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jeudi 22 septembre 2011

KARACHI - LE DÉMENTI OFFICIEL DE L’ÉLYSÉE : "ATTRAPÉ LA MAIN DANS LE SAC ?"

Voici le communiqué officiel de l'Elysée publié ce jour sur le site www.elysee.fr, visant à démentir les accusations mettant en cause Nicolas Sarkozy et son entourage direct dans le dossier Karachi.
"Communiqué de la Présidence de la République :
La Présidence de la République tient à apporter les précisions suivantes :
- M. Nicolas SARKOZY n'a jamais dirigé la campagne de M. Edouard BALLADUR.
- Il n'a jamais exercé la moindre responsabilité dans le financement de cette campagne. Il en était le porte-parole.
- S'agissant de l'affaire dite de « Karachi », le nom du chef de l'Etat n'apparaît dans aucun des éléments du dossier. Il n'a été cité par aucun témoin ou acteur de ce dossier. Il y est donc totalement étranger d'autant plus qu'à l'époque où il était ministre du Budget, il avait manifesté son hostilité à ce contrat comme cela apparaît dans les pièces de la procédure.
- Les familles des victimes de l'attentat de Karachi ont droit à la vérité et au respect de leur souffrance.
Tout le reste n'est que calomnie et manipulation politicienne."
Problème : pour savoir si le nom de Nicolas Sarkozy a été mentionné ou non dans le dossier protégé du secret de l'instruction, il aurait fallu que l'exécutif le viole. Une "République irréprochable" qu'il promettait, c'est cela ?

mardi 24 mai 2011

GUÉANT N'A PAS BESOIN DU FN...

Si Claude Guéant et les autres émissaires zélés de l'Elysée avaient vraiment orienté leurs actions en fonction du Front National, ils auraient rapidement changé de stratégie en constatant le caractère contre-productif d'une telle manœuvre électoraliste. A la première "sortie", on pouvait encore le penser. Plus maintenant. Sarkozy aurait réellement voulu contrer le FN, il serait devenu gaulliste social. Son objectif est manifestement ailleurs ...

Le gouvernement serait immobile, on lui reprocherait de dédaigner les citoyens et de faire ainsi le jeu du FN. Il propose des mesures de bons sens point trop coûteuses "Mon Dieu ! Ils sont populistes ! Ils veulent faire le monter le FN !" Ce délire est une instrumentalisation socialiste reprise en chœur dans un réflexe pavlovien, par une certaine foule lassée des discours du "nain" et de ses sbires.

mercredi 11 mai 2011

L'AFFAIRE TAPIE ET... SARKOZY ?

L'ex-juge et eurodéputée Eva Joly parle d'une possible affaire de corruption en affirmant "ne pas voir qui d'autre que l'Elysée donnerait instruction à Christine Lagarde pour dépenser autant de fonds publics inutilement". Quand les français ôteront leurs lunettes de soleil, ils verront tout de suite beaucoup plus clair.

vendredi 8 avril 2011

BORLOO, NOUVEAU DISSIDENT DE L'UMP



Sarko lui avait pourtant fait des yeux doux jusqu'à la dernière minute, espérant qu'il resterait dans la famille présidentielle. Ses efforts auront été vains. En tranchant pour une grande famille centriste à l'approche de la présidentielle de 2012, le président du parti radical divise encore un peu plus l'UMP. Un parti majoritaire qui, de facto, ne l'est plus. Se dessine à droite, deux camps : celui des sarkozystes, celui des anti-sarkozystes. Si l'UMP n'implose pas d'ici mi-2012 et si Fillon reste dans le camp de Sarkozy, c'est que l'apocalypse aura déjà eu lieu... Comment l'UMP va-t-elle réagir à cette annonce ? Va-t-elle courir encore plus rapidement derrière les voix du FN, afin de consolider son principal pilier restant, le socle "droitier" ?

Dominique Reynié, le directeur général de la Fondation pour l'innovation politique, n'a pas exclu que cette division apparente au premier tour de la présidentielle n'engendre en réalité une recomposition implicite du ciment des centres et des droites qui forment l'UMP. Le but ? Diversifier l'offre électorale pour émietter les voix du FN et rediriger celles des abstentionnistes vers un parti modéré de centre-droit. Si l'hypothèse s'avérait exacte, cette stratégie de pseudo division constituerait un pari risqué pour l'UMP. Une issue binomiale sous forme de "quitte ou double", qui serait stérile pour la droite si les électeurs maintenaient leur clairvoyance au milieu de ce jeu politicien, et s'ils votaient pour le FN par adhésion plus que par sanction.

Autre finalité : endiguer au premier tour la captation par la gauche de certains déçus du sarkozysme séduits par le programme "ouvert" que le PS vient de présenter cette semaine, puis donner consigne de voter pour le candidat UMP au second tour. Interrogé par Léa Salamé (08/04/2011, Elysée 2012, i-télé), Patrick Devedjian (UMP) a exprimé ses craintes que le choix de Borloo ne déroule un boulevard royal pour la gauche en 2012, à la présidentielle comme aux législatives.

Jean-Louis Borloo a déjà ouvert la porte à Dominique de Villepin, histoire de ratisser un maximum sur l'aile droite. Souvenons-nous également que la chiraquienne Michèle Alliot-Marie, chassée comme une malpropre du gouvernement, n'a peut-être pas dit son dernier mot. Il ne manquerait plus qu'un poids lourd tel que l'hyper-ministre Jupé se fâche avec le boss et rejoigne la coalition de la "droite amère".