Affichage des articles dont le libellé est chômage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est chômage. Afficher tous les articles

lundi 4 mars 2013

CHÔMAGE : REFORMEZ-VOUS QU'Y DISAIT L'BON HOLLANDE...

"Il n'y a pas d'exigence plus forte pour le gouvernement que la lutte contre le chômage". Le diagnostic était bon, dommage que les remèdes soient aussi vains. Ne pouvant retenir les emplois, ne disposant plus de souveraineté suffisante pour jouer sur les leviers monétaires et budgétaires, et n’ayant pas assez de crédibilité pour tenir tête aux Etats-Unis et aux pays émergents, l’exécutif français, en la personne de François Hollande, nous ressort l’urgence d’une politique de flexi-formation obligatoire des demandeurs d’emploi, semblant ignorer qu’elle n’a pas permis de relancer les indicateurs économiques sous la mandature précédente (c'est le moins qu'on puisse dire). Les chômeurs ne souffrent pas, pour la plupart, d’un manque de formation, mais d’un manque de perspectives pertinentes et décentes. Alors, sauf à vouloir faire le jeu du patronat (ne surtout pas le toucher, autrement que superficiellement ou apparemment !), cette politique produira les mêmes effets qu’hier et restera socialement sous-optimale.

Le gouvernement social-libéral rêverait que les demandeurs d’emploi, tels le facteur travail des modèles micro-économiques, s’adaptent au marché, sans avoir besoin de remettre en cause les traités européens, l’euro et la mondialisation. Hélas pour son futur bilan, la réalité est plus complexe et les travailleurs n’acceptent pas si facilement d’être formés et reformés, bringuebalés de stages en CDD, traités comme des marchandises et de simples variables d’ajustement. Il pourra bien multiplier les déclarations volontaristes et les formations proposées par Pôle Emploi, cela ne n’endiguera pas les délocalisations et donc ne résorbera pas le chômage. Comme l’Etat ne peut plus s’endetter davantage ni demander un surcroît d’efforts de solidarité aux actifs, on peut aisément en déduire que notre cher Président, loin d’être responsable et honnête, nous conduit dans une impasse dont la seule vertu sera d’exposer au grand jour et au grand public les incohérences et mensonges grossiers du système.

jeudi 22 novembre 2012

VERS UNE COERCITION ACCRUE DE L'OFFRE DE TRAVAIL ?


Mon courriel du 21 novembre 2012 à RMC, lu à 6h50 par Jean-Jacques Bourdin. Thème : "Faut-il que la France, à l'instar de l'Allemagne, contraigne davantage les chômeurs à prendre les emplois qu'on leur propose ?"

mardi 6 mars 2012

LORSQUE MARCHAIS RAPPELAIT QUE L'ANTI-IMMIGRATIONNISME EST UN PRINCIPE D'ESSENCE COMMUNISTE



Extrait du discours de Montigny-les-Cormeilles de feu Georges Marchais (1980). Une vidéo qu'il est absolument vital de visionner et de comprendre, en particulier avant de voter pour Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche, dans 48 jours. Le propos de l'ancien président du PCF, dont se réclame si souvent Mélenchon, semble présenter une contradiction insupportable (l'anti-immigrationnisme et le patriotisme, au nom de la défense des valeurs ouvriéristes de gauche ?!) pour le sympathisant communiste de 2012. Jusqu'au moment où la prise de conscience triomphe des mensonges accumulés depuis 30 ans...

vendredi 10 février 2012

RÉFÉRENDUMS SARKOZY : INDIGNES, INDÉCENTS, INCONSTITUTIONNELS ET INOPÉRANTS

Deux. C'est le nombre de référendums de la honte proposés par un chef de l'Etat à bout de souffle, impuissant et sans imagination. Faire voter les Français ? Heureuse idée. Les thèmes ? "Faut-il obliger les demandeurs d'emploi à accepter un travail ou une formation" et un autre sur le droit d'expulser les étrangers délinquants.

Cela serait indécent, car il existe des priorités nationales sur lesquelles nos compatriotes auraient aimé être consultés (la réforme des retraites, la sortie du nucléaire, la règle d'or, les traités européens).

