Affichage des articles dont le libellé est Le Pen. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Le Pen. Afficher tous les articles
dimanche 28 septembre 2014
JEAN-MARIE LE PEN : DIABLE MEDIATIQUE MAIS SEULEMENT A MI-TEMPS
Quelque chose
d’étrange vient de se produire. Jean-Marie Le Pen, censé être le diable de la
république, l’antisémite ciblé par tous les médias et la classe politique française,
a eu l’honneur d’être cordialement invité à une heure de grande écoute, au Grand Journal,
pour répondre à Le Pen, vous et moi (un titre qui semble lui-même banaliser le personnage, "Le Pen est comme vous et moi"), le livre que Moati lui consacre, et pour le faire en sa présence. Une
demie faveur quand on sait d'une part que Moati loin de l’incendier, le flatte en
plusieurs instants, insiste sur sa proximité avec lui, ses entrées au parti frontiste côtoyé pendant 25 ans pour les besoins de son travail, et d'autre part que Naulleau qui coécrivit un livre (Dialogues désaccordés) avec un autre homme marqué
au fer rouge, Alain Soral, fut invité sans lui sur ce même plateau de Canal+.
Cette asymétrie signifie que les médias continuent d’instrumentaliser Le Pen à
leur avantage : ils ont trop besoin de son discours contre le fascisme vert, pour lui
tenir complètement rigueur de ses provocations passées, fussent-elles jugées antisémites.
Dans la présente lutte contre les barbus de l'Etat islamique et autres "décapiteurs sans pitié", le patriarche est si précieux que les
médias n’hésitent pas à le rendre sympathique, bonhomme et bon vivant,
gaulois en somme (via les passages cités par Moati dans son ouvrage), et à
faire affirmer par un journaliste, auteur et documentariste, juif ancien
franc-maçon revendiqué, c'est-à-dire par une cible potentielle des piques
verbales de Le Pen donc (pour plus de crédibilité et de portée du message),
« qu’il n’est pas fasciste mais républicain ». Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes médiatiques possibles !... jusqu'à la prochaine sortie honteuse du pas du tout fréquentable Jean-Marie, évidemment... Cette vie politique est décidément bien du théâtre à tous les étages.
lundi 16 juin 2014
QUAND SORAL VEUT ÊTRE CALIFE A LA PLACE DU CALIFE
La première émission d'ERTV, une interview live du président d'Egalité et Réconciliation, Alain Soral, fut une synthèse dans son genre, pour reprendre le mot d'Audiard...
1) 1:26:40. Après avoir craché sur le principe même de la banque, Soral se lance dans une palinodie qui ferait se pâmer tous les "Dr Jekyll et Mister Hyde" de la politique et autres Jérôme Cahuzac. Il réfléchit en effet aux moyens de mettre en place un système bancaire parallèle. Tout en avouant que, du moins au départ (?), il serait nécessaire de créer une banque, à l'image des autres. Quel grand écart ! La banque de l'équipe Soral, ce serait, si l'on se souvient de la dichotomie ironique des Inconnus, une sorte de bon chasseur, contre le mauvais chasseur incarné par toute autre banquier "non dissident". On imagine avec amusement l'argumentaire de vente : "Vous êtes dissident ? Vous n'avez plus envie de cautionner le système bancaire, ses sbires, ses traîtres et ses catins ? Rejoignez la vraie dissidence bancaire ! Chez nous, l'usure est également pratiquée, les placements rémunérés aux mêmes taux qu'ailleurs, mais ce n'est pas pareil car nous sommes une bonne banque, avec des vrais morceaux de dissidents 100% français antisionistes dedans !"
Côté décorum, pas de souci pour les aficionados, toujours même dominante rouge, pas sur le canapé mais sur le polo cette fois (ça fait un poil plus snob que le t-shirt et un peu plus sportif ; ce qui n'empêche que vous avez pris de la bedaine, président ; comment ça faut pas le dire crétin ? A vos ordres chef !). A noter que depuis plusieurs mois, Soral semble très attiré par le rouge et ses symboles mitoyens : polo rouge ici, couverture rouge du livre avec la personnalité de gauche Eric Naulleau en fin d'année dernière, mise en avant de plus en plus prononcée du philosophe cher à une partie de l'extrême-gauche, Michel Clouscard, dans ses conseils de lecture, commentaires d'actualité, et même sur l'image de fond du site ER où son portrait photographique en milieu de page est plus grand que celui de De Gaulle, éloge du socialisme de "troisième voie" de Sorel (terme quasi homonyme avec "Soral"), et aujourd'hui relativisation de la dictature nord-coréenne. Chercherait-il à faire oublier sa période "mystico-barressienne" et "catholique néo-traditionnaliste", pour estomper sa réputation d'agitateur d'extrême-droite, et cela opportunément avant le verdict de ses procès ?
Toujours est-il que Soral se lâche durant 2 heures et nous livre un florilège de ses convictions profondes. Comme lors de ses précédentes "vidéos mensuelles" ("trimestrielles" serait à présent plus exact), il y affirme vouloir éviter de nouveaux jugements. Pas fou. On pariera pourtant, à l'écouter parler de Fourest et de quelques autres, que la liste de ses procès ne manquera pas de s'allonger. Mais ce qui m'intéresse, ce sont les contradictions de plus en plus évidentes de sa ligne. Voici deux points qui ont particulièrement retenu mon attention :
Pas sérieux. Le principe de réalité qui lui est si cher, le rattrapera et il sera obligé, comme les autres, de pratiquer le prêt à intérêt, autrement sa "banque" (ou son substitut d'un autre nom) s'effondrera. En outre, ses hésitations à répondre à la question de l'intervieweur prouvent d'ores et déjà son embarras. Comment faire avaler cette (énorme) pilule à ceux qui lui font encore confiance ? La manière, il l'ignore encore, mais il aime son indépendance économique, quitte à insister lourdement sur son parcours de mec libre mais pas du tout individualiste, très collectiviste au contraire (Soral nous gratifie dans sa vidéo d'une anaphore, "improvisée" bien sûr, basée sur le "nous", réponse au "moi" de Hollande). Il l'aime autant qu'il déteste la discrimination et le communautarisme. Conjuguer le sectarisme d'une banque qui se tient délibérément à l'écart des autres (chez nous, on ne mélange pas les torchons et les serviettes !), avec les discours universalistes, nationalistes et anti-communautaristes, va exiger de lui une adresse qu'il n'est pas encore sûr de posséder...
2) Sa fantasmatique et sa verve mises en ébullition par près de deux heures de monologue (comme d'hab'), débordent sur une confidence bien mousseuse, que dis-je une confidence, une bombe dont la sincérité m'a scotché lorsque j'ai compris qu'il ne s'agissait pas d'une forfanterie. A 1:48:42, Soral donnant son opinion sur les jeux de hasard qui le "dégoûtent", nous jure que "quand je prendrais le pouvoir, car je finirais par le prendre un jour, je remettrais tout ça bien en place". Qu'il tente ou non un rétropédalage ultérieur, comme au sujet du financement de la liste antisioniste en 2009, le message à destination du gouvernement et surtout de ses fans est passé. Soral se rêve dictateur, ou du moins un "Poutine à la française" comme le titrait il y a quelques mois le site internet de son association. C'est beau de rêver... Cependant, et sans même rire de vos délires de grandeur, on peut légitimement s'interroger derechef sur votre cohérence, Mr Soral. Vous vous disiez républicain, démocrate, défenseur de la souveraineté nationale et populaire, et dorénavant vous ne voulez plus demander son avis au peuple, mais directement prendre le pouvoir. Et comment vous y prendriez-vous ? En organisant un coup d'Etat ? Et ensuite, en vous faisant plébisciter dans le césarisme, ou bien plus simplement en décrétant autoritairement qu'une majorité de Français vous a choisi (et tant pis pour la vérité dont vous vous prétendez le chantre) ? Tout cela est évidemment une impasse, et soit Soral a le cerveau en surchauffe, soit il espère abuser de la crédulité de certains. Ah ! elle est belle cette "dissidence"...
dimanche 25 mai 2014
LE SOIR OU LE FN ME FIT PLEURER...
J'avoue. J'ai versé une larme en découvrant la première estimation du résultat des élections européennes de ce jour, dimanche 25 mai 2014. L'émotion était forte, même si j'ai du mal à l'interpréter. Joie réelle ou sarcastique, espoir, dépit, peine, étonnement, stupéfaction, quoi qu'il en soit les faits sont là : le FN enregistre un score historique en récoltant 25% des suffrages, devant l'UMP à 20% et le PS loin derrière, rétrogradant encore par rapport à 2009 pour atteindre un niveau humiliant de 14%. Le verdict journalistique le plus radical vient pour l'instant de la une du Libération de demain : "La France FN".
Si le 21 avril 2002 fut une "claque" pour le système UMPS, le 25 mai 2014 restera dans l'histoire comme un véritable coup de tazer dans ses parties sensibles ! On pourra bien sûr relativiser en rappelant que le premier parti de France, ici comme durant les récentes municipales, reste l'abstention (à près de 56%) et que, de fait, une majorité d'électeurs français n'est toujours pas plus convaincue par le FN que par les autres partis traditionnels. On pourra aussi minorer la défaite de l'UMP en pariant que si l'UDI n'avait pas fait cavalier seul il aurait permis au parti de Copé de dépasser le FN. Il n'empêche que pour Hollande, Copé, Mélenchon et consorts, ça fait mal et ça la fout mal. "C'était prévisible" entend-on partout. Prévisible mais aujourd'hui avéré. Hollande et Valls ont rendez-vous demain pour une réunion de crise et selon les informations d'itélé "l'Elysée en tirera les leçons".
