Deux. C'est le nombre de référendums de la honte proposés par un chef de l'Etat à bout de souffle, impuissant et sans imagination. Faire voter les Français ? Heureuse idée. Les thèmes ? "Faut-il obliger les demandeurs d'emploi à accepter un travail ou une formation" et un autre sur le droit d'expulser les étrangers délinquants.
Cela serait indécent, car il existe des priorités nationales sur lesquelles nos compatriotes auraient aimé être consultés (la réforme des retraites, la sortie du nucléaire, la règle d'or, les traités européens).
Cela serait aussi potentiellement contraire à l'esprit et à la lettre de la Constitution, et on peut parier que si Nicolas Sarkozy allait au bout de sa démarche, il se ferait une nouvelle fois tancer par les Sages. Ceux-ci lui rappelleraient que le référendum ne doit pas être instrumentalisé pour opposer des catégories de Français les unes aux autres (actifs en emploi / demandeurs d'emploi, nationaux / étrangers).
Enfin, cela serait inopérant, puisqu'on ne peut pas forcer un chômeur à prendre un travail qui n'existe pas ! Quant à la formation, il serait difficile de demander à un ingénieur de se reconvertir en gogo-dancer, ou réciproquement ; d'autant qu'il y a de moins en moins d'argent public pour assurer la formation et son suivi (objectif d'économies).
Reste cette impression de déjà vu : la démagogie UMP s'adresse une nouvelle fois à l'émotionnel des Français les plus influençables et non à leur raison, et, à deux mois de la présidentielle, tente d'aguicher le vote FN par des clins d'oeil électoralistes aussi éhontés qu'indignes.
Un Président est élu pour rassembler. Durant ses cinq ans de clivages, Nicolas Sarkozy ne se sera donc jamais hissé au rang de sa fonction. Espérons que la France s'en remettra.
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vendredi 10 février 2012
RÉFÉRENDUMS SARKOZY : INDIGNES, INDÉCENTS, INCONSTITUTIONNELS ET INOPÉRANTS
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dimanche 18 décembre 2011
TENTATIVE DE RÉCUPÉRATION (VERBALE) DU PROTECTIONNISME
Tel fut le mot du week-end, à gauche... comme à droite. Samedi, Wauquiez (généreusement pulvérisé par Pulvar chez Ruquier) ; dimanche, MAM. Jean-Luc Mélenchon, invité de BFMTV se retrouva même embarrassé dans sa confrontation du soir avec Christian Estrosi ("Nous sommes d'accord là-dessus, c'est un bon début"), et il fallut arriver à sa seconde moitié pour que la circonstance méritât d'être qualifiée de débat. Histoire de saper les efforts du candidat du Front de gauche pour marquer les différences résiduelles, le député-maire de Nice conclut par un phagocytage inédit "Je n'ai pas peur de dire que nous avons des points de convergence". Mélenchon évoqua certes le protectionnisme européen, mais également, furtivement, celui national. Plagiat ! Marine Le Pen devrait décidément faire breveter certains de ses projets politiques. Pour ce qui est de l'application, le bataillon, que dis-je, la légion de précaires Français attend encore...
Pour bien comprendre l'inanité des promesses et du volontarisme protectionniste de l'UMP, réécoutons les propos que Christian Estrosi tenaient après la crise de 2008-2009, alors qu'il était ministre de l'industrie.
Estrosi vs Zemmour & Naulleau clash [ITV] Onpc...par peanutsie
Pour bien comprendre l'inanité des promesses et du volontarisme protectionniste de l'UMP, réécoutons les propos que Christian Estrosi tenaient après la crise de 2008-2009, alors qu'il était ministre de l'industrie.
Estrosi vs Zemmour & Naulleau clash [ITV] Onpc...par peanutsie
lundi 21 novembre 2011
CRIME AU CHAMBON-SUR-LIGNON : UN PERVERS PEUT EN CACHER UN AUTRE...
