De passage sur plusieurs forums, je n'ai pu que constater qu'une autre machine, celle à censurer, s'activait pour étouffer les voix discordantes susceptibles de dévoiler la nature véritable de la primaire. Les Français sont parfois moutons de panurge, mais leur mémoire n'est pas exactement celle d'un poisson rouge. Face à l'érosion résolue du pouvoir d'achat et à cette foire littéralement grotesque qu'est la dégradation consentie des notes d'Etat ("Penche-toi, chérie... ça fait mal au début mais ça ira mieux après"), à quoi ont le droit nos compatriotes ? Un traitement des problèmes à la racine ? Pensez-vous ! A droite, au mépris affiché par le gouvernement pendant la réforme des retraites, et à gauche au favoritisme éhonté des médias durant la couverture redondante des débats primaires. Pour les solutions on repassera : avez-vous appris quelque chose sur le projet PS que vous n'auriez pu deviner sans ces émissions ?
Affichage des articles dont le libellé est cantonales. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cantonales. Afficher tous les articles
dimanche 9 octobre 2011
PRIMAIRE SOCIALISTE : SALE TEMPS POUR LA DÉMOCRATIE
De passage sur plusieurs forums, je n'ai pu que constater qu'une autre machine, celle à censurer, s'activait pour étouffer les voix discordantes susceptibles de dévoiler la nature véritable de la primaire. Les Français sont parfois moutons de panurge, mais leur mémoire n'est pas exactement celle d'un poisson rouge. Face à l'érosion résolue du pouvoir d'achat et à cette foire littéralement grotesque qu'est la dégradation consentie des notes d'Etat ("Penche-toi, chérie... ça fait mal au début mais ça ira mieux après"), à quoi ont le droit nos compatriotes ? Un traitement des problèmes à la racine ? Pensez-vous ! A droite, au mépris affiché par le gouvernement pendant la réforme des retraites, et à gauche au favoritisme éhonté des médias durant la couverture redondante des débats primaires. Pour les solutions on repassera : avez-vous appris quelque chose sur le projet PS que vous n'auriez pu deviner sans ces émissions ?
Libellés :
Aubry,
cantonales,
Désir,
FN,
Harlem,
Hollande,
Le Pen,
Marine,
présidentielle,
primaire,
PS,
Sarkozy,
sénatoriales,
socialiste,
UMP
vendredi 10 juin 2011
TRIBUNES ET PAMPHLETS ANTI-FN : DES COPIES À REVOIR
Chaque période a ses modes. Après celle des frasques sexuelles de nos hommes politiques, voici qu’en plein bachot, certaines personnalités emboîtent le pas à leurs cadets pour se fendre de brûlots destinés à éclairer et avertir les consciences populaires d’une possible toxicité du vote FN. Sortez un quart de feuille ou plutôt une bonne centaine de pages, et lâchez-vous ! Les Indignés espagnols ont décidé la fin de leur mouvement, qu’à cela ne tienne ! Vous, responsables français, prenez le relais ! Indignez-vous à grands coups de “Au feu, au loup, au Front National !”
On crie oui, mais pas trop fort. Faudrait pas réveiller certains répulsions dormantes. On s’insurge juste assez pour tenter de reconquérir une partie des anciens électeurs de l’UMP, en instillant le doute et la peur dans les esprits — une arme qui a fait ses preuves — et en se positionnant comme pompiers responsables face aux dangereux incendiaires. Alors bien sûr tout cela est de bonne guerre ; il s’agit d’une contre-attaque politique et idéologique aux critiques souvent cinglantes de Marine Le Pen. “La caste se défend et s’affole”, ironise-t-elle. Mais au-delà des redondances (“son parti n’a pas changé … en grattant sous le vernis on retrouve les mêmes thématiques et idées que son père … la préférence nationale est contraire aux valeurs républicaines … leur programme économique c’est la ruine de la France”) dont la réappropriation par l’UMP frise au mieux la démagogie grotesque, au pire l’injonction paradoxale, la “caste” craint tellement de ne pas être reconduite en 2012, qu’elle omet quelques considérations macroéconomiques fondamentales.
