Vous ne manquerez pas de voir fleurir cette interrogation : "C'est quoi l'Islam modéré ?" ; répondez par "C'est quoi un juif laïc ?"
mercredi 30 novembre 2011
ISLAM : QUAND LA FOI REVERDIT EN AUTOMNE
"Zonard" : banlieusard basané désœuvré ; à ne pas confondre avec un musulman.
Libye, Tunisie, Egypte, Maroc, tous submergés par la vague verte de l'Islam à des degrés divers. Après que les bobos et pseudo-humanistes ont loué le printemps arabe ("Vous reprendrez bien un Ferrerro Rocher... les soirées de l'ambassadeur sont toujours un succès"), ils se découvrent une tentation droitifuge au fur et à mesure que les voiles et autres charia se rapprochent de la patrie de Charles Martel. Sans comprendre leurs leaders et idéologues qui relativisent un automne musulman hier encore décrit comme une terrible menace, ils saisissent au moins une chose : "Soisic, tu ne penses pas qu'on devrait attendre encore avant de réserver pour l'Egypte ou la Tunisie ? C'est bien beau leurs élections, mais cette démocratie-là moi je dis non ! C'était quand même plus sûr quand il y avait des dictateurs".
Vous ne manquerez pas de voir fleurir cette interrogation : "C'est quoi l'Islam modéré ?" ; répondez par "C'est quoi un juif laïc ?"
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lundi 21 novembre 2011
CRIME AU CHAMBON-SUR-LIGNON : UN PERVERS PEUT EN CACHER UN AUTRE...
Certains d'entre vous n'auront pas manqué hier et ce matin de se poser une question, au moins tout bas : "Au-delà de l'affaire Agnès et de la compassion légitime qu'elle peut engendrer, quel intérêt les médias ont-ils à sur-médiatiser ce crime plutôt qu'un autre ?" La réponse est d'ordre politique.
Que Le Chambon-sur-Lignon possède une dimension hautement symbolique en tant que village des Justes (et de façon plus anecdotique puisque le ministre Wauquiez est le fils du maire), aurait pu, par raccourcis successifs, aboutir à une indécente récupération ethno-confessionnelle. Nous y avons échappé pour le moment. Néanmoins, cet endroit ajoutant au drame passé le souvenir d'un nouveau martyre, il y a fort à parier que quelques charognards médiatiques instillent ce pont dans l'inconscient collectif. "Le Chambon, lieu de mémoire de la douleur universelle, place sacrificielle où ont été immolés tant d'agneaux ! Deux euros l'entrée !"
Mais là n'est pas la raison de cette couverture obsessionnelle. Dès hier sur BFMTV, les médias inquisiteurs se sont lancés dans une chasse aux sorcières. L'expédient : l'instrumentalisation du malheur. La cible réelle : l'exécutif et Nicolas Sarkozy en tête. Pour plus d'efficacité et de crédibilité, on y a rajouté l'irrésistible requête d'un parent de la victime. Armel Marin, le grand-père d'Agnès, a ainsi interpeller directement Carla Bruni-Sarkozy pour qu'une réponse ferme soit apporter aux dysfonctionnements apparents qui semblent incomber à la direction de l'établissement scolaire. Des sanctions diplinaires sont envisagées.

RTL, Europe1, France-Inter, RMC, BFMTV, itélé... Concurrents hier, mais ce matin rassemblés autour d'une même consigne éditoriale implicite "Le laxisme doit cesser !" Le commanditaire politique de cette surmédiatisation orientée importe moins que son effet aujourd'hui sur l'opinion et, demain, sur la législation. Le PS serait-il pressé de faire oublier ses désaccords avec les Verts et de saper l'ancien cheval de bataille sécuritaire de la droite ? Ou bien l'UMP chercherait-il à justifier un renforcement sécuritaire pour obombrer le programme du FN, présenté samedi par Marine Le Pen ? En réalité, les deux options convergent, de sorte que la gauche se retrouvant en porte-à-faux entre son reliquat idéologique et la dure réalité, est elle-même obligée de muscler sa ligne sécuritaire et de cautionner, sciemment ou non, une droite qui cherche à phagocyter le FN.