Certains d'entre vous n'auront pas manqué hier et ce matin de se poser une question, au moins tout bas : "Au-delà de l'affaire Agnès et de la compassion légitime qu'elle peut engendrer, quel intérêt les médias ont-ils à sur-médiatiser ce crime plutôt qu'un autre ?" La réponse est d'ordre politique.
Que Le Chambon-sur-Lignon possède une dimension hautement symbolique en tant que village des Justes (et de façon plus anecdotique puisque le ministre Wauquiez est le fils du maire), aurait pu, par raccourcis successifs, aboutir à une indécente récupération ethno-confessionnelle. Nous y avons échappé pour le moment. Néanmoins, cet endroit ajoutant au drame passé le souvenir d'un nouveau martyre, il y a fort à parier que quelques charognards médiatiques instillent ce pont dans l'inconscient collectif. "Le Chambon, lieu de mémoire de la douleur universelle, place sacrificielle où ont été immolés tant d'agneaux ! Deux euros l'entrée !"
Mais là n'est pas la raison de cette couverture obsessionnelle. Dès hier sur BFMTV, les médias inquisiteurs se sont lancés dans une chasse aux sorcières. L'expédient : l'instrumentalisation du malheur. La cible réelle : l'exécutif et Nicolas Sarkozy en tête. Pour plus d'efficacité et de crédibilité, on y a rajouté l'irrésistible requête d'un parent de la victime. Armel Marin, le grand-père d'Agnès, a ainsi interpeller directement Carla Bruni-Sarkozy pour qu'une réponse ferme soit apporter aux dysfonctionnements apparents qui semblent incomber à la direction de l'établissement scolaire. Des sanctions diplinaires sont envisagées.

RTL, Europe1, France-Inter, RMC, BFMTV, itélé... Concurrents hier, mais ce matin rassemblés autour d'une même consigne éditoriale implicite "Le laxisme doit cesser !" Le commanditaire politique de cette surmédiatisation orientée importe moins que son effet aujourd'hui sur l'opinion et, demain, sur la législation. Le PS serait-il pressé de faire oublier ses désaccords avec les Verts et de saper l'ancien cheval de bataille sécuritaire de la droite ? Ou bien l'UMP chercherait-il à justifier un renforcement sécuritaire pour obombrer le programme du FN, présenté samedi par Marine Le Pen ? En réalité, les deux options convergent, de sorte que la gauche se retrouvant en porte-à-faux entre son reliquat idéologique et la dure réalité, est elle-même obligée de muscler sa ligne sécuritaire et de cautionner, sciemment ou non, une droite qui cherche à phagocyter le FN.
Restent les faits et ce sempiternel constat d'échec du PS et de l'UMP, de ces politiques successives qui ont abouti à ce que des monstres soient encore en liberté. Si la cohérence avait voix au chapître, la logique voudrait que Marine Le Pen soit élue en 2012. Seulement nous parlons ici de politique, pas de rationalité...
Félicitons France 24 qui, fidèle à sa vocation internationale, n'a oublié ce matin ni les morts en Egypte ni ceux en Syrie.
Mais là n'est pas la raison de cette couverture obsessionnelle. Dès hier sur BFMTV, les médias inquisiteurs se sont lancés dans une chasse aux sorcières. L'expédient : l'instrumentalisation du malheur. La cible réelle : l'exécutif et Nicolas Sarkozy en tête. Pour plus d'efficacité et de crédibilité, on y a rajouté l'irrésistible requête d'un parent de la victime. Armel Marin, le grand-père d'Agnès, a ainsi interpeller directement Carla Bruni-Sarkozy pour qu'une réponse ferme soit apporter aux dysfonctionnements apparents qui semblent incomber à la direction de l'établissement scolaire. Des sanctions diplinaires sont envisagées.