Quelles leçons l'équipe Hollande pourrait-elle tirer ? D'ores et déjà, le premier ministre Manuel Valls a donné la consigne et distillé les éléments de langage du PS : "Il faut aller plus vite dans les réformes". Le remaniement ministériel venant d'avoir lieu, il est peu probable qu'un nouveau groupe se forme autour de Flanby Ier ou de Quand Même Ier. La dissolution de l'Assemblée nationale réclamée par les cadres du FN a également peu de chances de rencontrer un écho favorable. En revanche, je miserais volontiers sur une accélération... dans le frémissement du retournement de tendance. Blague à part, si Hollande, "comprenant le message" de la défaite du scrutin municipal, effectua un virage à droite au sein de l'exécutif en y plaçant Manuel Valls, il y a ici deux possibilités relatives à la future ligne gouvernementale. Soit, entendant encore plus fortement le message que l'électorat français se droitise (selon les codes du système qui catalogue le FN à l'extrême-droite), Hollande ira plus loin dans cette droitisation en feignant de la confondre avec une volonté droitière d'un libéralisme plus échevelé (c'est quelque peu pervers, mais je rappelle qu'on parle bien du PS, donc voilà...). Soit, il accélérera les effets de sa sociale-démocratie européiste, jouant le quitte ou double et espérant maintenir le navire à flot pour 2017. Auquel cas, on peut craindre des protestations d'amour régulières pour l'UE, et un lavage de cerveau accru sur fond, par exemple, de conférences, d'allocutions ou simplement de documentaires télévisuels de plus en plus fréquents mettant en garde contre les dangers de l'extrême-droite et du repli protectionniste qui, fatalement, aboutirait au fascisme, au nazisme etc.
Ce que je peux vous certifier en revanche c'est que le candidat UMP 2017 mettra le cap sévèrement à droite, en s'inspirant de la méthode Sarkozy 2012. Le siphonnage a fonctionné, il fonctionnera encore, voilà ce que parieront les ténors du parti droitier. Car, même si la soirée en est, une fois de plus, au règlement de comptes à OK UMP, le temps viendra des conclusions drastiques, et l'UMP elle aussi lancera son : "Nous avons compris le message". Et Copé se fendra, comme il l'a tant fait durant les années 2000, d'un très déterminé : "Nous ne laisserons pas le terrain de la sécurité et de l'identité nationale au FN". Je vous le dis, ça promet pour 2017...
Au-delà de la performance frontiste de ce jour, tout reste à prouver. J'attirerai simplement votre attention sur ce point que le FN, à présent premier parti de France au Parlement européen, non seulement obtient le plus grand nombre de sièges (entre 22 et 25, soit environ un tiers de la représentation française à Strasbourg), mais s'apprête à encaisser le plus gros chèque en provenance des contribuables européens, à savoir une somme dépassant les 45 millions d'euros, pour la totalité des députés et collaborateurs marinistes sur les 5 ans de la législature (sur la base de 36 000 euros / mois, nets d'impôts). Oui, on parle bien du parti qui se veut le plus hostile aux institutions européennes. Drôle, pathétique, pied-de-nez, arnaque, paradoxe... Je vous laisse libre de choisir le mot qui vous convient. En même temps, comme l'a souvent souligné François Asselineau, ni la sortie de l'euro, ni celle de l'UE ne figure dans une quelconque profession de foi du FN. Florian Philippot ce soir parla même de "reconstruire l'Europe". Une expression ambiguë, pour le moins. Mais allez, passons, et admettons même qu'on reste encore longtemps au sein de l'UE et de l'euro. En attendant un éventuel changement de la forme européenne, la seule chose qui importe, c'est de savoir si la France se portera mieux et que cette équipe protégera plus efficacement notre pays de décisions iniques. Le FN, fort de ses nouveaux droits et donc de ses nouveaux devoirs et responsabilités, a déjà bien conscience qu'on l'a à l’œil. Sans mauvais mot, en la circonstance.
Si le 21 avril 2002 fut une "claque" pour le système UMPS, le 25 mai 2014 restera dans l'histoire comme un véritable coup de tazer dans ses parties sensibles ! On pourra bien sûr relativiser en rappelant que le premier parti de France, ici comme durant les récentes municipales, reste l'abstention (à près de 56%) et que, de fait, une majorité d'électeurs français n'est toujours pas plus convaincue par le FN que par les autres partis traditionnels. On pourra aussi minorer la défaite de l'UMP en pariant que si l'UDI n'avait pas fait cavalier seul il aurait permis au parti de Copé de dépasser le FN. Il n'empêche que pour Hollande, Copé, Mélenchon et consorts, ça fait mal et ça la fout mal. "C'était prévisible" entend-on partout. Prévisible mais aujourd'hui avéré. Hollande et Valls ont rendez-vous demain pour une réunion de crise et selon les informations d'itélé "l'Elysée en tirera les leçons".
Quelles leçons l'équipe Hollande pourrait-elle tirer ? D'ores et déjà, le premier ministre Manuel Valls a donné la consigne et distillé les éléments de langage du PS : "Il faut aller plus vite dans les réformes". Le remaniement ministériel venant d'avoir lieu, il est peu probable qu'un nouveau groupe se forme autour de Flanby Ier ou de Quand Même Ier. La dissolution de l'Assemblée nationale réclamée par les cadres du FN a également peu de chances de rencontrer un écho favorable. En revanche, je miserais volontiers sur une accélération... dans le frémissement du retournement de tendance. Blague à part, si Hollande, "comprenant le message" de la défaite du scrutin municipal, effectua un virage à droite au sein de l'exécutif en y plaçant Manuel Valls, il y a ici deux possibilités relatives à la future ligne gouvernementale. Soit, entendant encore plus fortement le message que l'électorat français se droitise (selon les codes du système qui catalogue le FN à l'extrême-droite), Hollande ira plus loin dans cette droitisation en feignant de la confondre avec une volonté droitière d'un libéralisme plus échevelé (c'est quelque peu pervers, mais je rappelle qu'on parle bien du PS, donc voilà...). Soit, il accélérera les effets de sa sociale-démocratie européiste, jouant le quitte ou double et espérant maintenir le navire à flot pour 2017. Auquel cas, on peut craindre des protestations d'amour régulières pour l'UE, et un lavage de cerveau accru sur fond, par exemple, de conférences, d'allocutions ou simplement de documentaires télévisuels de plus en plus fréquents mettant en garde contre les dangers de l'extrême-droite et du repli protectionniste qui, fatalement, aboutirait au fascisme, au nazisme etc.
Ce que je peux vous certifier en revanche c'est que le candidat UMP 2017 mettra le cap sévèrement à droite, en s'inspirant de la méthode Sarkozy 2012. Le siphonnage a fonctionné, il fonctionnera encore, voilà ce que parieront les ténors du parti droitier. Car, même si la soirée en est, une fois de plus, au règlement de comptes à OK UMP, le temps viendra des conclusions drastiques, et l'UMP elle aussi lancera son : "Nous avons compris le message". Et Copé se fendra, comme il l'a tant fait durant les années 2000, d'un très déterminé : "Nous ne laisserons pas le terrain de la sécurité et de l'identité nationale au FN". Je vous le dis, ça promet pour 2017...
Au-delà de la performance frontiste de ce jour, tout reste à prouver. J'attirerai simplement votre attention sur ce point que le FN, à présent premier parti de France au Parlement européen, non seulement obtient le plus grand nombre de sièges (entre 22 et 25, soit environ un tiers de la représentation française à Strasbourg), mais s'apprête à encaisser le plus gros chèque en provenance des contribuables européens, à savoir une somme dépassant les 45 millions d'euros, pour la totalité des députés et collaborateurs marinistes sur les 5 ans de la législature (sur la base de 36 000 euros / mois, nets d'impôts). Oui, on parle bien du parti qui se veut le plus hostile aux institutions européennes. Drôle, pathétique, pied-de-nez, arnaque, paradoxe... Je vous laisse libre de choisir le mot qui vous convient. En même temps, comme l'a souvent souligné François Asselineau, ni la sortie de l'euro, ni celle de l'UE ne figure dans une quelconque profession de foi du FN. Florian Philippot ce soir parla même de "reconstruire l'Europe". Une expression ambiguë, pour le moins. Mais allez, passons, et admettons même qu'on reste encore longtemps au sein de l'UE et de l'euro. En attendant un éventuel changement de la forme européenne, la seule chose qui importe, c'est de savoir si la France se portera mieux et que cette équipe protégera plus efficacement notre pays de décisions iniques. Le FN, fort de ses nouveaux droits et donc de ses nouveaux devoirs et responsabilités, a déjà bien conscience qu'on l'a à l’œil. Sans mauvais mot, en la circonstance.
Libellés :
2014,
élection,
européennes,
FN,
François Hollande,
Front National,
Le Pen,
Marine,
MLP,
PS,
UMP,
vote
samedi 1 décembre 2012
LIBERTÉ D'EXPRESSION : CES VÉRITÉS QUI DÉRANGENT LE NOUVEL OBS
"Le mariage est avant
tout l’union d’un homme et d’une femme, destinée à fonder une famille".
Ce rappel sémantique aux fondements anthropologiques et historiques (Littré, Dictionnaire de l'Académie française, Petit Robert) a semblé bousculer la conception libertaro-socialiste d’une
journaliste du Nouvel Obs que je ne nommerai pas. Verdict : "nous ne pouvons pas accepter votre contribution". La désinformation décomplexée !
