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samedi 4 février 2012

POURQUOI LA RUSSIE ET LA CHINE NE PEUVENT PAS LÂCHER LA SYRIE

A moyen terme, l’objectif de l'Occident au Moyen-Orient est de s’emparer du verrou eurasiatique, c'est-à-dire de l’Iran. Pour pouvoir le contrôler demain, il faut commencer par le rendre inoffensif aujourd’hui, en bombardant ses sites nucléaires. Car lorsque le pays possédera l’arme atomique, il ne sera plus possible de l’envahir militairement.

Mais avant de neutraliser ces fameux sites, il faut isoler l’Iran en le découplant de son allié chiite, la Syrie. Or l’actuelle absence de consensus diplomatique au sujet de la Syrie fait ressortir les véritables enjeux géopolitiques derrière le maintien de l’arc chiite : c’est à un duel à distance entre l’Est (Russie et Chine) et l’Ouest que nous assistons dans le bras de fer au Conseil de sécurité de l’ONU.

La possession de la bombe par l’Iran redessinerait significativement les cartes stratégiques en leur donnant une physionomie multipolaire. Ce qui entraverait largement le projet occidental d’imposer une gouvernance mondiale et un monde unipolaire sur lequel la fausse monnaie dollar règnerait en maître. On comprend mieux alors pourquoi la Russie et la Chine doivent soutenir à tout prix leurs alliés objectifs de la Caspienne...

lundi 7 novembre 2011

SHIMON PERES FACE AU NUCLÉAIRE IRANIEN : "NOUS COMPTONS SUR NOS ALLIÉS"


israël,shimon,peres,ahmadinejad,iran,président,sarkozy,ump,juppé,alain,diplomatie,guerre,nucléaire,civil,militairesRépétition et accélération de l'Histoire, comme les plus perspicaces l'auront peut-être compris après lecture d'une note précédente : Shimon Peres a en effet annoncé son intention de décapiter la Bête iranienne, au prétexte prophylactique de neutraliser un éventuel arsenal nucléaire. Ce n'est pas tout. Le président israélien compte explicitement sur ses alliés pour aider Israël à régler son compte à Mahmoud. En creux un avertissement à l'endroit des super-puissances occidentales : "Qui n'est pas avec nous est contre nous, et donc un ennemi de la liberté". Tiens, cela rappelle quelque chose...
Pas de réaction tonitruante côté américain (prévisible), en revanche un accueil particulièrement frais côté français. Le chef de la diplomatie française Alain Juppé, sans doute l'un des plus arabophiles membres du gouvernement Fillon, a ainsi immédiatement mis en garde Israël contre une situation qui serait "totalement déstabilisatrice pour la région". Israël et les Etats-Unis iront-ils au bout de leur stratégie ? Si un conflit éclatait en Iran, la France y resterait-elle étrangère ? Cramponnez-vous à vos accoudoirs, les comédiens se préparent pour le dernier acte. [Crédit photo : AFP/Gali Tibbon]