RTL, Europe1, France-Inter, RMC, BFMTV, itélé... Concurrents hier, mais ce matin rassemblés autour d'une même consigne éditoriale implicite "Le laxisme doit cesser !" Le commanditaire politique de cette surmédiatisation orientée importe moins que son effet aujourd'hui sur l'opinion et, demain, sur la législation. Le PS serait-il pressé de faire oublier ses désaccords avec les Verts et de saper l'ancien cheval de bataille sécuritaire de la droite ? Ou bien l'UMP chercherait-il à justifier un renforcement sécuritaire pour obombrer le programme du FN, présenté samedi par Marine Le Pen ? En réalité, les deux options convergent, de sorte que la gauche se retrouvant en porte-à-faux entre son reliquat idéologique et la dure réalité, est elle-même obligée de muscler sa ligne sécuritaire et de cautionner, sciemment ou non, une droite qui cherche à phagocyter le FN.
Restent les faits et ce sempiternel constat d'échec du PS et de l'UMP, de ces politiques successives qui ont abouti à ce que des monstres soient encore en liberté. Si la cohérence avait voix au chapître, la logique voudrait que Marine Le Pen soit élue en 2012. Seulement nous parlons ici de politique, pas de rationalité...
Félicitons France 24 qui, fidèle à sa vocation internationale, n'a oublié ce matin ni les morts en Egypte ni ceux en Syrie.
mercredi 8 juin 2011
À LA RECHERCHE DU CANCRELAT PERDU
Et au fait, que pense le père du RSA de la réforme claironnée par l’impétueux Jean-François Copé ? Réponse :"Ça me ferait mal au cœur qu’on utilise l’argent des travailleurs modestes pour alléger l’impôt de solidarité sur la fortune […] C’est de l’entourloupe" En cause, une discussion technique sur l’origine et l’affectation du Fonds National de Solidarité Active. Une querelle d’équilibristes budgétaires et de chiffonniers parisiens qui fera une belle jambe aux accidentés de la vie. A l’issue de la convention UMP sur la justice sociale, Hirsch la forte tête fait ce soir profil bas, affirme qu’il n’y a "plus de désaccord interne, c’est réglé" … avant la prochaine fois serait-on tenté d’ajouter, les 180° et autres effets d’annonce stériles étant devenus la spécialité de l’actuelle équipe dirigeante.
Dépassons ce chaos et prenons un peu de recul. L’affaire DSK aura été pour l’UMP un instrument de politique intérieure providentiel. Afin de faire oublier la vraisemblable "entourloupe" budgétaire dénoncée par Martin Hirsch, la majorité attendait la moindre occasion pour retourner contre le PS chacune de ses attaques sur le thème du clientélisme ploutocratique. Un manque à gagner pour l’Etat suite à la réforme fiscale ? Pas de panique, on compense en rognant la dépense publique allouée aux aides sociales. "Faites un effort, bandes de faignasses de pauvres, sinon tous les riches vont partir et ce sera de votre faute !" Ubuesque. Si une modification du RSA était entérinée, les bénéficiaires qui en acceptent d’ores et déjà l’augure doivent comprendre de quelle forme de contrepartie et de justice sociale il s’agit. Allocataires, quand vous vous lèverez le matin pour effectuer vos heures de travail pour la collectivité, sachez que grâce à votre soumission, certaines grosses fortunes ne changeront pas tout de suite de domiciliation fiscale. Alors, heureux ?
Paradoxalement, la crise a protégé les ménages les plus modestes de la politique ultralibérale débridée que la droite souhaitait mettre progressivement en place. Elle a imposé un frein à ses ardeurs. Une crise qui fut aussi un prétexte pour dissimuler l’inanité des promesses sécuritaires, le démantèlement des services publics et l’absence de valorisation et de stabilité du travail. Mise en concurrence mesquine entre employés et chômeurs, agenda politique dicté par une mauvaise imitation du FN et la crainte de l’exil fiscal des plus gros patrimoines : l’oeuvre d’une équipe de gestionnaires sans vision de long terme ni souffle, mesquine, qui aurait pu disputer au temps de Guizot sa formule "Enrichissez-vous et ne discutez pas trop les décisions". Que le gouvernement croise les doigts, et espère qu’une majorité de gens ne prennent pas conscience un matin que l’essentiel de la richesse patrimoniale n’est qu’une pure rente, et non la contrepartie du labeur méritant ou du risque d’entreprendre.
