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lundi 7 novembre 2011

HOLLANDE ET UNE CERTAINE PRESSE : PRAVDA FOREVER

Hollande,PS,socialiste,Sarkozy,Libération,Demorand,Figaro,Pravda,gauche,droite,FN,Front NationalFrançois Hollande, solennel et convaincu de sa victoire : « Je ne suis pas un contre-président, je suis le prochain », en couverture de Libération ce lundi. Faire poser un candidat à la présidentielle pour la une de son journal, n’a bien sûr rien de fortuit. C’est un choix éditorial qui en dit long sur sa sensibilité et ses intentions partisanes. Le but est ici presque insolent de clarté : communiquer au bénéfice d’Hollande, en tentant de pallier son manque d’expérience par l’assurance ostensible, voire arrogante. Histoire de batailler pied à pied avec Sarko. La formule affirmative, étayée de sondages archi favorables, se veut péremptoire pour ne laisser subsister aucun doute dans l’inconscient collectif : « Vos paupières sont lourdes. Pas la peine de résister. Dormez, je le veux ! Vous n’entendez plus que ma voix. François Hollande sera le prochain président, que vous alliez voter ou non… »

En réalité, le pari est très risqué pour le PS, car la naïveté populaire perdure bien moins que certaines méthodes de propagande. Un martèlement aussi effréné peut en effet interroger sur la crédibilité réelle de François Hollande. A moins qu'il ne soit que la traduction d’un mauvais pressentiment, au lendemain de la déclaration de candidature de Jean-Pierre Chevènement, de triste mémoire. De l'art de conjurer le sort sans y paraître...

mercredi 2 novembre 2011

LE PS ET LE RÉFÉRENDUM GREC : JOKER DU 50/50 OU DU COUP DE FIL À UN AMI ?

Aubry et Hollande alliés pour un communiqué commun. C'est suffisamment rare pour être souligné. Ils n'étaient certainement pas trop de deux pour porter la voix du parti dans l'actuelle tourmente européenne. Néanmoins, leur réaction au référendum grec, publiée sur le site du parti socialiste, se sera faite attendre. Trop. A leur décharge, leur hésitation et leur trouble étaient aussi "compréhensibles" que le référendum pour la ligne modérée du parti. Car valider sans nuance l'option référendaire de Papandréou au nom de la démocratie, aurait été paradoxalement un très mauvais calcul pour le destin du PS. Cela aurait vraisemblablement donné raison in fine au Front National, en facilitant officiellement et sans vergogne l'implosion de l’euro.

Grèce,Grecs,Papandréou,crise,dette,La solution de moindre mal consista donc hier à envoyer en service commandé le fusible Montebourg, quitte à sacrifier le fou sur l’échiquier politique pendant quelques années. Après avoir bataillé sur Twitter pour expliquer ses positions face à une partie de la presse légitimement dubitative, en particulier contre le journaliste Jean Quatremer de Libération, l'ex-futur impétrant et ses détracteurs finirent par se calmer sous l'effet du baume Hollande-Aubry.

La stratégie opposée aurait abouti au même résultat : accréditer le plan de Sarkozy-Merkel s'apparenterait en effet, en cas d'échec, à une complicité coupable de la gauche, conduisant à l'avènement irrésistible de Marine Le Pen en 2012.

En réalité, très peu de commentaires officiels auront été observés aujourd'hui de la part des responsables de partis. Preuve d'un malaise général sur une situation clivante et profondément incertaine pour tout le monde.