Restent les faits et ce sempiternel constat d'échec du PS et de l'UMP, de ces politiques successives qui ont abouti à ce que des monstres soient encore en liberté. Si la cohérence avait voix au chapître, la logique voudrait que Marine Le Pen soit élue en 2012. Seulement nous parlons ici de politique, pas de rationalité...
Félicitons France 24 qui, fidèle à sa vocation internationale, n'a oublié ce matin ni les morts en Egypte ni ceux en Syrie.
Mais là n'est pas la raison de cette couverture obsessionnelle. Dès hier sur BFMTV, les médias inquisiteurs se sont lancés dans une chasse aux sorcières. L'expédient : l'instrumentalisation du malheur. La cible réelle : l'exécutif et Nicolas Sarkozy en tête. Pour plus d'efficacité et de crédibilité, on y a rajouté l'irrésistible requête d'un parent de la victime. Armel Marin, le grand-père d'Agnès, a ainsi interpeller directement Carla Bruni-Sarkozy pour qu'une réponse ferme soit apporter aux dysfonctionnements apparents qui semblent incomber à la direction de l'établissement scolaire. Des sanctions diplinaires sont envisagées.
RTL, Europe1, France-Inter, RMC, BFMTV, itélé... Concurrents hier, mais ce matin rassemblés autour d'une même consigne éditoriale implicite "Le laxisme doit cesser !" Le commanditaire politique de cette surmédiatisation orientée importe moins que son effet aujourd'hui sur l'opinion et, demain, sur la législation. Le PS serait-il pressé de faire oublier ses désaccords avec les Verts et de saper l'ancien cheval de bataille sécuritaire de la droite ? Ou bien l'UMP chercherait-il à justifier un renforcement sécuritaire pour obombrer le programme du FN, présenté samedi par Marine Le Pen ? En réalité, les deux options convergent, de sorte que la gauche se retrouvant en porte-à-faux entre son reliquat idéologique et la dure réalité, est elle-même obligée de muscler sa ligne sécuritaire et de cautionner, sciemment ou non, une droite qui cherche à phagocyter le FN.
Restent les faits et ce sempiternel constat d'échec du PS et de l'UMP, de ces politiques successives qui ont abouti à ce que des monstres soient encore en liberté. Si la cohérence avait voix au chapître, la logique voudrait que Marine Le Pen soit élue en 2012. Seulement nous parlons ici de politique, pas de rationalité...
Félicitons France 24 qui, fidèle à sa vocation internationale, n'a oublié ce matin ni les morts en Egypte ni ceux en Syrie.
mercredi 16 novembre 2011
SARKOLAND : L’INDÉCENT PAYS DE L'ANTISOCIAL
Après un début novembre qui focalisa l'attention sur la crise des dettes souveraines, retour en France pour une politique intérieure de plus en plus antisociale. Et magnez-vous les pauvres, les riches ont horreur d'attendre !
Afin de répondre aux préoccupations de nos nouveaux maîtres tout-puissants, la Comission européenne et les marchés financiers, Nicolas Sarkozy et son équipe de bricoleurs fourbes ont décidé de serrer la vis aux citoyens. Pour mieux faire passer la pilule, la traque aux fraudes et autres "niches sociales" devait intervenir après les apparentes coupes sur les niches fiscales et le pseudo-gel des rémunérations de l'exécutif. "Les riches ont fait des efforts, aux autres à présent !" Certes, tout le monde doit faire des efforts à hauteur de ses moyens et de sa responsabilité dans l'alourdissement des déficits publics. Cependant, constate-t-on ce souci d'équité dans les faits ? Voyons en bref ce qui a été entériné (ou non) durant ces deux dernières semaines :
Il n'y a pas besoin d'être énarque pour comprendre qui dans notre pays paie réellement le prix de l'austérité. Encore six mois, mais peut-être plus, puisque l'actuel chef de l'Etat semble connaître une seconde jeunesse, si ce n'est dans l'opinion du moins dans les sondages. Imaginer un second mandat de Sarkozy, c'est faire une plongée vertigineuse dans le puits sans fond des inégalités. Qu'il soit reconduit, et il y aurait fort à parier qu'au mensonge succéderait l'escalade dans l'exploitation décomplexée des Français.
