1) L'incurie de l'exécutif :
C'est la principale piste dialectique que les médias dits "d'investigation" explorent. La plus vraisemblable lorsqu'on considère les faits en surface, sans remettre en cause le CV officiel de Mohamed Merah. Le tueur présumé de Toulouse serait donc le fruit d'un environnement pour le moins délétère : un jeune désoeuvré et faible, un MacBeth maghrébin pris dans l'engrenage de la délinquance, se radicalisant sous l'influence de certains préceptes salafistes jusqu'au terrorisme.
Cette parfaite incarnation de l'ennemi public de notre république, semble à postériori renvoyer dos-à-dos un certain laxisme de gauche et les tragiques dysfonctionnements d'un appareil judidiciaire incapable de faire appliquer les lois existantes. Ce scénario devrait, en toute logique, appeler une sanction pour le pouvoir en place : départ immédiat ou, à défaut, défaite cuisante le mois prochain dans les urnes.
2) Le mensonge et la construction du parfait bouc émissaire :
Selon ce scénario, le CV de l'assassin, bourré d'incohérences, serait sujet à caution, invalidant totalement ou partiellement la thèse des "défaillances lourdes" du suivi policier. Son "parcours" aurait été inventé de toutes pièces ou romancé, quitte à sacrifier temporairement la réputation de certaines institutions, telles que la DCRI. En pleine période électorale, nos autorités chargeraient ainsi son portrait d'antécédents islamistes et terroristes, pour créer une psychose en France et justifier le renforcement d'une politique de droite sécuritaire. Objectif : assurer la réélection de l'actuel chef de l'Etat en captant les voix du FN.
3) La manipulation triangulaire et la stratégie du faux drapeau :
Le scénario tabou par excellence. Ni réelles défaillances policières, ni mensonge relatif à son itinéraire : Mohamed Merah aurait été instrumentalisé, payé et encouragé par certains réseaux internationaux, avec la bienveillance des milieux politiques et d'affaires, pour accentuer les tensions ethnico-confessionnelles en France. L'objectif d'un tel chaos étant d'installer, grâce à la vitesse des amalgames, un climat de paranoïa et de détestation généralisée envers les musulmans, comme terreau des futures croisades contre les nations arabo-musulmanes, rétives à céder leur souveraineté et leurs ressources naturelles au nouvel ordre mondial.
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samedi 24 mars 2012
MOHAMED MERAH : LES TROIS SCÉNARIOS QUE LES MÉDIAS VOUS CACHENT
jeudi 22 mars 2012
NICOLAS SARKOZY L'A ENFIN SON PATRIOT ACT A LA FRANÇAISE !
Game over et pas de jugement pour le jeune Mohamed Merah. Le tueur présumé de Toulouse a été "neutralisé" par le Raid à l'issue d'un assaut épique et de 32 heures de suspens, devenant de fait un tueur avéré. Ce qu'on sait pour l'instant, c'est que l'homme serait mort au sol, dehors, après avoir sauté de la fenêtre de son appartement du rez-de-chaussée, vraisemblablement abattu par une balle de la police après avoir "présenté une forte résistance et usé 300 cartouches".
Le Président, solennel, salue le Raid et fait taire les rumeurs...
L'enquête sera chargée de lever le voile (sans jeu de mot), sur son passé, afin de vendre à l'opinion un portrait un tant soit peu crédible. Mais déjà, pour faire taire les critiques naissantes, notamment des proches de Hollande, quant aux possibles défaillances des services de renseignement qui suivaient le "djihadiste" supposé, Nicolas Sarkozy a tenu à reprendre l'initiative publiquement et significativement. Durant une courte allocution élyséenne, il a ainsi reconnu en creux que les failles du système judiciaire et préventif concernant l'anti-terrorisme appelaient des réformes immédiates.
Avant de convoquer le candidat Sarkozy pour corriger ses lacunes
Montant la tension d'un cran, il a souhaité en particulier pénaliser tous ceux qui pourraient dorénavant diffuser ou participer à la propagande de l'extrémisme, notamment de l'islam radical : sanction de la consultation de sites Internet qui encouragent les actes terroristes et l'endoctrinement islamiste, interdiction du prosélytisme djihadiste dans le milieu carcéral et de séjour dans des camps d'entraînement en Afghanistan ou au Pakistan...
L'occasion rêvée de justifier le cap "à droite toute !"
"Que ne l'a-t-il fait plus tôt ?" pourrait-on se demander. La réponse est peut-être à chercher du côté de l'analogie idéologique entre Nicolas Sarkozy et celui qui fut (ou reste) son modèle... Souvenons-nous que lorsque George Bush Jr voulait justifier le renforcement de sa politique sécuritaire, il instrumentalisa (pour ne pas dire plus...) les attentats du 11 septembre 2001 pour faire voter le Patriot Act. Certaines mesures ne peuvent en effet passer dans l'opinion et au Parlement qu'après un traumatisme national suffisant...
Le Président, solennel, salue le Raid et fait taire les rumeurs...
L'enquête sera chargée de lever le voile (sans jeu de mot), sur son passé, afin de vendre à l'opinion un portrait un tant soit peu crédible. Mais déjà, pour faire taire les critiques naissantes, notamment des proches de Hollande, quant aux possibles défaillances des services de renseignement qui suivaient le "djihadiste" supposé, Nicolas Sarkozy a tenu à reprendre l'initiative publiquement et significativement. Durant une courte allocution élyséenne, il a ainsi reconnu en creux que les failles du système judiciaire et préventif concernant l'anti-terrorisme appelaient des réformes immédiates.
Avant de convoquer le candidat Sarkozy pour corriger ses lacunes
Montant la tension d'un cran, il a souhaité en particulier pénaliser tous ceux qui pourraient dorénavant diffuser ou participer à la propagande de l'extrémisme, notamment de l'islam radical : sanction de la consultation de sites Internet qui encouragent les actes terroristes et l'endoctrinement islamiste, interdiction du prosélytisme djihadiste dans le milieu carcéral et de séjour dans des camps d'entraînement en Afghanistan ou au Pakistan...
L'occasion rêvée de justifier le cap "à droite toute !"
"Que ne l'a-t-il fait plus tôt ?" pourrait-on se demander. La réponse est peut-être à chercher du côté de l'analogie idéologique entre Nicolas Sarkozy et celui qui fut (ou reste) son modèle... Souvenons-nous que lorsque George Bush Jr voulait justifier le renforcement de sa politique sécuritaire, il instrumentalisa (pour ne pas dire plus...) les attentats du 11 septembre 2001 pour faire voter le Patriot Act. Certaines mesures ne peuvent en effet passer dans l'opinion et au Parlement qu'après un traumatisme national suffisant...
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