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samedi 17 septembre 2011

NOUVELLE PRISE DE LA BASTILLE... AUX ÉTATS-UNIS

new york,takewallstreet,finance,crise,bourseSymbolique (devant Wall Street) et pour l'instant relativement peu suivie. Et pour cause : à l'origine, un appel du collectif Anonymous, sans aucun relais des médias traditionnels. Quelques centaines voire milliers de manifestants ont suivi la révolution démocratique, notamment en France et en Espagne. Des Indignés qui portent à peu près tous le même message : suivons l'exemple du printemps arabe, et libérons nos nations occidentales du joug des 1% les plus riches et des spéculateurs qui dépossèdent les peuples de leur souveraineté, s'accaparent, sous couvert de libéralisme et de capitalisme, tous les pouvoirs économiques et politiques.

D'aucuns s'étonnent : "Le 17 septembre est un samedi, la Bourse est fermée !" Certes, mais les organisateurs précisent que cette date, choisie pour coïncider avec le Jour de la Constitution ou Jour citoyen aux Etats-Unis, n'est que le début du processus vers "la démocratie réelle" et non une fin. Quelques hashtags de circonstance : #OccupyWallStreet #TakeWallStreet #Sept17.

"Ni anarchie, ni corporatisme, mais démocratie réelle", voilà en substance leur slogan. Premiers adversaires : les "corps intermédiaires" entre le peuple et leurs représentants, les spéculateurs et les structures corruptrices. Ils précisent qu'ils ne sont pas hostiles au libéralisme, mais à la forme contemporaine du capitalisme : "la démocratie n'est pas l'ennemi du libéralisme, mais son complément nécessaire". Ce mouvement peut être perçu comme stérile ou révélateur de cette année de bouleversements économiques et politiques que nous connaissons. Face aux crises, toutes les bonnes volontés et idées constructives doivent se manifester librement.

Personnellement, je ne me représente pas ces manifestants comme des ennemis du libéralisme, mais au contraire comme les meilleurs alliés pour reconstruire, demain, un libéralisme dont l'énoncé sera épuré de toute connotation péjorative. Un environnement où la liberté d'entreprendre retrouvera sens et force. Laisser des oligarchies financières générer leurs propres oligopoles n'est pas servir l'esprit démocrate et libéral dont se sont toujours targués les Etats-Unis. Cela n'offre pas davantage de modèle de croissance durable, équilibrée et humaine au reste du monde. Donc oui, le changement est nécessaire. Laissons l'Histoire emprunter la marche que l'humanité requiert. A suivre donc♦

mardi 16 août 2011

ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE : LES 10 ANS...

Commémoration décennale des attentats du 11 septembre 2001. Une messe sera donnée à Manhattan, avec GW Bush dans le rôle du prêcheur et Obama dans celui de l'âne. Les familles des victimes pleureront les agneaux sacrifiés. Le tout dans une atmosphère recueillie, d'une spontanéité tout hollywoodienne. Avertissement : les inquisiteurs, CIA et FBI, vous observeront pour vérifier que chez vous aussi vous êtes bien en train de pleurer. Pour la quête, soyez généreux si vous ne voulez pas être étiquettés "terroristes" – le Patriot Act n'est pas encore levé ! Amen.

jeudi 28 juillet 2011

LA CONFÉRENCE DE PRESSE TANT ATTENDUE DE NAFISSATOU DIALLO

La conférence de presse de la femme de chambre et de son avocat a bien eu lieu. Elle fut l’occasion d’un bras de fer par médias interposés entre l’avocat de Nafi Diallo et le procureur. Kenneth Thompson rappela celui-ci à ses devoirs envers la plaignante.

Un responsable d’association noire amplifia la charge morale en demandant la destitution d’un procureur qui, selon lui, aurait « trahi » sa mission et la confiance de la présumée victime. Un quitte ou double de Maître Thompson qui, lors de cette contre-attaque médiatique, tenta de racheter l’honneur de sa cliente, tant discréditée par les tabloïds et journaux du monde entier. L’objectif étant de reconquérir les faveurs de Cyrus Vance Jr et de lui rappeler sa volonté expresse de poursuivre l’affaire au civil. Un cas de figure très probable tandis que les avocats de DSK estiment que la procédure pénale se conclura par un non-lieu.