Afin de répondre aux préoccupations de nos nouveaux maîtres tout-puissants, la Comission européenne et les marchés financiers, Nicolas Sarkozy et son équipe de bricoleurs fourbes ont décidé de serrer la vis aux citoyens. Pour mieux faire passer la pilule, la traque aux fraudes et autres "niches sociales" devait intervenir après les apparentes coupes sur les niches fiscales et le pseudo-gel des rémunérations de l'exécutif. "Les riches ont fait des efforts, aux autres à présent !" Certes, tout le monde doit faire des efforts à hauteur de ses moyens et de sa responsabilité dans l'alourdissement des déficits publics. Cependant, constate-t-on ce souci d'équité dans les faits ? Voyons en bref ce qui a été entériné (ou non) durant ces deux dernières semaines :
| Mesures relatives aux plus aisés et au capital | Mesures relatives aux plus modestes |
Abandon de la taxe hôtelière (2% sur les nuitées de plus de 200 euros) Absence de réduction effective des salaires ministériels et présidentiel Rejet parlementaire commun (UMP et PS) du projet de diminution de la paie des députés Mutisme gouvernemental suite à l'annonce de licenciements massifs de PSA Peugeot Citroën et de la SOCGEN |
Accroissement de la TVA Dissuasion des arrêts maladies (jours de carence) Accélération de la réforme des retraites Travail forcé déguisé pour les bénéficiaires du RSA, financé par la dépense publique et sans perspective de retour à l'emploi durable Sacrifice de la souveraineté populaire au nom de la loi des marchés et agences de notation |
Il n'y a pas besoin d'être énarque pour comprendre qui dans notre pays paie réellement le prix de l'austérité. Encore six mois, mais peut-être plus, puisque l'actuel chef de l'Etat semble connaître une seconde jeunesse, si ce n'est dans l'opinion du moins dans les sondages. Imaginer un second mandat de Sarkozy, c'est faire une plongée vertigineuse dans le puits sans fond des inégalités. Qu'il soit reconduit, et il y aurait fort à parier qu'au mensonge succéderait l'escalade dans l'exploitation décomplexée des Français.
vendredi 11 novembre 2011
FRANCE : "ET 1, ET 2, ET 3 PLANS D’AUSTÉRITÉ"... POUR COMMENCER
La raison ? La pusillanimité d'un gouvernement qui a cédé hier au lobby hôtelier pour annuler la taxe de 2% sur les nuitées de luxe dont le coût dépassait 200 euros — à peine 10 jours d’existence virtuelle, un record de brièveté.
jeudi 10 novembre 2011
L'EUROPE ET LES MARCHÉS ENFANTERONT-ILS UN PEUPLE JETABLE ?
Pourtant, les citoyens sont loin d’observer les bienfaits d'une telle option. Au contraire, ils voient leur pouvoir d’achat s’effriter de jour en jour, le chômage de longue durée exploser et, dans ce marasme, perdent toute confiance en l’avenir. Parallèlement, le ballet des chefs de gouvernement, démissionnaires sous la pression de l’Union européenne, elle-même victime d’un véritable chantage des marchés et des agences de notation, n’a pas davantage de quoi rassurer. C’est la perte de ce qu’il nous restait encore de marges de manœuvre et de sentiment souverain. Aujourd’hui, des ministres jetables, remplacés par des technocrates labellisés « BCE », sans aucune légitimité nationale, et désignés non par le peuple ou ses représentants, mais par la Commission européenne et les marchés. Demain, peut-être un président jetable, et pourquoi pas, après-demain, un peuple jetable.