Cela serait aussi potentiellement contraire à l'esprit et à la lettre de la Constitution, et on peut parier que si Nicolas Sarkozy allait au bout de sa démarche, il se ferait une nouvelle fois tancer par les Sages. Ceux-ci lui rappelleraient que le référendum ne doit pas être instrumentalisé pour opposer des catégories de Français les unes aux autres (actifs en emploi / demandeurs d'emploi, nationaux / étrangers).

Enfin, cela serait inopérant, puisqu'on ne peut pas forcer un chômeur à prendre un travail qui n'existe pas ! Quant à la formation, il serait difficile de demander à un ingénieur de se reconvertir en gogo-dancer, ou réciproquement ; d'autant qu'il y a de moins en moins d'argent public pour assurer la formation et son suivi (objectif d'économies).

Reste cette impression de déjà vu : la démagogie UMP s'adresse une nouvelle fois à l'émotionnel des Français les plus influençables et non à leur raison, et, à deux mois de la présidentielle, tente d'aguicher le vote FN par des clins d'oeil électoralistes aussi éhontés qu'indignes.

Un Président est élu pour rassembler. Durant ses cinq ans de clivages, Nicolas Sarkozy ne se sera donc jamais hissé au rang de sa fonction. Espérons que la France s'en remettra.

lundi 23 janvier 2012

MON ODE EN DEMI-TEINTE A FRANÇOIS HOLLANDE (MEETING DU BOURGET)

hollande,françois,sarkozy,ump,gauche,droite,gouvernement,président,république,2012,élection,présidentielle,moscovici,ayrault,aubry,baylet,valls,ps,socialiste,fn,marine,lepen,le pen,national,homos,gay,racisme,mariage,adoption,programme,macroéonomique,salaire,pouvoir d'achat,inflation,euro,europe,guerre,proche-orient,israël,sioniste,palestine,moyen-orient,arabe,immigration,emploi,chômageC'est fait. Enfin. Je me suis infligé les 1h30 du meeting de François Hollande. Même un peu plus à vrai dire. De son entrée de gladiateur dans l'immense arène du Bourget jusqu'à la sortie encore plus triomphale. Il y eut du sang, de la sueur et des larmes. Non dans les promesses, mais dans l'engagement physique de l'ex-Flamby qui ne mérite guère plus ce sobriquet peu flatteur. Ce dimanche 22 janvier 2012 fut indéniablement celui de son envol et ce ne sont effectivement pas les envolées lyriques qui manquèrent. J'ai même été ému. Je ne crois pas avoir été le seul. Ému sous l'effet de l'espoir qu'il a réussi à soulever en moi et dans toute cette foule réunie, ces militants et sympathisants pleins de ferveur. Ému par le frisson de l'Histoire, ce sentiment qu'une nouvelle page était en train de se tourner, là, sous mes yeux.

Et puis la mémoire sollicitée.Tous ces souvenirs, conscients, inconscients, les déceptions qui ressortent : des erreurs multiples de la gauche depuis 1983, aux vraies fausses illusions du candidat Sarkozy, le magicien de 2007 devenu depuis un pantin désarticulé, presque pathétique, maigre, essoufflé, chancelant à l'image de son quinquennat écoulé. Enfin, ces paroles vraies qui touchent, vont droit au cœur. Ce diagnostic clair et net, évident presque, malheureusement évident : l'aggravation des déficits ; le mot qui, selon Hollande, résume les 5 ans voire les 10 ans de la droite UMP "dégradation" ; l'accaparement du pouvoir par une minorité, une oligarchie que le candidat socialiste n'a pas hésité à qualifier d'"aristocratie"... Oui tout cela est certainement pertinent. Voilà quelles furent mes premières impressions spontanées. Ensuite, vient l'épreuve de vérité, celle de la raison qui revient à l'esprit et des pieds qui retombent sur terre. Et là, je dois avouer que je ne peux que porter un jugement mitigé.

François Hollande n'a pas imité le président qu'il rêverait d'être (un nouveau Mitterrand), il a véritablement parlé en président. Reconnaissons-lui ce mérite. Il était déjà le président Hollande dans toute la plénitude de sa fonction.

Première méthode pour convaincre : se présidentialiser en s'élevant ostensiblement au-dessus du débat partisan. Ne nommant jamais Nicolas Sarkozy, il aurait pu y parvenir... s'il n'avait préalablement fixé son cap par opposition aux politiques de droite ; un exemple à ne pas suivre, dont il s'appliqua par conséquent à lister tous les travers. Candidat certes, mais homme de gauche avant tout. Une affiliation assumée, jusqu'au rappel de son propre itinéraire, de cet enfant né de normands conservateurs qui ne subit pas le socialisme mais le choisit. Chassez le naturel... Donc oui, dans ce discours, François Hollande est apparu en socialiste, bien plus qu'en rassembleur national.