nafi.jpgNafi Diallo s’est exprimée durant moins de trois minutes. Elle a ensuite quitté la salle sans délai, afin de ne pas risquer la contradiction en répondant aux questions pressantes des journalistes. D’autres intervenants, notamment des pasteurs, ont profité de l’occasion pour pontifier sur la portée universelle de la circonstance, pour faire de cette femme une martyre au sens étymologique, un symbole de « toutes les femmes victimes à travers le monde » de l’abus de pouvoir des hommes riches et puissants♦ [crédit photo : Jon Swaine]

lundi 4 juillet 2011

"DSK INNOCENT", L'OXYMORE AMORAL

4 juillet 2011. Independance day outre-Atlantique. Trêve des affaires là-bas. Et trêve de plaisanterie ici : DSK ne peut en aucun cas être “martyre” ou “victime”. Il y a une vérité intermédiaire entre “100% coupable” et “100% innocent”, et le choix des termes est signifiant tant du strict point de vue sémantique que des orientations politiques qu’ils portent.
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Certains amis de l’ex-patron du FMI l’ont bien compris, eux qui, sans nuance aucune, l’ont déjà réhabilité, voire béatifié. L’homme a souffert. Beaucoup souffert. Pas mort en martyre, mais martyrisé symboliquement, abattu médiatiquement. Soif de justice. Fini le “Tiens l’puissant, prend ça dans tes dents ! Néo-colonisateur qui a voulu abuser d’une femme noire, humble et pieuse !”

La première réparation, avant les futurs dommages et intérêts et autres conséquences juridiques pour la menteuse Nafissatou Diallo, appartient au champ de la politique intérieure. Il s’agirait de reporter la date de clôture des candidatures aux primaires, pour faire coïncider l’acquittement de l’accusé avec le timing électoral. “Légitime !” Vraiment ?

Autant je peux comprendre qu’on réaménage le calendrier des primaires pour un ténor du parti victime d’un accident ou d’une manigance totalement indépendante de sa volonté, autant il serait coûteux de discréditer les primaires tant attendues en les accommodant pour un homme qui “au mieux” a trompé sa femme, au pire a violé une femme de chambre. Un ami m’a dit hier “Dans tous les cas, si DSK revient dans la course aux primaires, pour se présenter ou pour soutenir ses alliés, il offrira un cadeau empoisonné aux socialistes ; ce sera la nouvelle machine à perdre de la gauche !”
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Comment pourrait-on en effet confier les rênes d’une nation à un homme qui a du mal à tenir ses propres rênes et ses reins ? Un épris de la lettre médiane de “toqué”, dont on se demanderait en permanence s’il n’a pas rechuté durant le dernier sommet mondial avec telle Allemande, Anglaise, Américaine ou Chinoise. Ah ça pour redresser, il redresserait, Dom’ ! Et pas que les finances. Terrible de passer si vite de “chance de la gauche, DSK la gâchette” à ce statut de “Pervers pépère la défaite” . Il a perdu sa crédibilité, et ne saurait en aucuns cas être “blanchi”. Terme inapproprié en plus d’être vulgairement équivoque.

Certes, l’homme, économiste compétent, qui se serait bien passé de l’emballement médiatique, aspirera à se reconstruire, personnellement, politiquement. S’il est relaxé, il devra s’expliquer. Oui, l’ordre de la séquence peut paraître illogique, mais c’est ainsi lorsque l’accusation s’effondre sous une plaignante grevée d’erreurs et de parjure, et qu’il n’y a aucun autre témoignage direct à charge. Un non-lieu probable et il retrouvera bientôt son passeport et son entière liberté de déplacement … et la malédiction d’un châtiment perpétuel. Car à peine aura-t-il posé le pied sur le territoire français qu’une autre affaire de mœurs l’attendra.

Il y a quelques jours je me risquais à une anticipation :
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Bingo et comble de l’ironie. On a effectivement appris aujourd’hui que l’avocat de Tristane Banon, autre victime présumée du pressant séducteur, a transformé l’avertissement de plainte en plainte effective pour tentative de viol. Contre-attaque immédiate des avocats de Strauss-Kahn avec un dépôt de plainte pour dénonciation calomnieuse. L’objectif est double. D’une part, défendre farouchement une liberté péniblement reconquise ainsi que ce qui lui reste de réputation dans l’opinion, en récusant formellement et sans délai les allégations de la journaliste et romancière. D’autre part, montrer à son accusatrice qu’il est prêt à engager le bras de fer, espérant l’inciter à retirer sa plainte. A peine arrivé sur le territoire, et vlan que ça r’commence.