Cela devient pathétique. En outre, céder une fois aux menaces de la sphère financière, c'est créer une jurisprudence. Si demain tel gouvernement ne convient pas, il n'y aura aucun obstacle de principe à ce qu'il laisse la place à un autre qui pourra, à son tour, être récusé. Et on sait comment se termine une telle instabilité ministérielle...
La zone euro a été construite avec un effet d’irréversibilité, comme un piège pour enferrer des Etats déjà fortement endettés : à ceux qui souhaiteraient en sortir, il serait opposé la menace crédible d’explosion de leur dette. Le couple « loi Rothschild-traités européens » nous a mis entre les mains de l’Union européenne et des marchés. L’Europe a beau se poser en alternative aux marchés, c’est actuellement un leurre et un sophisme : loin d'être un contre-pouvoir politique, elle s'apparente à une complice de la finance mondialisée. Dans les faits, les institutions européennes ne sont pas indépendantes. Pleines de sollicitude, elles s’empressent d’accourir au moindre éternuement du marché ou du créancier universel qu’est devenu la Chine.
Chaque Français à sa manière déplore que sa voix s’évanouisse, spectrale, avant même d’avoir être écoutée. Mais tous semblent encore unis dans un même espoir ; celui d’un vent de changement et d’union nationale soufflant sur l’année 2012 !
mardi 8 novembre 2011
L'EUROPE POLITIQUE S'INCLINE DEVANT LA LOI DU MARCHÉ
Il n'y a pas que les feuilles qui tombent durant cet automne 2011, les chefs de gouvernement aussi. Même Berlusconi, le Cavaliere don juan, semblerait bien avoir enfin trouvé la créature susceptible de le dominer : le Commandeur "Marchés financiers" !
Après Georges Papandréou, c'est au tour de Silvio Berlusconi d'endosser le rôle du fusible, du jouet usager des marchés. Répondant aux rumeurs de ces derniers jours qui annonçaient son départ du gouvernement, il a confirmé ce mardi soir, durant un entretien téléphonique sur l'une de ses chaînes télévisées, son intention de démissionner après l'adoption des mesures d'austérité promises à l'Union européenne. Raison invoquée pour un tel sacrifice ? La poursuite de l'intérêt supérieur de la nation face aux marchés ! Une explication coupable qui revient à reconnaître implicitement son allégeance à un autre maître que le peuple :
Inquiétudes partout. Même en France. Qui sera le prochain chef de gouvernement à subir le courroux des marchés ? La finance internationale entraînera-t-elle définitivement l'Europe, et plus généralement les politiques et les citoyens du monde, dans la tombe ?♦
"Il faut se préoccuper de la situation italienne, de ce qui se passe sur les marchés, du fait que les marchés ne croient pas que l'Italie soit capable ou ait l'intention d'approuver ces mesures que l'Europe a demandées."Que cette décision résulte d'une démarche sincère ou obséquieuse, de promesses et de pressions formidables, tout cela en réalité importe moins que le résultat. Silvio comme les autres est mandaté pour appliquer une politique de rigueur. Une fois sa mission accomplie, il devra céder la place à un technocrate européiste, plus zélé, qui accélérera le processus anti-croissance, parce qu'une raison supranationale en a décidé ainsi. Par ces soumissions en chaîne, les gouvernants européens démontrent que la souveraineté et l'indépendance des Etats ne sont déjà plus que des pièces de musée !
Inquiétudes partout. Même en France. Qui sera le prochain chef de gouvernement à subir le courroux des marchés ? La finance internationale entraînera-t-elle définitivement l'Europe, et plus généralement les politiques et les citoyens du monde, dans la tombe ?♦
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PLAN FILLON ET GUEULE DE BOIS
Les professionnels du bâtiment et de la restauration prévoient des milliers de licenciements, suite à l'augmentation de la TVA et l'abandon du dispositif Scellier de crédits d'impôts. Les journalistes s'en donnent à cœur joie pour dénoncer une fausse réduction des salaires de l'exécutif (gelés depuis 2 ans !) et une vraie augmentation masquée de la pression fiscale sur les classes moyennes. Car au-delà même du manque d'efficacité de certaines mesures, il y a cette impression que nos dirigeants déconnectés ont une nouvelle fois sous-estimé l'ampleur de la crise et son impact sur la vie réelle des ménages. Une fois n'est pas coutume, rendons justice à l'opposition qui a clairement identifié le danger à moyen terme : le sacrifice de toute perspective de croissance sur l'autel du triple A ; ce qui n'est rien d'autre, paradoxalement, qu'une course vers le déclassement !