A-t-elle censuré (moins politiquement correct que "modéré" mais plus exact) mon article consciemment, afin de ne pas déplaire à sa hiérarchie ? Ce serait d'ailleurs étonnant de la part d'un prétendu véhicule de tribunes libres et éclectiques. Elle s'en défend, évidemment, prétextant "un débat sensible" qui réclame davantage de prudence et de faits circonstanciés (on a l'impression de trahir un secret d'Etat ou d'asséner un propos aux conséquences lourdes pour la nation française, voire pour la galaxie !). Mais peut-être l’a-t-elle rejeté selon des mécanismes inconscients, tous ces journalistes conditionnés et formés à la pensée de gauche, n’ayant même pas besoin d’être recadrés pour servir l’oligarchie.
Certaines vérités de bon sens deviennent trop dangereuses ; la lessiveuse médiatique, à fortiori celle qui constitue le relais officiel du pouvoir, est alors là pour jouer son rôle de Pravda, en lavant les consciences, en filtrant et en bloquant systématiquement les tribunes susceptibles de contrarier les idéologies et projets de ses commanditaires. Cette même personne n'en était pas à son coup d'essai, elle qui refusa mon article affirmant que Marine Le Pen pouvait arriver au second tour de la présidentielle. Au nom des sacro-saints sondages !
En réalité, elle n’accordait d’importance aux sondages préélectoraux que parce qu’ils étaient favorables à son champion Hollande. Autrement, elle en aurait relativisé la portée ("Oh les sondages, on leur fait dire ce qu’on veut, et puis ils peuvent se tromper comme ce fut le cas en 2002 !"). Les chiffres restent un outil privilégié de manipulation sophiste ; le journaliste partial et de mauvaise foi un artisan des victoires électorales. Ce cas concret illustre très bien l’emploi tendancieux, à tous les niveaux, d’enquêtes reprises en boucle pour habituer l’opinion à la configuration classique gauche vs droite, décourager les scénarios alternatifs en les taxant de fantasme, et permettre finalement aux sondages de contribuer largement au résultat du scrutin. Tout cela est vieux comme le monde, et nous sommes, je le constate autour de moi, de moins en moins dupes.
A-t-elle censuré (moins politiquement correct que "modéré" mais plus exact) mon article consciemment, afin de ne pas déplaire à sa hiérarchie ? Ce serait d'ailleurs étonnant de la part d'un prétendu véhicule de tribunes libres et éclectiques. Elle s'en défend, évidemment, prétextant "un débat sensible" qui réclame davantage de prudence et de faits circonstanciés (on a l'impression de trahir un secret d'Etat ou d'asséner un propos aux conséquences lourdes pour la nation française, voire pour la galaxie !). Mais peut-être l’a-t-elle rejeté selon des mécanismes inconscients, tous ces journalistes conditionnés et formés à la pensée de gauche, n’ayant même pas besoin d’être recadrés pour servir l’oligarchie.
Certaines vérités de bon sens deviennent trop dangereuses ; la lessiveuse médiatique, à fortiori celle qui constitue le relais officiel du pouvoir, est alors là pour jouer son rôle de Pravda, en lavant les consciences, en filtrant et en bloquant systématiquement les tribunes susceptibles de contrarier les idéologies et projets de ses commanditaires. Cette même personne n'en était pas à son coup d'essai, elle qui refusa mon article affirmant que Marine Le Pen pouvait arriver au second tour de la présidentielle. Au nom des sacro-saints sondages !
En réalité, elle n’accordait d’importance aux sondages préélectoraux que parce qu’ils étaient favorables à son champion Hollande. Autrement, elle en aurait relativisé la portée ("Oh les sondages, on leur fait dire ce qu’on veut, et puis ils peuvent se tromper comme ce fut le cas en 2002 !"). Les chiffres restent un outil privilégié de manipulation sophiste ; le journaliste partial et de mauvaise foi un artisan des victoires électorales. Ce cas concret illustre très bien l’emploi tendancieux, à tous les niveaux, d’enquêtes reprises en boucle pour habituer l’opinion à la configuration classique gauche vs droite, décourager les scénarios alternatifs en les taxant de fantasme, et permettre finalement aux sondages de contribuer largement au résultat du scrutin. Tout cela est vieux comme le monde, et nous sommes, je le constate autour de moi, de moins en moins dupes.
samedi 17 novembre 2012
DÉCRYPTAGE : POURQUOI LE SYSTÈME VEUT POLIR L'IMAGE DE LE PEN
La gauche qui a tous les pouvoirs, politiques et
médiatiques, avance ponctuellement des pions pour discréditer ou au contraire
faire monter le Front national, comme le fit Mitterrand. Il semblerait ainsi que
le livre Le Pen, une histoire française de Péan et Cohen, qui réhabilite partiellement Jean-Marie Le Pen (notamment en doutant de ses actes de torture présumés en Algérie),
réponde à ce dernier objectif : flatter l’électorat du parti frontiste
pour diviser la droite. Mais pas seulement.
En pleine campagne pour la présidence de l’UMP, cette stratégie revêt un autre intérêt pour nos gouvernants et leurs auxiliaires : inciter les militants pro-Copé à se détourner de leur champion et à prendre leur carte au FN, libérant la voie au Hollande de droite, Fillon. En choisissant le député de la seconde circonscription de Paris comme adversaire principal en 2017, la gauche pérennise la structure et les codes traditionnels de l’échiquier politique français, composé d’une gauche modérée (ou "molle" diront certains), d’une droite modérée, et d’une soi-disant menace fasciste en embuscade, contre laquelle l’union sacrée des républicains sera alors possible et requise.
Le livre qui se veut "la première enquête sérieuse et sans parti pris sur Le Pen et les siens" (dixit l'éditeur Laffont) complète l'oeuvre de normalisation du FN en prêtant à son fondateur des aventures homosexuelles. Ce piège est là soit pour l'inciter à s'en défendre violemment (auquel cas il sera taxé d'homophobie), soit pour montrer que, sous ses airs réactionnaires, traditionnels et virils, ce parti, plus délicat qu'on ne l'aurait imaginé, est bien ancré dans son époque et donc parfaitement respectable.
En pleine campagne pour la présidence de l’UMP, cette stratégie revêt un autre intérêt pour nos gouvernants et leurs auxiliaires : inciter les militants pro-Copé à se détourner de leur champion et à prendre leur carte au FN, libérant la voie au Hollande de droite, Fillon. En choisissant le député de la seconde circonscription de Paris comme adversaire principal en 2017, la gauche pérennise la structure et les codes traditionnels de l’échiquier politique français, composé d’une gauche modérée (ou "molle" diront certains), d’une droite modérée, et d’une soi-disant menace fasciste en embuscade, contre laquelle l’union sacrée des républicains sera alors possible et requise.
Le livre qui se veut "la première enquête sérieuse et sans parti pris sur Le Pen et les siens" (dixit l'éditeur Laffont) complète l'oeuvre de normalisation du FN en prêtant à son fondateur des aventures homosexuelles. Ce piège est là soit pour l'inciter à s'en défendre violemment (auquel cas il sera taxé d'homophobie), soit pour montrer que, sous ses airs réactionnaires, traditionnels et virils, ce parti, plus délicat qu'on ne l'aurait imaginé, est bien ancré dans son époque et donc parfaitement respectable.
mercredi 14 novembre 2012
AFFAIRE MERAH : DU RÉCIT MENSONGER A L'ISLAMOPHOBIE BANALISÉE
Comme nous l’avons déjà suggéré ici au début de l’affaire,
Mohamed Merah n’a certainement jamais existé tel qu’on ne le présente. Les faits mêmes suffiraient à étayer cette
hypothèse. Après la soi-disant confession du tueur de Toulouse, la mise en
avant opportune dans les médias d’une sœur hystérique et d’un frère progressiste,
Abdelghani (déluge d’interviews, livre-témoignage à charge contre un substrat
familial prétendument inculte et antisémite), sert là encore à crédibiliser le
récit, à défaut d’avoir capturé vivant Merah. Compenser l’absence de dépouille
du mini Ben Laden français pour couvrir les services et parachever le plan de
diabolisation de l’islam, nécessite de cultiver le mirage sur le long terme.
Dans ce processus, le FN et les identitaires qui pensent se démarquer, ne font que tenir le rôle que le système a voulu pour eux. Copé et une partie de la gauche laïcarde feignent de dénoncer l'islamation plus fortement que naguère, afin d'inciter les patriotes et nationalistes à radicaliser leurs positions jusqu’à l’amalgame et la caricature de l’Oumma. Ainsi, les coups de force qui se croient subversifs, tels que les occupations de mosquées, évitent surtout aux partis républicains traditionnels de faire le grand écart idéologique et, accessoirement, de salir leurs mains et leur conscience.
Au final, cet unisson médiatico-politique instaure un climat ambiant suffisamment délétère, psychotique, et islamophobe, pour occulter l’incapacité des partis politiques à résoudre la crise économique ainsi que ses vrais responsables.
Dans ce processus, le FN et les identitaires qui pensent se démarquer, ne font que tenir le rôle que le système a voulu pour eux. Copé et une partie de la gauche laïcarde feignent de dénoncer l'islamation plus fortement que naguère, afin d'inciter les patriotes et nationalistes à radicaliser leurs positions jusqu’à l’amalgame et la caricature de l’Oumma. Ainsi, les coups de force qui se croient subversifs, tels que les occupations de mosquées, évitent surtout aux partis républicains traditionnels de faire le grand écart idéologique et, accessoirement, de salir leurs mains et leur conscience.
