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lundi 29 octobre 2012

LA VÉRITABLE RAISON AUX INSULTES PUBLIQUES DE MÉLENCHON ENVERS UN SYMPATHISANT FN

Quelle mouche a donc piqué Mélenchon pour qu'il s'énerve ostensiblement contre un citoyen, fût-il de sensibilité FN ? On sait son penchant pour l'outrance dès qu'une caméra se présente et il est le premier à reconnaître non sans malice qu'il "manipule" les médias et qu'il aime la comédie. Mais de là à traiter sur un marché un citoyen de "gros imbécile" et de "crétin"...

Sa colère admet vraisemblablement trois principales causes : montrer qu’il incarne le seul véritable camp populaire et populiste, rassurer sur ses alliés sur sa combativité face au FN (facile quand on est entouré de gardes du corps), inciter ses sympathisants à l’imiter et à ruer sans crainte dans les brancards du parti frontiste.

Ainsi, son rôle objectif dans le théâtre politique hexagonal est encore et toujours de compléter à gauche l’œuvre de division interconfessionnelle et raciale de Copé, en poussant les sympathisants des deux partis dits « extrémistes » à s’entre-déchirer. En empêchant les couches populaires de prendre conscience de leurs ennemis communs, banksters et technocrates européens, puis de s'unir contre eux, il sert le système et pérennise l’idéologie ultralibérale.


Mélenchon très agressif envers un sympathisant... par warrant

mardi 17 avril 2012

MA CONSIGNE DE VOTE DE PREMIER TOUR ? DÉTRUIRE L'UMPS

Vous êtes encore indécis, 6 jours avant le premier tour de l'élection présidentielle ? Vous avez du mérite ! Car vous parvenez à résister au matraquage des journalistes et éditocrates qui étalent depuis des semaines leurs certitudes dans les médias, au mépris de toute déontologie et de la démocratie. Alors puisque cette campagne n'est qu'une farce, un mensonge supplémentaire de la société du spectacle, rions un peu.

Ma consigne : si vous vous sentez plutôt humaniste, votez Bayrou ; si vous vous sentez d'abord patriote, votez Marine Le Pen. Les deux options que je vous propose sont les seules susceptibles de faire mentir ces courtisans poudrés, mais surtout de détruire l'UMPS en désorganisant leurs rangs respectifs défaits et en discréditant tout "vote utile républicain" au second tour. En particulier, que l'UMP appelle à voter Hollande contre Marine Le Pen, ou que le PS appelle à voter Sarkozy contre elle, et cette collusion contre-nature et illégitime démasquera au grand jour ceux qui se présentent faussement comme les deux grandes forces de l'alternance politique.

mardi 13 mars 2012

MÉLENCHON ET SARKOZY : LA FRANCHE FRATERNITÉ

"Je triomphe!" Voilà le cri orgasmique d'un Jean-Luc Mélenchon qui se révèle bien être l'allié objectif de Nicolas Sarkozy contre François Hollande. Que le président-candidat reprenne à son compte les propositions du candidat du front de gauche sur l'Europe et la fiscalité, que cela puisse le faire remonter dans les sondages voire gagner en mai, et Mélenchon y voit un triomphe de ses idées.

La communauté de principes maçonniques et d'intérêts entre Mélenchon et les réseaux sarkosystes (dont le Dîner du Siècle est le point de convergence) apparaît au grand jour. Plutôt que de condamner les palinodies sarkozystes, l'homme du "bruit et de la fureur" se félicite que ses idées soient Sarko-compatibles. Finalement, il aura fallu peu de temps pour démasquer le tartufe de gauche.

vendredi 9 mars 2012

MÉLENCHON : LA SIRÈNE DE LA RÉPUBLIQUE

Le candidat du front de gauche n'est pas seulement un remarquable orateur. C'est aussi un homme qui abhorre les références de Le Pen père au collaborationniste Brasillach, tout en tolérant le parcours vichyste de François Mitterrand. A l'image de son modèle socialiste, Jean-Luc Mélenchon aime et pratique le double jeu. Un peu à gauche, un peu à droite ; insaisissable, un peu partout et nulle part à la fois.

La première chose qu'on remarque en l'écoutant, c'est son insistance suspecte à rappeler qu'il est de gauche. Comme s'il fallait lever un doute, persuader les électeurs et se persuader soi-même. Puis, on est impressionné ou amusé par sa véhémence ombrageuse, ostensiblement théâtrale, souvent surjouée. "Un homme révolté en 2012 ! Il en reste un !", s'émeuvent ses partisans, la larme à l'oeil et le sourire rageur. D'autres, moins dupes, le trouvent trop démonstratif pour être honnête. On ne saurait leur donner tort : si Mélenchon était aussi franc du collier et lucide qu'il le prétend, il parlerait de l’urgence d’un rassemblement national, au lieu d'entretenir, comme l’UMP, une opposition artificielle entre droite et gauche. Cet argumentaire, basé sur des antithèses simplistes et obsolètes, évite bien sûr le débat d’idées qui révélerait que les deux camps sont en réalité d’accord sur l’essentiel.

Sa plus grande tartuferie c’est que ses convictions ne sont ni de droite ni de gauche. C’est un républicain franc-maçon opportuniste et internationaliste. Quand on l’interroge sur le chômage, il avoue aussi spontanément que l’aurait fait l’UMP, qu’il souhaiterait mettre fin au RSA... avant de préciser sa pensée : "je préférerais dans l’idéal qu’il n’y ait plus d’allocations chômage et que tout le monde ait un travail correctement rémunéré". On en convient. Cependant, le propos est ambigu dans la bouche du représentant du parti communiste à la présidentielle, car il ne fait finalement que relayer le vœu de Nicolas Sarkozy de "mettre toute la France au travail". Le stratège qu’est Mélenchon devrait savoir que lorsqu’on souhaite maintenir le bipartisme, il convient de ne pas imiter la rhétorique de l’adversaire.