Seulement, nos concitoyens risqueraient de ne pas vouloir payer pour toutes ces années de laxisme budgétaire et le train de vie somptuaire de l'Etat, et pourraient bien en 2012 retourner la facture aux responsables, par les urnes ou par la rue. Car voilà finalement la seule véritable incertitude : combien de temps les Français pourront-ils encore supporter ce foutage de gueule?
lundi 7 novembre 2011
PLAN FILLON "D’ÉQUILIBRE DES FINANCES PUBLIQUES" : NOUVEL ENFUMAGE OU RAFISTOLAGE À MINIMA ?
Le plan annoncé ce midi par François Fillon affiche la couleur : une rigueur de droite, qui vise d’abord à réduire les dépenses et ensuite ajuster de façon ciblée les impôts.
Ces mesures ne sont pas mauvaises en soi, mais elles sont clairement insuffisantes et déjà caduques compte tenu de l’ampleur du problème ; elles auraient dû être prises bien plus tôt. Une réserve toutefois avec l'accélération du plan sur les retraites qui au mieux restera de l'enfumage, au pire sera contre-productif. Les seniors au chômage qui ne pourront plus bénéficier du départ à taux plein feront appel à l'allocation chômage, ce qui ne fera que transférer le coût social d'un poste budgétaire public à un autre.
Les opposants s'engouffrent dans la brêche. « Pas de vision à long terme »,déplore la gauche. Le gouvernement avoue que cela est consubstantiel d’une mondialisation qui nous rend tributaire de la conjoncture. « Le plan vise les conséquences et non les causes », regrette Corinne Lepage. Cette ligne d’ajustements plutôt que de réformes profondes est assumée par la droite. Elle est parfaitement symptomatique de sa perte d’indépendance, subie ou choisie. À chacun de trouver ce credo pertinent ou non.
- Gel du train de vie de l'État (salaires du Président et des ministres) jusqu'à ce que l'objectif de 0 déficit, fixé pour 2016, soit atteint. Coupe de 5% dans l'aide publique aux partis politiques (subventions et remboursement des frais de campagne).
- Ponction fiscale, avec une péréquation entre le surcroît d'impôts indirects (la TVA réduite passant de 5.5% à 7%, hors produits de première nécessité) et directs (suppression de 2.6 milliards de niches fiscales, majoration temporaire de 5% de l'impôt sur les sociétés, pour les chiffres d'affaires supérieurs à 250 millions d'euros, augmentation des impôts pour les ménages les plus aisés).
- Application avancée de la réforme des retraites, de 2018 à 2017, pour réaliser des économies parafiscales.
Les opposants s'engouffrent dans la brêche. « Pas de vision à long terme »,déplore la gauche. Le gouvernement avoue que cela est consubstantiel d’une mondialisation qui nous rend tributaire de la conjoncture. « Le plan vise les conséquences et non les causes », regrette Corinne Lepage. Cette ligne d’ajustements plutôt que de réformes profondes est assumée par la droite. Elle est parfaitement symptomatique de sa perte d’indépendance, subie ou choisie. À chacun de trouver ce credo pertinent ou non.
