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samedi 2 novembre 2013

OTAGES LIBÉRÉS D'ARLIT ET "RAVISSEURS" : LA JURISPRUDENCE BEN LADEN

Le joueur d’échecs que je suis considère les hommes politiques comme des joueurs d’échecs en puissance, qui ne manœuvrent jamais sans réfléchir aux conséquences, aux « coups d’après ». Comment notre gouvernement a-t-il pu donner ou faire donner par un intermédiaire, 20 millions d’euros pour libérer les otages, alors que notre pays est ruiné ? Et s’il pouvait le faire, pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt ? Dans la foulée des révélations du Monde, Areva est citée comme possible financier de l’opération, mais l’entreprise elle-même aurait-elle attendu, et aurait-elle agi sans feu vert, contrepartie ni aide du gouvernement français ? Coïncidence, Hollande était au plus bas dans les sondages. Apparaître comme un libérateur de compatriotes français pouvait effectivement le relancer, quitte à prendre le risque, cyniquement, d’entretenir le terrorisme international et encourager d’autres prises d’otages dans le futur.

Toutefois, il existe aussi un scénario plus vicieux, plus machiavélique, qui consiste à appliquer la « jurisprudence Ben Laden, agent de la CIA ». Si l’on considère que les « ravisseurs » sont en réalité des indicateurs en lien étroit, permanent, avec les services secrets français, voire directement des agents rémunérés par telle officine hexagonale, alors le problème économique est résolu, puisque les 20 millions d’euros restent dans le « circuit », et reviennent, d’une manière ou d’une autre, dans les caisses de la France. Ou du moins dans celles de nos gouvernants…

lundi 4 mars 2013

CHÔMAGE : REFORMEZ-VOUS QU'Y DISAIT L'BON HOLLANDE...

"Il n'y a pas d'exigence plus forte pour le gouvernement que la lutte contre le chômage". Le diagnostic était bon, dommage que les remèdes soient aussi vains. Ne pouvant retenir les emplois, ne disposant plus de souveraineté suffisante pour jouer sur les leviers monétaires et budgétaires, et n’ayant pas assez de crédibilité pour tenir tête aux Etats-Unis et aux pays émergents, l’exécutif français, en la personne de François Hollande, nous ressort l’urgence d’une politique de flexi-formation obligatoire des demandeurs d’emploi, semblant ignorer qu’elle n’a pas permis de relancer les indicateurs économiques sous la mandature précédente (c'est le moins qu'on puisse dire). Les chômeurs ne souffrent pas, pour la plupart, d’un manque de formation, mais d’un manque de perspectives pertinentes et décentes. Alors, sauf à vouloir faire le jeu du patronat (ne surtout pas le toucher, autrement que superficiellement ou apparemment !), cette politique produira les mêmes effets qu’hier et restera socialement sous-optimale.

Le gouvernement social-libéral rêverait que les demandeurs d’emploi, tels le facteur travail des modèles micro-économiques, s’adaptent au marché, sans avoir besoin de remettre en cause les traités européens, l’euro et la mondialisation. Hélas pour son futur bilan, la réalité est plus complexe et les travailleurs n’acceptent pas si facilement d’être formés et reformés, bringuebalés de stages en CDD, traités comme des marchandises et de simples variables d’ajustement. Il pourra bien multiplier les déclarations volontaristes et les formations proposées par Pôle Emploi, cela ne n’endiguera pas les délocalisations et donc ne résorbera pas le chômage. Comme l’Etat ne peut plus s’endetter davantage ni demander un surcroît d’efforts de solidarité aux actifs, on peut aisément en déduire que notre cher Président, loin d’être responsable et honnête, nous conduit dans une impasse dont la seule vertu sera d’exposer au grand jour et au grand public les incohérences et mensonges grossiers du système.

lundi 19 novembre 2012

ÉLECTION DU PRÉSIDENT UMP : MOI J'AI DIT PRIMAIRE, COMME C'EST PRIMAIRE

Après s’être gaussée des irrégularités du congrès PS de Reims (2008) et avoir applaudi sportivement la primaire socialiste de l’an passé, l’UMP se devait d’être exemplaire dans l’élection de son président. "A droite aussi on peut être démocrate,et on va le montrer !", pensait-on, confiant. Trop confiant. Car les deux candidats en lice, Jean-François Copé et François Fillon, n’auront réussi qu’à se ridiculiser en revendiquant chacun précocement la victoire, le tout entre deux suspicions de fraude (Nice en particulier), qui s’évanouirent d’ailleurs comme par enchantement.