“Les gens ne comprendraient pas. Évitez les étapes incertaines, les mécanismes seulement probables et les leviers instables. Allez à l’essentiel, parlez-leur de l’inflation, des taux d’intérêt, de leur pouvoir d’achat”, peut-on lire en creux. Les électeurs sont-ils irréfléchis ? Je ne le crois pas. Aveugles ? Encore moins. La critique du projet frontiste aura du mal à convaincre. Sa difficulté provient du fait qu’elle n’est pas actuellement en mesure de quantifier les conséquences possibles de la sortie de l’euro. Comment se comporteraient les marchés boursiers et financiers en cas d’anticipation de ce repli nationaliste et protectionniste ? Dans quel sens et avec quelle ampleur systémique réagiraient les volumes de change ? …
En réalité, le front anti-FN répond par une spéculation au “pari” de Marine que la France pourrait aller mieux en retrouvant sa souveraineté monétaire pleine et entière. Approchez mesdames et messieurs, le catch des droites va commencer ! “Conjecture contre conjecture !” C’était cela ou “Le concombre masqué contre la tomate juteuse !” Pas sûr qu’on y gagne au change … Dans l’affrontement dialectique, pour faire court, il y a juste une chose que l’UMP oublie parfois plus que le FN : nous évoluons en économie ouverte. En cas de sortie unilatérale de la France, les conditions de change réel ne seront pas 1 euro = 1FF mais pas davantage 1 euro = 6.56 FF (taux légal arrêté au moment de l’abandon du franc), puisque la zone euro bâtie sur les piliers allemands et français se disloquerait dès l’annonce de la sortie. A mon tour de prendre un pari : si la crise du système banque-assurance-réassurance que certains annoncent pour l’automne 2011 se produit, alors nous connaîtrons un printemps 2012 où les assauts européistes contre le FN seront devenus aussi caducs que l’euro♦
“Les gens ne comprendraient pas. Évitez les étapes incertaines, les mécanismes seulement probables et les leviers instables. Allez à l’essentiel, parlez-leur de l’inflation, des taux d’intérêt, de leur pouvoir d’achat”, peut-on lire en creux. Les électeurs sont-ils irréfléchis ? Je ne le crois pas. Aveugles ? Encore moins. La critique du projet frontiste aura du mal à convaincre. Sa difficulté provient du fait qu’elle n’est pas actuellement en mesure de quantifier les conséquences possibles de la sortie de l’euro. Comment se comporteraient les marchés boursiers et financiers en cas d’anticipation de ce repli nationaliste et protectionniste ? Dans quel sens et avec quelle ampleur systémique réagiraient les volumes de change ? …
mardi 22 mars 2011
"FAISONS BARRAGE AU NAIN SARKOZY !" (GUIGNOLS DE l'INFO)
En plein maelström des consignes de vote pour les cantonales, la marionnette de Dominique de Villepin semble elle bien déterminée ... Extrait des Guignols de l'Info (Canal Plus, 22/03/2011).
vendredi 4 mars 2011
SARKOZY, PRÉSIDENT ÉLU... DES DIEUX ?
On peut être de taille modeste et avoir les idées larges et hautes. Très hautes. Un homme va bientôt s'ériger en champion fédérateur de la chrétienté, défenseur de nos valeurs millénaires, ultime rempart contre les extrémismes ... tout en décimant les rangs de sa propre famille politique et en exacerbant les tensions interconfessionnelles avec un acharnement inspiré.
Audio : chronique de Christophe Jakubyszyn (RMC, Bourdin & Co, Les Coulisses de la politique, 04/03/2011).
Photo : Nicolas Sarkozy en la cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay (Haute-Loire) © REUTERS/Philippe Wojazer.
De son propre aveu et plus que jamais, des difficultés profondes incombent à notre président de la République dans sa noble mission de service et de représentation. Seulement, la fonction temporelle ne suffit plus à notre "Sauveur". En émule reconnaissant de George Bush Jr, le chef de l'Etat lorgne de plus en plus sur Louis XIV, en se rêvant président des catholiques français, en charge d'un nouveau gallicanisme.