SHIMON PERES FACE AU NUCLÉAIRE IRANIEN : "NOUS COMPTONS SUR NOS ALLIÉS"
Pas de réaction tonitruante côté américain (prévisible), en revanche un accueil particulièrement frais côté français. Le chef de la diplomatie française Alain Juppé, sans doute l'un des plus arabophiles membres du gouvernement Fillon, a ainsi immédiatement mis en garde Israël contre une situation qui serait "totalement déstabilisatrice pour la région". Israël et les Etats-Unis iront-ils au bout de leur stratégie ? Si un conflit éclatait en Iran, la France y resterait-elle étrangère ? Cramponnez-vous à vos accoudoirs, les comédiens se préparent pour le dernier acte. [Crédit photo : AFP/Gali Tibbon]
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HOLLANDE ET UNE CERTAINE PRESSE : PRAVDA FOREVER
En réalité, le pari est très risqué pour le PS, car la naïveté populaire perdure bien moins que certaines méthodes de propagande. Un martèlement aussi effréné peut en effet interroger sur la crédibilité réelle de François Hollande. A moins qu'il ne soit que la traduction d’un mauvais pressentiment, au lendemain de la déclaration de candidature de Jean-Pierre Chevènement, de triste mémoire. De l'art de conjurer le sort sans y paraître...
vendredi 4 novembre 2011
L'ALTERNATIVE DE JACQUES ATTALI POUR SORTIR DE LA CRISE ? BIEN CHOISIR SA SOUMISSION
Attention, oreilles sensibles et patriotes s'abstenir. Interrogé hier sur France 24 à propos de la crise qui secoue l'Europe, l'omniprésent (-potent ?) président de PlaNet Finance, Jacques Attali, a exposé succinctement ses solutions, et ce qui représente pour lui, la seule alternative raisonnable : choisir son maître, entre l'allégeance à la finance internationale ou au fédéralisme européen.
Considérant la crise grecque comme un épiphénomène, la partie émergée d'un défaut de gouvernance économique et politique européenne, Attali engage les Etats membres à respecter leurs engagements budgétaires au plus vite : "Ce n’est pas manifester dans la rue ni refuser les nécessaires plans d’austérité qui rembourseront des dettes contractées démocratiquement". Et de désespérer de ne pas voir se dessiner à l'issue du G20 les contours d'une véritable gouvernance mondiale...
Enfin, lorsqu'on lui demande de juger des compétences et de la stature présidentielle de François Hollande, l'impérialiste libéral décomplexé ne cache pas ses affinités ni son estime pour le corrézien : "La question n'est pas qu'il ne soit pas expérimenté. David Cameron non plus n'avait pas été ministre avant d'être à la tête du gouvernement britannique [...] François Hollande est tout à fait capable d'occuper le poste, tout à fait capable"♦
Enfin, lorsqu'on lui demande de juger des compétences et de la stature présidentielle de François Hollande, l'impérialiste libéral décomplexé ne cache pas ses affinités ni son estime pour le corrézien : "La question n'est pas qu'il ne soit pas expérimenté. David Cameron non plus n'avait pas été ministre avant d'être à la tête du gouvernement britannique [...] François Hollande est tout à fait capable d'occuper le poste, tout à fait capable"♦
jeudi 3 novembre 2011
RÉFÉRENDUM GREC : L'ESPOIR DÉMOCRATIQUE MORT-NÉ AU LENDEMAIN DE LA FÊTE DES MORTS
J'ai hésité à écrire cette note, mais le péché d'orgueil autant que la tentation ont été trop forts. C'est en effet avec une certaine délectation (et une pensée émue et pas du tout ironique pour la "démocratie participative référendaire", quoi que...) que je constate aujourd'hui le mutisme assourdissant des bobos idéalistes qui avant-hier s'érigeaient en champions du vox populi. Il est vrai le tableau avait tout plaire : l'agora grecque, berceau de la démocratie, montrant l'exemple au monde entier par l'initiative solitaire pour le moins courageuse de son Premier ministre, Georges Papandréou.
Et puis cet après-midi, voilà-t-y-pas qu'nos chers indign... pardon, "inspirés", connurent le deuxième effet kiss cool : la découverte du pragmatisme ! "Quoi ? Comment ? Papandréou renonce au référendum ?! Les pressions ont dû être trop fortes, ça n'est pas possible autrement !"