Deuxième nécessité stratégique pour se poser, si ce n'est en rassembleur du peuple français, du moins en rassembleur de la gauche : synthétiser les propositions de ces anciens rivaux de la primaire, et au-delà, ratisser le plus large possible, du centre à l'extrême-gauche, en passant par les préoccupations écologistes. En peaufinant son discours, François Hollande n'aura oublié de flatter aucun allié potentiel. Et surtout pas ceux qui ne le ménagèrent pas ces dernières semaines, à savoir les membres de la fameuse "aile gauche de la gauche" (Hamon, Emmanuelli, Montebourg).

Troisième méthode : un fil rouge. Rouge, c'est le cas de le dire. Son nouveau leitmotiv, il le rôda mercredi lors de sa mini-conférence avec Stéphane Hessel aux Journées de Nantes: "je n'ai qu'un seul adversaire ; il n'a pas de nom, pas de visage. C'est le monde de la finance". Ambitieux, noble et surtout malin d'éviter la guéguerre stérile et sempiternelle gauche-droite, devenue indigeste pour l'électorat. Néanmoins, pour tout vous dire, je ne crois pas en la puissance de cette conviction. Pas une seule seconde. Qu'il ait entendu les doléances des classes populaires à travers le Front de gauche et repris, presque mot pour le mot, la sentence de Jean-Luc Mélenchon, cela ne fait aucun doute. Mais qu'il soit un jouteur crédible, en lice pour défaire cet ennemi tentaculaire, terminant son mandat victorieux, là où Sarkozy n'aura été qu'impuissant, ça c'est une autre histoire.

Un jongleur habile ne s'improvise pas chevalier du jour au lendemain. L'orateur amateur de boutades se contint, plus grave que de coutume, mais le bouffon céda la place au troubadour, non au dirigeant pragmatique.

Les idées demandent du temps pour mûrir, les moyens d'actions politiques encore plus pour bâtir un édifice pérenne. "Le changement c'est maintenant", "L'esprit de la force", "La volonté". On a presque envie de lui dire, "tais tes intentions, et économise tes paroles, François, c'est demain que tu auras besoin de ton énergie". Quelle arme compterait-il, pourrait-il utiliser, hormis l'imposition ? Une lance insuffisante et mouchetée...

Sur le fond, les principaux thèmes d'actualité furent abordés. François Hollande surprit même les observateurs en anticipant certaines propositions concrètes et chiffrées. Il s'engagea notamment pour le retour de la retraite à 60 ans à taux plein avec 41 annuités, la création, confirmée, de 60 000 postes d'enseignant à effectif fonctionnaire constant, le retour à l'équilibre budgétaire d'ici 2016, l'inscription dans la Constitution de la loi de 1905 sur la laïcité, le droit de vote accordé aux étrangers dans les élections locales, l'élévation du taux de la dernière tranche de l'ISF à 45%, l'abaissement de 30% de la rémunération de l'exécutif, le doublement du plafond du livret A, le mariage homosexuel et l'adoption par les couples homoparentaux, l'interdiction des stock options, exiger des entreprises qui délocalisent qu'elles remboursent leurs aides publiques...

D'autres propositions restèrent plus allusives : faire de l'éducation et de la jeunesse sa priorité ; rétablir la justice partout (fiscale avec la fusion IRPP-CSG, financière par la taxe Tobin) et en finir avec les "petits caïds de quartier" ; équilibrer le mix énergétique (réduire la part du nucléaire, favoriser la recherche et le développement dans les énergies renouvelables et les économies d'énergie) ; séparer les activités de dépôt et d'affaires dans les banques, et mettre en place une banque d'investissement pour les PME ; préserver l'indépendance à la presse ; généraliser l'internalisation des coûts par le système "pollueur-payeur", notamment en surtaxant les produits étrangers (protectionnisme européen) ; remplacer Hadopi par une autre loi qui équilibrerait davantage les intérêts des créateurs et du public ; encadrer les loyers ; construire plus de logements sociaux ; organiser le retrait des troupes françaises d'Afghanistan sans attendre ; accroître la pression française sur le conseil de sécurité de l'ONU pour s'interposer en Syrie ; lutter contre un encadrement et un renforcement des relations franco-allemandes...