Au final, cet unisson médiatico-politique instaure un climat ambiant suffisamment délétère, psychotique, et islamophobe, pour occulter l’incapacité des partis politiques à résoudre la crise économique ainsi que ses vrais responsables.
Libellés :
Abdelghani,
djihadiste,
FH,
FN,
Hollande,
islam,
islamisation,
Le Pen,
Merah,
Mohamed,
Montauban,
Sarkozy,
terrorisme,
Toulouse,
UMPS
mardi 30 octobre 2012
L'AVENIR DU FN : UN PARI ÉTAYÉ PAR DES FAITS
Le FN sera absorbé par la
droite et non l’inverse. Au mieux, et comme le prédisait Zemmour, une fusion se
réalisera, qui estompera ce qu’il restait encore de différences au parti
frontiste en voie de normalisation. Je disais, dès mars, que la surenchère
« islamophobe » était une lame de fond qui nuirait au bateau Marine
et la ferait échouer à la présidentielle. L'histoire me donna raison. Car en dépit du relatif enthousiasme affiché par ses cadres le dimanche 22 avril, les résultats du FN, en progression médiocre au regard des scores de 1995 et 2002 (même pondérés par la participation), furent finalement décevants compte tenu de la concurrence incroyablement inefficace et impopulaire (désamour record pour le Président sortant, challenger moqué au sein de son propre camp, candidats de micro-partis sans moyens ni projet décent).
Pour ce qui est de la suite des réjouissances, Florian Philippot ne restera pas dans cette physionomie
du FN mariniste. Soit il le quittera pour s’allier à Dupont-Aignan, moins
sectaire et plus cohérent sur la manière de combattre le véritable ennemi, soit il créera, comme Bruno Megret avant lui, un mouvement
dissident pour s’affranchir d’une dynastie Le Pen (Jean-Marie, Marine, Marion)
qui bloquera son ascension personnelle et lui refusera à coup sûr la présidence du parti.
Libellés :
Dupont-Aignan,
FN,
front,
islam,
islamophobie,
Le Pen,
Marine,
Marion,
Mégret,
MLP,
national,
Philippot,
république,
Zemmour
dimanche 22 avril 2012
MARINE LE PEN TROISIÈME : DU PLAISIR DE TENIR UN PRÉSIDENT PAR LES PARTIS INTIMES
Derrière les 27.5-29.5% de Hollande, les 25.5-27.5% de Sarkozy sont en soi inquiétants. Loin du "désaveu" clamé collectivement par des socialistes auto-satisfaits, le score de l'ennemi public n°1 de la presse, de la gauche et de la rue, est étonnement élevé. Le socle droitier mais surtout influençable des Français a été très indulgent envers le président sortant.
Les sondages semblent avoir vu juste pour la classement et les taux des différents candidats. Dont acte. Jean-Luc Mélenchon récolte un taux correct, dans sa moyenne des sondages de ces deux derniers mois, au-dessus de 11%, mais loin derrière la bête noire qu'il s'était choisie, Marine Le Pen. Pour sa première participation à une élection présidentielle, la candidate-présidente du Front national réalise en effet 18-20%, mieux que les 17% de son père en 2002. Rappelons toutefois que Bruno Megret, frontiste dissident et candidat à cette même élection, avait réalisé au-delà de 2% ; ce qui, en votes cumulés, plaçait le positionnement "extrême-droite" aux alentours de 19%. Pas lieu pour la gauche de s'affoler ni même pour le FN de crier "victoire". Il peut faire mieux, mais ce résultat est évidemment prometteur pour la quadra Marine Le Pen, ses idées et son parti.
Le racolage de l'UMP et de Nicolas Sarkozy envers la candidate frontistes et son électorat va s'intensifier dans l'entre-deux tours. Une fois n'est pas coutume, l'arbitre ne sera pas centriste mais mariniste, Bayrou n'ayant obtenu que 9% des suffrages, un taux deux fois plus faible que lors de sa précédente participation. Les appels du pied ont d'ailleurs commencé sur les différents plateaux de télévision. Ainsi, Guillaume Peltier sur TF1 saluait le score cumulé du bloc de droite en incluant les voix de Marine Le Pen, pendant que Rachida Dati disait "comprendre la souffrance" des électeurs du Front national.
Marine Le Pen délivrera ses consignes de vote lors de la fête de Jeanne d'Arc le 1e mai. Elles seront "blanches", vraisemblablement. D'ici là, attendons-nous à souper de discours poussifs et vains sur la réduction de l'immigration et de l'insécurité. Après tout, un président menteur ne se refait pas et, craignant les cases tribunal et prison, espère bien tromper les électeurs du FN une nouvelle fois pour l'emporter le 6 mai. L'anti-sarkozysme n'a pas encore gagné.
Libellés :
2012,
communiste,
élection,
FN,
Front National,
Hollande,
Le Pen,
LePen,
Marine,
Mélenchon,
politique,
présidentielle,
PS,
Sarkozy,
socialiste,
UMP
mardi 17 avril 2012
MA CONSIGNE DE VOTE DE PREMIER TOUR ? DÉTRUIRE L'UMPS
Vous êtes encore indécis, 6 jours avant le premier tour de l'élection présidentielle ? Vous avez du mérite ! Car vous parvenez à résister au matraquage des journalistes et éditocrates qui étalent depuis des semaines leurs certitudes dans les médias, au mépris de toute déontologie et de la démocratie. Alors puisque cette campagne n'est qu'une farce, un mensonge supplémentaire de la société du spectacle, rions un peu.
Ma consigne : si vous vous sentez plutôt humaniste, votez Bayrou ; si vous vous sentez d'abord patriote, votez Marine Le Pen. Les deux options que je vous propose sont les seules susceptibles de faire mentir ces courtisans poudrés, mais surtout de détruire l'UMPS en désorganisant leurs rangs respectifs défaits et en discréditant tout "vote utile républicain" au second tour. En particulier, que l'UMP appelle à voter Hollande contre Marine Le Pen, ou que le PS appelle à voter Sarkozy contre elle, et cette collusion contre-nature et illégitime démasquera au grand jour ceux qui se présentent faussement comme les deux grandes forces de l'alternance politique.
Ma consigne : si vous vous sentez plutôt humaniste, votez Bayrou ; si vous vous sentez d'abord patriote, votez Marine Le Pen. Les deux options que je vous propose sont les seules susceptibles de faire mentir ces courtisans poudrés, mais surtout de détruire l'UMPS en désorganisant leurs rangs respectifs défaits et en discréditant tout "vote utile républicain" au second tour. En particulier, que l'UMP appelle à voter Hollande contre Marine Le Pen, ou que le PS appelle à voter Sarkozy contre elle, et cette collusion contre-nature et illégitime démasquera au grand jour ceux qui se présentent faussement comme les deux grandes forces de l'alternance politique.
lundi 16 avril 2012
POURQUOI LA PRÉSENCE DE MARINE LE PEN AU SECOND TOUR SERAIT UNE ÉPREUVE DE VÉRITÉ
Voter Marine Le Pen au premier tour, reste la meilleure manière de faire tomber les masques au second tour. Dans ce scénario où la présidente du FN ferait mentir les sondages officiels, toute consigne de vote serait doublement empoisonnée, pour l’UMP ou le PS. Disséquons un peu certaines relations de ce trio de tête électoral que les médias traditionnels excluent à dessein.
Cas de figure n°1 : Nicolas Sarkozy - Marine Le Pen
Que le PS appelle à voter pour son pire ennemi, celui qu’il a combattu vigoureusement durant au moins cinq ans, et le parti ajoutera au déshonneur de la défaite le discrédit intellectuel. Un Nicolas Sarkozy réélu avec les pleurs de la gauche, en sortirait lui-même tellement affaibli qu’il ne gouvernerait pas. Soit parce que les législatives sanctionneraient les deux principaux partis français « main dans la main dès qu’il s’agit de sauver leurs places dorées », soit parce qu’une grève générale bloquerait le pays, la démocratie de rue prenant le relais des urnes. Jean-Luc Mélenchon, l'allié préféré du président-candidat, a déjà anticipé une réédition d'avril 2002. Serinant depuis longtemps que sa priorité est de faire barrage à Marine Le Pen, il n'aurait aucune difficulté à justifier le vote utile quoique grimaçant, envers le candidat UMP.
Cas de figure n°2 : François Hollande - Marine Le Pen
Symétriquement, la droite ne pourrait pas appeler à voter Hollande « la catastrophe, la ruine de la France », sans perdre son âme ni créer une ligne de fracture politique entre "droite dure nationale" et "socio-démo-collabos" -- un schisme mortifère qui profiterait largement au Front national. Enfin, que Marine soit opposée à Sarkozy ou Hollande au second tour, et toute consigne contre-nature donnerait instantanément raison à la candidate frontiste, validant l’idéologie poreuse qu’elle désigne par le sigle « UMPS ». Qu’elle éjecte l’un de ces leaders aussi virtuels qu’arrogants, et elle aura déjà gagné son pari.
La peste, le choléra... ou un nouvel espoir ?
Quant à l'option "rassemblement in extremis autour de Marine Le Pen contre le système", cela relève du rêve ou du cauchemar, selon la sensibilité de chacun. Car après tout, ni Hollande ni Sarkozy ne sont à l'abri d'une prise de conscience collective et critique des électeurs de gauche et de droite durant l'entre-deux tours : "En quoi Marine Le Pen serait-elle plus dangereuse pour la France que le président sortant ?"...