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mardi 7 juin 2011
VERS UN RSA SOUS CONDITIONS ?
Copé et certains de ses camarades UMP font un pas vers une politique autoritariste de lutte contre le chômage. Puisqu'il y a encore des millions de demandeurs d'emploi en dépit de métiers en forte tension, ces politiciens se sont dit "Pourquoi ne pas forcer le matching ?" Afin de faire passer la pilule mieux que ne l'avait tenté Wauquiez, Copé suggère qu'une partie du RSA ne soit versé qu'en contrepartie d'un travail social rémunéré au SMIC horaire. A quand des travaux d'intérêt général pour les rentiers et cumulards qui nous gouvernent ?Que pense le père du RSA de la réforme proposée par l'impétueux Copé ? Réponse : "Ca me ferait mal au coeur qu'on utilise l'argent des travailleurs modestes pour alléger l'impôt de solidarité sur la fortune [...] C'est de l'entourloupe."
L'affaire DSK aura été pour l'UMP un instrument de politique intérieure providentiel (...) Afin de faire oublier "l'entourloupe" budgétaire dénoncée par Martin Hirsch, la majorité attendait en effet la moindre occasion pour retourner contre le PS chacune de ses attaques sur le thème du clientélisme ploutocratique. Un manque à gagner pour l'Etat suite à la réforme fiscale ? Pas de panique, on compense en rognant la dépense publique allouée aux aides sociales. "Faites un effort, bandes de faignasses de pauvres, sinon tous les riches vont partir et ce sera de votre faute !" Ubuesque.
Si les conditions du RSA devaient être modifiées, il faut que les bénéficiaires qui en acceptent l'augure comprennent bien de quelle forme de contrepartie et de justice sociale il s'agit. Allocataires, quand vous vous lèverez le matin pour effectuer vos heures de travail pour la collectivité, sachez que grâce à vous, certaines grosses fortunes ne changeront pas tout de suite de territoire fiscal... Alors, heureux ?
Paradoxalement, la crise a protégé les ménages les plus modestes de la politique ultralibérale débridée que la droite souhaitait mettre progressivement en place. Une crise qui fut aussi un prétexte pour cacher l'inanité des promesses sécuritaires, le démantèlement des services publics et l'absence de valorisation et de stabilité du travail. Mise en concurrence mesquine entre employés et chômeurs, agenda politique dicté par une mauvaise imitation du FN et la crainte de l'exil fiscal des plus gros patrimoines, une équipe de gestionnaires sans ambition, mesquine, sans souffle, digne de Guizot "Enrichissez-vous et ne discutez pas trop les décisions".
samedi 14 mai 2011
UMP : UN VIRAGE DROITIER CONTRE-PRODUCTIF
Sondage Ifop (10-12 mai 2011), pour le Journal du Dimanche. DSK perd 1 point à 26%, Marine Le Pen monte à 22%, Sarkozy obtient 21.5%. En cas de candidature Hollande, les trois candidats se talonnent aux environs de 22%. La proposition de réforme du RSA lancée par Wauquiez visait à prendre le pouls de l'opinion face à un durcissement "droitier" de la politique gouvernementale. La réponse des sondages qu'ils affectionnent tant est cinglante : le cap à la droite de la droite dessert l'UMP et fait grimper systématiquement le FN. Si l'actuel président cherche à faire monter le Front National, on ne peut que lui conseiller de proposer la suppression pure et simple du RSA et le renvoi des immigrés clandestins par voie de catapulte. "Allez, encore un petit effort", comme disait ironiquement la président du FN.
