Néanmoins, le vrai face-à-face aura lieu demain soir, Martine retrouvant François sur France 2, pour l'explication socialiste d'entre-deux tours. Afin de répondre aux exigences de pluralité et d'impartialité que lui impose son statut, et éviter les foudres de la majorité et du CSA, le service public a en outre prévu un débat ultérieur entre les différentes sensibilités de l'UMP.
Le futur candidat, s'enorgueillissant d'un début de légitimité pourrait bien être atteint de surdité précoce et sélective. Déjà hier, François Hollande assura aux électeurs de Montebourg qu'il les avait "entendus", tandis que Martine Aubry assurait qu'elle ne changerait pas de cap pour complaire aux partisans de la démondialisation.
Finalement, n'eût-il pas été plus démocratique d'avoir un seul candidat donnant la parole à l'ensemble du peuple plus qu'à ses alliés directs ou aux amis de ses amis ? A moins qu'Hollande et Aubry, heureux d'utiliser les règles de la Ve République pour défendre les vertus d'une VIe encore abstraite, ne parviennent à satisfaire tout le monde — un grand écart que même Marine Le Pen trouverait douloureux pour les articulations institutionnelles. Et dire que les deux "impétrants", comme les a nommés Arnaud Montebourg (qui vient de s'attacher une particule virtuelle depuis son "quasi triomphe" du premier tour), vantent les mérites de la cohérence. Mieux vaut entendre cela que d'être sourd♦
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