Il voulait rompre avec le flou et les ambiguïtés que ne cessent de lui reprocher la droite. Force est de constater qu'il n'y sera pas parvenu. Quid de la vision européenne de long terme ? Fédéralisme, zone euro à deux vitesses ou Union européenne réduite ? Comment, avec quels arguments pour convaincre les partenaires ? Quid d'Israël et de la Palestine ? Des salaires ? De l'accompagnement des demandeurs d'emploi ? De l'utilité même de Pôle Emploi ? De la réforme de la dépendance ? Des droits de succession ? Des mesures ciblées contre la délinquance, les trafics ? De la politique pénitentiaire ? De la politique d'immigration ? Du bouclage macroéconomique permettant de retrouver les conditions de la croissance ? Des leviers, au moins européens, pour agir sur la politique monétaire ? Des priorités de la politique étrangère ?...

Emporté par son idéalisme de gauche, il se contenta d'inviter les électeurs séduits par le vote extrême ou l'abstention à plus de "confiance". Comme Nicolas Sarkozy avant lui, il se trompe de problème, en oubliant que la peur n'est pas qu'un phénomène irrationnel et qu'il ne suffit pas d'un discours volontariste pour l'éradiquer : des actes forts sont d'autant plus nécessaires qu'elle se fonde sur une extension réelle des clivages sociétaux et du chômage structurel. Bien sûr, l'espoir est une vertu porteuse de progrès, mais on ne gouverne plus en 2012 comme on le faisait en 1981. Et les électeurs qui se sont éloignés de la gauche durant ces trente dernières années savent très bien pourquoi ils l'ont fait. Ce qui paraît primordial aux déçus de l'UMP et du PS, il ne l'a pas identifié ou du moins ne souhaite-t-il pas en faire un axe de campagne. En particulier, il n'a pas compris que les valeurs conservatrices de droite ne sauraient se réduire à des questions contingentes, ni ne concerner que les alliés de la finance. Il lui restera jeudi une seconde chance de préciser les détails et le chiffrage de son programme.

Plus on se rapproche de l'échéance, plus les candidats exhibent leurs tripes, s'expriment de façon plus personnelle. Mélenchon et Le Pen dans le registre de la fronde et de la colère. François Bayrou dans la critique mesurée et la sérénité. François Hollande lui aussi est en train de se découvrir à nous, de se découvrir à lui. Il ne reste plus que le candidat de droite. J'ai parié que Nicolas Sarkozy, par un mauvais tour du destin ou par le vox populi, ne serait pas présent au second tour. J-91. Nous serons bientôt fixés♦

jeudi 19 janvier 2012

SARKOZY DEMANDE À ÊTRE SANCTIONNÉ : FAITES-LUI PLAISIR !



La vidéo tourne beaucoup sur le net depuis 2 jours et c'est bien légitime. Avant d'être élu en 2007, Nicolas Sarkozy y précise expressément le cahier des charges du futur président de la République : obligation de résultat et sanction électorale si le taux de chômage dépassait les 5%. Tout bon citoyen français et cohérent sait donc à quoi s'en tenir...

mercredi 16 novembre 2011

SARKOLAND : L’INDÉCENT PAYS DE L'ANTISOCIAL

Après un début novembre qui focalisa l'attention sur la crise des dettes souveraines, retour en France pour une politique intérieure de plus en plus antisociale. Et magnez-vous les pauvres, les riches ont horreur d'attendre !

Afin de répondre aux préoccupations de nos nouveaux maîtres tout-puissants, la Comission européenne et les marchés financiers, Nicolas Sarkozy et son équipe de bricoleurs fourbes ont décidé de serrer la vis aux citoyens. Pour mieux faire passer la pilule, la traque aux fraudes et autres "niches sociales" devait intervenir après les apparentes coupes sur les niches fiscales et le pseudo-gel des rémunérations de l'exécutif. "Les riches ont fait des efforts, aux autres à présent !" Certes, tout le monde doit faire des efforts à hauteur de ses moyens et de sa responsabilité dans l'alourdissement des déficits publics. Cependant, constate-t-on ce souci d'équité dans les faits ? Voyons en bref ce qui a été entériné (ou non) durant ces deux dernières semaines :