politique,justice,police,prison,dsk,strauss-kahn,sinclair,tribunal,audience,procès,nafissatou,diallo,femme de chambreLes socialistes ont attendu tout le week-end la réaction de Martine Aubry à la (dé)veine et nouvelle donne politique. C’est finalement dimanche soir qu’elle a rassuré ses partisans tout en ménageant les plus ardents strauss-kahniens : “Quoi qu’il arrive, je maintiens ma candidature […] Personne n’osera opposer à Dominique un quelconque calendrier”. On notera la proximité amicale assumée, mais aussi le traitement de faveur qui sacrifie la grande valeur de gauche qu’est l’équité au profit du réalisme des suffrages : pas question de fermer la porte au précédent champion des sondages et à ses aficionados. Une bien périlleuse compromission de la part de l’intransigeante Martine, la garante de l’agenda et du pacte passé avec DSK à Marrakech. Et quelle idée d’être aussi clémente envers un homme politique à ce point infidèle et inconséquent. A moins qu’elle n’ait eu quelque bonne assurance que nonobstant son acquittement aux Etats-Unis, il ne pourrait pleinement se consacrer à sa carrière politique en France. Ce qui expliquerait qu’elle n’envisage pas de désistement précoce pour son ami, pour son allié devenu “rival” le temps d’un été♦

samedi 11 juin 2011

L'EFFET DSK : T(R)OPIQUES AU COMPTEUR

Accalmie dans l’affaire DSK. Chaque camp affûte ses armes, un mois avant la prochaine audience. Le temps pour les esprits de se calmer, la perspective des vacances aidant. La plainte de la femme de chambre new-yorkaise a à peine essaimé, désinhibé et libéré la parole d’autres victimes présumées, que déjà l’actualité des frasques sexuelles commence à lasser l’opinion et les médias.

Un mois s’est écoulé depuis le scandale. Les journalistes et les commentateurs du net prévoyaient la foudre pour la classe politique française. L’histoire a écorné un peu plus l’image de la France à l’étranger, mais pas au point de rechigner à appuyer une candidature française pour remplacer Strauss-Kahn à la tête du FMI. Christine Lagarde, officieusement adoubée par tous les pays industrialisés, a en effet toutes ses chances.

Certains commentateurs ont hâtivement spéculé sur un effet "lutte des classes". Dommage de galvauder une expression si chargée historiquement. La lutte des classes, c’est la conscience de son exploitation par une majorité populaire affamée et son organisation pour renverser le régime de propriétaires capitalistes. Je me suis déjà exprimé, comme tant d’autres, sur les raisons pour lesquelles une Révolution n’est pas actuellement envisageable en France.politique,économie,dsk,strauss-kahn,besancenot,npa,justice,police,viol,agression,sexuelle,nafissatou,diallo,guinéenne,femme de chambre

Le bras de fer perdu durant la réforme des retraites l’a très bien illustré ; un échec qui incita même un Besancenot découragé, résigné face au manque de convictions révolutionnaires et de moyens des relais syndicaux, à anticiper sa propre retraite politique. "Bougez avec la poste !" Les enquêtes prouvent que l’histoire DSK a eu bien plus de retentissement médiatique que de répercussions sur l’électorat. Ni antagonisme ravivé entre les "puissants" et les "humbles" débouchant sur un "tous pourris" favorable au FN, ni report sur la valeur-refuge présidentielle en attente d’un heureux évènement (ou d’une calamité supplémentaire aux yeux des détracteurs de Sarko). Une inertie qui s’explique par au moins quatre facteurs.

D’abord, la stupeur et l’incrédulité. Rares sont ceux qui croient en ce fâcheux concours de circonstance d’un ex-futur favori à la présidentielle qui, chahuté sur son train de vie somptuaire, clôt sa semaine éprouvante en donnant magistralement raison à ses adversaires et en parachevant son oeuvre d’hédonisme irresponsable par le viol d’une maid. Personnellement, j’ai encore la "fellation forcée" en travers de la gorge. Que voulez-vous, il y a des choses qu’on a du mal à avaler. Certains agendas et plans nous échappent.

Mais gare aux langues déliées ! Selon le dogme Américain, douter des versions officielles US c’est être déjà "complotiste". Nos dirigeants l’ont bien compris, eux dont le cartésianisme s’est effacé docilement devant certaines raisons supranationales. Je m’entends encore en début d’année, m’entretenir avec un ami : "Quand vont-ils ressortir du placard la marionnette Ben Laden et mettre en scène sa mort ?" La réponse n’a pas tardé. Début mai, fin officielle du leader d’Al-Qaïda. Le gars n’a rien pu faire, attaqué par un service encore plus diligent qu’UPS ou Chronopost : découverte, exécution, disparition, tout cela dans la foulée. Ca ne traîne pas chez les SEALs. Chez eux, on bosse en flux hyper-tendus. Que les frustrés qui attendaient un procès se rassurent, il leur reste celui du Perv.

lklk.jpg Autre enseignement. Les gens, bien que perfusés d’informations et de buzz, ne sont pas aussi influençables que d’aucuns l’affirment. Une majorité de français évite l’amalgame : DSK n’est pas représentatif de l’ensemble de la classe politique, ce n’est qu’un "K" particulier. Pour les sympathisants et militants socialistes, sa mise en accusation ressortit d’un fait privé et n’empêchera ni la conduite des primaires du parti, ni une conquête élyséenne désirée comme rarement par le peuple de gauche.