Copé casaque « décomplexée » fut le premier à grimper sur le podium, suivi de près par Fillon casaque « modérée ». Peut-être dopé aux pains au chocolat et visiblement fâché avec le protocole électoral, Jeff accomplit l’impensable : anticiper le verdict de la COCOE (non comestible, c'est la commission électorale qui est censée officialiser le résultat et recompter en cas de litige). Coup d'état ! Crime de lèse-légitimité ! Sortez le carton rouge, monsieur l'arbitre ! Le rejeton spirituel de Chirac et Sarkozy se révéla plus Bonaparte (voire Napoléon) que le président sortant, en s’autoproclamant vainqueur de l’élection au nez et à la barbe sidérés du camp Fillon.

Ses rivaux dénoncèrent à demi-mot une opération de communication pour ne pas dire de manipulation : "C'est comme si dans une élection présidentielle n'importe qui pouvait se déclarer vainqueur (...) Ce serait suspect", lança la porte-parole de campagne fillonniste, Valérie Pécresse, abasourdie et un brin énervée, en pleine joute technique avec le copéiste Franck Riester sur BFMTV. Mazerolle, malicieux, en profita pour tancer cette bande de cancres thermophiles : "La réforme scolaire est effectivement nécessaire, car à l'UMP vous ne savez pas compter !"

En résumé, une soirée d’embrouilles, de propos acides maugrées à droite,et encore à droite, ping-pong empoisonné entre les uns et les autres. Ridicule, pas sérieux, et surtout suicidaire pour un mouvement qui s’était déjà vu ravir tous les pouvoirs au Parlement et dans les régions. La gauche n'en demandait pas tant. Marine Le Pen non plus. A l'heure actuelle, le résultat n'est toujours pas connu, l'UMP possède donc deux présidents pour le prix d'un. Alors les gars, que se passe-t-il quand, en pleine guerre des chefs et des clans, deux partisans de la méthode Coué s'affrontent ? On tranche le noeud gordien par la méthode Couac ?

Pas encore élu, le nouveau président de l'UMP est déjà affaibli. On ne change pas une formule qui perd, finalement.

samedi 17 novembre 2012

DÉCRYPTAGE : POURQUOI LE SYSTÈME VEUT POLIR L'IMAGE DE LE PEN

La gauche qui a tous les pouvoirs, politiques et médiatiques, avance ponctuellement des pions pour discréditer ou au contraire faire monter le Front national, comme le fit Mitterrand. Il semblerait ainsi que le livre Le Pen, une histoire française de Péan et Cohen, qui réhabilite partiellement Jean-Marie Le Pen (notamment en doutant de ses actes de torture présumés en Algérie), réponde à ce dernier objectif : flatter l’électorat du parti frontiste pour diviser la droite. Mais pas seulement.

En pleine campagne pour la présidence de l’UMP, cette stratégie revêt un autre intérêt pour nos gouvernants et leurs auxiliaires : inciter les militants pro-Copé à se détourner de leur champion et à prendre leur carte au FN, libérant la voie au Hollande de droite, Fillon. En choisissant le député de la seconde circonscription de Paris comme adversaire principal en 2017, la gauche pérennise la structure et les codes traditionnels de l’échiquier politique français, composé d’une gauche modérée (ou "molle" diront certains), d’une droite modérée, et d’une soi-disant menace fasciste en embuscade, contre laquelle l’union sacrée des républicains sera alors possible et requise.

