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lundi 7 novembre 2011

PLAN FILLON "D’ÉQUILIBRE DES FINANCES PUBLIQUES" : NOUVEL ENFUMAGE OU RAFISTOLAGE À MINIMA ?

Le plan annoncé ce midi par François Fillon affiche la couleur : une rigueur de droite, qui vise d’abord à réduire les dépenses et ensuite ajuster de façon ciblée les impôts.
  1. Gel du train de vie de l'État (salaires du Président et des ministres) jusqu'à ce que l'objectif de 0 déficit, fixé pour 2016, soit atteint. Coupe de 5% dans l'aide publique aux partis politiques (subventions et remboursement des frais de campagne).
  2. Ponction fiscale, avec une péréquation entre le surcroît d'impôts indirects (la TVA réduite passant de 5.5% à 7%, hors produits de première nécessité) et directs (suppression de 2.6 milliards de niches fiscales, majoration temporaire de 5% de l'impôt sur les sociétés, pour les chiffres d'affaires supérieurs à 250 millions d'euros, augmentation des impôts pour les ménages les plus aisés).
  3. Application avancée de la réforme des retraites, de 2018 à 2017, pour réaliser des économies parafiscales.
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Les opposants s'engouffrent dans la brêche. « Pas de vision à long terme »,déplore la gauche. Le gouvernement avoue que cela est consubstantiel d’une mondialisation qui nous rend tributaire de la conjoncture. « Le plan vise les conséquences et non les causes », regrette Corinne Lepage. Cette ligne d’ajustements plutôt que de réformes profondes est assumée par la droite. Elle est parfaitement symptomatique de sa perte d’indépendance, subie ou choisie. À chacun de trouver ce credo pertinent ou non.

mardi 1 novembre 2011

RÉFÉRENDUM GREC : LA DÉMOCRATIE AU PILORI

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"L'Europe se donne du mal pour les aider, et ils pinaillent ?" Parfois, les champions de la démocratie la trouvent hors sujet. C'est le cas aujourd'hui dans une Europe qui se réveille stupéfiée, suite à l'annonce surprise de référendum, par le Premier ministre grec Papandréou.

"Irresponsable et insultant", a commenté l'umpiste Christian Estrosi, inquiet qu'une telle (in)décision ne ruine les efforts de Nicolas Sarkozy pour la stabilité de la zone euro et accessoirement pour la réélection de la droite à la présidentielle française de 2012.

Toutes les places boursières plongeaient déjà à la mi-journée, le CAC40 reculant de plus de 4%, le DAX de 5%. Deux réunions d'urgence élyséennes dans l'après-midi, dont un entretien téléphonique entre le chef d'Etat français et la chancelière allemande Angela Merkel (si elle ne s'est pas encore étouffée en mangeant ses Bretzel).

Grèce,Papandréou,ministre,premier,Sarkozy,France,Eurozone,euro,bourses,crise,dette,référendum,Estrosi,Merkel,Angela,AllemagneQuelques agents du chaos sonnent, telles des cloches pour ramener les fidèles de l'Eurozone à une trompeuse Raison. En première ligne le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, le faux idéaliste de service, pour qui le seul impérium resterait la souveraineté populaire, présupposant qu'elle existe encore en Europe. Parallèlement, la communauté Twitter ne tarda pas à fustiger l'inconséquence du Janus Manuel Valls, victime d'une amnésie temporaire de l'intérêt général européen et de notre intérêt français.

Décidément constants dans l'inconstance, l'irresponsabilité et l'égoïsme outranciers, les dirigeants grecs accomplissent la mission d'une Furie vengeresse, décidée à en finir avec la Grèce autant qu'avec l'Union européenne. La Grèce, début et fin d'une aventure européenne ? L'Histoire ou la légende retient que c'est sur Patmos, une île grecque, que l'Apocalypse aurait été rédigée par Jean l'Evangéliste...♦

jeudi 8 septembre 2011

AIDE A LA GRÈCE : ENCORE UN PEU DE SUEUR FRANÇAISE

"Idiote". Voilà ce que dit la sénatrice PS Nicole Bricq de la règle d'or. Et il est vrai que certains télescopages ressemblent dangereusement à du foutage de gueule aggravé. Le second collectif budgétaire 2011 prévoit ainsi l'application à la fois du plan de rigueur ET de l'aide à la Grèce. En clair : Français-vaches à lait, serrez-vous la ceinture pour sauver la Grèce qui s'est largement engraissée♦

dimanche 15 mai 2011

AVERTISSEMENT D'OBAMA SUR LA DETTE AMÉRICAINE

"La hausse du plafond légal de l'endettement ou l'effondrement systémique..." Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision CBS, Barack Obama a averti le Congrès qu'un non relèvement de la limite légale de l'endettement serait perçu par les marchés financiers comme un signe d'insolvabilité américaine. "Cela pourrait défaire le système financier tout entier", a mis en garde le président. "Nous pourrions subir une récession encore plus grave que celle que nous venons de traverser. Nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas songer à relever le plafond de la dette", a-t-il plaidé.

jeudi 12 mai 2011

NOUVELLES GRÈVES EN GRÈCE

Au lendemain d'une manifestation contre la politique d'austérité du gouvernement qui prévoit de durcir encore ses mesures et de privatiser (50 milliards d'euros d'économies à réaliser d'ici 2015), les syndicats s'apprêtent à reconduire le mouvement. Leur constat 'est une mélodie déjà entendue et qui nous pend au nez : "Les nouvelles mesures frappent unilatéralement les travailleurs et l'emploi et pas les possédants ni les banquiers, ni tous ceux qui ont fait la crise et en profitent" a déclaré à l'AFP Stathis Anestis, secrétaire général adjoint de la GSEE. "Après un an (d'aide internationale), nous sommes hélas dans une situation pire, le chômage a explosé, les salaires sont au plus bas niveau et le pire c'est qu'il n'y a aucune perspective d'issue," a-t-il ajouté.