Cas de figure n°1 : Nicolas Sarkozy - Marine Le Pen
Que le PS appelle à voter pour son pire ennemi, celui qu’il a combattu vigoureusement durant au moins cinq ans, et le parti ajoutera au déshonneur de la défaite le discrédit intellectuel. Un Nicolas Sarkozy réélu avec les pleurs de la gauche, en sortirait lui-même tellement affaibli qu’il ne gouvernerait pas. Soit parce que les législatives sanctionneraient les deux principaux partis français « main dans la main dès qu’il s’agit de sauver leurs places dorées », soit parce qu’une grève générale bloquerait le pays, la démocratie de rue prenant le relais des urnes. Jean-Luc Mélenchon, l'allié préféré du président-candidat, a déjà anticipé une réédition d'avril 2002. Serinant depuis longtemps que sa priorité est de faire barrage à Marine Le Pen, il n'aurait aucune difficulté à justifier le vote utile quoique grimaçant, envers le candidat UMP.
Cas de figure n°2 : François Hollande - Marine Le Pen
Symétriquement, la droite ne pourrait pas appeler à voter Hollande « la catastrophe, la ruine de la France », sans perdre son âme ni créer une ligne de fracture politique entre "droite dure nationale" et "socio-démo-collabos" -- un schisme mortifère qui profiterait largement au Front national. Enfin, que Marine soit opposée à Sarkozy ou Hollande au second tour, et toute consigne contre-nature donnerait instantanément raison à la candidate frontiste, validant l’idéologie poreuse qu’elle désigne par le sigle « UMPS ». Qu’elle éjecte l’un de ces leaders aussi virtuels qu’arrogants, et elle aura déjà gagné son pari.
La peste, le choléra... ou un nouvel espoir ?
Quant à l'option "rassemblement in extremis autour de Marine Le Pen contre le système", cela relève du rêve ou du cauchemar, selon la sensibilité de chacun. Car après tout, ni Hollande ni Sarkozy ne sont à l'abri d'une prise de conscience collective et critique des électeurs de gauche et de droite durant l'entre-deux tours : "En quoi Marine Le Pen serait-elle plus dangereuse pour la France que le président sortant ?"...
jeudi 22 mars 2012
OFFICIALISATION DU NWO EN FRANCE (RIP)
"Aidez-moi à construire la France qui entraînera le monde sur la voie d'un nouvel ordre mondial" (Nicolas Sarkozy, discours de Strasbourg sur 'l'Europe Forte' 22/03/2012)"
Libellés :
esclavage,
Europe,
FN,
France,
gouvernance,
Hollande,
Le Pen,
Marine,
mondial,
mondialisme,
Nouvel,
NWO,
ordre,
Pen,
Sarkozy,
Strasbourg,
UMPS
mercredi 14 mars 2012
NICOLAS "LE PEN" SARKOZY : "STIGMATISE L'ISLAM, PAS LE LIBÉRALISME !"
Nicolas Sarkozy n'ignorait pas le tollé que ses propositions protectionnistes allaient rencontrer. Il prit le risque car il souhaitait en mesurer l'impact sur l'opinion et les sondages français. Toutefois, il a sous-estimé l'effet d'une telle réorientation de campagne, sur le plan diplomatique.
D'abord, l'entourage d'Angela Merkel fit la moue. Puis hier, ce furent le Wall Street Journal et le député libéral ex-premier ministre belge Guy Verhofstadt au Parlement européen, qui taclèrent allègrement le Président français, jusqu'à le qualifier de "Nicolas Le Pen". Sarkozy, le vrai représentant de l'extrême-droite française ? Pas faux. Les observateurs étrangers sont souvent plus lucides que la majorité de nos compatriotes.
Cette petite sortie, plus ou moins discutable et crédible du chef de l'Etat, nous révèle également le degré de tolérance de nos partenaires européens et atlantistes à la droitisation. "Oui à l'extrême-droite sur le plan sociétal, oui au ralentissement de l'immigration musulmane, mais Non ! aux entraves à la libre circulation européenne et donc au libéralisme économique". Attendons de voir comment Sarkozy et l'UMP réagiront à ce recadrage...
D'abord, l'entourage d'Angela Merkel fit la moue. Puis hier, ce furent le Wall Street Journal et le député libéral ex-premier ministre belge Guy Verhofstadt au Parlement européen, qui taclèrent allègrement le Président français, jusqu'à le qualifier de "Nicolas Le Pen". Sarkozy, le vrai représentant de l'extrême-droite française ? Pas faux. Les observateurs étrangers sont souvent plus lucides que la majorité de nos compatriotes.
Cette petite sortie, plus ou moins discutable et crédible du chef de l'Etat, nous révèle également le degré de tolérance de nos partenaires européens et atlantistes à la droitisation. "Oui à l'extrême-droite sur le plan sociétal, oui au ralentissement de l'immigration musulmane, mais Non ! aux entraves à la libre circulation européenne et donc au libéralisme économique". Attendons de voir comment Sarkozy et l'UMP réagiront à ce recadrage...
Libellés :
Allemagne,
Angleterre,
économie,
euro,
extrême-droite,
FN,
front,
islam,
Le Pen,
Marine,
Merkel,
musulman,
national,
protectionnisme,
Sarkozy,
Schengen,
sociétal,
Verhofstadt
mardi 13 mars 2012
MÉLENCHON ET SARKOZY : LA FRANCHE FRATERNITÉ
"Je triomphe!" Voilà le cri orgasmique d'un Jean-Luc Mélenchon qui se révèle bien être l'allié objectif de Nicolas Sarkozy contre François Hollande. Que le président-candidat reprenne à son compte les propositions du candidat du front de gauche sur l'Europe et la fiscalité, que cela puisse le faire remonter dans les sondages voire gagner en mai, et Mélenchon y voit un triomphe de ses idées.
La communauté de principes maçonniques et d'intérêts entre Mélenchon et les réseaux sarkosystes (dont le Dîner du Siècle est le point de convergence) apparaît au grand jour. Plutôt que de condamner les palinodies sarkozystes, l'homme du "bruit et de la fureur" se félicite que ses idées soient Sarko-compatibles. Finalement, il aura fallu peu de temps pour démasquer le tartufe de gauche.
La communauté de principes maçonniques et d'intérêts entre Mélenchon et les réseaux sarkosystes (dont le Dîner du Siècle est le point de convergence) apparaît au grand jour. Plutôt que de condamner les palinodies sarkozystes, l'homme du "bruit et de la fureur" se félicite que ses idées soient Sarko-compatibles. Finalement, il aura fallu peu de temps pour démasquer le tartufe de gauche.
Libellés :
communiste,
dîner,
élection,
FdG,
FN,
franc-maçon,
Hollande,
Le Pen,
Marine,
Mélenchon,
présidentielle,
PS,
Sarkozy,
Siècle,
socialiste,
sondage,
UMP
vendredi 2 mars 2012
L'AGRESSION DU COUPLE PULVAR-MONTEBOURG : QUAND LA GAUCHE SORT SON DIABLE DE CONFORT
Le couple Pulvar-Montebourg agressé un soir dans le XVIe arrondissement de Paris ? Comme par hasard, deux jours plus tard, c’est au tour de Nicolas Sarkozy d’être à Bayonne le martyr de service, comme s’il était hors de question que la gauche s’arroge le monopole de la victimisation. Cela n’est certainement qu’une coïncidence ; je n’irai pas jusqu’à dire que leurs agresseurs respectifs étaient des figurants. En revanche, il est évident que tout cela a été instrumentalisé politiquement par chaque camp.
Tout est politique, comme on sait. Le soir même où Audrey Pulvar relatait ses mésaventures sur les réseaux sociaux, les cadres du PS tweetaient déjà pour moraliser, mettant en garde contre le réveil de la "bête immonde" fasciste et l’influence supposée pernicieuse des discours d’une partie de l’UMP et surtout du FN. Le coupable, ou du moins le responsable moral, fut tout désigné : les jeunes éméchés qui avaient pris à partie Pulvar et Montebourg étaient des sbires du Front national ou en suivaient les préceptes.
Applaudissons ces fins limiers de la gauche qui ont su identifier instantanément les cerveaux de l’affaire avant même que la police n’ait commencé son travail d’enquête ! Mais il est vrai qu’au parti socialiste la présomption d’innocence est un principe à géométrie variable...
Tout est politique, comme on sait. Le soir même où Audrey Pulvar relatait ses mésaventures sur les réseaux sociaux, les cadres du PS tweetaient déjà pour moraliser, mettant en garde contre le réveil de la "bête immonde" fasciste et l’influence supposée pernicieuse des discours d’une partie de l’UMP et surtout du FN. Le coupable, ou du moins le responsable moral, fut tout désigné : les jeunes éméchés qui avaient pris à partie Pulvar et Montebourg étaient des sbires du Front national ou en suivaient les préceptes.
Applaudissons ces fins limiers de la gauche qui ont su identifier instantanément les cerveaux de l’affaire avant même que la police n’ait commencé son travail d’enquête ! Mais il est vrai qu’au parti socialiste la présomption d’innocence est un principe à géométrie variable...
vendredi 24 février 2012
MARINE LE PEN VS MÉLENCHON : SUICIDE POLITIQUE... DE QUEL CÔTÉ ?
samedi 18 février 2012
COMMENT MARINE LE PEN TOMBE DANS LE PIÈGE DE L'UMP
Depuis des mois, par intermittence, l'UMP défie le FN sur son terrain de prédilection : l'identité et la sécurité. Pour l'opinion, les deux revers d'une même médaille. Systématiquement, le FN et sa présidente, se sentant légitimement concurrencés, répliquent à leur insolent rival. Dans tous les cas, le parti frontiste tombe, paradoxalement, dans un piège de débutant.
