La raison ? La pusillanimité d'un gouvernement qui a cédé hier au lobby hôtelier pour annuler la taxe de 2% sur les nuitées de luxe dont le coût dépassait 200 euros — à peine 10 jours d’existence virtuelle, un record de brièveté.
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vendredi 11 novembre 2011
FRANCE : "ET 1, ET 2, ET 3 PLANS D’AUSTÉRITÉ"... POUR COMMENCER
jeudi 10 novembre 2011
L'EUROPE ET LES MARCHÉS ENFANTERONT-ILS UN PEUPLE JETABLE ?
Pourtant, les citoyens sont loin d’observer les bienfaits d'une telle option. Au contraire, ils voient leur pouvoir d’achat s’effriter de jour en jour, le chômage de longue durée exploser et, dans ce marasme, perdent toute confiance en l’avenir. Parallèlement, le ballet des chefs de gouvernement, démissionnaires sous la pression de l’Union européenne, elle-même victime d’un véritable chantage des marchés et des agences de notation, n’a pas davantage de quoi rassurer. C’est la perte de ce qu’il nous restait encore de marges de manœuvre et de sentiment souverain. Aujourd’hui, des ministres jetables, remplacés par des technocrates labellisés « BCE », sans aucune légitimité nationale, et désignés non par le peuple ou ses représentants, mais par la Commission européenne et les marchés. Demain, peut-être un président jetable, et pourquoi pas, après-demain, un peuple jetable.
Cela devient pathétique. En outre, céder une fois aux menaces de la sphère financière, c'est créer une jurisprudence. Si demain tel gouvernement ne convient pas, il n'y aura aucun obstacle de principe à ce qu'il laisse la place à un autre qui pourra, à son tour, être récusé. Et on sait comment se termine une telle instabilité ministérielle...
La zone euro a été construite avec un effet d’irréversibilité, comme un piège pour enferrer des Etats déjà fortement endettés : à ceux qui souhaiteraient en sortir, il serait opposé la menace crédible d’explosion de leur dette. Le couple « loi Rothschild-traités européens » nous a mis entre les mains de l’Union européenne et des marchés. L’Europe a beau se poser en alternative aux marchés, c’est actuellement un leurre et un sophisme : loin d'être un contre-pouvoir politique, elle s'apparente à une complice de la finance mondialisée. Dans les faits, les institutions européennes ne sont pas indépendantes. Pleines de sollicitude, elles s’empressent d’accourir au moindre éternuement du marché ou du créancier universel qu’est devenu la Chine.
Chaque Français à sa manière déplore que sa voix s’évanouisse, spectrale, avant même d’avoir être écoutée. Mais tous semblent encore unis dans un même espoir ; celui d’un vent de changement et d’union nationale soufflant sur l’année 2012 !
mardi 8 novembre 2011
PLAN FILLON ET GUEULE DE BOIS
Les professionnels du bâtiment et de la restauration prévoient des milliers de licenciements, suite à l'augmentation de la TVA et l'abandon du dispositif Scellier de crédits d'impôts. Les journalistes s'en donnent à cœur joie pour dénoncer une fausse réduction des salaires de l'exécutif (gelés depuis 2 ans !) et une vraie augmentation masquée de la pression fiscale sur les classes moyennes. Car au-delà même du manque d'efficacité de certaines mesures, il y a cette impression que nos dirigeants déconnectés ont une nouvelle fois sous-estimé l'ampleur de la crise et son impact sur la vie réelle des ménages. Une fois n'est pas coutume, rendons justice à l'opposition qui a clairement identifié le danger à moyen terme : le sacrifice de toute perspective de croissance sur l'autel du triple A ; ce qui n'est rien d'autre, paradoxalement, qu'une course vers le déclassement !
Seulement, nos concitoyens risqueraient de ne pas vouloir payer pour toutes ces années de laxisme budgétaire et le train de vie somptuaire de l'Etat, et pourraient bien en 2012 retourner la facture aux responsables, par les urnes ou par la rue. Car voilà finalement la seule véritable incertitude : combien de temps les Français pourront-ils encore supporter ce foutage de gueule?
lundi 7 novembre 2011
PLAN FILLON "D’ÉQUILIBRE DES FINANCES PUBLIQUES" : NOUVEL ENFUMAGE OU RAFISTOLAGE À MINIMA ?
Le plan annoncé ce midi par François Fillon affiche la couleur : une rigueur de droite, qui vise d’abord à réduire les dépenses et ensuite ajuster de façon ciblée les impôts.
Ces mesures ne sont pas mauvaises en soi, mais elles sont clairement insuffisantes et déjà caduques compte tenu de l’ampleur du problème ; elles auraient dû être prises bien plus tôt. Une réserve toutefois avec l'accélération du plan sur les retraites qui au mieux restera de l'enfumage, au pire sera contre-productif. Les seniors au chômage qui ne pourront plus bénéficier du départ à taux plein feront appel à l'allocation chômage, ce qui ne fera que transférer le coût social d'un poste budgétaire public à un autre.
