"Il n'y a pas d'exigence plus forte pour le gouvernement que la lutte contre le chômage". Le diagnostic était bon, dommage que les remèdes soient aussi vains. Ne pouvant retenir les emplois, ne disposant plus de souveraineté
suffisante pour jouer sur les leviers monétaires et budgétaires, et n’ayant pas
assez de crédibilité pour tenir tête aux Etats-Unis et aux pays émergents, l’exécutif
français, en la personne de François Hollande, nous ressort l’urgence d’une
politique de flexi-formation obligatoire des demandeurs d’emploi, semblant ignorer
qu’elle n’a pas permis de relancer les indicateurs économiques sous la mandature précédente (c'est le moins qu'on puisse dire). Les
chômeurs ne souffrent pas, pour la plupart, d’un manque de formation, mais d’un
manque de perspectives pertinentes et décentes. Alors, sauf à vouloir faire le jeu du
patronat (ne surtout pas le toucher, autrement que superficiellement ou apparemment !), cette
politique produira les mêmes effets qu’hier et restera socialement
sous-optimale.
Le gouvernement social-libéral rêverait que les demandeurs
d’emploi, tels le facteur travail des modèles micro-économiques, s’adaptent au
marché, sans avoir besoin de remettre en cause les traités européens, l’euro et
la mondialisation. Hélas pour son futur bilan, la réalité est plus complexe et
les travailleurs n’acceptent pas si facilement d’être formés et reformés, bringuebalés de stages en CDD, traités comme des marchandises
et de simples variables d’ajustement. Il pourra bien multiplier les
déclarations volontaristes et les formations proposées par Pôle Emploi, cela ne
n’endiguera pas les délocalisations et donc ne résorbera pas le chômage. Comme l’Etat ne peut plus s’endetter davantage ni demander un surcroît d’efforts de
solidarité aux actifs, on peut aisément en déduire que notre cher Président,
loin d’être responsable et honnête, nous conduit dans une impasse dont la seule
vertu sera d’exposer au grand jour et au grand public les incohérences et
mensonges grossiers du système.
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lundi 4 mars 2013
vendredi 10 février 2012
RÉFÉRENDUMS SARKOZY : INDIGNES, INDÉCENTS, INCONSTITUTIONNELS, INOPÉRANTS
Deux. C'est le nombre de référendums de la honte proposés par un chef de l'Etat à bout de souffle, impuissant et sans imagination. Faire voter les Français ? Heureuse idée. Les thèmes ? "Faut-il obliger les demandeurs d'emploi à accepter un travail ou une formation" et un autre sur le droit d'expulser les étrangers délinquants.
Cela est indécent, car il existe des priorités nationales sur lesquelles nos compatriotes auraient aimé être consultés (la réforme des retraites, la sortie du nucléaire, la règle d'or, les traités européens).
Cela est aussi potentiellement contraire à l'esprit et à la lettre de la Constitution, et on peut parier que si Nicolas Sarkozy allait au bout de sa démarche, il se ferait une nouvelle fois tancer par les Sages. Ceux-ci lui rappelleraient que le référendum ne doit pas être instrumentalisé pour opposer des catégories de Français les unes aux autres (actifs en emploi / demandeurs d'emploi, nationaux / étrangers).
Enfin, cela serait inopérant, puisqu'on ne peut pas forcer un chômeur à prendre un travail qui n'existe pas ! Quant à la formation, il serait difficile de demander à un ingénieur de se reconvertir en gogo-dancer, ou réciproquement ; d'autant qu'il y a de moins en moins d'argent public pour assurer la formation et son suivi (objectif d'économies).
Reste cette impression de déjà vu : la démagogie UMP s'adresse une nouvelle fois à l'émotionnel des Français les plus influençables et non à leur raison, et, à deux mois de la présidentielle, tente d'aguicher le vote FN par des clins d'oeil aussi éhontés qu'indignes.
Cela est indécent, car il existe des priorités nationales sur lesquelles nos compatriotes auraient aimé être consultés (la réforme des retraites, la sortie du nucléaire, la règle d'or, les traités européens).
Cela est aussi potentiellement contraire à l'esprit et à la lettre de la Constitution, et on peut parier que si Nicolas Sarkozy allait au bout de sa démarche, il se ferait une nouvelle fois tancer par les Sages. Ceux-ci lui rappelleraient que le référendum ne doit pas être instrumentalisé pour opposer des catégories de Français les unes aux autres (actifs en emploi / demandeurs d'emploi, nationaux / étrangers).
Enfin, cela serait inopérant, puisqu'on ne peut pas forcer un chômeur à prendre un travail qui n'existe pas ! Quant à la formation, il serait difficile de demander à un ingénieur de se reconvertir en gogo-dancer, ou réciproquement ; d'autant qu'il y a de moins en moins d'argent public pour assurer la formation et son suivi (objectif d'économies).
Reste cette impression de déjà vu : la démagogie UMP s'adresse une nouvelle fois à l'émotionnel des Français les plus influençables et non à leur raison, et, à deux mois de la présidentielle, tente d'aguicher le vote FN par des clins d'oeil aussi éhontés qu'indignes.
mercredi 25 janvier 2012
VERS UN EUGÉNISME DÉGUISÉ DU MARCHE DU TRAVAIL
Les critères pour en bénéficier : être démuni et avoir des difficultés personnelles, professionnelles, sociales à cause de "problèmes dentaires désastreux", d'un bec de lièvre etc. Une sélection s'effectue par tirage au sort, sous contrôle d'huissier. Pour encadrer le tout, un partenariat est passé avec Pôle Emploi (?!) qui assurera le suivi professionnel après l'opération. L'intention de ce relooking aurait pu être louable si elle n'ouvrait la porte à des dérives préoccupantes et immorales.
D'abord le caractère subjectif de la "disgrâce faciale". A partir de quand considère-t-on que la physionomie d'un individu est "difficile" ? Se base-t-on sur un simple ressenti personnel ou bien stipule-t-on des critères spécifiques ? Et comment prouver que cette physionomie est effectivement handicapante pour trouver du travail, dès lors que les recruteurs se gardent bien de formuler un tel jugement esthétique de crainte d'être traînés devant les tribunaux ?
Ensuite, généraliser ce procédé conduirait à un normatisme esthétique et reviendrait à cautionner la discrimination à l'embauche. On peut alors aisément imaginer les échanges de deux recruteurs. "Tu sais pas ce que j'ai eu moins comme candidat ? Un type qui avait un long nez ! Il doit pas savoir qu'il peut être opéré gratis ! -- Attend, moi j'ai eu pire. Un gars qui avait gardé la peau noire ! T'imagine ?! Et bien, je ne l'ai pas embauché ! A notre époque où la chirurgie esthétique est facilitée, il n'a aucune excuse pour ne pas changer de couleur de peau !"
Vive la différence...
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Xavier
mardi 30 août 2011
BON COURAGE AUX DEMANDEURS D'EMPLOI !
Après la publication des chiffres officiels du chômage de juillet, "mauvais" (de l'aveu même du ministre du Travail, Xavier Bertrand), voici venue la rentrée sociale et son lot de galères et de revendications diverses ! A fortiori pour les demandeurs d'emploi qui souhaiteraient prendre contact avec Pôle Emploi. La messagerie téléphonique, indisponible ou saturée, leur conseille de se replier sur le site Internet. Mais ce mardi 30 août c'est au tour du site Internet de répondre aux abonnés absents !
Les chômeurs seraient donc de mauvaise volonté, c'est cela ? ...
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