jeudi 12 mai 2011
LE PIÈGE TENDU À DSK
Perfidie à deux couches. Après l'assaut de mauvaise foi de Wauquiez, Jacob et d'autres qui lancèrent, en vrac : "DSK est coupé de la France, de ses racines", "il y a longtemps qu'il n'a pas sillonné nos campagnes, nos banlieues" (et pour cause il est à Washington et pas encore doué du don d'ubiquité), voici une pointe du premier ministre François Fillon qui, sur TF1, rappelle le cadeau empoisonné fait par l'UMP à l'actuel président du F.M.I. pour entraver sa capacité d'opposition : "On a besoin de lui, la situation est particulièrement difficile, comme vous le savez, dans plusieurs pays, notamment en Europe, en Grèce [...] je souhaite qu'il aille jusqu'au bout mais après c'est son choix, ce n'est pas le mien".
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mercredi 11 mai 2011
REFORMES DU RSA ET DE L'ISF : LA LIAISON FATALE
Concrétisation de la réforme fiscale. L'ISF nouveau est arrivé. Un rappel qui risque de fâcher encore l'ensemble des classes populaires et moyennes. Dans les grandes lignes : les ménages dont le patrimoine est compris entre 800 000 et 1,3 millions d'euros se voient gracieusement exonérés d'impôt sur la fortune, par la conception présidentielle de l'équité et de la justice magnanime "Voilà pour mes vassaux ! -- Oh merci mon Roi, vous êtes grand Seigneur". Le prélèvement forfaitaire minimal ? Une "infime" saignée de 1 500 euros (et je ne reviens même pas sur l'entourloupe de l'arbitrage allègement de l'ISF contre suppression du bouclier fiscal, et la dépense fiscale qu'elle génère pour nos porte-monnaies).
Cette réforme de l'ISF ? Une honte absolue, une pure forfaiture. Le Parti communiste français dénonce "le cadeau fiscal du gouvernement aux assistés de l'ISF". Le gouvernement prétend chercher la justice sociale et permet aux plus grosses fortunes (on ne parle pas des "hauts revenus" du travail, mais bien de patrimoines financiers issus de la spéculation et de l'actionnariat) de continuer à s'enrichir. Il leur envoie même un signal positif "allez-y, enrichissez-vous sans travailler mais juste en spéculant et en exploitant ceux qui travaillent, on vous soutient et pendant ce temps on va culpabiliser les plus modestes et exiger d'eux 5h de service social en tentant de les persuader que c'est un 'dû'". Allo Spock, allo allo la Terre ?! On croît rêver.
Si le service social est un dû dès lors qu'on perçoit une rémunération qui ne provient pas de son travail, mais de la collectivité, alors qu'attend-on pour exiger de la quasi totalité des actionnaires un service social pour être juste envers la communauté des travailleurs qui les enrichit ?! Que les gens comprennent enfin que les "fortunes" de la finance ne sont pas "justifiées" par une contribution réelle, et qu'elles ne se font que par un effet de bulle spéculative et aux dépens de ceux qui bossent. Non seulement ils bossent pour entretenir les fortunes des actionnaires, des grands patrons et des rentiers, mais à présent on cherche à les culpabiliser en les accusant de ne pas se laisser exploiter suffisamment. Quelle est la prochaine étape ? Enchaîner les ouvriers et les employés et fouetter ceux qui refusent d'engraisser les vrais profiteurs du système qui sont les "amis" de la droite libérale ?!
300 000 foyers exonérés d'ISF... D'un côté, le gouvernement se livre à une bataille de marchands de tapis en affirmant qu'il n'y a pas suffisamment d'écart de rémunération entre les SMICards et les exclus du marché du travail, de l'autre il accentue lui-même l'écart entre les plus riches et les plus pauvres. Messieurs les ministres, vous avez ici la solution pour creuser davantage les écarts entre les premiers salaires et les allocations, et réduire dans le même temps le sentiment général d'injustice socioéconomique : plafonner l'intervalle entre les revenus les plus élevés et les plus faibles.