Exposons donc aux crédules la dure réalité. Papandréou, filou jusqu'au bout, a tenté un coup de bluff, pour deux raisons de politique intérieure. Premièrement, pour monnayer le retrait du référendum contre le vote de confiance parlementaire et, subséquemment, son maintien à la tête du gouvernement. Deuxièmement, pour renégocier des conditions de l'accord de Bruxelles, dans le sens notamment d'un surcroît d'aides aux banques grecques.
Audacieuse mais contre-productive, une telle manœuvre ne fait évidemment que discréditer encore un peu plus Papandréou. A tel point que le chef de l'opposition grecque, Antonis Samaras, réclame ce soir sa démission — une requête de bonne guerre autant que légitime.
Où en sommes-nous à l'heure actuelle et qu'en sera-t-il demain ?
Bien malin qui pourrait le dire, puisque chaque jour réserve son lot de revirements. Nicolas Sarkozy est apparu, cet après-midi à la conférence de presse du G20, encore plus fatigué que la veille. Portant physiquement les stigmates du combat affreusement complexe contre la crise économique et politique, il a seriné son dogme de nécessaire sauvegarde de l'euro. Quitte à user d'un sophisme elliptique pour tenter de préserver sa propre crédibilité, argument de campagne pour la présidentielle de 2012. "L'euro est au cœur de l'Europe. Et donc faire imploser la zone euro, ce serait faire imposer l'Europe". Pas convaincu ? C'est normal.
Toujours est-il que ce n'est pas ce soir que la Grèce et l'Europe sortiront de l'impasse. Mathieu Plane, l'économiste médiatique de l'OFCE, rappela tout à l'heure sur France 24, qu'un départ de la Grèce, à fortiori non concerté, ne serait un service pour personne ; ni pour elle, ni pour nous. En économie ouverte, des engagements politiques et financiers mulilatéraux ne peuvent pas se détricoter rapidement et de façon indolore. D'ailleurs, seule une naïveté béate et inconséquente aurait pu résumer le référendum à une pure victoire démocratique, en oubliant que les Grecs auraient à choisir en creux entre la peste et le choléra.
Un accord est passé à l'unanimité, après des mois de négociation, voulue en particulier par le Parlement et le gouvernement grecs ; il convient de s'y tenir, par respect pour les Grecs et les partenaires européens. Si l'on n'en veut pas, on ne le signe pas. Papandréou vient subitement de s'en souvenir, qui vend ce soir le vote du Parlement comme celui de la seule représentation nationale légitime. Et sinon, quoi d'autre de concret au programme du G20 ?
Et puis cet après-midi, voilà-t-y-pas qu'nos chers indign... pardon, "inspirés", connurent le deuxième effet kiss cool : la découverte du pragmatisme ! "Quoi ? Comment ? Papandréou renonce au référendum ?! Les pressions ont dû être trop fortes, ça n'est pas possible autrement !"
Audacieuse mais contre-productive, une telle manœuvre ne fait évidemment que discréditer encore un peu plus Papandréou. A tel point que le chef de l'opposition grecque, Antonis Samaras, réclame ce soir sa démission — une requête de bonne guerre autant que légitime.
Où en sommes-nous à l'heure actuelle et qu'en sera-t-il demain ?
Toujours est-il que ce n'est pas ce soir que la Grèce et l'Europe sortiront de l'impasse. Mathieu Plane, l'économiste médiatique de l'OFCE, rappela tout à l'heure sur France 24, qu'un départ de la Grèce, à fortiori non concerté, ne serait un service pour personne ; ni pour elle, ni pour nous. En économie ouverte, des engagements politiques et financiers mulilatéraux ne peuvent pas se détricoter rapidement et de façon indolore. D'ailleurs, seule une naïveté béate et inconséquente aurait pu résumer le référendum à une pure victoire démocratique, en oubliant que les Grecs auraient à choisir en creux entre la peste et le choléra.