Les opposants s'engouffrent dans la brêche. « Pas de vision à long terme »,déplore la gauche. Le gouvernement avoue que cela est consubstantiel d’une mondialisation qui nous rend tributaire de la conjoncture. « Le plan vise les conséquences et non les causes », regrette Corinne Lepage. Cette ligne d’ajustements plutôt que de réformes profondes est assumée par la droite. Elle est parfaitement symptomatique de sa perte d’indépendance, subie ou choisie. À chacun de trouver ce credo pertinent ou non.
- Gel du train de vie de l'État (salaires du Président et des ministres) jusqu'à ce que l'objectif de 0 déficit, fixé pour 2016, soit atteint. Coupe de 5% dans l'aide publique aux partis politiques (subventions et remboursement des frais de campagne).
- Ponction fiscale, avec une péréquation entre le surcroît d'impôts indirects (la TVA réduite passant de 5.5% à 7%, hors produits de première nécessité) et directs (suppression de 2.6 milliards de niches fiscales, majoration temporaire de 5% de l'impôt sur les sociétés, pour les chiffres d'affaires supérieurs à 250 millions d'euros, augmentation des impôts pour les ménages les plus aisés).
- Application avancée de la réforme des retraites, de 2018 à 2017, pour réaliser des économies parafiscales.
Les opposants s'engouffrent dans la brêche. « Pas de vision à long terme »,déplore la gauche. Le gouvernement avoue que cela est consubstantiel d’une mondialisation qui nous rend tributaire de la conjoncture. « Le plan vise les conséquences et non les causes », regrette Corinne Lepage. Cette ligne d’ajustements plutôt que de réformes profondes est assumée par la droite. Elle est parfaitement symptomatique de sa perte d’indépendance, subie ou choisie. À chacun de trouver ce credo pertinent ou non.
jeudi 8 septembre 2011
AIDE A LA GRÈCE : ENCORE UN PEU DE SUEUR FRANÇAISE
"Idiote". Voilà ce que dit la sénatrice PS Nicole Bricq de la règle d'or. Et il est vrai que certains télescopages ressemblent dangereusement à du foutage de gueule aggravé. Le second collectif budgétaire 2011 prévoit ainsi l'application à la fois du plan de rigueur ET de l'aide à la Grèce. En clair : Français-vaches à lait, serrez-vous la ceinture pour sauver la Grèce qui s'est largement engraissée♦
FRANÇOIS HOLLANDE VOTE LE PLAN DE RIGUEUR "PAR ERREUR" !
Toujours est-il que pour un socialiste, à fortiori président de la Commission des finances de l'Assemblée Nationale — excusez du peu — ça la fout franchement mal. Première réaction à chaud d'un député, celle de Lionel Tardy (UMP) : "Ca ne fait pas sérieux". Tu m'étonnes.
Ces politiques sont élus et rémunérés pour conduire notre destin national, et lors d'un vote de première importance, ils ne sont même pas fichus d'actionner un simple bouton. Je n'ose imaginer la difficulté qu'ils auront à redresser le pays si les Français leur accordent malgré tout leur confiance en 2012. Cependant, il m'est d'avis que les électeurs, eux, ne commettront pas avec leur bulletin une maladresse analogue...
Ces politiques sont élus et rémunérés pour conduire notre destin national, et lors d'un vote de première importance, ils ne sont même pas fichus d'actionner un simple bouton. Je n'ose imaginer la difficulté qu'ils auront à redresser le pays si les Français leur accordent malgré tout leur confiance en 2012. Cependant, il m'est d'avis que les électeurs, eux, ne commettront pas avec leur bulletin une maladresse analogue...
jeudi 12 mai 2011
NOUVELLES GRÈVES EN GRÈCE
Au lendemain d'une manifestation contre la politique d'austérité du gouvernement qui prévoit de durcir encore ses mesures et de privatiser (50 milliards d'euros d'économies à réaliser d'ici 2015), les syndicats s'apprêtent à reconduire le mouvement. Leur constat 'est une mélodie déjà entendue et qui nous pend au nez : "Les nouvelles mesures frappent unilatéralement les travailleurs et l'emploi et pas les possédants ni les banquiers, ni tous ceux qui ont fait la crise et en profitent" a déclaré à l'AFP Stathis Anestis, secrétaire général adjoint de la GSEE. "Après un an (d'aide internationale), nous sommes hélas dans une situation pire, le chômage a explosé, les salaires sont au plus bas niveau et le pire c'est qu'il n'y a aucune perspective d'issue," a-t-il ajouté.
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