Sur l’Europe, ce défenseur d’une voix française affirmée, au sein d’une intégration politique et économique accrue, est une sorte de François Hollande avec un supplément de testostérone et de volontarisme… sarkosyste. Enfin, il y a un an et demi déjà, les commentateurs se demandaient si la candidature de Mélenchon n’était pas là pour diviser la gauche. Plusieurs fois il aura éludé la réponse cette semaine...

mardi 6 mars 2012

LORSQUE MARCHAIS RAPPELAIT QUE L'ANTI-IMMIGRATIONNISME EST UN PRINCIPE D'ESSENCE COMMUNISTE



Extrait du discours de Montigny-les-Cormeilles de feu Georges Marchais (1980). Une vidéo qu'il est absolument vital de visionner et de comprendre, en particulier avant de voter pour Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche, dans 48 jours. Le propos de l'ancien président du PCF, dont se réclame si souvent Mélenchon, semble présenter une contradiction insupportable (l'anti-immigrationnisme et le patriotisme, au nom de la défense des valeurs ouvriéristes de gauche ?!) pour le sympathisant communiste de 2012. Jusqu'au moment où la prise de conscience triomphe des mensonges accumulés depuis 30 ans...

lundi 6 février 2012

MÉLENCHON : "On est très allant pour envoyer les gosses des autres en apprentissage à 14 ans..."

"On est très allant pour envoyer les gosses des autres en apprentissage à 14 ans, mais j'observe que dans les milieux qui s'en réjouissent peu envoient leurs propres enfants faire cette sorte de parcours." (Jean-Luc Mélenchon au sujet de la proposition UMP d'abaisser l'âge d'entrée en apprentissage professionnel à 14 ans, Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro du 05/02/2012)


Jean-Luc Mélenchon au "Grand Jury" sur LCI par lepartidegauche

mercredi 20 avril 2011

MÉLENCHON EXPLIQUE SA STRATÉGIE ANTI-MÉDIAS A LA COMPAGNE DE HOLLANDE


Extrait de l'émission "Portrait de Campagne", Direct 8, 02/04/2011.

Début avril, Jean-Luc Mélenchon expliquait sa stratégie "anti-médiacratie" à Valérie Trierweiler, la compagne de son antithèse idéologique, le futur favori des médias-sondages et un socialiste qui fut signataire du traité de Lisbonne. Pourtant, six mois plus tard, en ce jour de la Saint Luc, après la désignation de François Hollande comme principal opposant à Nicolas Sarkozy, le candidat du front de gauche n'exclut pas une alliance ou du moins une entente avec son concurrent de gauche. Opportunisme ? Non, "politique" ! "Jean-Luc, que la force des convictions soit avec toi !"

jeudi 24 mars 2011

MÉLENCHON SHOW : "MÊME UNE CHAISE BATTRAIT LE FN !"


Interview du co-président du parti de gauche par Pascale Clark (France Inter, 23/03/2011).

"Sensible et colérique à la fois", disait-on du Tigre, Georges Clémenceau. J'aurais aimé dire cela ici, mais après cet entretien radiophonique, d'autres termes m'apparaissent plus prégnants pour décrire le citoyen Mélenchon.

Rassembleur autoritaire, prêt à banqueter dans une orgie d'antithèses comprenant le parti de gauche, le parti communiste, le NPA, le PS et Europe Ecologie Les Verts, les enjoignant impérieusement de se désister afin supposément de "défendre la République" (gare aux réfractaires qui sortiraient du rang !), tel est le Jean-Luc Mélenchon de l'entre-deux tours des cantonales. L'appel à la collusion, au "cartel", n'est pas démocratique... sauf pour certains leaders de gauche, lorsqu'il s'agit de gagner des voix. Et lorsque la journaliste le pique sur l'éventuel soutien épineux et contradictoire du Front de gauche à DSK, l'homme se carapate pour ne pas avoir à révéler l'incohérence idéologique qu'il y a à ménager la chèvre néolibérale et le chou anticapitaliste, fusse au nom de valeurs communes "d'intérêt supérieur"...

Pourquoi Jean-Luc Mélenchon paraît-il si sûr de lui ? Pour de multiples raisons, liées aux perspectives politiques et politiciennes, mais aussi parce que son disque dur est formaté selon l'organisation politique des débuts de la IIIe République. Et lorsqu'on se documente, on se sent effectivement vite absorbé par la lutte des classes et des intérêts entre les défenseurs de la république "le bloc des gauches" et les défenseurs de la monarchie et du bonapartisme qui siégeaient à droite, sur les bancs de l'Assemblée Nationale au XIXe siècle.

Mélenchon, persuadé que la République est en danger, sent ses références historiques et philosophiques enfin éveillées, réveillées par des circonstances contemporaines qui appelleraient une mobilisation républicaine contre "les adversaires de la République". Il se dit "ça y est ! Mon heure a sonné ! La vôtre aussi, c'est vrai, mes amis ! Nous allons enfin pouvoir nous venger de tous ceux qui nous ont opprimés !" Dans son élan aveugle, il oublie juste une chose, c'est que la gauche de la IIIe République n'a plus rien à voir avec celle d'aujourd'hui et qu'en outre il ne représente pas à lui seul les forces républicaines françaises.