Troisièmement, la désillusion française constitue ici un rempart. Les français sont tellement coutumiers des scandales, qu’un de plus ou de moins n’altérera pas en profondeur leur perception des "puissants". Non seulement ils s’y sont habitués, mais ils ont même tendance, dans une transposition du syndrome de Stockholm, à s’attacher sympathiquement aux escrocs jusqu’à les réélire. Le principal nœud dans le lien présent entre DSK et ses compatriotes, c’est l’incertitude. Qu’elle se lève et il passera soit pour un martyre, soit pour un criminel de grande envergure. Dans tous les cas, sa victoire sur l’indifférence est assurée ; l’Histoire ne sera pas prête de l’oublier.
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Ultimement, il ne faut pas sous-estimer le mécontentement des citoyens à l’encontre de l’action présidentielle. A ce titre, pour une majorité d’électeurs socialistes, le sort de DSK importe bien moins que l’objectif de 2012 : le candidat social-libéral, certes susceptible de moderniser le PS, était un moyen pour renverser le souverain républicain avant d’être une fin en soi. Que la détestation de Sarkozy l’emporte ici sur l’affection envers l’ancien directeur général du FMI ne procède pas tant d’une bulle médiatique ou d’un problème conjoncturel d‘"image", que d’une désapprobation de fond.

Pour la foule vindicative, dix affaires successives de mœurs qui frapperaient le PS, ne lui feraient pas plus oublier les motifs de son courroux que sa fièvre de changement. Le politicien est versatile, mais jamais autant que l’électeur. Tel qui a encensé Sarkozy hier, le déteste aujourd’hui et … le louera peut-être demain, se repentant trois fois comme Pierre. A moins d’un an du scrutin présidentiel, bien malin qui pourrait le dire.

L’impact social surestimé de cet évènement serait-il donc nul ? Pas sûr. Car si certaines associations partisanes se sont gardées d’ameuter la populace, d’autres ont saisi l’occasion pour ranimer la brûlante pertinence de leurs combats. Ainsi, les féministes et antiracistes se sont fait bien plus entendre que les mouvements de contestation politique, rappelant qu’à présent les contre-pouvoirs populaires les plus éloquents, après les antinucléaires, sont à chercher parmi les groupes d’influence sociétaux et anthropologiques à vocation humaniste.

La discrimination sexuelle et ethnique réveille les pulsions libido-insurrectionnelles. Celle économique, nettement moins romantique, trop vulgaire et prosaïque, agace tout au plus. Vérification faite à Manhattan, avec ce cortège improbable digne de l’Apprenti Sorcier, ce ballet du balais devant le palais. Admirez le tableau : un car entier de femmes de chambre en tenue de travail, venues pour conspuer l’affreux agresseur aux cris de "Shame on you ! Shame on you !" ("honte à toi", pour les réfractaires à la langue de Shakespeare). Parallèlement, les cris des Indignés espagnols et français se raréfient et leurs revendications s’éteignent avant même les feux de la Saint-Jean. Certains mouvements n’ont plus la cote. Les temps changent.
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"On s’en moque de Strauss-Kahn, il y a d’autres sujets plus graves ! Des gens meurent sous les balles ou crèvent de faim partout dans le monde !" C’est exact. Toutefois, à l’instar d’autres incrédules, je ne commencerai à tourner cette page au propre comme au figuré que lorsque j’aurai vu et entendu la présumée victime, Nafissatou Diallo. Alors je dirai "ce type est vraiment un malade ! Heureusement qu’on ne l’a pas eu comme président !" Mais pour le moment, rien ne permet de la distinguer d’un personnage fabriqué ou choisi pour les besoins du scénario. Le portrait que les médias et soi disant "proches" en ont dressé appartient aux images d’Épinal; cette femme est à ce point décrite comme une sainte qu’elle en est irréelle. Conséquemment, le contraste entre la plaignante et l’accusé est si saisissant qu’il est sujet à caution et porte avec insolence la signature du manichéisme américain. A quoi ressemblerait l’antithèse d’un homme, blanc, influent, célèbre, à la richesse ostentatoire, juif, peu pratiquant, replet, cultivé, polyglotte, marié, infidèle et hédoniste ? La réponse n’aura échappé à personne. "Les extrêmes s’attirent" dites-vous ? [Dernière photo : Reuters / Mike Segar]