"C'est un héritage qu'on célèbre, une histoire qui nous fonde". Certes. Mais d'aucuns soulignent que ce pèlerinage de Nicolas Sarkozy n'est pas qu'une réaffirmation d'une série d'évidences factuelles. C'est avant tout un signe politique et idéologique fort; pour renouer avec une partie de son électorat de droite et des catholiques. Tandis que d'un côté de la Méditerranée, les despotismes périclitent, de l'autre, ils progressent. Doit-on y trouver une relation de cause à effet ? ... Décidément, notre Président ne parvient pas à rester à la place que la République lui a dévolu. En l'état et en l'Etat, parler encore de république serait hypocrite. Tacitement, nous sommes revenus à une monarchie parlementaire chrétienne. Les plus critiques ajouteront "L'avons-nous jamais quittée ?"
"Il ne faut pas opposer identité et diversité" marque l'entrée en matière présidentielle dans le débat sur la laïcité, concomitant de l'entrée en vigueur de l'interdiction du voile intégral. Le propos répartit fièrement les rapports de force sur l'échiquier. Il met les choses au point, non pas tant sur la sensibilité religieuse personnelle de Nicolas Sarkozy, que sur une hiérarchisation symbolique des valeurs culturelles françaises. Notons la précaution du Président. Sans qu'on lui ait demandé quoi que ce soit, il anticipe et nie déjà l'accusation de prosélytisme qui pourrait être dirigée à son endroit. Une autre question s'impose : ce prélude orienté constitue-t-il une manière sereine de poser les bases d'un débat objectif sur la laïcité ?
Audio : chronique de Christophe Jakubyszyn (RMC, Bourdin & Co, Les Coulisses de la politique, 04/03/2011).
Photo : Nicolas Sarkozy en la cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay (Haute-Loire) © REUTERS/Philippe Wojazer.
De son propre aveu et plus que jamais, des difficultés profondes incombent à notre président de la République dans sa noble mission de service et de représentation. Seulement, la fonction temporelle ne suffit plus à notre "Sauveur". En émule reconnaissant de George Bush Jr, le chef de l'Etat lorgne de plus en plus sur Louis XIV, en se rêvant président des catholiques français, en charge d'un nouveau gallicanisme.
"C'est un héritage qu'on célèbre, une histoire qui nous fonde". Certes. Mais d'aucuns soulignent que ce pèlerinage de Nicolas Sarkozy n'est pas qu'une réaffirmation d'une série d'évidences factuelles. C'est avant tout un signe politique et idéologique fort; pour renouer avec une partie de son électorat de droite et des catholiques. Tandis que d'un côté de la Méditerranée, les despotismes périclitent, de l'autre, ils progressent. Doit-on y trouver une relation de cause à effet ? ... Décidément, notre Président ne parvient pas à rester à la place que la République lui a dévolu. En l'état et en l'Etat, parler encore de république serait hypocrite. Tacitement, nous sommes revenus à une monarchie parlementaire chrétienne. Les plus critiques ajouteront "L'avons-nous jamais quittée ?"
"Il ne faut pas opposer identité et diversité" marque l'entrée en matière présidentielle dans le débat sur la laïcité, concomitant de l'entrée en vigueur de l'interdiction du voile intégral. Le propos répartit fièrement les rapports de force sur l'échiquier. Il met les choses au point, non pas tant sur la sensibilité religieuse personnelle de Nicolas Sarkozy, que sur une hiérarchisation symbolique des valeurs culturelles françaises. Notons la précaution du Président. Sans qu'on lui ait demandé quoi que ce soit, il anticipe et nie déjà l'accusation de prosélytisme qui pourrait être dirigée à son endroit. Une autre question s'impose : ce prélude orienté constitue-t-il une manière sereine de poser les bases d'un débat objectif sur la laïcité ?
Prochaine étape ostentatoire ? Cluny, Vézelay ou le Mont-Saint-Michel. Pour Noël Mamère, jamais à court de formules lui non plus, en particulier quand il s'agit de fustiger les incongruités et autres dérives de l'exécutif, la réponse est sans équivoque :
"Avec ce qu'est en train de faire le chef de l'Etat, nous atteignons un niveau politique proche de l'encéphalogramme plat !"Espérons toutefois que nos politiques aient encore suffisamment d'influx nerveux pour conduire le débat avant que nous en arrivions nous-mêmes à nous brûler les esprits et les corps dans une nouvelle guerre de religion♦
Inscription à :
Articles (Atom)