lesquels. Sont concernées les émissions de télévision qui offrent un regard croisé (et valorisant, cela va de soi) sur leur partenaire. Une opération qui s'apparente donc ni plus ni moins à de la masturbation culturelle réciproque. A ce titre, écouter les parties prenantes est encore le plus instructif.
Ainsi, lorsqu'on l'interroge sur la vocation du contrat, Mathieu Gallet, le patron de l'INA, n'hésite pas à évoquer en creux un agenda mondial (un terme décidément de moins en moins tabou). "Ceci est une étape importante dans la constitution d'une bibliothèque mondiale à laquelle tout citoyen pourra accéder", affirme-t-il, avant d'en préciser la motivation particulière pour l'institution française : "L'INA essaie d'aller à la conquête des publics les plus différents. L'enjeu des années à venir est d'élargir ces publics, en s'adressant aux jeunes, aux publics étrangers, aux chercheurs comme au grand public".
Merci à M. Gallet de nous rappeler cette triste vérité. Lorsque la France prétend s'ouvrir au monde et sensibiliser la jeunesse, elle ne sélectionne pas un panel éclectique de documents internationaux, mais renforce ses liens outre-atlantiques, étouffant discrètement l'émancipation multipolaire.
Même son de cloche du côté du directeur de la bibliothèque américaine, James Billington pour qui "cette collaboration offrira un aperçu précieux de l'Amérique des 110 dernières années à travers le prisme d'une autre culture". Un aperçu précieux et potentiellement salutaire. Contestés dans leur hégémonie, les Etats-Unis trouveront dans ce miroir français d'un poli américain presque parfait (exception faite de la parenthèse gaullienne), une caution supplémentaire à leurs engagements les plus tangents. "Voyez comme les médias français ont relayé et corroboré nos allégations sur les attentats du 11 septembre, Al-Qaïda etc"
Cette étape et les autres ne duperont pas ceux des Français qui forgent leur sens critique hors du circuit médiatique traditionnel. Continuons la pédagogie et ne nous laissons pas dominer par un quelconque impérialisme culturel. Les Etats-Unis, nous n'en avons que trop soupé.
Ainsi, lorsqu'on l'interroge sur la vocation du contrat, Mathieu Gallet, le patron de l'INA, n'hésite pas à évoquer en creux un agenda mondial (un terme décidément de moins en moins tabou). "Ceci est une étape importante dans la constitution d'une bibliothèque mondiale à laquelle tout citoyen pourra accéder", affirme-t-il, avant d'en préciser la motivation particulière pour l'institution française : "L'INA essaie d'aller à la conquête des publics les plus différents. L'enjeu des années à venir est d'élargir ces publics, en s'adressant aux jeunes, aux publics étrangers, aux chercheurs comme au grand public".
Merci à M. Gallet de nous rappeler cette triste vérité. Lorsque la France prétend s'ouvrir au monde et sensibiliser la jeunesse, elle ne sélectionne pas un panel éclectique de documents internationaux, mais renforce ses liens outre-atlantiques, étouffant discrètement l'émancipation multipolaire.
Même son de cloche du côté du directeur de la bibliothèque américaine, James Billington pour qui "cette collaboration offrira un aperçu précieux de l'Amérique des 110 dernières années à travers le prisme d'une autre culture". Un aperçu précieux et potentiellement salutaire. Contestés dans leur hégémonie, les Etats-Unis trouveront dans ce miroir français d'un poli américain presque parfait (exception faite de la parenthèse gaullienne), une caution supplémentaire à leurs engagements les plus tangents. "Voyez comme les médias français ont relayé et corroboré nos allégations sur les attentats du 11 septembre, Al-Qaïda etc"
Cette étape et les autres ne duperont pas ceux des Français qui forgent leur sens critique hors du circuit médiatique traditionnel. Continuons la pédagogie et ne nous laissons pas dominer par un quelconque impérialisme culturel. Les Etats-Unis, nous n'en avons que trop soupé.
mercredi 1 février 2012
FRANÇOIS HOLLANDE ENFARINÉ : CLAIRE SEGUIN EXPLIQUE SON GESTE PAR LE DÉSESPOIR
On connaissait l'"entartage", voici venue une nouvelle forme d'agression : l'"enfarinage".