Cette réforme de l'ISF ? Une honte absolue, une pure forfaiture. Le Parti communiste français dénonce "le cadeau fiscal du gouvernement aux assistés de l'ISF". Le gouvernement prétend chercher la justice sociale et permet aux plus grosses fortunes (on ne parle pas des "hauts revenus" du travail, mais bien de patrimoines financiers issus de la spéculation et de l'actionnariat) de continuer à s'enrichir. Il leur envoie même un signal positif "allez-y, enrichissez-vous sans travailler mais juste en spéculant et en exploitant ceux qui travaillent, on vous soutient et pendant ce temps on va culpabiliser les plus modestes et exiger d'eux 5h de service social en tentant de les persuader que c'est un 'dû'". Allo Spock, allo allo la Terre ?! On croît rêver.
Si le service social est un dû dès lors qu'on perçoit une rémunération qui ne provient pas de son travail, mais de la collectivité, alors qu'attend-on pour exiger de la quasi totalité des actionnaires un service social pour être juste envers la communauté des travailleurs qui les enrichit ?! Que les gens comprennent enfin que les "fortunes" de la finance ne sont pas "justifiées" par une contribution réelle, et qu'elles ne se font que par un effet de bulle spéculative et aux dépens de ceux qui bossent. Non seulement ils bossent pour entretenir les fortunes des actionnaires, des grands patrons et des rentiers, mais à présent on cherche à les culpabiliser en les accusant de ne pas se laisser exploiter suffisamment. Quelle est la prochaine étape ? Enchaîner les ouvriers et les employés et fouetter ceux qui refusent d'engraisser les vrais profiteurs du système qui sont les "amis" de la droite libérale ?!
300 000 foyers exonérés d'ISF... D'un côté, le gouvernement se livre à une bataille de marchands de tapis en affirmant qu'il n'y a pas suffisamment d'écart de rémunération entre les SMICards et les exclus du marché du travail, de l'autre il accentue lui-même l'écart entre les plus riches et les plus pauvres. Messieurs les ministres, vous avez ici la solution pour creuser davantage les écarts entre les premiers salaires et les allocations, et réduire dans le même temps le sentiment général d'injustice socioéconomique : plafonner l'intervalle entre les revenus les plus élevés et les plus faibles.
mercredi 27 avril 2011
BOURDE DE WAUQUIEZ SUR SCHENGEN : (IM)PARDONNABLE ?
Source vidéo : "Bourdin & Co", BFMTV et RMC, Christophe Jakubyszyn (27/04/2011).
Lors du dernier remaniement ministériel, Nicolas Sarkozy avait pourtant insisté sur le grand professionnalisme de la nouvelle équipe Fillon. Or, durant ce doux printemps 2011, les erreurs gouvernementales bourgeonnent et les copies méritent sérieusement d'être revues.
Après le concert des cafouillages véniels commis par Dati, Lefebvre, Morano, et consorts, voici une bévue bien plus inquiétante, de la part du présumé "petit génie" du gouvernement, Laurent Wauquiez. A l'heure où le traité de Schengen est en mode "pause", certains d'entre vous se demandent peut-être : mais au fait, combien de pays l'espace Schengen contient-il ? Qui mieux que le ministre chargé des affaires européennes pour répondre à cette question, pensez-vous. Et bien, détrompez-vous ... Un flagrant délit d'ignorance qui frise l'injure.
Faut-il rire ? Pleurer ? On ne sait plus. Mais surtout, quel exemple pour la jeunesse ; cette jeunesse à qui les institutions osent encore faire la morale ! Perché sur ses talonnettes, il y en a un qui doit trépigner d'envie de rétablir les châtiments corporels à l'encontre de sa progéniture ministérielle♦
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