Pour Fabius comme pour les experts, la
neutralisation même des armes chimiques "prendrait des années" et ne
garantirait pas, entre-temps, qu'Assad ne fasse pas usage d'autres armes chimiques sises dans des lieux ultra-secrets. En outre, cette destruction pourrait être perçue comme un moyen d'effacer les preuves d'utilisation antérieure de gaz sur la population syrienne, et une diversion pour gagner du temps, de la part d'un régime qui, selon ses adversaires, a décimé des civils et n'hésitera pas à le refaire, avec un équipement chimique ou conventionnel. La conclusion est explicite
: "il faut empêcher Assad de nuire en le destituant et le faire comparaître devant le TPI". En
clair : user de la force pour le virer. On en revient donc au même point que la
semaine dernière et je doute que le brio tactique russe n'aboutisse à désamorcer la bombe géopolitique dans la région...
Affichage des articles dont le libellé est Moyen-Orient. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Moyen-Orient. Afficher tous les articles
mardi 10 septembre 2013
SYRIE : COMMENT SAPER LE PLAN RUSSE EN UNE CONDITION
La diplomatie française ne veut pas la paix en Syrie. Pour
preuve, les conditions imposées par Fabius, surajoutées au plan russe de contrôle et démantèlement des armes chimiques syriennes, pour le
rendre rédhibitoire. En particulier, elles exigent, dans une résolution déposée ce jour au Conseil de sécurité de l'Onu, "la condamnation des massacres du 21 août commis par le régime syrien". Une condition que Bachar el-Assad et Vladimir Poutine ne peuvent évidemment pas accepter, puisque cela reviendrait à reconnaître la responsabilité de l'attaque chimique dont Damas s'est toujours défendu.
Libellés :
Assad,
Bachar,
diplomatie,
Fabius,
guerre,
Kerry,
Lavrov,
Moyen-Orient,
Poutine,
Russie,
Syrie,
USA
jeudi 15 mars 2012
SARKOZY-HOLLANDE : LE MATCH TRUQUÉ PAR LA DÉMOCRATIE DE MARCHÉ
Le duel Sarkozy-Hollande est l'équivalent politique d'une séance de catch. Comme dans tout match truqué, le vainqueur désigné en coulisse doit s'incliner et se laisser mener, avant de gagner in extremis. Pour maintenir l'audience en haleine et lui faire croire que le combat n'est pas pipé.
Ainsi, le candidat PS, choisi, coatché, un golem façonné ex-nihilo par la démocratie d'opinion, médias et sondages, nous sera-t-il vendu demain comme un vainqueur légitime et méritant, ayant triomphé des attaques personnelles et des provocations de potache, de l'avant-primaire à l'investiture suprême.
L'alternance souhaitée par les milieux financiers et le Moyen-Orient aura lieu, et le matamore Sarkozy sera éjecté pour avoir oublié qu'il n'était qu'un lutteur interchangeable et non un roi.
Ainsi, le candidat PS, choisi, coatché, un golem façonné ex-nihilo par la démocratie d'opinion, médias et sondages, nous sera-t-il vendu demain comme un vainqueur légitime et méritant, ayant triomphé des attaques personnelles et des provocations de potache, de l'avant-primaire à l'investiture suprême.
L'alternance souhaitée par les milieux financiers et le Moyen-Orient aura lieu, et le matamore Sarkozy sera éjecté pour avoir oublié qu'il n'était qu'un lutteur interchangeable et non un roi.
Libellés :
FN,
Hollande,
médias,
Moyen-Orient,
PS,
Sarkozy,
socialiste,
sondages,
UMP
dimanche 5 février 2012
COMMENT LES "ATLANTISTES" VIENNENT DE PROUVER LEUR IMPLICATION DANS LES MASSACRES EN SYRIE
Il suffit parfois d'un "non" pour que les masques tombent. Gauthier Rybinski, envoyé spécial de France 24 pour la Conférence internationale sur la sécurité qui se tient aujourd'hui à Munich, vient d'avouer qu'un ordre du jour relatif au monde arabe avait été planifié : "le Nouveau Moyen-Orient". Comment les membres et organisateurs pouvaient-ils à ce point être persuadés que la Russie et la Chine s'abstiendraient (comme face à la résolution 1973 sur la Libye), plutôt que de poser leur veto ? La seule explication d'un tel optimisme, est qu'ils savaient que des évènements, préparés eux aussi, placeraient les diplomates russes et chinois au pied du mur et qu'ils ne pourraient pas s'opposer à une intervention militaire en Syrie. Quels évènements auraient pu être préparés à cette fin, si ce n'est des attaques ou contre-attaques particulièrement sanglantes, comme celles que le pays a vécu à Homs ces trois derniers jours ?...
Libellés :
arabe,
atlantiste,
Chine,
CNS,
Damas,
Etats-Unis,
France,
France24,
Gauthier,
Homs,
islam,
Libye,
Ligue arabe,
Moyen-Orient,
munich,
Occident,
Russie,
Rybinski,
Syrie
samedi 4 février 2012
SYRIE : VERS UN EMBRASEMENT DES RELATIONS EST-OUEST ?