Le livre qui se veut "la première enquête sérieuse et sans parti pris sur Le Pen et les siens" (dixit l'éditeur Laffont) complète l'oeuvre de normalisation du FN en prêtant à son fondateur des aventures homosexuelles. Ce piège est là soit pour l'inciter à s'en défendre violemment (auquel cas il sera taxé d'homophobie), soit pour montrer que, sous ses airs réactionnaires, traditionnels et virils, ce parti, plus délicat qu'on ne l'aurait imaginé, est bien ancré dans son époque et donc parfaitement respectable.

mercredi 14 novembre 2012

AFFAIRE MERAH : DU RÉCIT MENSONGER A L'ISLAMOPHOBIE BANALISÉE

Comme nous l’avons déjà suggéré ici au début de l’affaire, Mohamed Merah n’a certainement jamais existé tel qu’on ne le présente. Les faits mêmes suffiraient à étayer cette hypothèse. Après la soi-disant confession du tueur de Toulouse, la mise en avant opportune dans les médias d’une sœur hystérique et d’un frère progressiste, Abdelghani (déluge d’interviews, livre-témoignage à charge contre un substrat familial prétendument inculte et antisémite), sert là encore à crédibiliser le récit, à défaut d’avoir capturé vivant Merah. Compenser l’absence de dépouille du mini Ben Laden français pour couvrir les services et parachever le plan de diabolisation de l’islam, nécessite de cultiver le mirage sur le long terme.

Dans ce processus, le FN et les identitaires qui pensent se démarquer, ne font que tenir le rôle que le système a voulu pour eux. Copé et une partie de la gauche laïcarde feignent de dénoncer l'islamation plus fortement que naguère, afin d'inciter les patriotes et nationalistes à radicaliser leurs positions jusqu’à l’amalgame et la caricature de l’Oumma. Ainsi, les coups de force qui se croient subversifs, tels que les occupations de mosquées, évitent surtout aux partis républicains traditionnels de faire le grand écart idéologique et, accessoirement, de salir leurs mains et leur conscience.

Au final, cet unisson médiatico-politique instaure un climat ambiant suffisamment délétère, psychotique, et islamophobe, pour occulter l’incapacité des partis politiques à résoudre la crise économique ainsi que ses vrais responsables.

lundi 29 octobre 2012

LA VÉRITABLE RAISON AUX INSULTES PUBLIQUES DE MÉLENCHON ENVERS UN SYMPATHISANT FN

Quelle mouche a donc piqué Mélenchon pour qu'il s'énerve ostensiblement contre un citoyen, fût-il de sensibilité FN ? On sait son penchant pour l'outrance dès qu'une caméra se présente et il est le premier à reconnaître non sans malice qu'il "manipule" les médias et qu'il aime la comédie. Mais de là à traiter sur un marché un citoyen de "gros imbécile" et de "crétin"...

Sa colère admet vraisemblablement trois principales causes : montrer qu’il incarne le seul véritable camp populaire et populiste, rassurer sur ses alliés sur sa combativité face au FN (facile quand on est entouré de gardes du corps), inciter ses sympathisants à l’imiter et à ruer sans crainte dans les brancards du parti frontiste.

Ainsi, son rôle objectif dans le théâtre politique hexagonal est encore et toujours de compléter à gauche l’œuvre de division interconfessionnelle et raciale de Copé, en poussant les sympathisants des deux partis dits « extrémistes » à s’entre-déchirer. En empêchant les couches populaires de prendre conscience de leurs ennemis communs, banksters et technocrates européens, puis de s'unir contre eux, il sert le système et pérennise l’idéologie ultralibérale.


Mélenchon très agressif envers un sympathisant... par warrant

mardi 17 avril 2012

MA CONSIGNE DE VOTE DE PREMIER TOUR ? DÉTRUIRE L'UMPS

Vous êtes encore indécis, 6 jours avant le premier tour de l'élection présidentielle ? Vous avez du mérite ! Car vous parvenez à résister au matraquage des journalistes et éditocrates qui étalent depuis des semaines leurs certitudes dans les médias, au mépris de toute déontologie et de la démocratie. Alors puisque cette campagne n'est qu'une farce, un mensonge supplémentaire de la société du spectacle, rions un peu.