Invité par la Fondation Abbé-Pierre pour parler du "contrat social pour le logement" dont il est cosignataire, François Hollande fut victime cet après-midi d'un geste malheureux, qui aurait pu prêter à rire s'il n'avait été provoqué par le désespoir. L'"agresseur", Claire Seguin, femme en colère de 45 ans, ancienne enseignante de l'Education nationale, et auteur du blog Un micro sous votre oreiller, fut rapidement évacuée par le service d'ordre et conduite dans une loge pour s'expliquer. Quelques journalistes présents recueillirent sa confession sur fond de difficultés personnelles, jusqu'à ce qu'une injonction fut donnée de l'isoler. Porte close. Fin de l'acte.
Réaction de la "victime" détendue : "C'est un acte irresponsable". François Hollande, en homme prétendument de gauche, aurait pu demander à converser avec cette femme, pour comprendre et calmer son courroux. Il n'en fit rien. Cet épilogue est très révélateur de sa conception technocratique et carriériste de la social-démocratie. Bien loin d'user d'empathie, le tartufe PS tira ridiculement vanité de la situation, se victimisant au passage : "Ce sont les risques du métier. Je les assume". Comme quoi, il n'y a pas que l'UMP qui regorge de courage...
De la décadence du pouvoir et de ses symboles : JFK aura eu le droit à un assassin, George W. Bush à un lanceur de pantoufles, Nicolas Sarkozy à un entarteur, et François Hollande à une "enfarineuse". C'est peut-être ça finalement la justice : avoir un bourreau à sa mesure.
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mardi 31 janvier 2012
SI TU NE VIENS PAS À LAGARDÈRE...
Bienvenue sur mon nouveau blog politique destiné à mes lecteurs en provenance du site nouvelobs.com (dont l'intégralité du contenu antérieur sera progressivement exporté) et à tous les autres !
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Après les révolutions arabes en 2011 propulsées par un réel souffle de liberté, nous voici fixés sur le calendrier 2012 : l'année sera celle du reflux des libertés.
Le processus débuta par l'application de la loi martiale aux Etats-Unis, largement occultée par les médias français, avant de continuer par une reprise en main de l'Internet. Le but ? Réduire au silence la démystification et empêcher certaines prises de conscience collectives sur l'injustice des conflits mondiaux.
Pour que les ficelles ne soient pas trop apparentes, il convenait d'établir un échéancier et une progressivité. D'abord habituer en douceur les internautes par la régulation, en prétextant une défense des droits d'auteur (fermeture de Megaupload), avant de passer à une censure sélective (twitter), et peut-être demain généralisée au nom de la lutte contre le terrorisme. Les Américains sont déjà à la manœuvre, et la France, devenue une annexe servile de la 1e puissance mondiale, leur emboîtera le pas.
Gageons en effet que ce ne sont pas les menaces islamistes présumées qui manqueront, lorsque une opération de faux drapeau ou une fausse maladresse occidentale aura conduit à l'embrasement de la Syrie et de l'Iran. Si le conflit sera physique aux Proche et Moyen-Orient, il sera économique, culturel et moral ici ; chacun sera placé devant ses responsabilités par la coterie médiatico-politique et se verra proposer une alternative cornélienne "pro-occident chrétien ou pro-arabomusulman ?" Ne tombons pas dans le piège. Refusons un tel choix contraire aux intérêts et aux valeurs de la République française.
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Après les révolutions arabes en 2011 propulsées par un réel souffle de liberté, nous voici fixés sur le calendrier 2012 : l'année sera celle du reflux des libertés.
Le processus débuta par l'application de la loi martiale aux Etats-Unis, largement occultée par les médias français, avant de continuer par une reprise en main de l'Internet. Le but ? Réduire au silence la démystification et empêcher certaines prises de conscience collectives sur l'injustice des conflits mondiaux.
Pour que les ficelles ne soient pas trop apparentes, il convenait d'établir un échéancier et une progressivité. D'abord habituer en douceur les internautes par la régulation, en prétextant une défense des droits d'auteur (fermeture de Megaupload), avant de passer à une censure sélective (twitter), et peut-être demain généralisée au nom de la lutte contre le terrorisme. Les Américains sont déjà à la manœuvre, et la France, devenue une annexe servile de la 1e puissance mondiale, leur emboîtera le pas.
Gageons en effet que ce ne sont pas les menaces islamistes présumées qui manqueront, lorsque une opération de faux drapeau ou une fausse maladresse occidentale aura conduit à l'embrasement de la Syrie et de l'Iran. Si le conflit sera physique aux Proche et Moyen-Orient, il sera économique, culturel et moral ici ; chacun sera placé devant ses responsabilités par la coterie médiatico-politique et se verra proposer une alternative cornélienne "pro-occident chrétien ou pro-arabomusulman ?" Ne tombons pas dans le piège. Refusons un tel choix contraire aux intérêts et aux valeurs de la République française.
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