Mesures relatives aux plus aisés et au capital Mesures relatives aux plus modestes

Abandon de la taxe hôtelière (2% sur les nuitées de plus de 200 euros)

Absence de réduction effective des salaires ministériels et présidentiel

Rejet parlementaire commun (UMP et PS) du projet de diminution de la paie des députés

Mutisme gouvernemental suite à l'annonce de licenciements massifs de PSA Peugeot Citroën et de la SOCGEN

Accroissement de la TVA

Dissuasion des arrêts maladies (jours de carence)

Accélération de la réforme des retraites

Travail forcé déguisé pour les bénéficiaires du RSA, financé par la dépense publique et sans perspective de retour à l'emploi durable

Sacrifice de la souveraineté populaire au nom de la loi des marchés et agences de notation

Il n'y a pas besoin d'être énarque pour comprendre qui dans notre pays paie réellement le prix de l'austérité. Encore six mois, mais peut-être plus, puisque l'actuel chef de l'Etat semble connaître une seconde jeunesse, si ce n'est dans l'opinion du moins dans les sondages. Imaginer un second mandat de Sarkozy, c'est faire une plongée vertigineuse dans le puits sans fond des inégalités. Qu'il soit reconduit, et il y aurait fort à parier qu'au mensonge succéderait l'escalade dans l'exploitation décomplexée des Français.

lundi 7 novembre 2011

PLAN FILLON "D’ÉQUILIBRE DES FINANCES PUBLIQUES" : NOUVEL ENFUMAGE OU RAFISTOLAGE À MINIMA ?

Le plan annoncé ce midi par François Fillon affiche la couleur : une rigueur de droite, qui vise d’abord à réduire les dépenses et ensuite ajuster de façon ciblée les impôts.
  1. Gel du train de vie de l'État (salaires du Président et des ministres) jusqu'à ce que l'objectif de 0 déficit, fixé pour 2016, soit atteint. Coupe de 5% dans l'aide publique aux partis politiques (subventions et remboursement des frais de campagne).
  2. Ponction fiscale, avec une péréquation entre le surcroît d'impôts indirects (la TVA réduite passant de 5.5% à 7%, hors produits de première nécessité) et directs (suppression de 2.6 milliards de niches fiscales, majoration temporaire de 5% de l'impôt sur les sociétés, pour les chiffres d'affaires supérieurs à 250 millions d'euros, augmentation des impôts pour les ménages les plus aisés).
  3. Application avancée de la réforme des retraites, de 2018 à 2017, pour réaliser des économies parafiscales.
sarkozy,ump,crise,dette,fillon,ps,socialiste,fn,front national,le pen,marine,inflation,croissance,euro,impôts,fiscalité,lepage,aubry,hollandeCes mesures ne sont pas mauvaises en soi, mais elles sont clairement insuffisantes et déjà caduques compte tenu de l’ampleur du problème ; elles auraient dû être prises bien plus tôt. Une réserve toutefois avec l'accélération du plan sur les retraites qui au mieux restera de l'enfumage, au pire sera contre-productif. Les seniors au chômage qui ne pourront plus bénéficier du départ à taux plein feront appel à l'allocation chômage, ce qui ne fera que transférer le coût social d'un poste budgétaire public à un autre.

Les opposants s'engouffrent dans la brêche. « Pas de vision à long terme »,déplore la gauche. Le gouvernement avoue que cela est consubstantiel d’une mondialisation qui nous rend tributaire de la conjoncture. « Le plan vise les conséquences et non les causes », regrette Corinne Lepage. Cette ligne d’ajustements plutôt que de réformes profondes est assumée par la droite. Elle est parfaitement symptomatique de sa perte d’indépendance, subie ou choisie. À chacun de trouver ce credo pertinent ou non.

jeudi 20 octobre 2011

CRISE ET BUDGET : APPEL À L'UNION SACRÉE

Le temps n'est plus au clivage droite-gauche. La formule n'est pas galvaudée : au contraire, elle n'a jamais été plus appropriée. Car, tandis que le monde politique et financier s'inquiète de la dégradation des notes souveraines et de la fébrilité boursière, notre classe politique hexagonale peine à s'accorder.

hollande,sarkozy,le pen,marine,ump,ps,socialiste,fn,front national,gauche,droite,crise,dette,finances,publiques,budget,banques,agences de notation,moody's,fitch,s&p,centre,modem,bayrou,merkel,angela,allemagne,souveraineté,monétaire,budgétaire "Messieurs de l'UMP, balayez les premiers !"