Ma consigne : si vous vous sentez plutôt humaniste, votez Bayrou ; si vous vous sentez d'abord patriote, votez Marine Le Pen. Les deux options que je vous propose sont les seules susceptibles de faire mentir ces courtisans poudrés, mais surtout de détruire l'UMPS en désorganisant leurs rangs respectifs défaits et en discréditant tout "vote utile républicain" au second tour. En particulier, que l'UMP appelle à voter Hollande contre Marine Le Pen, ou que le PS appelle à voter Sarkozy contre elle, et cette collusion contre-nature et illégitime démasquera au grand jour ceux qui se présentent faussement comme les deux grandes forces de l'alternance politique.

lundi 16 avril 2012

POURQUOI LA PRÉSENCE DE MARINE LE PEN AU SECOND TOUR SERAIT UNE ÉPREUVE DE VÉRITÉ

Voter Marine Le Pen au premier tour, reste la meilleure manière de faire tomber les masques au second tour. Dans ce scénario où la présidente du FN ferait mentir les sondages officiels, toute consigne de vote serait doublement empoisonnée, pour l’UMP ou le PS. Disséquons un peu certaines relations de ce trio de tête électoral que les médias traditionnels excluent à dessein.

Cas de figure n°1 : Nicolas Sarkozy - Marine Le Pen

Que le PS appelle à voter pour son pire ennemi, celui qu’il a combattu vigoureusement durant au moins cinq ans, et le parti ajoutera au déshonneur de la défaite le discrédit intellectuel. Un Nicolas Sarkozy réélu avec les pleurs de la gauche, en sortirait lui-même tellement affaibli qu’il ne gouvernerait pas. Soit parce que les législatives sanctionneraient les deux principaux partis français « main dans la main dès qu’il s’agit de sauver leurs places dorées », soit parce qu’une grève générale bloquerait le pays, la démocratie de rue prenant le relais des urnes. Jean-Luc Mélenchon, l'allié préféré du président-candidat, a déjà anticipé une réédition d'avril 2002. Serinant depuis longtemps que sa priorité est de faire barrage à Marine Le Pen, il n'aurait aucune difficulté à justifier le vote utile quoique grimaçant, envers le candidat UMP.

Cas de figure n°2 : François Hollande - Marine Le Pen

Symétriquement, la droite ne pourrait pas appeler à voter Hollande « la catastrophe, la ruine de la France », sans perdre son âme ni créer une ligne de fracture politique entre "droite dure nationale" et "socio-démo-collabos" -- un schisme mortifère qui profiterait largement au Front national. Enfin, que Marine soit opposée à Sarkozy ou Hollande au second tour, et toute consigne contre-nature donnerait instantanément raison à la candidate frontiste, validant l’idéologie poreuse qu’elle désigne par le sigle « UMPS ». Qu’elle éjecte l’un de ces leaders aussi virtuels qu’arrogants, et elle aura déjà gagné son pari.

La peste, le choléra... ou un nouvel espoir ?

Quant à l'option "rassemblement in extremis autour de Marine Le Pen contre le système", cela relève du rêve ou du cauchemar, selon la sensibilité de chacun. Car après tout, ni Hollande ni Sarkozy ne sont à l'abri d'une prise de conscience collective et critique des électeurs de gauche et de droite durant l'entre-deux tours : "En quoi Marine Le Pen serait-elle plus dangereuse pour la France que le président sortant ?"...

jeudi 22 mars 2012

OFFICIALISATION DU NWO EN FRANCE (RIP)

"Aidez-moi à construire la France qui entraînera le monde sur la voie d'un nouvel ordre mondial" (Nicolas Sarkozy, discours de Strasbourg sur 'l'Europe Forte' 22/03/2012)"

jeudi 9 juin 2011

SMIC : TROP ÉLEVÉ SELON BRUXELLES

La Commission européenne vient de porter un jugement qui ne risque pas de réconcilier les eurosceptiques français avec leurs voisins. Selon Bruxelles, la compétitivité économique de notre pays serait freinée par un SMIC trop élevé. Ce n'est certes qu'un avis extérieur, mais son caractère normatif et impérieux est déjà ressenti par beaucoup comme un diktat. Quelle sera la réponse de nos dirigeants ? Un "De quoi j'me mêle ?!" implicite ou bien un tacite acquiescement, annonciateur d'une baisse prochaine du salaire minimum ?