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vendredi 11 novembre 2011

FRANCE : "ET 1, ET 2, ET 3 PLANS D’AUSTÉRITÉ"... POUR COMMENCER

hôtel,luxe,Fillon,Sarkozy,taxe,impôts,lobby,Accor,Commission,Europe,euro,zone,crise,dette,déficits,agences,notation,S&P,Moody's,FitchLa Commission européenne et la coalition « marchés-agences de notation » sont devenues les maîtres du jeu en France. Longtemps dans l’ombre, leur domination s’affiche aujourd’hui au grand jour. Bruxelles a ainsi jugé que notre pays, en dépit de ses engagements budgétaires, demeurait encore trop velléitaire et laxiste, l'invitant par conséquent à de nouveaux plans d’austérité. Une défiance guère étonnante lorsqu'on constate que l’une des rares mesures visant à taxer le luxe a été déjà été ôtée du projet de rigueur.
La raison ? La pusillanimité d'un gouvernement qui a cédé hier au lobby hôtelier pour annuler la taxe de 2% sur les nuitées de luxe dont le coût dépassait 200 euros — à peine 10 jours d’existence virtuelle, un record de brièveté.

Boutin,Christine,PCD,Parti Chrétien Démocrate,UMP,droite,crise,effondrement,Europe,néolibéral,mondialisation,finance,dette,déficits,euro,agences,notation,Bruxelles,CommissionL’équipe de Sarkozy et de Fillon temporise, espérant reporter l’annonce d’un troisième plan après les échéances électorales. Cependant, il est peu probable que le choix de l’agenda nous soit laissé. La Commission européenne et les agences de notation mettront la pression à la France pour qu’un nouveau plan soit décidé avant avril 2012. Dans l’intervalle, on peut parier que le climat européen anxiogène plombera la confiance des investisseurs, des entreprises, des ménages, et par suite accélérera la récession. "Le système va s'effondrer" a affirmé Christine Boutin ce soir sur Europe 1. La présidente du Parti Chrétien Démocrate a même parlé de "troisième guerre mondiale, économique et morale" et engagé le politique à "reprendre le pouvoir" devant "l’échec de la philosophie néolibérale". Oui. La question est de savoir comment et surtout… à quel prix.

jeudi 9 juin 2011

SMIC : TROP ÉLEVÉ SELON BRUXELLES

La Commission européenne vient de porter un jugement qui ne risque pas de réconcilier les eurosceptiques français avec leurs voisins. Selon Bruxelles, la compétitivité économique de notre pays serait freinée par un SMIC trop élevé. Ce n'est certes qu'un avis extérieur, mais son caractère normatif et impérieux est déjà ressenti par beaucoup comme un diktat. Quelle sera la réponse de nos dirigeants ? Un "De quoi j'me mêle ?!" implicite ou bien un tacite acquiescement, annonciateur d'une baisse prochaine du salaire minimum ?