Sa riposte est trop douce ? L'UMP serine que le FN n'a rien inventé et que ses propositions sont déjà pleinement assumées par le parti majoritaire. Sa riposte est trop radicale ? L'UMP en profite pour se différencier d'un parti qu'elle juge outrancier, "anti-républicain", et compte sur la communauté médiatique pour amplifier les accusations de fascisme. Son verbe se joint aux piques puériles des uns et des autres ? Elle se laisse phagocyter en gommant sa spécificité.
Au final, tandis que les enjeux économiques et géopolitiques sont largement occultés, Marine Le Pen participe, à son corps défendant, au succès présent et futur des conservateurs. En reprenant en chœur le credo de droitisation voulu par l'UMP, elle normalise un peu plus dans le débat public les politiques sécuritaires de droite et aussi, par émulation électoraliste, de gauche sociale-démocrate. A ce jeu, le "système" sera toujours plus malin et efficace qu'elle.
Dommage pour elle de gâcher aussi naïvement ses chances de remporter une élection majeure. Mais surtout, dommage de voir un candidat de plus renoncer à la seule voie susceptible de restaurer la grandeur nationale : le rassemblement. La division est un poison, et il n'y a plus guère que François Bayrou qui le sache.
Sa riposte est trop douce ? L'UMP serine que le FN n'a rien inventé et que ses propositions sont déjà pleinement assumées par le parti majoritaire. Sa riposte est trop radicale ? L'UMP en profite pour se différencier d'un parti qu'elle juge outrancier, "anti-républicain", et compte sur la communauté médiatique pour amplifier les accusations de fascisme. Son verbe se joint aux piques puériles des uns et des autres ? Elle se laisse phagocyter en gommant sa spécificité.
Au final, tandis que les enjeux économiques et géopolitiques sont largement occultés, Marine Le Pen participe, à son corps défendant, au succès présent et futur des conservateurs. En reprenant en chœur le credo de droitisation voulu par l'UMP, elle normalise un peu plus dans le débat public les politiques sécuritaires de droite et aussi, par émulation électoraliste, de gauche sociale-démocrate. A ce jeu, le "système" sera toujours plus malin et efficace qu'elle.
Dommage pour elle de gâcher aussi naïvement ses chances de remporter une élection majeure. Mais surtout, dommage de voir un candidat de plus renoncer à la seule voie susceptible de restaurer la grandeur nationale : le rassemblement. La division est un poison, et il n'y a plus guère que François Bayrou qui le sache.
Libellés :
2012,
escalade,
extrême-droite,
FN,
front,
Guéant,
Le Pen,
LePen,
Marine,
national,
politique,
présidentielle,
Sarkozy,
surenchère,
UMP
mardi 7 février 2012
NKM INAUGURE LA MODE "TARTUFE EN CUIR NOIR"...
Le ton est donné. Nicolas Sarkozy en pré-campagne compte se repositionner à la droite de la droite afin de drainer les voix du Front National. Dopé par le sondage favorable qui testait l'hypothèse d'une absence de Marine Le Pen en défaut de parrainages, le candidat UMP latent a lâché les chiens. Ou plutôt ses plus fidèles paladins. La tactique est maintenant bien rodée. Ainsi, le tollé suscité par l'énième saillie de notre ministre de l'Intérieur Claude Guéant ce week-end ("toutes les civilisations ne se valent pas"), justifia les sorties médiatiques de l'arrière-garde UMPiste. Objectif : feindre d'apaiser les tensions en expliquant que le propos a été mal interprété et sorti du contexte ("Claude Guéant ne parlait pas de différences de civilisation au sens de culture, il reste un républicain"), mais sans jamais lever l'équivoque pour ne pas gommer totalement l'effet du message subliminal ("civilisation au sens de différences de société et de régime oui"). Le message aura été donc transmis et validé, quitte à prendre les citoyens pour des sots, sans connaissances lexicales ni anthropologiques.
Néanmoins, à trop faire des appels du pied aux électeurs du Front National, on finit par se déchausser et exhiber quelques malformations plantaires et autres cors. Le ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet a parfois été brillante. Ce soir, sur le plateau du Grand Journal de Canal Plus, elle aurait mieux fait de se taire. Acculée par l'opiniâtre Jean-Michel Aphatie, elle trébucha. "Pourquoi parler de civilisation ? Le voile et les prières de rue sont un problème de politique et de nombres de places dans les mosquées [...] Vous confondez religion, régime politique, et civilisation", insista l'éditorialiste. Prenant conscience qu'elle s'invétérait à défendre une phrase effectivement inepte, elle tenta l'approche universaliste et humanitaire en évoquant le rôle de la France dans la démocratisation du monde arabe. Les relents des "droits et devoirs d'ingérence" à la rescousse !
Evidemment, ces ministres savent pertinemment que le concept de "civilisation" fut au centre d'une polémique historique entre le camp de Jules Ferry et celui de Georges Clémenceau. Et c'est bien dans un registre analogue, néocolonialiste, qu'ils l'emploient, sans toutefois en assumer les contradictions contemporaines. "Si vous dites que tout se vaut, alors au nom de quoi on se bat en Libye, en Afghanistan ? Et qu'est-ce que vous dites aux démocrates tunisiens ? [...]", asséna-t-elle crânement. Oui on se le demande, madame le ministre. Pourquoi se bat-on là-bas ? Et surtout, comment expliquez-vous aux Français qu'une civilisation soi-disant "supérieure par ses valeurs républicaines", luttant contre l'intégrisme musulman, renverse des régimes laïcs pour leur substituer des gouvernements islamiques, furent-ils "modérés" ? Où est la cohérence ? Comment peut-on s'ingérer dans un pays, et le démocratiser selon nos critères de "civilisation républicaine supérieure", tout en facilitant l'instauration d'une charia qu'on juge pourtant "contraire aux valeurs républicaines" ?
Votre exemple, madame, était tout aussi inopportun que la phrase anti-républicaine qui l'a motivée. Théorie : 0. Cohérence entre la théorie et la pratique : 0. Mensonges en série : 1.
Néanmoins, à trop faire des appels du pied aux électeurs du Front National, on finit par se déchausser et exhiber quelques malformations plantaires et autres cors. Le ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet a parfois été brillante. Ce soir, sur le plateau du Grand Journal de Canal Plus, elle aurait mieux fait de se taire. Acculée par l'opiniâtre Jean-Michel Aphatie, elle trébucha. "Pourquoi parler de civilisation ? Le voile et les prières de rue sont un problème de politique et de nombres de places dans les mosquées [...] Vous confondez religion, régime politique, et civilisation", insista l'éditorialiste. Prenant conscience qu'elle s'invétérait à défendre une phrase effectivement inepte, elle tenta l'approche universaliste et humanitaire en évoquant le rôle de la France dans la démocratisation du monde arabe. Les relents des "droits et devoirs d'ingérence" à la rescousse !
Evidemment, ces ministres savent pertinemment que le concept de "civilisation" fut au centre d'une polémique historique entre le camp de Jules Ferry et celui de Georges Clémenceau. Et c'est bien dans un registre analogue, néocolonialiste, qu'ils l'emploient, sans toutefois en assumer les contradictions contemporaines. "Si vous dites que tout se vaut, alors au nom de quoi on se bat en Libye, en Afghanistan ? Et qu'est-ce que vous dites aux démocrates tunisiens ? [...]", asséna-t-elle crânement. Oui on se le demande, madame le ministre. Pourquoi se bat-on là-bas ? Et surtout, comment expliquez-vous aux Français qu'une civilisation soi-disant "supérieure par ses valeurs républicaines", luttant contre l'intégrisme musulman, renverse des régimes laïcs pour leur substituer des gouvernements islamiques, furent-ils "modérés" ? Où est la cohérence ? Comment peut-on s'ingérer dans un pays, et le démocratiser selon nos critères de "civilisation républicaine supérieure", tout en facilitant l'instauration d'une charia qu'on juge pourtant "contraire aux valeurs républicaines" ?
Votre exemple, madame, était tout aussi inopportun que la phrase anti-républicaine qui l'a motivée. Théorie : 0. Cohérence entre la théorie et la pratique : 0. Mensonges en série : 1.
mardi 3 janvier 2012
SARKOZY CÉLÈBRE JEANNE D'ARC : QUAND LES COLLABOS SE MOQUENT DES RÉSISTANTS
Le président Sarkozy-Zébulon en mode "ratissage des voix du FN", célébrera le 6 janvier le 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d'Arc. Nouvel outrage à la pucelle, louée par l'agent que d'aucuns qualifient de "traître américanophile". C'est à la protection de ce patrimoine que les lois mémorielles devraient être destinées !