Les négociations sur le projet de résolution de l’ONU sur la Syrie se sont accompagnées hier d’une escalade de la violence à Homs. Etonnamment pourrait-on dire, car Bachar al-Assad n’a aucun intérêt à jouer la provocation. Sauf à espérer, naïvement, pouvoir mater vite la rébellion, afin de soulager la Russie amie de la responsabilité qui lui incombe actuellement. Je ne crois guère à cette stratégie d’une contre-productivité évidente. La Syrie sait pertinemment qu’accroître la répression placerait encore plus la Russie au pied du mur, et justifierait la résolution onusienne. Sans avoir pu d’ailleurs endiguer des milices constamment reconstituées telles un phénix, et généreusement armées par l’étranger.
L’Observatoire syrien des droits de l’homme et le Conseil national syrien ont immédiatement imputé ces massacres au régime d’Assad. Les médias occidentaux ont relayé ces allégations, en oubliant le conditionnel que l’opacité de l’information syrienne devrait pourtant requérir. Les opposants auraient voulu forcer la main à la Russie qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement. Simultanément, des manifestations anti-Poutine se sont tenues à Moscou. Là encore, les mêmes qui veulent substituer à Assad un gouvernement acquis à la cause de la Ligue arabe et des Etats-Unis, auraient tout intérêt à alimenter les revendications contre l’actuel gouvernement russe allié à la Syrie.
La Russie comprend les visées expansionnistes de long terme des Etats-Unis et de l’Occident. Elle ne peut pas se permettre d’abandonner Assad : cela reviendrait à se séparer d’un allié historique nécessaire à sa propre survie politique autour de la Caspienne et au Moyen-Orient. Dans le camp adverse, les pressions grandissent pour culpabiliser la Russie en lui reprochant de se rendre, par le blocage diplomatique, complice des massacres syriens.
Tandis que l’Europe connaît une vague de froid sibérien, les relations Est-Ouest sont en train de se réchauffer considérablement. Les massacres en Syrie sont d’autant moins prêts à s’interrompre qu’ils sont entretenus par un appui extérieur. Par quels moyens l’Ouest parviendra-t-il à convaincre la Russie ? Les Etats-Unis et la Ligue arabe ne tenteront-ils pas une intervention militaire hors d’une résolution onusienne, quitte à courir le risque d’un affrontement direct avec la Russie ? La Russie ne claquera-t-elle pas la porte du Conseil de sécurité ?
L’Observatoire syrien des droits de l’homme et le Conseil national syrien ont immédiatement imputé ces massacres au régime d’Assad. Les médias occidentaux ont relayé ces allégations, en oubliant le conditionnel que l’opacité de l’information syrienne devrait pourtant requérir. Les opposants auraient voulu forcer la main à la Russie qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement. Simultanément, des manifestations anti-Poutine se sont tenues à Moscou. Là encore, les mêmes qui veulent substituer à Assad un gouvernement acquis à la cause de la Ligue arabe et des Etats-Unis, auraient tout intérêt à alimenter les revendications contre l’actuel gouvernement russe allié à la Syrie.
La Russie comprend les visées expansionnistes de long terme des Etats-Unis et de l’Occident. Elle ne peut pas se permettre d’abandonner Assad : cela reviendrait à se séparer d’un allié historique nécessaire à sa propre survie politique autour de la Caspienne et au Moyen-Orient. Dans le camp adverse, les pressions grandissent pour culpabiliser la Russie en lui reprochant de se rendre, par le blocage diplomatique, complice des massacres syriens.
Tandis que l’Europe connaît une vague de froid sibérien, les relations Est-Ouest sont en train de se réchauffer considérablement. Les massacres en Syrie sont d’autant moins prêts à s’interrompre qu’ils sont entretenus par un appui extérieur. Par quels moyens l’Ouest parviendra-t-il à convaincre la Russie ? Les Etats-Unis et la Ligue arabe ne tenteront-ils pas une intervention militaire hors d’une résolution onusienne, quitte à courir le risque d’un affrontement direct avec la Russie ? La Russie ne claquera-t-elle pas la porte du Conseil de sécurité ?
Libellés :
Assad,
Bachar,
Chine,
CNS,
diplomatie,
États-Unis,
froide,
guerre,
Homs,
Jordanie,
Moyen-Orient,
ONU,
OSDH,
OTAN,
résolution,
Russie,
Syrie,
Turquie,
veto
samedi 7 mai 2011
SYRIE : LES CHARS ENTRENT DANS BANIAS
Source vidéo : internautes, via France 2 et TV5.
Source audio : "Kree Nakoorie" (Alcatrazz, live).
Bachar el-Assad continue sa répression et reste sourd aux admonestations d'une communauté internationale encore très velléitaire. Après un nouveau vendredi de révolte, les chars ont pénétré ce samedi 7 mai 2011 dans la ville de Banias. Des tirs ont retenti, laissant 6 manifestants sur le carreau.
samedi 19 février 2011
LIBYE, YÉMEN, BARHEIN : L'EMBRASEMENT
Reportages : Al Jazeera et CNN (02/19/2011).
Musique : "Walk With Me In Hell" live (Lamb of God).
Le 19 février, la Libye, le Yemen et le Barhein hurlaient sur une symphonie rougeoyante de flammes et de sang. 5 mois se sont écoulés, et on ne sait toujours pas quelle mélodie sera jouée demain.
Libellés :
Al-Jazeera,
arabe,
Barhein,
CNN,
god,
hell,
Kadhafi,
Lamb,
Libye,
LOG,
Maghreb,
Moyen-Orient,
printemps,
révolution,
Walk,
Yemen
Inscription à :
Articles (Atom)