Plutôt que de lister et chiffrer les dépenses d'un programme qui n'est pas encore décidé par le parti socialiste, l'UMP ferait mieux de prouver son sens des responsabilités. Le pragmatisme commande aujourd'hui d'accepter les propositions de tous bords. Que l'exécutif organise une table ronde avec toutes les sensibilités politiques et cela ne pourra que rassurer la France, ses partenaires, mais aussi les investisseurs. A défaut d'être une condition suffisante de stabilisation des marchés, c'est du moins une condition nécessaire.

hollande,sarkozy,le pen,marine,ump,ps,socialiste,fn,front national,gauche,droite,crise,dette,finances,publiques,budget,banques,agences de notation,moody's,fitch,s&p,centre,modem,bayrou,merkel,angela,allemagne,souveraineté,monétaire,budgétaireLa dette, l'éternelle patate chaude

En face, lorsqu'une partie de la gauche propose une pure relance keynésienne, elle flatte l'électeur contemporain mais fait montre d'une inconséquence larvée, en reportant le règlement de la dette sur nos enfants, petits-enfants, et générations suivantes. Le principal que nous n'aurons pas payé devra l'être par nos descendants, renchéri d'une charge de la dette exponentielle. En outre, davantage de dépenses publiques signifiera demain et après-demain plus d'impôts et donc moins de consommation, d'investissement, de production, de croissance et d'emploi.

Après le temps des comparaisons, celui de la raison

hollande,sarkozy,le pen,marine,ump,ps,socialiste,fn,front national,gauche,droite,crise,dette,finances,publiques,budget,banques,agences de notation,moody's,fitch,s&p,centre,modem,bayrou,merkel,angela,allemagne,souveraineté,monétaire,budgétaire  Ne nous laissons pas aveugler par les comparaisons. Oui, d'autres nations industrialisées font moins bien que nous. Non, nous n'avons pas le plus fort taux d'endettement public. Simplement, nous n'avons plus suffisamment de contreparties de croissance face à la dette. Et de ce point de vue, d'autres nations rentabilisent et transforment bien mieux l'endettement que nous. Dont acte. La rigueur n'est pas une préoccupation accessoire. Que la médication soit concertée ou non (fédéralisme européen effectif ou, à l'inverse, dirigisme et alliances européennes d'états-nations), le présidentiable qui ne fera pas de la question de la stabilité et du sérieux budgétaires sa priorité pour 2012, sera un inconscient ou un démagogue. Peut-être les deux.

hollande,sarkozy,le pen,marine,ump,ps,socialiste,fn,front national,gauche,droite,crise,dette,finances,publiques,budget,banques,agences de notation,moody's,fitch,s&p,centre,modem,bayrou,merkel,angela,allemagne,souveraineté,monétaire,budgétaireLe couple franco-allemand sauvera-t-il la zone euro ?

Nombre de regards seront braqués dimanche sur le prochain sommet européen. N'attendons pas son issue pour nous souvenir des bégaiements de l'Histoire. Le début du siècle passé nous a révélé l'escalade à laquelle pouvait conduire la conjonction de l'instabilité politico-monétaire et de la crise de confiance bancaire. Rappelons sans relâche à nos dirigeants qu'ils n'ont pas le droit d'être suicidaires.

mardi 30 août 2011

BON COURAGE AUX DEMANDEURS D'EMPLOI !

Après la publication des chiffres officiels du chômage de juillet, "mauvais" (de l'aveu même du ministre du Travail, Xavier Bertrand), voici venue la rentrée sociale et son lot de galères et de revendications diverses ! A fortiori pour les demandeurs d'emploi qui souhaiteraient prendre contact avec Pôle Emploi. La messagerie téléphonique, indisponible ou saturée, leur conseille de se replier sur le site Internet. Mais ce mardi 30 août c'est au tour du site Internet de répondre aux abonnés absents !
fffff.jpg
Les chômeurs seraient donc de mauvaise volonté, c'est cela ? ...

jeudi 9 juin 2011

DÉLOCALISATION ET LICENCIEMENTS EN VUE CHEZ PSA PEUGEOT CITROËN

La CGT s'est procurée une note interne de PSA Peugeot Citroën qui évoque la possible délocalisation de deux usines (les sites d'Aulnay-sous-Bois et de Saint-Amand). 6 200 emplois seraient menacés. Les dirigeants doivent être entendus ce soir par le Ministère de l'Industrie.