Un accord est passé à l'unanimité, après des mois de négociation, voulue en particulier par le Parlement et le gouvernement grecs ; il convient de s'y tenir, par respect pour les Grecs et les partenaires européens. Si l'on n'en veut pas, on ne le signe pas. Papandréou vient subitement de s'en souvenir, qui vend ce soir le vote du Parlement comme celui de la seule représentation nationale légitime. Et sinon, quoi d'autre de concret au programme du G20 ?
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mercredi 2 novembre 2011
LE PS ET LE RÉFÉRENDUM GREC : JOKER DU 50/50 OU DU COUP DE FIL À UN AMI ?
Aubry et Hollande alliés pour un communiqué commun. C'est suffisamment rare pour être souligné. Ils n'étaient certainement pas trop de deux pour porter la voix du parti dans l'actuelle tourmente européenne. Néanmoins, leur réaction au référendum grec, publiée sur le site du parti socialiste, se sera faite attendre. Trop. A leur décharge, leur hésitation et leur trouble étaient aussi "compréhensibles" que le référendum pour la ligne modérée du parti. Car valider sans nuance l'option référendaire de Papandréou au nom de la démocratie, aurait été paradoxalement un très mauvais calcul pour le destin du PS. Cela aurait vraisemblablement donné raison in fine au Front National, en facilitant officiellement et sans vergogne l'implosion de l’euro.
La solution de moindre mal consista donc hier à envoyer en service commandé le fusible Montebourg, quitte à sacrifier le fou sur l’échiquier politique pendant quelques années. Après avoir bataillé sur Twitter pour expliquer ses positions face à une partie de la presse légitimement dubitative, en particulier contre le journaliste Jean Quatremer de Libération, l'ex-futur impétrant et ses détracteurs finirent par se calmer sous l'effet du baume Hollande-Aubry.
La stratégie opposée aurait abouti au même résultat : accréditer le plan de Sarkozy-Merkel s'apparenterait en effet, en cas d'échec, à une complicité coupable de la gauche, conduisant à l'avènement irrésistible de Marine Le Pen en 2012.
En réalité, très peu de commentaires officiels auront été observés aujourd'hui de la part des responsables de partis. Preuve d'un malaise général sur une situation clivante et profondément incertaine pour tout le monde.
La stratégie opposée aurait abouti au même résultat : accréditer le plan de Sarkozy-Merkel s'apparenterait en effet, en cas d'échec, à une complicité coupable de la gauche, conduisant à l'avènement irrésistible de Marine Le Pen en 2012.
En réalité, très peu de commentaires officiels auront été observés aujourd'hui de la part des responsables de partis. Preuve d'un malaise général sur une situation clivante et profondément incertaine pour tout le monde.
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mardi 1 novembre 2011
RÉFÉRENDUM GREC : LA DÉMOCRATIE AU PILORI
"Irresponsable et insultant", a commenté l'umpiste Christian Estrosi, inquiet qu'une telle (in)décision ne ruine les efforts de Nicolas Sarkozy pour la stabilité de la zone euro et accessoirement pour la réélection de la droite à la présidentielle française de 2012.
Toutes les places boursières plongeaient déjà à la mi-journée, le CAC40 reculant de plus de 4%, le DAX de 5%. Deux réunions d'urgence élyséennes dans l'après-midi, dont un entretien téléphonique entre le chef d'Etat français et la chancelière allemande Angela Merkel (si elle ne s'est pas encore étouffée en mangeant ses Bretzel).
Décidément constants dans l'inconstance, l'irresponsabilité et l'égoïsme outranciers, les dirigeants grecs accomplissent la mission d'une Furie vengeresse, décidée à en finir avec la Grèce autant qu'avec l'Union européenne. La Grèce, début et fin d'une aventure européenne ? L'Histoire ou la légende retient que c'est sur Patmos, une île grecque, que l'Apocalypse aurait été rédigée par Jean l'Evangéliste...♦
ADIEU ESPRIT : LA MORT, FUTUR LEADER DE LA MODE
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