Libellés :
600,
anniversaire,
Arc,
commémoration,
D'Arc,
FN,
front,
hommage,
Jeanne,
Le Pen,
Marine,
national,
Orléans,
Paris,
plates-bandes,
pucelle,
récupération,
Sarkozy,
UMP
jeudi 1 décembre 2011
EURO(PE) 2012 : HOMOLOGATION DU LANCEMENT DE NAIN AMATEUR DE CHOUCROUTE
L’alternative selon Nicolas Sarkozy ? L’Europe des nations, ou bien une nation européenne de type "empire germano-français" ou à terme "Europe fédérale". Et la discipline budgétaire de chaque Etat, aiguillonnée par des contrôles européens, comme condition et contrepartie de la solidarité. Porté par un credo mitterrandien, il a agité le spectre nationaliste comme source de guerre, et fait le parallèle entre les décisions qui n’avaient pas été prises durant la crise des années 30 et celles qu’on peut encore prendre aujourd’hui. Néanmoins, et après avoir conversé avec des internautes souverainistes, je m’interroge. Ce renoncement de souveraineté (qu’on l’appelle ainsi ou autrement ne change rien à sa nature), est-il le seul choix pour une paix économique et politique durable en Europe ? Sarkozy a annoncé un nouveau cycle, celui du désendettement, succédant à celui de l’endettement.
Chevènement a parlé, lui, d’ère post-démocratique, avec ce surcroît de responsabilités et de pouvoir délégués à l’Allemagne ou autre une institution non élue par la majorité des citoyens européens. Des compromis qui risqueraient bien de ressembler à des compromissions inacceptables, voire à une forme de collaboration insupportable, pour nombre de français. Je ne crois pas qu’ils se laisseront aussi facilement impressionner par le baratin de Sarkozy en vue de la présidentielle de 2012. Ayant fait allégeance à la double gouvernance, européenne et mondiale, il n’a même plus de scrupule à s’incliner devant le chantage des marchés et des agences de notation. Car soutenir une vision impérialo-fédéraliste de l’Europe comme seul moyen de défense face à la financiarisation, présuppose effectivement de reconnaître la toute-puissance des marchés financiers. La mission de ce président est de servir ces maîtres et de détruire un peu plus chaque jour le modèle social français, en commençant par nous accoutumer à la fatalité de la gouvernance européenne, la première étape dans le processus qui conduit à la gouvernance mondiale. Sempiternel discours, "L’Europe faillit à cause d’un manque d’Europe". Les 5 000 personnes qui l’ont ovationné ce soir devaient être ses 5 000 plus fervents et derniers soutiens. La majorité des français désavouent ce choix. Les gaulois ont accepté de se brasser avec les romains, les francs avec d’autres peuples barbares et avec la chrétienté, mais pour ce qu’il reste de notre âme française "la coupe est pleine !"
Ce soir, en prêcheur lénifiant, il a voulu rassurer les électeurs tentés par le vote de repli protectionniste ; en commercial agressif et péremptoire, leur vendre le rapprochement franco-allemand comme la seule option envisageable. Pourtant, des alternatives existent, mais l’intérêt de Sarkozy est évidemment de mener sa mission européiste jusqu’au bout et de ne pas s’étendre sur les autres chemins. "Notre destin est celui-ci" a-t-il seriné du haut de sa chaire, galvanisé par des paroles réverbérées tel un prêche plein de ferveur au milieu d’une cathédrale. Ainsi soit-il… Sarkozy et Hollande, ne sont que deux facettes d’une même optique. Entre eux, il n’y a guère qu’une différence de degré. Le débat projet contre projet serait plus intéressant, mais cela nécessite des directions politiques différentes. Comme entre Marine Le Pen et le président sortant.
L’Allemagne a rendez-vous avec son Histoire : en se soumettant à son voisin germanique, la France lui offre une chance inespérée de faire mieux qu’en 1871 et durant les guerres mondiales. Marine Le Pen a parfaitement traduit la vérité : notre chef d’Etat n’aime pas la France et n’est là que pour servir ses véritables maîtres que sont les marchés, les agences, les Etats-Unis et l’Allemagne. A la moindre injonction, au moindre éternuement de l’un d’eux, Nicolas s’empresse de tendre servilement un mouchoir, en s’excusant de son retard. Pour lui, si les agences méjugent des performances françaises, nous ne devons nous en prendre qu’à nous-mêmes, et qu’à la mauvaise gestion des précédents gouvernants. Comprenez "Si j’avais été là à l’époque nous n’en serions pas là aujourd’hui ! Mais il n’est pas trop tard pour bien faire, alors réélisez-moi en 2012 !"
Seulement, ses mensonges et sa rhétorique ne prennent plus dans l’opinion, et ses choix sont révélateurs de son vrai visage, comme le souligne la candidate du FN. Il apparaît évident que cet homme aime bien plus la politique et sa carrière que son pays. Ce qu’il cherche avant tout, c’est de plaire à ceux qui, selon ses critères, peuvent le mieux servir durablement sa propre destinée, à savoir les puissants et les riches. Peut-être est-il payé par certains intérêts étrangers pour saboter notre modèle social et politique, cependant il n’est pas exclu qu’il se prête de bon gré à cette prostitution de la fonction présidentielle. A moins que tout cela ne procède de la lâcheté. Gageons toutefois que cette faute criminelle causera sa perte : son zèle l’aveugle et lui fait surestimer le panurgisme français. Oui les Français ont été parfois des veaux, mais je ne crois pas qu’ils le demeurent encore longtemps face à un pantin aux gestes si grossiers et aux ficelles à présent si grosses. Il est aussi prévisible dans sa médiocrité, ses calculs et son hypocrisie, que dans son mépris du peuple.
Durant son allocution, il a encore trouvé le moyen, parmi d’autres éléments de politique intérieure, de diviser les Français et d’opposer en particulier les smicards aux bénéficiaires du RSA, comme des despotes obscurs l’auraient fait par le passé avec les borgnes et les aveugles, les pestiférés et les malades du choléra. La politique du bouc-émissaire qu’il ne cessera vraisemblablement jamais d’employer témoigne de son impuissance politique ; lui et son équipe n’auront jamais rien été d’autre qu’un plâtre ou qu’un mauvais rafistolage destiné à disparaître rapidement et se voir relégué aussi vite aux oubliettes de l’Histoire. Mais qu’ils fassent attention, car entre leurs casseroles personnelles et leur trahison nationale, il est peu probable qu’ils soient oubliés avant que d’avoir rendu des comptes à leur peuple. En cas d’échec de la zone euro, nos actuels dirigeants mériteront d’être jugés pour haute trahison.
Le gouvernement, Alain Juppé en tête, accuse l’opposition d’entretenir des relents de germanophobie à des fins partisanes. Il n’y a pas de fumée sans feu : l’éventuelle germanophobie ne serait qu’une réaction de défense naturelle face à la germanophilie exacerbée de l’exécutif français. Les citoyens français, une fois de plus, n’ont pas été consultés et on les prend en otage d’une barque européenne qui ressemble de plus en plus à un radeau de fortune. La caricature n’est plus dans le camp des frontistes, mais bien du côté de leurs détracteurs ; inversement, la vérité n’est plus dans le bloc qui ose s’arroger l’épithète « républicain » mais dans l’autre, et les électeurs commencent à en prendre conscience, bien au-delà de ce que nous content les fallacieux sondages.
2012 va décidément nous réserver une bonne dose de surprises. Ainsi, depuis l’annonce bilatérale de la convergence France-Allemagne, la majorité du parti socialiste en arrive à se rapprocher des critiques formulées par le FN à l’encontre de l’Europe. Une partie des gens de la gauche Delors-Mitterrand, traditionnellement les plus ardents partisans de la construction européenne, vivent un réveil patriotique républicain et prennent conscience que nous sommes allés déjà trop loin dans l’abandon de notre souveraineté. Martine Aubry, première secrétaire du PS est allée jusqu’à qualifier la situation de "capitulation française".
Cet épisode fut très révélateur de l’opposition latente au sein de la classe politique française, entre les souverainistes et les impérialistes. Dépassant leur rôle traditionnel d’opposants à la droite, certaines personnalités de gauche, plus honnêtes que leurs coreligionnaires, ont eu cette semaine un sursaut patriotique en entendant l’allocution de Nicolas Sarkozy. Elles se sont immédiatement offusquées que notre président puisse vendre son pays à l’Allemagne. La réponse des agents de l’empire ne s’est pas fait attendre, et les âmes rétives ont été rapidement recadrées par l’entourage du candidat socialiste, et pour cause : François Hollande compte appliquer la même politique européenne que Sarkozy, mais en pire. Sa réaction, fût-elle par procuration, prouve qu’il n’a aucun intérêt à fâcher dès maintenant ses futurs alliés, puisqu’il prévoit lui aussi de diluer la nation française au nom de l’intérêt supérieur européen. La méthode Hollande serait différente de celle de l’actuel chef d’Etat français, mais le résultat serait identique : la France ne serait plus que la province d’un nouvel empire germanique.
Sarkozy a surestimé la tolérance tricolore aux couleuvres et à la convergence franco-allemande ; nous avons sous-estimé sa lâcheté et son mépris de la France.
La France peut-elle encore s’amalgamer et se mélanger à d’autres peuples, elle qui a déjà du mal à faire cohabiter les lillois et les parisiens, les parisiens et les marseillais, les alsaciens et les bretons, les natifs français et les immigrés ? La convergence franco-allemande est utopique et à terme dangereuse. C’est elle seule qui risquerait d’attiser la germanophobie.