mercredi 8 juin 2011

À LA RECHERCHE DU CANCRELAT PERDU

politique,économie,social,solidarité,assistanat,rsa,allocation,ump,droite,ps,socialiste,sarkozy,wauquiez"L’assistanat est le cancer de la société" disait Wauquiez. Une épigraphe qui ne le fera certainement pas rentrer au Panthéon des grands hommes de droite, mais qui est très révélatrice de la représentation que certains élus se font du peuple. Il est en effet toujours plus facile de s’abriter derrière l’étendard volontariste "J’aime la France qui se lève tôt", lorsqu’on a jamais connu que le cénacle de la bureaucratie feutrée. Les ouvriers et employés qui se ruinent la santé et se détruisent à petit feu pour faire fonctionner l’économie et le capital français, sont nettement moins prompts à tenir ce genre de discours.

Et au fait, que pense le père du RSA de la réforme claironnée par l’impétueux Jean-François Copé ? Réponse :"Ça me ferait mal au cœur qu’on utilise l’argent des travailleurs modestes pour alléger l’impôt de solidarité sur la fortune […] C’est de l’entourloupe" En cause, une discussion technique sur l’origine et l’affectation du Fonds National de Solidarité Active. Une querelle d’équilibristes budgétaires et de chiffonniers parisiens qui fera une belle jambe aux accidentés de la vie. A l’issue de la convention UMP sur la justice sociale, Hirsch la forte tête fait ce soir profil bas, affirme qu’il n’y a "plus de désaccord interne, c’est réglé" … avant la prochaine fois serait-on tenté d’ajouter, les 180° et autres effets d’annonce stériles étant devenus la spécialité de l’actuelle équipe dirigeante.
politique,économie,social,solidarité,assistanat,rsa,allocation,ump,droite,ps,socialiste,sarkozy,wauquiez
Dépassons ce chaos et prenons un peu de recul. L’affaire DSK aura été pour l’UMP un instrument de politique intérieure providentiel. Afin de faire oublier la vraisemblable "entourloupe" budgétaire dénoncée par Martin Hirsch, la majorité attendait la moindre occasion pour retourner contre le PS chacune de ses attaques sur le thème du clientélisme ploutocratique. Un manque à gagner pour l’Etat suite à la réforme fiscale ? Pas de panique, on compense en rognant la dépense publique allouée aux aides sociales. "Faites un effort, bandes de faignasses de pauvres, sinon tous les riches vont partir et ce sera de votre faute !" Ubuesque. Si une modification du RSA était entérinée, les bénéficiaires qui en acceptent d’ores et déjà l’augure doivent comprendre de quelle forme de contrepartie et de justice sociale il s’agit. Allocataires, quand vous vous lèverez le matin pour effectuer vos heures de travail pour la collectivité, sachez que grâce à votre soumission, certaines grosses fortunes ne changeront pas tout de suite de domiciliation fiscale. Alors, heureux ?

Paradoxalement, la crise a protégé les ménages les plus modestes de la politique ultralibérale débridée que la droite souhaitait mettre progressivement en place. Elle a imposé un frein à ses ardeurs. Une crise qui fut aussi un prétexte pour dissimuler l’inanité des promesses sécuritaires, le démantèlement des services publics et l’absence de valorisation et de stabilité du travail. Mise en concurrence mesquine entre employés et chômeurs, agenda politique dicté par une mauvaise imitation du FN et la crainte de l’exil fiscal des plus gros patrimoines : l’oeuvre d’une équipe de gestionnaires sans vision de long terme ni souffle, mesquine, qui aurait pu disputer au temps de Guizot sa formule "Enrichissez-vous et ne discutez pas trop les décisions". Que le gouvernement croise les doigts, et espère qu’une majorité de gens ne prennent pas conscience un matin que l’essentiel de la richesse patrimoniale n’est qu’une pure rente, et non la contrepartie du labeur méritant ou du risque d’entreprendre.

mardi 7 juin 2011

VERS UN RSA SOUS CONDITIONS ?

politique,rsa,économie,wauquiez,copé,ump,ps,socialiste,dsk,hirsch,allocation,fn,guizot Copé et certains de ses camarades UMP font un pas vers une politique autoritariste de lutte contre le chômage. Puisqu'il y a encore des millions de demandeurs d'emploi en dépit de métiers en forte tension, ces politiciens se sont dit "Pourquoi ne pas forcer le matching ?" Afin de faire passer la pilule mieux que ne l'avait tenté Wauquiez, Copé suggère qu'une partie du RSA ne soit versé qu'en contrepartie d'un travail social rémunéré au SMIC horaire. A quand des travaux d'intérêt général pour les rentiers et cumulards qui nous gouvernent ?

Que pense le père du RSA de la réforme proposée par l'impétueux Copé ? Réponse : "Ca me ferait mal au coeur qu'on utilise l'argent des travailleurs modestes pour alléger l'impôt de solidarité sur la fortune [...] C'est de l'entourloupe."

L'affaire DSK aura été pour l'UMP un instrument de politique intérieure providentiel (...) Afin de faire oublier "l'entourloupe" budgétaire dénoncée par Martin Hirsch, la majorité attendait en effet la moindre occasion pour retourner contre le PS chacune de ses attaques sur le thème du clientélisme ploutocratique. Un manque à gagner pour l'Etat suite à la réforme fiscale ? Pas de panique, on compense en rognant la dépense publique allouée aux aides sociales. "Faites un effort, bandes de faignasses de pauvres, sinon tous les riches vont partir et ce sera de votre faute !" Ubuesque.

Si les conditions du RSA devaient être modifiées, il faut que les bénéficiaires qui en acceptent l'augure comprennent bien de quelle forme de contrepartie et de justice sociale il s'agit. Allocataires, quand vous vous lèverez le matin pour effectuer vos heures de travail pour la collectivité, sachez que grâce à vous, certaines grosses fortunes ne changeront pas tout de suite de territoire fiscal... Alors, heureux ?

Paradoxalement, la crise a protégé les ménages les plus modestes de la politique ultralibérale débridée que la droite souhaitait mettre progressivement en place. Une crise qui fut aussi un prétexte pour cacher l'inanité des promesses sécuritaires, le démantèlement des services publics et l'absence de valorisation et de stabilité du travail. Mise en concurrence mesquine entre employés et chômeurs, agenda politique dicté par une mauvaise imitation du FN et la crainte de l'exil fiscal des plus gros patrimoines, une équipe de gestionnaires sans ambition, mesquine, sans souffle, digne de Guizot "Enrichissez-vous et ne discutez pas trop les décisions".

samedi 14 mai 2011

UMP : UN VIRAGE DROITIER CONTRE-PRODUCTIF

Sondage Ifop (10-12 mai 2011), pour le Journal du Dimanche. DSK perd 1 point à 26%, Marine Le Pen monte à 22%, Sarkozy obtient 21.5%. En cas de candidature Hollande, les trois candidats se talonnent aux environs de 22%. La proposition de réforme du RSA lancée par Wauquiez visait à prendre le pouls de l'opinion face à un durcissement "droitier" de la politique gouvernementale. La réponse des sondages qu'ils affectionnent tant est cinglante : le cap à la droite de la droite dessert l'UMP et fait grimper systématiquement le FN. Si l'actuel président cherche à faire monter le Front National, on ne peut que lui conseiller de proposer la suppression pure et simple du RSA et le renvoi des immigrés clandestins par voie de catapulte. "Allez, encore un petit effort", comme disait ironiquement la président du FN.

jeudi 12 mai 2011

NOUVELLES GRÈVES EN GRÈCE

Au lendemain d'une manifestation contre la politique d'austérité du gouvernement qui prévoit de durcir encore ses mesures et de privatiser (50 milliards d'euros d'économies à réaliser d'ici 2015), les syndicats s'apprêtent à reconduire le mouvement. Leur constat 'est une mélodie déjà entendue et qui nous pend au nez : "Les nouvelles mesures frappent unilatéralement les travailleurs et l'emploi et pas les possédants ni les banquiers, ni tous ceux qui ont fait la crise et en profitent" a déclaré à l'AFP Stathis Anestis, secrétaire général adjoint de la GSEE. "Après un an (d'aide internationale), nous sommes hélas dans une situation pire, le chômage a explosé, les salaires sont au plus bas niveau et le pire c'est qu'il n'y a aucune perspective d'issue," a-t-il ajouté.