Chevènement a parlé, lui, d’ère post-démocratique, avec ce surcroît de responsabilités et de pouvoir délégués à l’Allemagne ou autre une institution non élue par la majorité des citoyens européens. Des compromis qui risqueraient bien de ressembler à des compromissions inacceptables, voire à une forme de collaboration insupportable, pour nombre de français. Je ne crois pas qu’ils se laisseront aussi facilement impressionner par le baratin de Sarkozy en vue de la présidentielle de 2012. Ayant fait allégeance à la double gouvernance, européenne et mondiale, il n’a même plus de scrupule à s’incliner devant le chantage des marchés et des agences de notation. Car soutenir une vision impérialo-fédéraliste de l’Europe comme seul moyen de défense face à la financiarisation, présuppose effectivement de reconnaître la toute-puissance des marchés financiers. La mission de ce président est de servir ces maîtres et de détruire un peu plus chaque jour le modèle social français, en commençant par nous accoutumer à la fatalité de la gouvernance européenne, la première étape dans le processus qui conduit à la gouvernance mondiale. Sempiternel discours, "L’Europe faillit à cause d’un manque d’Europe". Les 5 000 personnes qui l’ont ovationné ce soir devaient être ses 5 000 plus fervents et derniers soutiens. La majorité des français désavouent ce choix. Les gaulois ont accepté de se brasser avec les romains, les francs avec d’autres peuples barbares et avec la chrétienté, mais pour ce qu’il reste de notre âme française "la coupe est pleine !"
Ce soir, en prêcheur lénifiant, il a voulu rassurer les électeurs tentés par le vote de repli protectionniste ; en commercial agressif et péremptoire, leur vendre le rapprochement franco-allemand comme la seule option envisageable. Pourtant, des alternatives existent, mais l’intérêt de Sarkozy est évidemment de mener sa mission européiste jusqu’au bout et de ne pas s’étendre sur les autres chemins. "Notre destin est celui-ci" a-t-il seriné du haut de sa chaire, galvanisé par des paroles réverbérées tel un prêche plein de ferveur au milieu d’une cathédrale. Ainsi soit-il… Sarkozy et Hollande, ne sont que deux facettes d’une même optique. Entre eux, il n’y a guère qu’une différence de degré. Le débat projet contre projet serait plus intéressant, mais cela nécessite des directions politiques différentes. Comme entre Marine Le Pen et le président sortant.
L’Allemagne a rendez-vous avec son Histoire : en se soumettant à son voisin germanique, la France lui offre une chance inespérée de faire mieux qu’en 1871 et durant les guerres mondiales. Marine Le Pen a parfaitement traduit la vérité : notre chef d’Etat n’aime pas la France et n’est là que pour servir ses véritables maîtres que sont les marchés, les agences, les Etats-Unis et l’Allemagne. A la moindre injonction, au moindre éternuement de l’un d’eux, Nicolas s’empresse de tendre servilement un mouchoir, en s’excusant de son retard. Pour lui, si les agences méjugent des performances françaises, nous ne devons nous en prendre qu’à nous-mêmes, et qu’à la mauvaise gestion des précédents gouvernants. Comprenez "Si j’avais été là à l’époque nous n’en serions pas là aujourd’hui ! Mais il n’est pas trop tard pour bien faire, alors réélisez-moi en 2012 !"
Seulement, ses mensonges et sa rhétorique ne prennent plus dans l’opinion, et ses choix sont révélateurs de son vrai visage, comme le souligne la candidate du FN. Il apparaît évident que cet homme aime bien plus la politique et sa carrière que son pays. Ce qu’il cherche avant tout, c’est de plaire à ceux qui, selon ses critères, peuvent le mieux servir durablement sa propre destinée, à savoir les puissants et les riches. Peut-être est-il payé par certains intérêts étrangers pour saboter notre modèle social et politique, cependant il n’est pas exclu qu’il se prête de bon gré à cette prostitution de la fonction présidentielle. A moins que tout cela ne procède de la lâcheté. Gageons toutefois que cette faute criminelle causera sa perte : son zèle l’aveugle et lui fait surestimer le panurgisme français. Oui les Français ont été parfois des veaux, mais je ne crois pas qu’ils le demeurent encore longtemps face à un pantin aux gestes si grossiers et aux ficelles à présent si grosses. Il est aussi prévisible dans sa médiocrité, ses calculs et son hypocrisie, que dans son mépris du peuple.
Durant son allocution, il a encore trouvé le moyen, parmi d’autres éléments de politique intérieure, de diviser les Français et d’opposer en particulier les smicards aux bénéficiaires du RSA, comme des despotes obscurs l’auraient fait par le passé avec les borgnes et les aveugles, les pestiférés et les malades du choléra. La politique du bouc-émissaire qu’il ne cessera vraisemblablement jamais d’employer témoigne de son impuissance politique ; lui et son équipe n’auront jamais rien été d’autre qu’un plâtre ou qu’un mauvais rafistolage destiné à disparaître rapidement et se voir relégué aussi vite aux oubliettes de l’Histoire. Mais qu’ils fassent attention, car entre leurs casseroles personnelles et leur trahison nationale, il est peu probable qu’ils soient oubliés avant que d’avoir rendu des comptes à leur peuple. En cas d’échec de la zone euro, nos actuels dirigeants mériteront d’être jugés pour haute trahison.
Le gouvernement, Alain Juppé en tête, accuse l’opposition d’entretenir des relents de germanophobie à des fins partisanes. Il n’y a pas de fumée sans feu : l’éventuelle germanophobie ne serait qu’une réaction de défense naturelle face à la germanophilie exacerbée de l’exécutif français. Les citoyens français, une fois de plus, n’ont pas été consultés et on les prend en otage d’une barque européenne qui ressemble de plus en plus à un radeau de fortune. La caricature n’est plus dans le camp des frontistes, mais bien du côté de leurs détracteurs ; inversement, la vérité n’est plus dans le bloc qui ose s’arroger l’épithète « républicain » mais dans l’autre, et les électeurs commencent à en prendre conscience, bien au-delà de ce que nous content les fallacieux sondages.
2012 va décidément nous réserver une bonne dose de surprises. Ainsi, depuis l’annonce bilatérale de la convergence France-Allemagne, la majorité du parti socialiste en arrive à se rapprocher des critiques formulées par le FN à l’encontre de l’Europe. Une partie des gens de la gauche Delors-Mitterrand, traditionnellement les plus ardents partisans de la construction européenne, vivent un réveil patriotique républicain et prennent conscience que nous sommes allés déjà trop loin dans l’abandon de notre souveraineté. Martine Aubry, première secrétaire du PS est allée jusqu’à qualifier la situation de "capitulation française".
Cet épisode fut très révélateur de l’opposition latente au sein de la classe politique française, entre les souverainistes et les impérialistes. Dépassant leur rôle traditionnel d’opposants à la droite, certaines personnalités de gauche, plus honnêtes que leurs coreligionnaires, ont eu cette semaine un sursaut patriotique en entendant l’allocution de Nicolas Sarkozy. Elles se sont immédiatement offusquées que notre président puisse vendre son pays à l’Allemagne. La réponse des agents de l’empire ne s’est pas fait attendre, et les âmes rétives ont été rapidement recadrées par l’entourage du candidat socialiste, et pour cause : François Hollande compte appliquer la même politique européenne que Sarkozy, mais en pire. Sa réaction, fût-elle par procuration, prouve qu’il n’a aucun intérêt à fâcher dès maintenant ses futurs alliés, puisqu’il prévoit lui aussi de diluer la nation française au nom de l’intérêt supérieur européen. La méthode Hollande serait différente de celle de l’actuel chef d’Etat français, mais le résultat serait identique : la France ne serait plus que la province d’un nouvel empire germanique.
Sarkozy a surestimé la tolérance tricolore aux couleuvres et à la convergence franco-allemande ; nous avons sous-estimé sa lâcheté et son mépris de la France.
La France peut-elle encore s’amalgamer et se mélanger à d’autres peuples, elle qui a déjà du mal à faire cohabiter les lillois et les parisiens, les parisiens et les marseillais, les alsaciens et les bretons, les natifs français et les immigrés ? La convergence franco-allemande est utopique et à terme dangereuse. C’est elle seule qui risquerait d’attiser la germanophobie.
Libellés :
2012,
Allemagne,
budgétaire,
Chevènement,
Europe,
fédéralisme,
FN,
France,
front,
Hollande,
impérialisme,
Le Pen,
mai,
Marine,
nation,
national,
pacte,
présidentielle,
Sarkozy,
UMP
dimanche 9 octobre 2011
PRIMAIRE SOCIALISTE : SALE TEMPS POUR LA DÉMOCRATIE
De passage sur plusieurs forums, je n'ai pu que constater qu'une autre machine, celle à censurer, s'activait pour étouffer les voix discordantes susceptibles de dévoiler la nature véritable de la primaire. Les Français sont parfois moutons de panurge, mais leur mémoire n'est pas exactement celle d'un poisson rouge. Face à l'érosion résolue du pouvoir d'achat et à cette foire littéralement grotesque qu'est la dégradation consentie des notes d'Etat ("Penche-toi, chérie... ça fait mal au début mais ça ira mieux après"), à quoi ont le droit nos compatriotes ? Un traitement des problèmes à la racine ? Pensez-vous ! A droite, au mépris affiché par le gouvernement pendant la réforme des retraites, et à gauche au favoritisme éhonté des médias durant la couverture redondante des débats primaires. Pour les solutions on repassera : avez-vous appris quelque chose sur le projet PS que vous n'auriez pu deviner sans ces émissions ?
Libellés :
Aubry,
cantonales,
Désir,
FN,
Harlem,
Hollande,
Le Pen,
Marine,
présidentielle,
primaire,
PS,
Sarkozy,
sénatoriales,
socialiste,
UMP
Inscription à :
Articles (Atom)